Correspondances astrologiques

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Dans cet ouvrage, l’auteur procède par constatations et interrogations, et nous découvrons avec lui la relativité de cet art de l’interprétation des signes inscrits par les astres. Le rôle de l’interprétation est toujours délicat : l’expérience, l’usure du temps et le privilège de l’âge doivent intervenir comme correctifs.


Publié le : lundi 22 février 2016
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EAN13 : 9782356621054
Nombre de pages : 80
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Du même auteur et chez le même éditeur
e – Articles danssiècleCes hommes qui ont fait l’alchimie au XX , 1999, etLes Nobles écrits de Pierre Dujols et de son frère Antoine Dujols de Valois, 2000.
– Préambule àLa Génération et Opération du Grand-Œuvre pour faire de l’Or(anonyme) : e un manuscrit peint du début du XVII siècle, 1999.
Propos sur« Les Deux Lumières » de Henri Coton-Alvart, suivis de Fragments d’hermétisme et de ses contes philosophiques, 2001.
– [Corps-âme-esprit]par un philosophe, 2002.
– Du bestiaire des alchimistes, 2003.
Correspondances astrologiques, 2003.
e – Préface auSolidoniussiècle orné de dix-huit splendides aquarelles,, manuscrit du XVIII 2003.
Contes philosophiques, 2005.
Au gré des jours, méditations philosophiques, 2008.
Le manuscrit d’Héliotrope, 2008.
Henri La Croix-Haute
Correspondances astrologiques
Le Mercure Dauphinois
©, Éditions Le Mercure Dauphinois, 2003
4, rue de Paris 38000 Grenoble – France
Tél. 04 76 96 80 51
E-mail lemercuredauphinois@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-913826-27-4
Cliché de couverture :Rhéa, épouse de son frère Cronos (Saturne), fille d’Ouranos (Uranus) que son fils Cronos émascula et de Gaia (Terre), mère de Zeus (Jupiter), grand-mère de Hermès (Mercure) fut vénérée sous des noms successifs : Magna Mater, Déesse Mère, Cybèle, Isis épouse de son frère Osiris et mère de Horus…
Tout astre agit sur ce qui se passe ici-bas. L’astrologie ne saurait éviter la décision des Parques, ni rendre bon ce qui est mauvais ; elle ne change rien au cours des astres et des événements, mais elle rend service à ceux qui la cultivent, elle les fortifie contre le mal et leur donne l’espoir des périodes fastes à venir. L’infortune ne les surprendra pas sans qu’ils s’y attendent. Telle est ma façon de penser sur l’astrologie.
e 1 Lucien de Samosate (II siècle)
L’Astrologie est à la fois une image dessinée du cours des astres et un art d’interprétation de leurs influences. L’image est la projection du ciel planétaire qui fut représentée sur des tablettes d’argile puis sur des cartes, afin de mémoriser la synchronicité du passage des planètes et d’événements sur terre. L’art identifie les correspondances du mouvement des planètes avec ces événements, la météorologie, la psychologie d’une personne, ses accidents de santé, ses guérisons médicales, les périodes fastes et néfastes de sa vie. Tout se passe comme si les astres exerçaient une influence sur les êtres vivants et gouvernaient leur destinée ; mais les astres aussi sont commandés par le Créateur suprême.
À l’origine de l’histoire, les ancêtres comprenaient ce qu’ils voyaient d’une manière différente de la nôtre ; ils croyaient que toute chose était douée d’une vie pareille à la leur, les eaux, les pierres, les arbres, les étoiles… Il est curieux de constater la ressemblance, voire la concordance des légendes mythologiques entre les anciens peuples d’Égypte, de Mésopotamie, de Grèce, de Rome, de l’Inde, de Perse, de Chine et des pays nordiques qui contribuèrent à former la Tradition.
Mircea Éliade a fort bien dit que :La simple contemplation de la voûte céleste suffit à 2 déclencher une expérience religieuse ; le ciel révèle directement la transcendance divine, le « lever » quotidien du dieu-Soleil célébré par l’hymne du pharaon monothéiste Akhénaton (1370-1352), le parcours noctambule de Nanna-Sin admirée des Sumériens dans le cantique d’Ur, l’étoile du berger, la première à luire au crépuscule, déesse de l’amour et de la beauté : 3 Ishtar des Babyloniens, Aphrodite grecque, Vénus romaine .
La personnification des éléments naturels, l’accumulation séculaire d’expériences en référence à la position des astres, les différences de lumière et de chaleur, la prévision du temps selon la couleur au couchant ou la clarté de la Voie lactée, l’intervention visible de la Lune dans le flux des marées et la croissance des plantes, les conséquences de la soudaineté des éclipses, les approches de planètes les unes des autres, ou les angles qu’elles forment en carré, trigone ou opposition, incitèrent dans la luminosité et le silence des nuits orientales, à dresser peu à peu des tables de correspondances des mouvements planétaires avec les singularités des événements terrestres (guerres, inondations, épidémies, migrations, froidure, canicule) ainsi qu’avec les traits de caractère et la destinée des êtres humains.
Afin de marquer le temps, des savants enregistrèrent la durée des saisons et l’adjuvant des quartiers de lune pour le jardinage ; ils élaborèrent des éphémérides et inventèrent le calendrier (3000 av. J.-C.). L’horoscope, qu’ils dessinèrent au stylet sur argile, présentait le positionnement des planètes au jour et à l’heure de la naissance d’un être ou d’un événement ; ils en recueillirent les coïncidences avec les aptitudes physiques et intellectuelles des princes et des souverains. Ce processus de traduction des influences planétaires par expérimentations successives fut semblable à celui de la formation des dictons populaires : l’état du soleil, de la lune, du climat que dispense la nature (orage, pluie, gel, neige) servit de référence pour prévoir l’opportunité de planter, le succès des récoltes, l’abattage des arbres ou le temps de la prochaine saison. Ces constantes fournies par l’astrologie furent les 4 linéaments des premières religions , des premières réflexions philosophiques, des liens de l’âme avec l’au-delà, de l’hermétisme, avant que l’évangile johannique rappelle ce que Dieu 5 attend des hommes .
Pour Lucien de Samosatecette science antique venait des Éthiopiens qui la communiquèrent aux Égyptiens, puis aux Babyloniens et aux Grecs ;d’autres auteurs envisageaient ses débuts à Sumer. Selon le grand savant Isaac Newton (1642-1727) qui porta un intérêt de praticien à l’hermétisme,La tradition est probablement d’origine égyptienne qui 6 reste le fondement de l’astrologie. Jean-François Champollion (1790-1832) ajouta judicieusement :C’est l’Égypte qui est le point de départ de notre civilisation ; au contraire des 7 Grecs et des Romains, les Égyptiens n’ont copié personne.
Aucun peuple n’a eu pour les morts de soins plus attentifs que les Égyptiens et n’a veillé 8 avec plus de sollicitude sur les «maisons d’éternité» où vivaient les esprits des défunts. Au 9 moins sur dix millénaires, cette croyance en l’immortalité de l’âme, fondée sur l’astrologie , les incitait à faire plus pour les morts que pour les vivants : pyramides impérissables comparées aux huttes fragiles de torchis, décorations des tombeaux en fresques et plaques d’or, sarcophages impénétrables, victuailles et amulettes à profusion pour l’ultime voyage, chefs-d’œuvre et abondance comparés à la simplicité et la frugalité de l’existence éphémère des vivants. Le culte des morts correspondait au culte des dieux, il fallait pour entrer dans leur royaume être digne de sa personne et riche de ses biens, ce qui plaçait le pharaon en fils de dieu sur terre. L’on s’élevait dans la hiérarchie sociale de paysans et ouvriers à comptables et clercs, de soldats et écrivains itinérants à scribes sacrés, d’intendants à prêtres et prêtresses jusqu’aux prélats et au grand prêtre, vêtu de la robe pourpre, prophète et premier conseiller du roi ; la sélection était la règle inspirée de la loi naturelle des meilleurs et des plus dignes pour diriger les autres (cf. les animaux d’une horde sauvage qui spontanément obéissent au plus fort).
Un tel ordonnancement, de la naissance jusqu’au-delà de la mort, fut élaboré à longueur d’expériences par la contemplation des étoiles, la chute de météorites, les relations entre Lune et Soleil, le cycle des jours et des mois, et par les présages en analogie avec la Nature (vol des oiseaux, orientation du vent, forme des nuages, troubles du comportement des animaux…). À ces lointaines époques et provenant de tous les peuples, la mythologie (l’essai de réponse au pourquoi ? des hommes) était occulte et l’apanage des chamans ou du haut clergé ; puis, l’astrologie, l’alchimie, le symbolisme et la magie annoncèrent la métaphysique.
10 Au pays du « croissant fertil e », des mages perses, des prêtres chaldéens, étudièrent l’influence des parcours planétaires sur le sort des hommes ainsi que les correspondances 11 e entre les constellations célestes et les lieux terrestres . Au VI siècle avant notre ère, Nabuchodonosor, roi de Babylone, faisait bâtir sa résidence « les mois et jours favorables à la solidité de l’édifice » : l’horoscope indiquait le meilleur choix du lieu de vie, ce que les astrologues chinois pratiquent encore aujourd’hui dans le Feng Shui.
Il est à propos de considérer à partir de ces premiers essais de philosophie (terme qui comprenait alors les sciences) l’importance de la pensée qui permit les découvertes. Sans la qualifier, les premiers chercheurs par méditation faisaient de la métaphysique : très tôt l’astrologue utilisa les matériaux affinant la loi inévitable de sympathie, la mise en conformité du comment vivre avec le rythme cosmique, l’alchimiste rechercha le principe de la vie dans le minéral, l’hermétiste se préoccupa des fins dernières de l’homme. Quoi que sa nature fût religieuse à l’origine, l’astrologie n’eut pas la divination (au sens de dire l’avenir) comme but premier ; elle détectait les liens unissant le visible et l’invisible, le ciel et la terre que symbolisera plus tard laTabula smaragdinaou « Table d’émeraude...
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