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La vie de Bernard Moitessier à travers son Thème Astral

De
110 pages

La lecture de cette étude astrologique m'a beaucoup intéressé. Depuis longtemps, je suis persuadé que l'astrologie n'est pas une science de charlatans, mais plutôt un mélange de science et d'art dans l'interprétation d'un thème astral.

Il me semble assez logique que la position des astres au moment de notre naissance imprime quelque chose d'indélébile dans notre psychisme. Cela ne retire en rien à notre libre arbitre, mais peut nous aider à mieux connaître certaines tendances de nos comportements.

Une bonne connaissance de notre thème astral pourrait nous inciter, par exemple, à ouvrir l'oeil pendant certaines périodes plus dangereuses, ou moins néfastes, de notre parcours sur cette planète. Et aussi, à foncer quand les astres sont en bonne position. Plusieurs astrologues sérieux, et qui ne savaient rien de moi, m'ont appris (un peu tard) que les astres n'étaient pas du tout en bonne position lors de mes trois naufrages. Ils m'avaient parlé, aussi, de la période très difficile qu'il me faudrait traverser par la suite (après le naufrage deJoshua) pendant la rédaction deTamata et l'Alliance. Ainsi, j'étais averti... sans que je puisse cependant imaginer que ce dernier livre exigerait huit ans et demi de travail acharné, qui me mettrait sur les rotules. Ainsi va la vie. Et je ne regrette rien !

Bernard Moitessier.


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Contenu

  1. PRÉFACE
  2. INTRODUCTION
  3. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU THÈME
  4. PREMIÈRE PARTIE:
  5. DEUXIÈME PARTIE:
  6. TROISIÈME PARTIE:
  7. QUATRIÈME PARTIE:
  8. CINQUIÈME PARTIE:
  9. CONCLUSION
  10. BIBLIOGRAPHIE
  11. Du même édteur...

Marie-Jeanne Krafft

La vie de

Bernard Moitessier

à travers son

Thème Astral

EDITIONS L’ANCRE DE MARINE

2, rue des 4 Moulins

27400 – LOUVIERS

www.ancre-de-marine.com

ISBN : 9782841412983

Franck Martin – 2 014 – Louviers – France

pour la présente édition.

Tous droits réservés.

PRÉFACE

par Alexander RUPERTI

Dans ce livre, Marie-Jeanne Krafft a réussi la tâche difficile de réunir technique astrologique et biographie d’une manière vivante et pleine d’intérêt.

Je suis personnellement reconnaissant à Marie-Jeanne Krafft d’avoir présenté un exemple probant de la façon dont peut être utilisée l’approche de l’astrologie élaborée par Dane Rudhyar. Ce livre est donc une introduction valable pour démontrer que l’astrologie humaniste est un moyen de comprendre la signification de ce qui se passe dans l’actualisation progressive de la destinée d’un homme vraiment individualisé.

L’auteur nous fait sentir le processus dynamique qui se déroule à travers le vécu de chaque être créatif et nous révèle la qualité humaine spécifique qui s’est manifestée à travers la forme humaine que nous connaissons sous le nom de Bernard Moitessier.

Je recommande chaleureusement ce livre à tous ceux qui veulent comprendre à quoi peut servir l’astrologie quand le sujet est maîtrisé de manière intelligente.

INTRODUCTION

Je ne sais pas si l’écriture est comme la mer, un des rares domaines où l’on est encore entièrement libre et responsable sans pouvoir recourir à une quelconque assistance en cas d’accident, mais je ne peux nier que face à la feuille blanche au début de ce travail, j’ai un sentiment analogue à celui du marin devant l’océan au moment de larguer les amarres : il me faut « tuer le rêve et inventer un nouveau rêve : celui du voyage » (29). Qu’il soit sur l’océan, dans le désert, la montagne ou le cheminement d’une vie, c’est toujours une aventure de laquelle on ne peut que revenir avec « d’autres yeux ».

Comme dans mes précédents travaux d’écriture, la source, la motivation est toujours une histoire d’Amour au sens où St Exupéry en parle dans « Pilote de Guerre » :

« L’amour véritable : un réseau de liens qui fait devenir ». Des liens, notre vie en est tissée, même si leurs qualités sont variables. Il y a ceux que l’on subit, pas toujours bien intégrés, mais qui sont indissociables de toute humanité et que je situerai dans l’inconscient collectif. Il y a ceux qui pèsent par leur contrainte dans le quotidien et ceux que l’on goûte dans la plénitude de la vie. Et il y a ceux qui existent avant même d’avoir été exprimés, vécus, et que la grâce permet de créer un jour, tel un rayon de lumière qui éclaire un angle invisible jusqu’alors. Je situerai Bernard Moitessier dans ces derniers.

Je l’ai découvert par la lecture de « La Longue Route » durant une croisière d’été. C’était le deuxième écrivain-marin que je lisais, dont le récit allait bien au-delà d’une simple aventure sur les mers du globe. Et la quête qui s’en dégageait n’était pas étrangère à la mienne. Qui étaient ces êtres pour lesquels l’appel du large s’est transformé en chemin initiatique ? J’avais envie de creuser, d’extraire, par le jeu des cycles planétaires, la dynamique de cette intention de l’univers qui est derrière toute manifestation de vie.

C’est ainsi que j’ai rencontré Bernard et que dès notre première entrevue il m’a témoigné une confiance rare, en me remettant le manuscrit de son autobiographie (c’était à la fin de l’année 90) et une aide appréciable par l’envoi de chaque nouveau chapitre écrit.

Est-ce ce génie des signes de feu, particulièrement du Bélier, signe de tous les commencements, dont l’intuition* les porte vers l’inconnu avec une foi inébranlable ?

Est-ce le développement de l’aspect ondulatoire de la matière que nous sommes et l’interférence de nos « champs » vibratoires qui ont permis la beauté de cette rencontre ?

Quelles que soient les hypothèses et les réponses qui en découlent elles ne sont pas de l’ordre du rationnel, dû visible. Elles participent à cette manifestation de la réalité qui n’attend que la main ou le regard de l’homme pour exister. Cette réalité-là échappe à la mesure, à une saisie quantitative du réel, pour faire place à une saisie qualitative. Et c’est dans cet état d’esprit que je souhaite travailler l’autobiographie de Bernard.

Et pour clore cette introduction, qu’il trouve ici toute ma gratitude pour ce cadeau inattendu qui signe le début d’une belle histoire.

* j’emploie le terme d’intuition dans le sens que Jung en a donné, c’est-à-dire une certitude totalement irrationnelle projetée dans le futur.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU THÈME

Bernard Moitessier est né le 10 avril 1925 à Hanoï. Son dessin planétaire est de type « splash » (8 Signes, 8 Maisons). Cela signifie potentiellement la capacité de relier des choses très diverses, apparemment sans lien, des intérêts multiples, la capacité de mettre de l’ordre là où les autres ne voient que confusion. Ce type peut être compétent dans de nombreux domaines et s’activer dans un grand nombre de directions. Il ne devrait donc pas chercher une voie unique de réalisation. C’est ce que Marc Jones appelle le « prototype du citoyen universel », capable d’envisager et de comprendre à la fois lui-même et le monde qui l’entoure dans une perspective plus vaste, universelle ou cosmique (6).

À l’intérieur du dessin, deux configurations :

- un grand trigone d’eau qui accentue la recherche d’harmonie universelle, d’autant plus qu’Uranus et Pluton y sont inclus ;

- une croix en T qui focalise les énergies sur Soleil-Vénus (idéal et valeurs) et donne une importance particulière à la Maison I : Qui suis-je ? Comment me construire pour atteindre mon idéal ?

La vie de Bernard Moitessier illustre bien le côté splash : de l’entreprise familiale (une maison commerciale : Jupiter en IV) à son intérêt pour les bateaux né très vite, à tous les métiers manuels qu’il a pratiqués pour vivre et entretenir son bateau, au travail d’écrivain qui découle de sa vie en mer, Bernard Moitessier est le citoyen universel qui, en courant les mers du globe, a tenté de relier deux civilisations : l’Orient et l’Occident. Et les nombreuses activités qu’il a pratiquées ne sont pas tant une capacité de base qu’une réponse à son besoin d’universalité, de découverte du monde.

Celle-ci va passer par l’action (Cardinal, Maisons angulaires) et les relations humaines (mode Mutable absent dans les oppositions). Il est capable de saisir toutes les opportunités dans ses relations, sa famille, la société et en lui-même. Avec ses oppositions, son type Pleine Lune, il y a une potentialité de grande conscience de soi et des autres, d’objectivité qui peut déboucher sur un pouvoir dans le monde, un accomplissement social qui laisse son empreinte par une consécration de sa vie à l’essentiel (Pluton).

Le problème du Cardinal est de ne pas toujours réfléchir aux conséquences de ses actes et de ne pas tenir assez compte des autres. Je ne sais pas comment ce dernier point a joué dans la vie relationnelle de Bernard Moitessier, mais, en tous les cas, ce qui colore ses écrits, c’est l’importance du mode Cardinal au niveau de son incarnation, être et croître :

La vie est une chose merveilleuse quand on peut la vivre vraiment, quand seul compte l’instant présent comme pour les animaux. (3).

Prendre des ris, larguer des ris, prendre des ris, larguer des ris, vivre avec la mer, vivre avec les oiseaux, vivre avec le présent, ne jamais regarder au-delà d' aujourd' hui, savoir que tout s’arrange avec le temps (3).

Marie-Thérèse, c’est la riche solitude des grands espaces où le passé et le futur se confondent pour devenir l’instant présent dans le chant de la mer (4).

Le but créateur d’un Soleil Bélier en VII est d’être un initiateur, un stimulateur de valeurs nouvelles, issues d’un passé désuet et révolu, et de les mettre en pratique dans sa façon d’être au niveau relationnel. Son idéal est fondamentalement dans l’action, l’acte créateur, mais il doit trouver un sens dans la relation (Maison VII) et, par là même, aboutir à la découverte de lui-même (AS Balance).

Ses relations riches, toujours portées sur le futur, idéalisées, vont lui permettre de se construire. Cette construction de lui-même va être aidée par cet idéal, sa vitalité, ce qui l’illumine intérieurement et sa capacité d’inclusivité, de sentiments universels ; mais le risque est de rester dans le rêve, l’illusion, le romantisme. Les relations personnelles peuvent déboucher sur une compréhension des sentiments collectifs.

Par contre les difficultés naîtront :

- d’une part, de la nécessité de réajuster sans cesse ses valeurs à sa vie (quinconce Saturne-Vénus), ses bases personnelles, son centre, aux moyens qu’il a à sa disposition.

- d’autre part, de la mise en doute de son idéal et de ses valeurs pour aboutir à une plus grande efficacité dans sa responsabilité sociale. C’est un être qui a une très forte conscience planétaire, qui peut la transmettre, mais doit la nettoyer de tout le superflu en allant jusqu’au bout de lui-même, La vitalité peut être minée par ce besoin d’aller à l’essentiel. Il doit démontrer ses croyances par des actes, défier les superficialités culturelles pour obliger les gens à revenir à des choses essentielles, C’est sa vie intime relationnelle qui est le champ le plus touché par la tension entre conscience universelle et son intégration sociale : cela a pu entraîner des problèmes dans ses relations. D’un côté, grande foi en sa vie intérieure, ses acquis, ses racines, que toutes les expériences sociales vont développer, de l’autre, la nécessité d’un dépouillement radical, cathartique, de tous les faux dieux. La résolution de cette tension va déboucher sur une conscience accrue de son identité et de ses potentialités.

Pour manifester concrètement cet idéal, tout le domaine secret, intime, des sentiments et de l’intensité émotionnelle est à l’œuvre. Son écriture, telle un nuancier aux couleurs léchées par une multitude de bains, trempe sa plume dans la profondeur et l’authenticité de ses émotions. Et, de ces bains successifs, inversement proportionnels aux couches successives desquelles il a fallu se débarrasser pour aller toujours plus loin en soi (Lune maître de Pluton), naîtra une expression de plus en plus juste de l’être. Et, avec Saturne, les « couches » vont prendre une forme très tangible, matérielle : trois naufrages dans sa vie l’ont laissé à chaque fois "nu comme un ver",

Avec Saturne rétrograde, il ne peut accepter les valeurs sociales en termes de sécurité et de stabilité, et surtout pas le modèle de son père. Son sens de sécurité intérieure se base sur des transformations du monde des sentiments, vécus dans les relations, et de profondes crises psychologiques de dépouillement pour renaître, Avec Saturne en II, la tâche est de concentrer son sentiment de propriété en soi-même, ne pas chercher l’expansion dans des domaines nouveaux toujours plus vastes, mais essayer de focaliser des valeurs et énergies traditionnelles autour de son propre centre (7). Cela pose évidemment un problème avec le dessin planétaire de type splash et, à mon sens, le génie de Bernard Moitessier est justement cet instinct de la sagesse que la tradition orientale lui a légué et qui l’anime dans toute situation.

On retrouve cette connexion avec la sagesse dans son type de mentalité : avec Mercure Epiméthée rétrograde, la pensée cherche à se déconditionner de toutes les valeurs collectives et cela est d’autant plus fort que Mercure est maître de maisons cadentes. Celle mentalité est une semence vers quelque chose de neuf et a conscience du fait que ses limitations sont un conditionnement du passé.

Cette sagesse dont il est porteur trouve son expression dans les deux Yods de son thème. Le Yod, cette configuration qui demande un travail perpétuel, sans relâche, à soi-même, ne peut, à mon avis, être vécu positivement sans une dimension spirituelle qui, elle seule, peut étouffer le découragement dont il s’accompagne souvent.

Le premier (Jupiter sextile Uranus, les deux quinconces Neptune)...