La retraite, c'est du boulot !

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Le passage à la retraite n’est pas toujours « un long fleuve tranquille » et les écueils sont souvent nombreux. Appréhendé ou désiré, il doit être réfléchi, contrôlé et tout simplement préparé. La vie à la retraite ne suit pas les mêmes principes que la vie professionnelle ; son architecture – et ce sera vous l’architecte – a ses règles spécifiques ; vous ne pourrez les ignorer.
Comment faciliter la transition entre le travail et la retraite ? Comment maintenir un réseau relationnel ? Comment continuer à vivre pleinement alors que votre forme physique commence à décliner lentement ? C’est à toutes ces questions que ce petit livre se propose de réfléchir avec vous.
Croyez-nous, la retraite c’est du boulot !

Publié le : jeudi 24 septembre 2015
Lecture(s) : 19
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782507053628
Nombre de pages : 128
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LARETRAITE C’EST DU BOULOT!
Avenue du Château Jaco, 1 - 1410 Waterloo www.renaissancedulivre.be
La retraite, c’est du boulot ! Pierre Vinot Couverture : Emmanuel Bonaffini Photographies : © Eelnosiva Imprimerie : Pulsio (France) ISBN :978-2-507-05331-4 Dépôt légal :D/2015/12.763/30 ©Renaissance du livre, 2015 Tous droits réservés. Aucun élément de cette publication ne peut être reproduit, introduit dans une banque de données ni publié sous quelque forme que ce soit, soit électronique, soit mécanique ou de toute autre manière, sans l’accord écrit et préalable de l’éditeur.
Pierre Vinot LA RETRAITE C’EST DU BOULOT!
Les clés d’un nouveau départ
Préface
La retraite, c’est du boulot ! Enfin un titre original qui illustre bien la transition que représente la retraite et l’importance de s’y préparer. Je rajouterai que la retraite est même un boulot d’avenir puisque, dans nos pays, les plus de 60 ans vont représenter une part de plus en plus importante de la population. Les seniors revendiquent un taux de bien-être bien supérieur à celui des générations qui les ont précédés. C’est une très bonne nouvelle. Cependant, les résultats d'études démographiques ne doivent pas nous faire oublier que la retraite est une transition majeure dans la vie. 80 % des jeunes retraités estiment avoir vécu un grand bouleversement la première année de leur retraite, et 50 %, avec le recul, s’y seraient mieux préparé. Les progrès de la science conjugués à une amélioration de l’hygiène de vie nous gratifient chaque année d’une espérance de vie augmentée d’un trimestre. Depuis 1950, vingt années sont venues s’ajouter aux cinq à huit années qui constituaient la durée moyenne de la retraite à l’époque. Cerise sur le gâteau, nos retraités aujourd’hui sont en bien meilleure santé et ne se destinent pas à une « retraite molle ». Pas étonnant que les auteurs d’articles et de livres sur le sujet associent systématiquement l’adjectif « active » à retraite. Les baby boomers, la nouvelle génération de retraités, doivent réinventer un nouveau modèle de retraite. Plus rien à voir avec la (trop courte !) période de repos qui s’imposait aux générations précédentes. Pierre Vinot illustre parfaitement ceci en expliquant qu’à cette phase de notre vie, nous en devenons l’auteur, en opposition avec notre rôle d’agent ou d’acteur dans le monde du travail. À la retraite, les repères imposés par quarante années de travail tombent. Le jeune retraité doit se reconstruire une identité et veiller à garder un réseau social. Être auteur de sa vie à la retraite c’est aussi apprendre à dire non. Un jeune retraité est très rapidement sollicité. Vous pensez, il a du temps libre, un cœur gros comme ça, un carnet d’adresses (encore bien fourni) et, pour certains, un bon coussin financier. Son entourage lui trouve très rapidement de nouveaux rôles sociaux. Les enfants le voient comme unhelp desk familial, prêt à garder au pied levé les petits-enfants. Ils se félicitent d’avoir sous la main un bricoleur hors norme grâce à qui le chantier interminable de la nouvelle maison va enfin progresser. Les parents du retraité y vont aussi de leurs sollicitations. Ils réclameront plus de visites, plus d’attention surtout si la perte d’autonomie les guette. C’est sans parler des connaissances qui les solliciteront pour les engager dans l’association du coin. La tentation est forte de répondre positivement à ces sollicitations : c’est tellement valorisant de se sentir utile. Au début de la retraite, il est conseillé de ne pas s’engager dans des activités chronophages dont on aurait des difficultés à se retirer. Mais alors comment y résister ? Une fois la retraite entamée, il faut éviter de s’oublier et, avant tout, penser à soi. C’est le moment d’apprendre ou de réapprendre à se connaître. La première année de la retraite, qui est ce que l’on appelle une « phase transitionnelle », est propice au questionnement. Le retraité traverse plusieurs étapes émotionnelles, il fait le deuil du travail. Vient ensuite le temps de la reconnexion avec ce qui le fait vibrer, le temps du ou des projets qui mobilisent son énergie vitale. Dans cette nouvelle édition, Pierre Vinot consacre un chapitre à la fin de carrière. Une fin de carrière sereine conditionne directement la manière dont sera vécue la transition vers la retraite. Contrairement aux idées reçues, si vous attendez avec impatience la retraite en vous désintéressant de votre travail, vous risquez de connaître des difficultés à construire vos projets de vie à la retraite. On dit parfois qu’avant 50 ans, la vie est un échauffement. À l’instar des grands sportifs, pour lesquels la préparation et l’échauffement conditionnent les performances, la retraite ne s’improvise pas. C’est le moment de réaliser vos rêves qui s’appuient sur les compétences, les valeurs qui vous ont plus ou moins guidé pendant la vie professionnelle. Il est illusoire de croire que la retraite est un départ à zéro.
Le livre que vous tenez entre les mains vous aidera à passer ce cap. Il est truffé de conseils et d’explications. L’auteur l’a agrémenté de nombreuses réflexions et analyses personnelles à réaliser. On y reconnaît l’expérience de l’animateur de séances de préparation à la retraite et du DRH. Je ne peux que vous inviter à user et abuser de ces exercices. En couchant sur papier les résultats de ces analyses, vous vous projetez déjà dans la retraite. Relisez régulièrement les résultats et identifiez les évolutions. Vous apprendrez aussi à guetter les signes avant-coureurs d’un effritement de votre réseau et à éviter de tomber dans l’anorexie sociale. Une dimension à ne pas négliger à la retraite est celle du couple. Inévitablement le passage à la retraite d’un des conjoints impacte l’autre, retraité ou non. Je vous invite à parcourir ce livre à deux. Quand ce sera le tour du deuxième conjoint de passer à la retraite, relisez ce livre et refaites les analyses et les réflexions. Certains repères dans le couple et à la maison vont à nouveau changer ; une fois de plus,La retraite, c’est du boulot ! vous guidera dans ces changements. Je terminerai cette préface en citant Benjamin Franklin : « La réussite, ce sont vos rêves qui mettent leur vêtement de travail. » Alors, au boulot ! Pour sans doute la première fois de votre existence, vous aurez la possibilité d’être auteur de votre vie. Pierre Degand Fondateur de Sequoia Ways - préparation à la retraite et réseau pour jeunes seniors. www.sequoiaways.be
Préambule
Voilà trois ans déjà que nous avons publiéP… déjà la retraite et je ne suis même pas prêt(e). Depuis, j’ai animé des dizaines de séminaires de préparation à la retraite, discuté avec des centaines de participants, reçu les critiques de nombreux lecteurs. Ceci m’a amené à conforter la plupart des idées et des analyses présentées mais aussi à regarder différemment certains aspects de ce formidable changement de vie que marque l’arrêt de l’activité professionnelle et le passage à la retraite.P… déjà la retraitefut vite épuisé, nous avons décidé de faire une réédition en l’enrichissant, en modifiant et même parfois en remettant en cause certains développements. Ce n’est pas seulement notre vision qui a évolué, c’est la retraite elle-même, sa représentation, son image et, surtout, son vécu dans notre société qui changent. En intégrant ces évolutions, en les relisant,P… déjà la retraitenous a semblé dépassé, c’est pour cela que le titre même de ce petit traité devait changer et que vous avez donc en main :La retraite, c’est du boulot !et vous verrez, tout au long de ce livre, que ce titre a du sens. Pointons dès ce préambule quelques changements. Commençons d’abord par ce qu’il nous faut appuyer : Oui, pour nombre d’entre nous, le passage à la retraite bouleverse nos rythmes, nos habitudes, nos zones de confort, nos zones de stress… bref, quasiment toute la vie que nous avons établie, essayé d’équilibrer, fréquemment aimée, parfois haïe, pendant souvent plus de quarante ans d’activité professionnelle. Et ce bouleversement, même désiré, même vécuaprioriune comme libération, peut nous perturber, nous déstabiliser et même mettre en marche des mécanismes de décompensation physique ou psychique. Osons le dire, tous ceux qui partent à la retraite ne quittent pas forcément « un bagne ». Osons le dire, certains d’entre nous se sont réalisés, se sont même « éclatés » dans leur vie professionnelle, et même pour ceux qui ont connu des phases de souffrance forte, de rupture, de stress, de risques psychosociaux, nous pouvons espérer que pendant quarante ans ils ont eu aussi une part de plaisir, de réalisation, d’équilibre. Partir à la retraite c’est quitter une vie, une vie qui a eu des hauts et des bas, mais une vie ! Et ce n’est pas si facile de quitter une vie qui est, et qui restera, une des vies essentielles de notre vie ! Oui, nous avons eu d’autres vies : nous avons eu une vie d’enfant portée, espérons-le, par l’insouciance liée à l’amour de nos parents. Oui, nous avons eu une vie affective avec nos amours parfois longs parfois brefs, parfois sereins parfois passionnés. Oui, nous avons eu, le plus souvent, une vie de parents avec des enfants, pas toujours faciles, mais qui sont les nôtres. Oui, nous allons avoir une nouvelle vie : celle de la retraite qui, elle aussi, aura ses joies et ses peines ; mais pour construire cette nouvelle vie, ne nions pas nos vies précédentes. On ne construit pas le futur en détruisant le passé. Tout au long de ces animations, j’ai été frappé par les mécanismes de déni qui pouvaient apparaître chez certains participants : arrêter de travailler, ce n’était, ça ne pouvait être que du bonheur. La retraite étant, par eux, appréhendée comme le nouvel « eldorado » de leur vie. Eh bien non, la vie à la retraite, comme toutes nos autres vies, va avoir, elle aussi, ses hauts et ses bas, et c’est pour cela qu’il nous faut la préparer, la construire. Il va nous falloir être attentifs à son déroulement, savoir l’orienter, l’accompagner. Il va nous falloir rester vigilants, regarder différemment ! Je vous le confirme, la retraite c’est du boulot ! J’ai été – encore plus que je ne le pensais – frappé par la diversité des profils humains et, peut-être plus encore que je ne l’ai dit dansP… déjà la retraite, par le fait qu’il n’y a pas un modèle de vie du parfait retraité, et tant mieux. Au contraire de la vie professionnelle, qui a eu parfois tendance à vouloir nous faire rentrer dans des moules, à nous imposer des modes de fonctionnement, à la retraite, c’est nous qui choisissons nos règles de vie, nos rythmes, nos comportements. Pour nombre d’entre nous, ce sera véritablement la première fois que nous n’aurons plus d’« autorité supérieure » : plus d'autorité parentale ou professorale, plus de devoirs
à rendre, plus de « chefs », plus d’objectifs à atteindre ou de positionnement hiérarchique auquel il faut correspondre ! Chacun de nous a ses moteurs. Ils étaient présents dès le départ ou se sont construits tout au long de notre vie, peu importe mais, à 65 ans, ils sont là, en nous, et nous ne pouvons pas les ignorer. Certains participants affirment qu’une fois à la retraite, ils vont changer complètement de vie, que, enfin, ils vont pouvoir être en accord avec eux-mêmes : être solitaire, un peu « ermite » alors qu’ils ont eu une vie sociale très développée, être sans enjeu, sans désir de gagner, sans stress, alors qu’ils se sont toujours fixé des objectifs ambitieux, qu’ils ont été « en compétition » permanente, en tension forte, ou au contraire qu’ils vont pouvoir enfin se réaliser et être « des vedettes » alors qu’ils n’ont, jusqu’alors, joué que des seconds rôles. Oui, rêvons un peu, c’est possible ! Mais permettez-moi de le dire : très fortement improbable ! Non pas qu’il n’y aura pas de changements le jour de votre passage à la retraite, oh que si !, mais ceux-ci se construiront sur les bases de ce que vous êtes. Votre vie à la retraite, vous allez la construire sur ce que vous êtes au plus profond de vous. Mais n’oubliez pas que ce que vous avez été tout au long de votre vie passée, fondamentalement, vous l’avez construit sur les mêmes bases. « Le changement dans la continuité. » Cette formule classique, c’est une formule que vous pouvez faire vôtre pour construire vos projets en pensant que, tout simplement, pour votre nouvelle vie à la retraite, vous allez hériter de vous-même, hériter de tout ce que vous avez construit en vous au cours de votre vie et notamment de votre vie professionnelle. Les participants à ces séminaires de préparation à la retraite n’étaient, par définition, pas encore à la retraite. Pour certains, le passage était tout proche : quinze jours, un mois, trois mois mais, pour d’autres, l’échéance était beaucoup plus lointaine : un an, deux ans, voire trois ans et plus, et avec ceux-là, les questions de « Comment quitter l’entreprise ? » « Que laisser, que transmettre ? » ou « Comment mettre sereinement un point final à sa vie professionnelle ? » se posaient fréquemment avec intensité. J’ai donc décidé, dans cette nouvelle édition, de rajouter un chapitre sur cette thématique de « Comment quitter sereinement l’entreprise ? ». Aux changements de cadre de vie, de statut, aux changements psychiques qui accompagnent la prise de la retraite s’ajoute souvent une crainte importante : la peur de la vieillesse, d’une certaine dégradation physique. Oui, c’est vrai, nous n’allons pas rajeunir et la fréquence de nos maux physiques ne peut que s’accélérer. Pour autant, nous pouvons gérer ce vieillissement physique et, dans une certaine mesure, le limiter et le freiner. Nous avons, au cours de nos séminaires, abordé cette question, notamment en coanimation avec le docteur G. Besse, gérontologue, que je remercie ici. J’ai donc aussi décidé de rajouter un petit chapitre sur « Vieillir, oui, mais pas trop vite ! » où nous aborderons les facteurs et mécanismes du vieillissement et quelques conseils pour le ralentir. Merci à vous, participants et lecteurs, ce livre est à vous qui, par vos remarques, vos critiques, l’avez modifié, enrichi ! Dans ce livre comme dans le précédent, je m’adresse à vous en utilisant le « nous », ce n’est certainement pas un « nous royal », mais plus simplement parce que les idées exposées et les scènes de vie relatées sont de vous. Plus encore, ce « nous » vous inclut : – Vous qui allez partir à la retraite ou qui y êtes depuis peu aujourd’hui et qui avez participé à un de nos séminaires de formation pour vous préparer à ce changement important dans...
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