L'art de demander

De
Publié par

« J’aurais dû le lui demander avant, j’aurais gagné du temps ! », « Mais pourquoi ne me l’as-tu pas demandé, je t’aurais aidé ? » Nous demandons l’heure, un avis ou des renseignements, mais nous hésitons à demander plus... Nous pouvons pourtant tout demander ou presque?: un service, une écoute, une aide, de l’argent, etc. Le simple fait de demander a un pouvoir immense, c’est un acte de communication assertif, efficace et bienveillant.

Faites le premier pas vers la coopération et la convivialité grâce aux clés proposées par ce livre efficace, malin et synthétique rempli d’exemples de demandes inspirantes, qui vous aideront à demander plus souvent et à obtenir satisfaction plus facilement.

Patrice Ras est conférencier et formateur en développement personnel et professionnel depuis 1995. Il intervient auprès d’entreprises, d’écoles supérieures et d’associations. Il est l’auteur chez Jouvence de nombreux livres à succès tels que Réussir tous ses projets ou encore Estime de soi, confiance en soi, amour de soi.


Publié le : mercredi 25 mai 2016
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782889053162
Nombre de pages : 96
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
PatriceRas
L’art de demander
Pourquoi, quand, comment ?
Du même auteur aux éditions Jouvence : Petit cahier d’exercices de gestion des conflits, 2015 Réussir tous ses projets, 2014 Petit cahier d’exercices de Communication non verbale, 2014 Découvrez votre talent essentiel, 2013 Estime de soi, confiance en soi, amour de soi, 2013 Oser montrer ses faiblesses, 2012 Morphopsychologie : le visage, miroir de la personnalité, 2012 Savoir décider !, 2011
Catalogue gratuit sur simple demande ÉDITIONS JOUVENCE Avenue Adrien-Jeandin 1 1226 Thonex — Suisse Site internet :www.editions-jouvence.com Mail :info@editions-jouvence.com © Éditions Jouvence, 2015 © Édition numérique Jouvence, 2015 ISBN 978-2-88905-316-2 Mise en pages :Sir Couverture :Éditions Jouvence Dessin couverture :Jean Augagneur
Tous droits de reproduction, traduction et adaptation réservés pour tous pays.
«Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. » (saint Matthieu)L’Evangile
Introduction
I. Qu’est-ce qu’une demande ?
A) La spécificité de la demande ?
B) Pourquoi demander ?
C) Pourquoi ne pas demander ?
II. Les modalités de la demande
A) Qui peut demander ?
B) À qui demander ?
C) Que demander ?
D) Quand demander ?
E) Combien de fois demander ?
III. Comment demander ?
Sommaire
A) Comment formuler une demande ?
B) Comment réagir à un refus ?
C) Comment répondre à une demande ?
Conclusion
Introduction
Bernadette était jeune, belle, intelligente, courageuse, volontaire et dynamique. Elle semblait promise à une vie heureuse. Aujourd’hui, elle est âgée, fatiguée, seule, pauvre, frustrée, aigrie et surtout malheureuse… Comment est-ce possible ? La réponse est simple : Bernadette n’a jamais rien demandé à personne. À force d’attendre (avant) et de râler (après), elle a fait fuir tout le monde ! Elle n’a jamais rien demandé à son mari : ni de voyager (son rêve), ni de la déclarer (pour toucher une retraite) quand elle travaillait avec lui dans leur boutique, ni d’acheter (plutôt que de louer) un appartement, ni de faire une « donation au dernier vivant » (pour béné0cier de l’usufruit à sa mort). Résultat : elle n’a plus rien aujourd’hui. Joseph était rachitique, fragile, timide, émotif, coincé, blessé, dépressif et autodestructeur. Aujourd’hui, il est épanoui, équilibré, libre, intelligent, drôle, charismatique, reconnu, aisé, entouré, apprécié, aimé et sa vie ressemble à un conte de fées : il a réalisé la plupart de ses rêves, il fait le métier dont il a toujours rêvé, voyage, s’amuse, crée, et aide les autres. Comment a-t-il fait ? Il a simplement appris à demander… Il adorait jouer au ping-pong et il avait acheté une raquette de compétition à prix d’or. Un jour, un camarade lui demande de la lui prêter. Il n’ose pas refuser et lui con0e sa belle raquette, malgré lui. Plus tard, le camarade revient avec sa raquette cassée et il lui propose de la recoller (ce qui ne servait à rien). Joseph ne dit mot, alors qu’il a envie d’exiger qu’il lui remplace. Moralité : il a perdu sa raquette, un copain, la con0ance dans les autres et un peu de sa con0ance en lui. Mais ce jour-là, il décide d’apprendre à dire NON et à demander. Et vous, vous comportez-vous comme Bernadette ou comme Joseph ? Votre vie ressemble-t-elle à celle de la première ou du second ? Et surtout : à qui voulez-vous qu’elle ressemble maintenant ? Si vous voulez réussir et vous épanouir, vous devez (apprendre à) demander… Mais si vous lisez ce livre, c’est que vous l’avez sans doute déjà compris… Mais alors pourquoi ne le faites-vous pas (déjà) ? Qu’est-ce qui vous empêche ou vous a empêché de demander ? Sans doute vos peurs, vos idées, vos illusions ou vos croyances. Et surtout ce qu’est la demande pour vous. C’est pourquoi nous commencerons par redéfinir ce qu’est vraiment une demande. En quoi difïère-t-elle de la proposition ou de la négociation, de l’exigence ou de l’injonction, de la prière ou de la mendicité, de la manipulation ou de la réclamation ? Pour y répondre, nous expliciterons les diérentes formes de relations. Ensuite, nous reviendrons sur l’intérêt de la demande : pourquoi demander ? Pour obtenir une chose que l’on n’a pas ? Ou pour en obtenir une autre ? Ou pour entrer en relation avec quelqu’un ? Ou « pour le sport » ? Si vous ne demandez pas, c’est qu’il y a sans doute un prix à payer, mais lequel ? Confondez-vous refus et rejet ? « Prenez-vous les choses de façon personnelle » ? Êtes-vous victime de la répression imaginaire ? Nous éclaircirons les modalités de la demande : qui peut demander ? Tout le monde ou seulement certaines personnes ? Vous ou pas vous ? Les autres peuvent-ils également vous faire des demandes ? À qui pouvez-vous demander ? À vous-même ? Aux autres ? À tous les autres ? À un protecteur invisible (Dieu, par exemple) ? S’agit-il encore de demande ? Nous clari0erons ensuite le contenu : que pouvez-vous demander exactement ? Tout ? Tout ce que vous voulez ? Tout ce que l’autre peut vous donner ? Y a-t-il une limite et si oui, laquelle ? Peut-on demander quelque chose auquel on n’a pas droit ou quelque chose que l’autre n’a pas ? La question cruciale est celle du moment : quand pouvez-vous demander ? Tout le temps ou à certains moments et lesquels ? Existe-t-il un « bon » moment ? En0n, combien de fois pouvez-vous demander une chose ? Une seule ou autant de fois que vous le
souhaitez ? Ou autant de fois que nécessaire ? Quand s’arrêter de demander alors ? La question la plus fréquente concerne la manière de demander : comment formuler une demande ? Est-il préférable de la faire par écrit ou oralement ? Faut-il privilégier la communication verbale ou la communication non verbale ? Existe-t-il des moyens d’accélérer une demande et lesquels ? En0n, que faire quand la situation paraît bloquée, perdue, désespérée ? Peut-on demander et obtenir « l’impossible » ? En cas d’échec, comment peut-on réagir à un refus ? Comment réagissez-vous à un refus ? En0n, comment répondre à une demande ? Quelles sont vos (véritables) obligations ? L’acceptation ? La clarté ? L’intégrité (faire ce que vous avez dit) ? Devez-vous répondre immédiatement ou pouvez-vous prendre le temps de réGéchir ? À quoi devez-vous réfléchir ? Pouvez-vous choisir votre réponse et comment ? La demande est donc plus complexe qu’elle n’y paraît, par ce qu’elle met en jeu avant (beaucoup d’émotions), pendant (modification de la relation) et après (les conséquences).
Ce livre contient de très nombreux témoignages, tout aussi importants (sinon plus) que la théorie (qui se résume à peu de choses). Tous ces témoignages sont authentiques et constituent à la fois une preuve et (surtout) une invitation à tout demander… ou presque.
I.
Qu’est-ce que demander ?
« Parole d’homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n’arrêtent pas de demander. » Chamfort
A) La spécificité de la demande ?
Les différentes formes de relations Au l des 25 ans et des centaines de stages que j’ai animés, j’ai conçu un schéma de la communication qui distingue les diérentes formes de relations. Ce schéma complète celui de Jakobson, centré uniquement sur la transmission de l’information. Il met en lumière la nature de la relation et distingue quatre types de relations : domination, a'rmation, soumission et manipulation (la fuite est le refus de la communication). La manipulation combine la soumission (apparente) et la domination (réelle) comme dans l’exemple suivant : « Tu fais ce que tu veux, mais si tu me quittes, je me suicide… »
Les 4 types de relation
La différence avec la question Une question est une forme grammaticale se terminant par un point d’interrogation (intonation montante à l’oral en français) et appelant une réponse, tandis qu’une demande est une forme de relation où un émetteur cherche à obtenir directement quelque chose de son interlocuteur. La plupart des demandes utilisent la forme de la question : « Pourriez-vous me donner ceci ? » C’est une commodité, mais ce n’est pas toujours le cas : certaines demandes sont exprimées par une a'rmation : « Je voudrais du pain. » Mieux, certaines demandes sont exprimées sans aucun mot : c’est le cas du SDF qui tend la main aux passants. Toutes les questions sont-elles des demandes ? Pas forcément : les questions philosophiques ne sont pas des demandes : Dieu existe-t-il ? Puisque la question est une forme grammaticale, elle peut tout à fait abriter une a'rmation (déguisée en question) : la phrase « À quoi ça sert de vivre ? » peut être une vraie question et une demande, mais (selon le ton de la voix et le contexte), ce peut être une a'rmation (de désespoir) ou une négation : la phrase « C’est quoi le sens de ce travail ? » sous-entend qu’il n’en a pas…
Les relations de domination
La différence avec la prise Certaines personnes ne demandent jamais rien, parce qu’elles ont peur de « prendre »
quelque chose à leur interlocuteur. Cet amalgame repose sur un oubli majeur : dans la demande, le donneur est toujours libre de refuser. Mais parfois la diérence s’amenuise et la confusion s’installe. Par exemple, votre chef vous demande de faire des heures supplémentaires, de nir un travail le week-end. Qu’allez-vous répondre ? Êtes-vous libre de refuser ? En principe, oui. Mais vous sentez-vous libre de refuser ? Rien n’est moins sûr ! Vous pouvez en effet craindre (et à juste titre) un retour de bâton. Inversement, lorsque vous « demandez » quelque chose à votre collaborateur, à votre enfant, à votre élève ou à toute autre personne dépendante de vous, votre interlocuteur est-il vraiment « libre » de refuser ? Se sent-il vraiment « libre » de refuser ? Tout dépend de la relation et plus précisément du rapport de force au sein de cette relation, donc du degré de dépendance : en principe, il est plutôt favorable au dominant o'ciel : parent, patron, professeur, médecin, etc. mais ce n’est pas toujours le cas.
La différence avec l’ordre (ou l’exigence) Exiger présente l’avantage de réduire le risque de refus (donc la liberté de l’autre) : « Ne demande pas comme une faveur ce que tu peux obtenir par la force » (Miguel de Cervantès). Une demande se fait sur un mode égalitaire, tandis qu’un ordre est toujours « descendant ». Pour...
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.