Maman au secours!

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Il n'y a pas à dire, Grand Bébé et Petite Bébée sont à un âge où il est de bon ton de rendre chèvre son entourage, notamment en allumant et éteignant à l'infini lumière / radio / télévision ou en discourant en boucle "yé où papa?" "je ne sais pas" "yé où papa?" "je ne sais pas" (4'320 fois). Leur maman profite donc de leurs siestes pour décompresser en décrivant les frasques de ses filous sous un angle humoristique préférant en rire tout en vidant l'armoire à chocolats que d'aller consulter un psychiatre. A faire savourer par tout parent d'enfants en bas âge: "non, vous n'êtes pas les seuls à vouloir parfois vous mettre la tête dans le four".
Publié le : samedi 7 octobre 2006
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EAN13 : 9782748170542
Nombre de pages : 233
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« Maman au secours ! »
Michèle Rader
« Maman au secours ! » « Chronique d’une mère au-bord-de-la-crise-de-foie* »* crise de foie plutôt que de nerfs, car vous, quand vous avez des soucis, c’est dans le chocolat que vous trouvez du réconfort
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© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7055-5 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748170559 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7054-7 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748170542 (livre imprimé)
VOUS DÉDIEZ CE LIVRE À TOUTES LES MAMANSA Madame Cro-Magnon d’abord. Pour avoir élevé vos ancêtres avant que ceux-ci n’inventent les Pampers. Chapeau bas Madame. Vous imaginez comme cela devait être sympathique d’allaiter un enfant qui a les fesses à l’air et même pas une petite lingette pour lui rafraîchir le derrière (car c’est un comble, vous savez de source sûre qu’il n’y avait même pas de mouchoirs en papier à l’ère paléolithique). Pas étonnant que Monsieur Cro-Magnon cherche à tout prix à quitter la grotte familiale, soi-disant pour aller chasser; c’est que, voyez-vous, l’odeur… (quoiqu’il ne devait pas sentir la rose non plus, puisque apparemment le gel douche et le dentifrice restaient encore à inventer). Belle époque. A la mère de Louis XIV. Enfin plutôt à sa nourrice. Vous vous autorisez à penser que si les adultes en étaient encore à la chaise percée ou au pot de chambre ambulant (les rideaux faisant souvent office de papier hygiénique qui, aussi, restait à concevoir), les couches-culottes n’étaient pas encore une priorité. Mais vous ne pouvez que le supputer, l’Histoire avec un grand « H » omettant de s’intéresser à cette question pourtant capitale s’il en est.
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A votre grand-mère. Qui a élevé votre mère avant que les couches jetables ne soient créées. Et qui dit couches non jetables, dit couches lavables donc à laver (sans machine à laver bien sûr, ce serait trop facile). Cela devait être gai. A votre mère. Qui elle non plus n’a pas connu les couches jetables pour ses trois adorables bambins (dont vous) mais qui a eu la chance néanmoins de pouvoir tout mettre en machine en se bouchant le nez. Pas à vous, parce que vous avez oublié d’aller vérifier que vous aviez encore une réserve de Pampers à la cave et vous vous êtes retrouvée dans une situation que vous étiez pourtant très motivée à chercher à éviter. Alors vous avez fait comme vos ancêtres (non, non, pas comme Madame Cro Magnon, rassurez-vous), vous avez trafiqué une espèce de lange qui devait tenir jusqu’à l’arrivée par express de Pampers commandés en ligne sur internet. Et vous avez imploré Sainte Rita (patronne des causes désespérées) de vous venir en aide. Elle vous a entendue : Petite Bébée ne s’est laissée aller qu’une fois confortablement installée dans son beau Pampers tout neuf. A vous – allez ! quand même – pour toutes les autres fois où vous n’avez pas oublié d’acheter des couches-culottes. Même que vous êtes plutôt gênée de l’argent que vous consacrez pour rembourrer les petites fesses dodues de votre progéniture. C’est bien simple, l’équivalent du Produit Intérieur Brut du Burundi doit y passer.
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