Initiation à la franc-maçonnerie

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Un ouvrage complet et passionnant qui vient éclaircir et expliquer un véritable mythe qui s'est longtemps développé dans le secret : la franc-maçonnerie.
Une approche de la franc-maçonnerie « de l'intérieur » puisque les auteurs sont tous deux maçons.
Un récit clair et exhaustif qui vient démystifier les buts, les fonctionnements, les rites et les grandes figures de la franc-maçonnerie.
Un panorama complet de ce mouvement, loin des idées reçues.
Publié le : mercredi 28 mars 2007
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782501069137
Nombre de pages : 300
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Première partie
La franc-maçonnerie,
avant-hier, hier et aujourd'hui
I
Les origines légendaires, symboliques ou avérées
de la franc-maçonnerie
1. LA LÉGENDE DU MAÇON HIRAM
Le nom même de franc-maçonnerie provient d'une légende, élaborée à partir de l'histoire d'un maçon succinctement mentionné dans la Bible. Le premier Livre des Rois, compris dans l'Ancien Testament, évoque en effet un certain Hiram (ou Hiram-Abi, « maître Hiram »). Celui-ci, fils d'une veuve, appartient à la tribu des Nephtali. Le personnage de cette femme, mère mais non plus épouse, est la seule grande figure féminine de l'univers symbolique maçonnique : les francs-maçons sont souvent appelés les « enfants de la veuve ».
Venu de Tyr, Hiram, spécialiste du travail de divers matériaux, dont plusieurs métaux, notamment l'airain, ne doit pas être confondu avec le roi régnant sur cette cité portuaire, un autre Hiram, allié des souverains d'Israël. Vers 1000 avant J.-C., à la demande du roi Salomon, Hiram – le maçon – participe à la décoration du premier Temple dédié à la gloire du Dieu des juifs. Édifié sur une colline de Jérusalem (l'actuel mont du Temple-Dôme du Rocher), l'édifice sert avant tout à abriter l'Arche d'alliance, coffre d'acacia plaqué d'or et flanqué de chérubins contenant les Tables de la Loi données par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.
L'artisan façonne deux fameuses colonnes d'airain érigées près du vestibule du Temple : la colonne de droite, Jakin (« il établira »), et celle de gauche, Boaz (« dans la force »), ainsi que plusieurs autres instruments servant aux ablutions ou au culte proprement dit : une mer d'airain reposant sur douze bœufs, divers bassins, des cendriers, des pelles et des coupes. C'est à peu près tout ce que la Bible dit au sujet de cet ouvrier.
Un point de vocabulaire
Pour désigner la franc-maçonnerie, on parle aussi simplement de maçonnerie (donc de maçons pour les francs-maçons), voire de fraternité ou d'art royal.
Or, au fil du temps, Hiram est devenu le héros malheureux – et fondateur – d'une abondante tradition maçonnique. Selon le mythe, ce Tyrien (plus ou moins assimilé à un autre personnage biblique, Adoniram, responsable des corvées) est le dépositaire de nombreux secrets regardant l'architecture. Il a pour habitude de se rendre chaque jour au Temple en voie d'achèvement, afin d'y adorer Dieu et de tracer les dessins qui vont servir de modèle aux ouvriers chargés de terminer l'édifice. Un soir, il est pris à partie par trois autres bâtisseurs qui le jalousent et veulent connaître les secrets qui pourraient faire d'eux des maîtres.
Les « mauvais compagnons » s'embusquent respectivement près de trois des portes du Temple, au midi, au septentrion et à l'orient. Hiram refuse successivement de leur révéler son secret (selon les diverses variantes de la tradition, celui-ci concerne son métier proprement dit ou constitue le « mot de maître », le mot de passe qui permet de recevoir la paye due aux constructeurs du Temple).
« Adoniram se retrouva dans la grande salle du temple. Les ténèbres épaissies autour de sa lampe se déroulaient en volutes rougeâtres, marquant les hautes nervures des voûtes, et les parois de la salle, d'où l'on sortait par trois portes regardant le septentrion, le couchant et l'orient.
La première, celle du Nord, était réservée au peuple ; la seconde livrait passage au roi et à ses guerriers ; la porte de l'Orient était celle des lévites ; les colonnes d'airain, Jakin et Booz, se distinguaient à l'extérieur de la troisième.
Avant de sortir par la porte de l'Occident, la plus rapprochée de lui, Adoniram jeta la vue sur le fond ténébreux de la salle, et son imagination frappée des statues nombreuses qu'il venait de contempler évoqua dans les ombres le fantôme de Tubal-Kaïn. Son œil fixe essaya de percer les ténèbres ; mais la chimère grandit en s'effaçant, atteignit les combles du temple et s'évanouit dans les profondeurs des murs, comme l'ombre portée d'un homme éclairé par un flambeau qui s'éloigne. Un cri plaintif sembla résonner sous les voûtes.
Alors Adoniram se détourna s'apprêtant à sortir. Soudain une forme humaine se détacha du pilastre, et d'un ton farouche lui dit :
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