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Sur la route du bonheur

De
167 pages

Ce jour-là, la mère de la protagoniste part dans un taxi jaune et vert. Elle sait qu'elle ne la reverra plus. Tout devient subitement morne et triste , sa vie n’est plus qu’une succession de difficultés et d'échecs. La naissance de sa fille la conduira-t-elle de nouveau sur le chemin du bonheur ?

Publié par :
Ajouté le : 07 janvier 2008
Lecture(s) : 368
EAN13 : 9782304018561
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Titre
Sur la route du bonheur
3
Titre Judith Odette Adjovi Kadja
Sur la route du bonheur
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01856-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304018561 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01857-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304018578 (livre numérique)
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A toutes les amies qui m’ont aidé dans mes périodes noires.
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La maison était un peu sombre. Pour tout vêtement, j’avais un slip légèrement plus large que mes fesses. Debout au milieu de la cour je captais tous les évènements qui se déroulaient autour de moi. Soudain je la vis chanceler. Une femme courut pour l’attraper. Elle la repoussa. Puis avec moult difficultés parvint à se relever. Je n’entendis pas ce qu’elle lui chuchota mais la femme la laissa une seconde et se précipita vers le portail. Elle fit un grand effort, se redressa. Elle s’appuya au mur qui courait le long de la maison. Je la regardai marcher faiblement jus-qu’au portail. Elle s’assit dans un taxi de couleur jaune et verte que la femme avait appelé. Je tournai ma tête et surpris sur le visage de mon deuxième frère aîné une tristesse infinie. C’était comme s’il se retenait de pleurer. Ma mère partit ce jour-là. Je ne la vis plus. Après, tout avait été flou dans ma tête. Je n’avais aucune image d’elle. Je n’avais aucun souvenir d’elle, me tenant dans ses bras, me ca-ressant les cheveux. Juste ce départ. Je n’avais aucun bonheur à quoi me raccrocher pendant les années à venir. Dans ma tête de petite fille
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Sur la route du bonheur
de quatre ans, je sus qu’elle était morte sans qu’on n’ait eu à me le dire. Je ne savais pas ce que mourir signifiait. J’étais encore insouciante et naïve. Il y a maintenant plusieurs versions concernant les causes de sa mort : Il se pourrait qu’elle ait été empoisonnée ou qu’on lui ait jeté un sort. Quelles qu’en soient les vérités je ne saurai jamais ce qui a tué ma mère. Par contre ce que je sais c’est que je l’ai aimé à quatre ans et que sa disparition allait bouleverser ma vie. Mon enfance a été expéditive comme un courrier à la poste. Les grands rires, les petites joies avec sa maman ou son papa, je ne pense pas les avoir connus. Mon père, après la mort de ma mère était anéanti. Il ne savait plus où se donner la tête. Il avait huit enfants sur les bras : cinq garçons et trois filles. Il était prévu qu’ils repartaient avec ma mère et nous. Ils avaient trouvé fortune au Congo et notre arrivée au Bénin, leur pays de naissance n’était normale-ment qu’une formalité à remplir. Nous devions connaître les familles de nos parents pendant quelques jours et repartir. Et au lieu de cela il doit réfléchir à l’avenir de huit enfants. Nous étions trop jeunes et il n’avait pas les moyens psychologiques pour nous prendre en charge. Les enfants c’était du ressort de ma mère. Au début, il nous confia à ses sœurs et cousi-nes. L’expérience n’était pas si désagréable mais
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