La méthode simple pour prendre l'avion sans avoir peur

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Voici enfin LA méthode révolutionnaire qui permet de voyager en toute tranquillité !



La méthode simple pour prendre l'avion sans avoir peur :



- répond aux questions les plus répandues liées à la peur de voler



- s'attaque aux racines même de cette peur, et non simplement à ses symptômes



- apprend à se détendre afin de profiter pleinement de son vol



- aussi efficace que vous ayez – ou non – déjà pris l'avion



- agit rapidement et pour de bon !





Publié le : jeudi 26 janvier 2012
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EAN13 : 9782266229647
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couverture
Allen Carr

LA MÉTHODE SIMPLE
 POUR PRENDRE L’AVION
 SANS AVOIR PEUR

Traduit de l’anglais
 par François Laurent

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À Adelle Mirer, qui m’a fait prendre conscience que, pour des millions de personnes, loin d’être un plaisir, prendre l’avion est un cauchemar.

Introduction

Je fumais trois paquets par jour depuis vingt ans. Comme la plupart des gros fumeurs j’avais plusieurs fois essayé d’arrêter. Au début avec ma seule volonté. J’ai rapidement découvert que je n’en avais aucune. Plus tard avec l’acupuncture, l’hypnose, les bonbons à la nicotine et les patchs. Tout semblait marcher, mais peu de temps. Ce n’est pas que je me cognais la tête contre les murs, mais je ne pouvais me défaire de ce sentiment que j’étais une fumeuse à qui l’on voulait interdire de fumer. Comme avec la plupart des ex-fumeurs, il arrivait un moment où le besoin de fumer redevenait irrésistible et je retrouvais mes trois paquets par jour.

J’entendis parler d’Allen Carr. Je l’avais vu à la télévision et je connaissais même un couple qui avait fréquenté avec succès un de ses centres. Surtout, mon mari m’avait acheté l’un de ses livres. Rétrospectivement je me sens stupide de ne pas avoir pris la peine de le lire tout de suite, mais j’étais très sceptique ; je savais bien que fumer me tuait à petit feu et me coûtait une fortune. Je ne pouvais pas m’arrêter mais je ne voyais pas comment un simple livre parviendrait à me défaire de ce sentiment de perdre le soutien amical de la cigarette.

Quelque trois années plus tard alors que je fouillais dans la maison, j’ai retrouvé le livre. J’avais déjà laissé tomber toute tentative d’abandonner le tabac, pourtant je commençai à le lire. Pourquoi ? Je l’ignore. Je fus estomaquée. Ce n’était pas l’expérience d’Allen Carr que je découvrais, mais ma propre biographie. Lorsque j’eus terminé la lecture je fumai ma dernière cigarette et n’ai plus jamais eu la moindre envie d’en rallumer une autre.

À part fumer, deux autres choses me causaient d’importants soucis dans ma vie. Paradoxalement, l’une d’elles était que, depuis l’âge de vingt ans, je combattais en permanence un problème de surpoids. Étant donné que la majorité des femmes d’âge moyen, mariées avec deux enfants a le même problème, en quoi serait-ce paradoxal ? Parce que j’ai toujours soutenu que la première des raisons pour laquelle j’avais commencé à fumer était de perdre du poids.

À partir de ce moment-là Allen Carr est devenu mon gourou. Cela dit, lorsque j’ai entendu dire qu’il appliquait sa méthode à la perte de poids et qu’il était tout aussi facile et agréable de retrouver son poids que d’arrêter de fumer, je dois reconnaître que, là encore, j’ai été sceptique. Après tout, comme le dit Allen Carr lui-même :

Fumer est idiot, vous empoisonne et vous tue, alors que manger est agréable, procure du plaisir et est indispensable à la vie.

J’ai honte d’avoir douté de lui. Il a absolument raison. Vous aurez probablement compris que mon troisième souci était une peur folle de l’avion. Allen explique en détail les mensonges et tromperies auxquels les fumeurs, les alcooliques et autres accros aux drogues sont forcés d’avoir recours. Pas besoin d’expliquer à mes compagnons de souffrance que ces mensonges sont bien faibles à côté de ceux utilisés par quelqu’un qui a peur de monter dans un avion. Je n’ai pas l’intention de m’étendre sur la panique qui s’emparait de moi à la simple pensée d’avoir à voler et l’imbroglio de mensonges que j’inventais pour éviter de monter dans l’avion, car tout cela est longuement abordé dans le livre. Je réalise aujourd’hui que non seulement ces mensonges ne m’aveuglaient pas mais qu’ils ne trompaient pas plus ma famille ou mes amis. Mon entourage était simplement trop poli et compatissant pour me faire comprendre à quel point la peur de voler me privait d’un plaisir mais lui causait aussi du désagrément.

Lorsque Allen me raconta qu’il avait lui aussi souffert de cette même peur panique et qu’il la regardait maintenant non plus comme un épouvantable supplice à endurer avant de pouvoir profiter de vacances à l’étranger, mais plutôt comme un chapitre intéressant, voire agréable et excitant des vacances ou d’un voyage d’affaires, je lui demandai ce qui avait bien pu le faire changer. À ce moment-là ma foi en Allen était telle que je n’avais plus aucune raison d’être sceptique. Je l’étais pourtant encore. Après tout, fumer et trop manger sont des choses que font les gens mais qu’ils aimeraient ne plus faire. Voler est à l’opposé, puisque les gens voudraient adorer ça mais qu’ils n’y parviennent pas.

Nous en avons discuté pendant deux heures. Gardez à l’esprit qu’à ce moment-là, non seulement je n’avais jamais pris l’avion mais n’avais même jamais eu le courage de me rendre dans un aéroport ou de réserver un billet. À la fin de notre conversation, j’avais des larmes aux yeux. J’insiste sur le fait que c’étaient des larmes de joie. J’avais maintenant envie de réserver tout de suite un voyage à l’étranger, pas seulement parce que j’avais besoin de vacances, mais parce qu’à la fin de la conversation je n’avais déjà plus peur de voler et que j’avais hâte de me le prouver.

Adelle Mirer

1

Qui souhaite partir à l’étranger ?

C’était l’époque ou les vacances au soleil – Majorque, les Canaries, Tenerife et, si tout allait bien pour vous, la Floride ou les Bahamas – sans être encore banales commençaient à être en vogue et relativement abordables.

J’étais un jeune expert-comptable. Mes revenus, ma voiture et ma maison étaient un peu au-dessus de la moyenne de ce que possédaient mes amis et mon endettement légèrement au-dessous. Cela dit, alors que je considérais deux semaines dans un village haut de gamme à Bognor Regis comme le summum des vacances, mes amis se prélassaient sous le soleil méditerranéen.

Pourquoi ne faisais-je pas comme eux ? Par fidélité à l’industrie du tourisme britannique ? Non. Le climat de Bangor était-il plus agréable que celui de la Méditerranée ? Pas besoin de s’étendre. Peut-être aimais-je vraiment le village de vacances ? Au risque de paraître snob, la réponse est encore non. La nourriture ? Elle était certainement aussi bonne et abondante que dans n’importe quelle station exotique bien que mon grand plaisir à la fin des vacances ait toujours été de refaire ma propre cuisine. La réponse objective serait le coût : deux semaines dans un village à Bognor revenaient beaucoup moins cher qu’au bord de la Méditerranée. Bizarrement, c’était l’inverse. En fait, lorsque je pris mon courage à deux mains pour effectuer mon premier vol (pardonnez-moi, je plaisante : lorsque je fus contraint à cet épouvantable baptême de l’air), nous avions trouvé deux semaines à Majorque, voyage aller-retour et pension complète comprise dans un hôtel quatre étoiles pour 32 £ par adulte et moitié prix pour les enfants.

Je reconnais que cela a un petit côté Monty Python déclamant « je me souviens de l’époque où l’on pouvait louer pour la soirée une limousine, goûter chez Romano’s, voir un ballet à Covent Garden puis souper au Ritz, le tout pour une demi-couronne et encore il restait de la monnaie ». Le fait est que des vacances comparables à Bognor m’auraient coûté le double de celles à Majorque, ce qui explique sans doute pourquoi l’agence de voyages a fait faillite. Cela dit c’était son affaire et pas la mienne. La véritable raison pour laquelle je n’avais pas envisagé de vacances à l’étranger était que je n’avais jamais pris l’avion et appréhendais le vol, encore qu’à cette époque je n’en fusse pas conscient. Plus de trente ans plus tard, il m’est difficile de me rappeler précisément ma perception même si j’ai appris depuis à quel point les alcooliques, accros au tabac ou autres drogués savent s’abuser eux-mêmes.

Je sais que quiconque prendra la peine de lire ce livre connaît bien autre chose qu’une simple appréhension à prendre l’avion et pense que le mot panique décrit mieux son problème. Quoi qu’il en soit, je peux affirmer aujourd’hui que l’appréhension plutôt que la peur correspondait à mes vrais sentiments. Après tout, n’avais-je pas choisi de faire mon service militaire dans l’aviation plutôt que dans l’armée de terre ou la marine, encore que le seul avion que j’aie jamais vu fut le Spitfire en exposition à l’entrée de la base de Padgate. En plus, j’avais postulé pour devenir pilote. Inutile de préciser que je fus recalé. Le fait est que je n’aurais jamais postulé si, à l’époque, j’avais eu peur de l’avion.

Retour sur les vacances. C’était une suggestion d’un couple ami formulée sur le mode du Parrain : « 32 £ pour deux semaines, vol et pension complète compris ? C’est une offre que l’on ne peut pas refuser. » Nous nous sommes vus plusieurs fois avant de partir. C’étaient des soirées d’intense excitation au cours desquelles on prévoyait et anticipait les bons moment qui nous attendaient. C’est quelque chose que je recommande profondément. Les vacances le mieux préparées peuvent tourner au désastre, mais au moins l’ivresse de la préparation (des vacances, pas du désastre) peut se vivre plusieurs fois avant de partir.

 

DE L’APPRÉHENSION À LA PARANOÏA

2

De l’appréhension à la paranoïa

C’était la première fois que nous prenions l’avion, ainsi que les enfants, mais aussi que nous passions des vacances à l’étranger dans un endroit exotique. Cela dit, loin d’être excitantes, ces réunions devenaient pour moi un véritable enfer. Bien avant le départ, l’appréhension s’était rapidement muée en véritable peur puis en profonde paranoïa. Je savais pourquoi j’étais effrayé. Bien que j’aie su que statistiquement l’avion était le moyen de transport le plus sûr, j’étais assailli de pensées où tout allait de travers. Il semblait y en avoir tellement et, à 35 000 pieds (10 500 mètres), une seule suffisait.

Durant les semaines qui précédèrent le vol, je n’arrivai plus à me concentrer le jour et restai éveillé la moitié de la nuit pensant à tout ce qui pouvait se déglinguer. Non sans ironie, ma plus grande peur était de ne pas arriver à me dominer. Le vol fut un cauchemar éveillé. Certains détails se sont estompés, mais mon sentiment de panique ne fut en rien atténué par un retard de 8 heures au décollage et culmina dans une course folle sur la piste tirant un enfant d’une main et tenant l’autre de trois ans sous le bras.

Je ne souffre en général pas de claustrophobie, mais l’avion avait vraiment l’air minuscule. Si j’avais espéré connaître un effet similaire à celui de la cabine téléphonique du Dr Who, mes espoirs furent vite balayés. L’intérieur était microscopique et quand les portes furent fermées, ce fut comme si un géant m’avait serré la gorge. Mes articulations se crispèrent durant toute la durée du vol.

Il me parut évident que la piste était trop courte pour décoller. Tout était ma faute. Si seulement je n’avais pas emporté mes clubs de golf ! C’était ce poids excédentaire qui posait un problème. J’interprétais chaque gémissement et grognement du système hydraulique, chaque modification du bourdonnement des moteurs, chaque variation de poids et d’altitude comme autant de signes avant-coureurs du désastre. Même le doux carillon du système passager devenait un funeste présage. « Ding » – Ô mon Dieu, le commandant va annoncer que l’on doit amerrir. Ces secondes de panique semblaient durer des heures avant que je réalise qu’elles nous informaient seulement du fait que l’on pouvait maintenant fumer, défaire nos ceintures de sécurité ou que des boissons, un repas ou des produits en duty free allaient nous être proposés.

Lorsqu’on s’est finalement posé en douceur, et alors que la vitesse passait selon mes estimations de 800 km/h à 100 km/h, je me souviens de mon profond sentiment de soulagement. J’ai pensé : « Même si quelque chose tombe en panne, au moins on survivra. » Lorsque l’avion s’immobilisa enfin, ce fut une joie intense. Nous l’avions fait en toute sécurité. Au moins je pourrais profiter de mes deux semaines de soleil avant le vol de retour. Ma joie prit fin avec la formulation de ces trois derniers mots. Avant même d’être descendu de l’avion je commençais à m’inquiéter du vol de retour et mes deux semaines furent gâchées par cette pensée obsessionnelle.

Je trouve que la société est d’une manière générale trop désinvolte avec ceux qui souffrent de la peur de voler, que je citerai maintenant par les initiales PdV. On s’échine toute l’année pour gagner quelques semaines de vacances dans un endroit exotique. Une part non négligeable de notre revenu annuel est mise de côté pour les payer. Sans y être pour rien on peut être victime de PdV. Plutôt qu’une récompense, nos vacances annuelles tournent au cauchemar et en plus cela ne dure pas que deux semaines. Cela commence avec la réservation du vol et ne se termine que lorsque le vol retour est totalement fini. Et même à ce moment-là le problème n’est pas résolu : vous savez que vous devrez supporter cette malédiction toute votre vie.

 

JE VOUS PROMETS QUE NON ! ! !

 

Non seulement je vous promets que non, mais pourvu que vous suiviez toutes les instructions, lorsque vous refermerez ce livre, vous serez comme Adelle : prenant sur vous et affrontant votre prochain vol même s’il se trouve que c’est votre premier. Votre première instruction est :

 

SUIVEZ TOUTES LES INSTRUCTIONS

 

Chaque instruction que je vous donne est importante. La première est la plus importante car, si vous la suivez, vous ne pouvez échouer.

Les deux prochaines instructions sont les seules que je vous demanderai de suivre qui présentent des difficultés. Votre deuxième instruction est :

 

GARDEZ L’ESPRIT OUVERT

 

Bien sûr, on aime tous se croire ouvert et vous pouvez passer sur cette instruction sans vous arrêter et avec une certaine désinvolture. Si c’est le cas, vous ne la suivez déjà pas. J’ai besoin que vous soyez sceptique et critique non seulement de tout ce que je vous dis, mais aussi de tout ce que vous renvoie la société quelle qu’en soit la source. Plus précisément, j’ai besoin que, jusqu’à ce que vous refermiez ce livre, vous mettiez en cause vos propres certitudes au point même de douter d’avoir aujourd’hui peur de l’avion.

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