Dépression

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L'auteur désire faire connaitre le domaine de la dépression qu'il aborde par des pensées analogues. Apprécier la profondeur d'une pensée devient un point de mire de celui qui veut comprendre. Plusieurs domaines sont touchés. L'auteur se plait à les considérer comme importantes pour expliquer les états dépressifs. Il aborde des thèmes tels que la confiance et la foi, l'entourage, le mystère, l'intelligence, la séduction, le choix, le vouloir. Sans oublier l'aventure, l'offense, le respect, le suicide...
Publié le : mardi 9 septembre 2008
Lecture(s) : 241
EAN13 : 9782304011081
Nombre de pages : 197
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2 Titre
Dépression

3Titre
Joanna Kajda
Dépression
Essai analytique
Pensées aphorismes
5Éditions Le Manuscrit
Paris























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-01108-1 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304011081 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01109-8 (livre numérique) 011098 (livre numérique)

6 . 8
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Déchéance
Fait de se retrouver dans un état physique ou
moral plus bas, très bas, genre d’avilissement.
L’équilibre rompu, la déchirure fait admettre un
manque total de base de données. La perte de la
vigueur est grande, on va vers son déclin,
l’espoir n’y est plus.
Commence l’état pathologique de souffrance,
marqué par une grande chute d’énergie, du pes-
simisme et un dégoût prononcé de la vie. Cause
profonde de dépréciation de soi-même, il
conviendrait de comprendre les raisons qui
nous ont conduits à ne plus nous aimer au
point de ne plus avoir pour soi de l’estime.
Dépression
Parce que la dépression touche plus d’un
homme ou femme, de nos jours, il conviendrait
de se prémunir contre ses effets néfastes sur sa
propre vie et existence.
9 Dépression
L’expansion du succès des antidépresseurs a
évolué tellement rapidement, qu’on se demande
si nous pourrons nous en passer un jour.
Des soucis quotidiens qui s’accumulent per-
mettent de croire que c’est la solution idéale
pour contrebalancer le poids de l’anxiété, de
l’angoisse, de la crispation qui ont vite fait de
prendre une place importante dans notre vie.
Parfois il suffit d’un petit rien qu’on exagère
pour entamer la spirale glissante et pencher du
côté noir de l’existence avec effet d’effacer tout
ce qu’il peut se trouver de lumineux dans cha-
que situation. Tellement de gens sont malheu-
reux parce qu’ils se contentent de contempler
dans leurs pensées les côtés négatifs de chaque
événement, de leur position qu’ils se plaisent à
adopter en toutes circonstances.
Il ne faut pas oublier que s’il suffit d’un rien
pour que la maladie s’installe, sournoisement, il
suffit parfois de pas grand-chose, une petite ac-
cumulation de faits bienheureux pour rompre le
cercle vicieux.
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La confiance et la foi
L’important se trouve dans les croyances, la
foi en l’avènement du meilleur. Mais c’est telle-
ment fragile…
Il faut se dire que cette foi, dont on parle ici,
n’a pas à avoir un caractère religieux pour être
opérationnelle. On peut la remplacer par quel-
que chose de plus palpable, plus terre-à-terre –
comme par exemple la foi en soi, cette
confiance inébranlable qu’on acquiert petit à
petit avec l’expérience réfléchie et qui n’est pas
dictée par la prétention. Il faudrait tout simple-
ment trouver le juste milieu pour faire installer
cette confiance en soi, se contenter en premier
lieu de s’accepter soi-même en tant que person-
nalité à part entière. Exalter ses qualités, peut-
être un peu corriger ses défauts – du moins
étouffer leur importance, d’abord à ses propres
yeux.
L’autocritique doit être raisonnable. Chercher
des points forts s’avère ici de la plus grande im-
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portance. Arriver à se séduire d’abord, avant de
séduire les autres, est une idée plutôt touchant à
un brin d’égoïsme,
Mais c’est de l’égoïsme sain – comme l’est
l’égocentrisme. S’aimer soi-même avant d’aimer
les autres… Faire pour soi le bien, penser à ses
besoins.
L’altruisme s’oppose souvent à cette idée.
Une « bonne » éducation nous apprend que
l’autre est plus important que nous-même et
qu’il conviendrait de s’effacer devant ses désirs.
L’autre est important – certes, mais pas au
prix d’y laisser sa chemise à son profit !
La gentillesse
« Sois gentil » - dit-on souvent aux petits,
jusqu’à arriver à en faire des personnes adultes
dépourvues de personnalité.
Rarement on arrive à différencier la gentil-
lesse correcte de celle trop exagérée.
« Sois gentil pour les ultra-sensibles » - de-
vrait-on peut-être nous apprendre…
La méchanceté tient une place importante
dans notre société. Elle est d’autant plus dange-
reuse quand elle est gratuite.
Les méchants-nés ne comprennent pas la
langue des gentils-nés (et réciproquement). Les
premiers auront vite fait de prendre la gentil-
lesse pour de la bêtise !
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Ils auront vite fait de prendre la sensibilité
pour de la faiblesse. Et plus la gentillesse est
grande, plus ils estimeront grande cette faiblesse
qu’ils s’imaginent.
On n’arrive pas toujours rapidement à dis-
cerner la tendance profonde conduisant les uns
les autres.
Le mystère
Le secret a son importance pour l’équilibre
personnel. Il s’agit des secrets touchant avant
tout la vie privée (inclination – vie intime) d’une
personne.
Faut-il encore souligner que le jardin secret
devrait rester intact pour apporter une distinc-
tion d’une personne à une autre ? Distinction
qui admet la possibilité de l’exercice du libre-
arbitre, de choix personnels touchant
l’individuel.
Il faudrait se méfier de dire à tout bout de
champ ce que l’on pense vraiment concernant
toute chose.
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Garder le mystère de ses pensées intimes ne
sous-entend pas nécessairement se complaire
dans l’hypocrisie.
Arriver à tirer le bon parti de ses réflexions
propres sans les associer à celles des autres tient
presque de l’exploit. La petite correction s’avère
souvent nécessaire pour imprégner d’une tou-
che plus universelle les idées premières. Alors
discuter peut parfois devenir indispensable.
Faut-il encore bien choisir les personnes avec
qui les partager…
L’entourage
Il est question ici de choisir de s’entourer de
ceux qui nous apportent le plus grand bien. Un
bon moral en dépend en conséquence.
Se trouver en présence des gens qui ne
conviennent pas vraiment à notre propre sensi-
bilité n’est pas touchant du tout. Il serait donc
plutôt nuisible pour nous-même de s’obliger à
fréquenter ceux qui nous blessent d’une ma-
nière ou d’une autre.
Tirer un trait sur le passé est parfois plus
profitable. Rompre les liens trop « rapprochés »
pour se tourner à choisir le relationnel plutôt
que l’amitié à proprement parler permettrait de
donner une petite distance à nos rapports, aussi
sincères soit-ils.
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Alterner le rapprochement et la distance
pourrait être peut-être la solution idéale. Ainsi
une petite quantité de notre vie privée se trou-
verait sauvegardée, et l’autre soumise à correc-
tion, afin de ne pas tomber dans la mégaloma-
nie, et ne pas se priver de l’aspect bienfaisant
des contacts d’échanges enrichissants.

Lire entre les lignes de ce que disent les au-
tres est une manière de se construire une voie
s’apparentant à être suivi avec attention. Une
petite voix intérieure devrait aider à discerner la
fausse route à ne pas emprunter.
L’intelligence
Ceci peut sembler peut-être surprenant, mais
certains se plaisent à considérer que la base de
l’intelligence c’est déjà de bien savoir « la » fer-
mer.
15 Dépression
Qu’est-ce que cela veut bien vouloir dire ?
Crier ses idées à tort et à travers en pensant que
plus on crie fort plus on a raison est discutable.
Garder le silence en certaines circonstances
peut s’avérer fort profitable. Cela apporte de
l’ascendant par rapport à ce que peuvent dire
les autres. Surtout parce qu’ils ne peuvent se
douter quel est notre véritable point de vue. Et
cela ne heurte personne !
Plus apprécié dès le départ, on a plus de
chance d’être demandé à s’exprimer. Alors on
devient écouté avec la plus grande attention…

Goutte à goutte, on arrive à faire passer la pi-
lule. Celle de la vérité parfois subjective, que
personne n’ose contester, parce que bien clari-
fiée par rapport à celle des autres.
Faire valoir ses idées devient alors un passe-
temps favori. Dire son point de vue en répon-
dant aux questions est un jeu de cache-cache
semblable aux interviews. Quand celui qui de-
mande essaye de piéger, il arrive alors que la ré-
ponse dévoile une telle pensée-force qu’on se
gardera bien, la prochaine fois, de solliciter sur
une question remplie de bêtise première.
Séduction
Il est incontestable que la séduction est une
arme des plus redoutables.
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Redoutable pourquoi ? Parce que douce et de
loin conséquente…
On parle ici aussi bien de l’aspect extérieur
que d’ « illusion » qui peut se dégager d’une
beauté épanouie intérieure.
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Charmer devient ainsi instantanément un
plaisir sain dont la maîtrise constitue un art
suite à une pratique régulière.
Afin de garder l’équilibre, il conviendrait éga-
lement d’assouvir le besoin de se laisser char-
mer. Une harmonie s’établit en conséquence,
laissant se dégager un parfum ultime en cou-
leurs. On peut alors arriver à tirer parti d’une
ambiance presque magique, qu’on cultive avec
amour au fur et à mesure du fait de l’apprécier
pleinement.
Il va presque toujours de pair avec le fait
d’associer les contrastes existants. A savoir, il
s’agirait de trouver le juste milieu entre l’habit,
l’esthétique, le langage utilisé en pleine connais-
sance de cause, la force du regard et l’influence
nerveuse, c’est-à-dire vibratoire. Ce qu’il en dé-
gage alors devient très personnel et le mot
« personnel » devrait être souligné. On distingue
alors « la » ou « le » du contexte général.
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