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Le courage d'être libre

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72 pages

Comment surmonter nos colères, nos culpabilités et ces pensées négatives qui, jour après jour, nous minent ? Dans Le courage d'être libre, Guy Finley nous montre la voie pour cesser de s'identifier à ces tourments, se libérer de l'angoisse, du doute, du ressentiment. Il est en effet possible de retrouver notre être véritable, libre et sans peur, qui se cache derrière le vacarme de nos inquiétudes et de redécouvrir ainsi la joie et le bonheur d'être. La sagesse à la portée de tous.



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couverture
Guy Finley

Le Courage d’être libre

Se libérer de la peur et de l’angoisse

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Claire Désinde

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Introduction

Qu’allez-vous apprendre dans ce livre ?

Avez-vous le courage d’être libre ? Le courage non seulement d’aspirer à la liberté, mais d’aborder chaque instant qui s’écoule en sachant que vous avez le droit et la force spirituelle de balayer les peurs, les angoisses et les doutes ?

Si vous avez déjà essayé de chasser ce qui vous assaille lorsque survient un changement, alors vous avez conscience de ce qui vous attend. C’est une chose de chérir la liberté et de la désirer ; c’est une tout autre paire de manches de mobiliser le courage nécessaire pour briser vos entraves ! Pourtant, la liberté est à votre portée. Pourvu que vous soyez prêt à découvrir la vérité sur vous-même – et sur ce que vous n’êtes pas.

Ainsi, vous n’êtes pas assimilable au sentiment d’inadaptation qui vous pousse à renoncer à vos rêves.

Vous ne vous résumez pas non plus au besoin compulsif de flatter les autres afin de vous attirer leurs faveurs.

Vous ne vous confondez pas avec les souvenirs sinistres qui vous harcèlent et vous accablent de chagrin et de regrets.

En réalité, on ne peut vous assimiler à aucune de ces pensées défaitistes qui tentent de vous entraîner vers le bas et de vous obliger à chercher un nouveau « pouvoir » pour vous sauver – une fois de plus ! Lorsque ces faits vous apparaissent dans leur éclatante vérité, vos yeux s’ouvrent tout grands sur une évidence sublime : aucun « pouvoir » nouveau n’est nécessaire pour parvenir à la liberté. Les prétendus « chemins du pouvoir » ne mènent nulle part. La liberté spirituelle dont vous rêvez s’offre d’elle-même à vous, à condition que vous cessiez de vous considérer comme un être sans défense face aux pensées et aux sentiments mortifiants !

En lisant Le Courage d’être libre, vous aurez la joie de découvrir qui vous êtes vraiment, quel est votre Moi originel qui ignore la peur. Et plus jamais vous ne serez l’esclave d’une situation étrangère à votre volonté – qu’elle soit intérieure ou extérieure –, car le soleil finit toujours par l’emporter sur les ténèbres.

Première partie

Lâchez prise et regagnez votre liberté

1

Découvrez les trésors de votre vrai Moi

Les saints et les sages de toutes les traditions millénaires, hommes et femmes, Orientaux et Occidentaux, d’hier et d’aujourd’hui, vous adressent le même message :

Vous avez reçu un fabuleux héritage.

Un coffre au trésor vous attend, plein de dons spirituels ; il vous suffit d’en réclamer la propriété. Mais il ne s’agit pas d’un trésor ordinaire : ce grand coffre contient un coffre plus petit, qui à son tour en contient un autre, et ainsi de suite… Et chacun d’entre eux abrite une récompense qui augmente la valeur des précédentes ! Mais avant d’examiner le contenu de tous ces coffres emboîtés les uns dans les autres, intéressons-nous au premier.

Voici ce que vous réserve le plus grand coffre :

Le droit, conféré par votre naissance, d’être libre.

Arrêtons-nous un instant sur la munificence de ce cadeau, et songeons au nombre de fois où nous nous sommes enfermés sans y prendre garde dans la prison des pensées et des sentiments dégradants.

Nous savons déjà que l’angoisse, le doute, le ressentiment et la peur – quelles que soient les formes qu’ils revêtent – maintiennent en captivité les imprudents qui tombent dans leur piège funeste. Mais votre droit de naissance vous autorise à vous émanciper de ces états négatifs, même si les circonstances vous semblent désespérées. Et ce n’est pas tout.

Vous avez aussi le droit d’identifier la colère et la frustration, et de les considérer à juste titre pour ce qu’elles sont : de faux pouvoirs grimés en guides précieux pour traverser les épreuves. De même que les fleurs se substituent aux mauvaises herbes dans un jardin soigné, ces faux pouvoirs cèdent leur place à des pouvoirs authentiques nommés bonté, patience et amour. Ces derniers sont les fruits d’une lumière vivante qui balaie délicatement les derniers obstacles à votre libération.

À présent, qu’en est-il des autres coffres – et des autres composantes de votre héritage.

Sans vouloir déflorer les plaisirs de la découverte, je peux vous annoncer que vous y trouverez les connaissances spirituelles dont vous aurez besoin pour revendiquer les droits appartenant à votre Moi originel. Voici une liste incomplète de ces merveilleux cadeaux :

  1. Une foi inébranlable dans la bonté de la vie.

  2. Une confiance absolue dans la justice, en dépit des apparences provisoires.

  3. Une relation apaisée avec un ordre des choses immémorial, dont dépend directement votre succès.

Le moment est venu d’ouvrir le premier de ces coffres pleins de trésors spirituels et de réunir les éléments grâce auxquels vous pourrez revendiquer votre héritage de liberté. Nous allons commencer par une histoire riche en surprises, par une parabole qui nous donnera les moyens de tenir cet engagement :

Vous avez le droit de parcourir le chemin de la vie sans jamais redouter ce qui vous attend.

2

Balayez les idées fausses pour conquérir votre liberté

Il était une fois un vieux hibou grand-duc répondant au nom de Salomon. Comme tous ses congénères à travers le monde, il avait pour mission de survoler quotidiennement son secteur de campagne afin de veiller au bien-être des créatures qui le peuplaient. Une part de ses responsabilités consistait à arbitrer les conflits opposant différentes espèces et à rétablir l’équilibre harmonieux de la nature le plus vite possible. Même si les parties en litige n’adhéraient pas toujours sur-le-champ à la sagesse de Salomon, elles savaient qu’un être capable de voir dans l’obscurité méritait qu’on lui prête une oreille attentive dans les moments de trouble et de conflit.

Par un beau matin de septembre, Salomon survola une vallée qu’il n’avait pas visitée depuis quelque temps. Grâce à son point de vue privilégié, il put constater que l’automne avait déjà revêtu de ses couleurs la cime de nombreux arbres, et que les saumons remontaient le courant de manière à frayer sur leur lieu de naissance. Les rives du cours d’eau accueilleraient bientôt le festin des ours, et avec lui le rassemblement des aigles, des corneilles et des goélands aux cris rauques et incessants. Il avala une goulée d’air frais, heureux de vivre et de goûter le silence profond du ciel.

Salomon aimait cette région. Le fond de la vallée, d’un vert foncé, s’étendait au pied d’une haute montagne. La fonte de la neige qui coiffait son sommet alimentait la rivière et les ruisseaux serpentant à travers la forêt, puis dans les champs situés en contrebas. Vu de haut, tout paraissait calme et ordonné dans cet univers harmonieux. Mais tandis qu’il s’apprêtait à virer sur l’aile en direction du sud, un détail incompréhensible au premier abord attira son attention. Il modifia sa trajectoire d’un simple mouvement de la tête et revint examiner cela d’un peu plus près. Alors il n’en crut pas ses yeux !

Tels des soldats paradant sur un terrain de manœuvres, cinq aigles royaux marchaient en file indienne. Un tel comportement n’avait rien d’inhabituel, et Salomon n’y aurait sans doute pas prêté garde sans une bizarrerie supplémentaire. Les cinq aigles portaient chacun un casque d’aviateur, des lunettes de protection et un imperméable !

« De quoi diable s’agit-il ? » se demanda Salomon en décrivant un cercle à basse altitude afin de confirmer ce que ses yeux refusaient de croire. C’était pourtant la vérité : non seulement ils étaient affublés de tout cet équipement, mais ils portaient tous les cinq un sac en bandoulière ! Salomon atterrit sans un bruit devant les aigles et les salua ainsi :

— Bonjour, les amis… comment allez-vous aujourd’hui ?

Après quelques instants d’un silence embarrassé, le chef des aigles répondit au nom de ses compagnons :

— Nous te remercions de ta sollicitude, vieux hibou. Tout va pour le mieux.

Tandis que les autres aigles hochaient la tête en signe d’acquiescement, il ajouta :

— En quel honneur ta visite, si tu me permets de poser cette question ?

— À dire vrai, répondit Salomon, je n’étais pas venu dans cette région depuis plusieurs mois. J’étais en train de la survoler lorsque j’ai regardé vers le sol et que je vous ai aperçus tous les cinq marchant l’un derrière l’autre avec… cet attirail.

Sa voix se fit interrogative à la fin de sa phrase, afin de les encourager à expliquer leur étrange attitude, en vain. Faute d’obtenir une autre réaction qu’un nouveau silence gêné, Salomon décida de tenter une approche plus directe :

— Écoutez, les amis, loin de moi l’idée de me mêler de vos affaires, mais je vois bien qu’il y a ici quelque chose de bizarre.

Puis il baissa la voix – pour qu’ils comprennent qu’il n’avait nulle intention de les défier – et précisa sa pensée :

— Hormis le fait que vous marchiez, alors que vous pourriez facilement gagner votre destination en volant, ne trouvez-vous pas un peu curieux tous ces équipements d’aviateurs, sans parler de vos sacs en bandoulière ?

Salomon écarquilla encore ses yeux déjà ronds comme des billes dans l’espoir de les convaincre de son sincère intérêt pour leur sort, mais comme personne ne parut s’en soucier, il posa carrément sa question :

— L’un d’entre vous veut bien m’expliquer ce qui se passe ici ?

Le troisième aigle sortit du rang et n’essaya même pas de masquer l’irritation que révélait sa voix.

— Qu’est-ce que tu entends par « ce qui se passe ici ». C’est pourtant évident !

Avant que Salomon puisse répondre, le quatrième aigle fit chorus d’une voix aussi aiguë que son bec jaune vif :

— Nous nous rendons sur notre rive favorite pour récupérer les restes de poissons et chasser les proies dont nous avons besoin. Voilà l’explication, puisque tu tiens à tout savoir !

— Voyons si j’ai bien compris, dit Salomon en désignant leur attirail d’un large geste de son aile. Vous comptez marcher deux kilomètres avec tout ce barda pour rejoindre votre site de pêche préféré. C’est bien cela ?

— Es-tu sourd et aveugle, vieux hibou ? intervint le chef des aigles en lui signifiant clairement que la conversation était close. Laisse-nous tranquilles !

Lors de ses précédentes rencontres avec eux, Salomon avait appris que les aigles royaux étaient des créatures patientes et puissantes, auxquelles leur naissance conférait le droit de planer dans les immensités du ciel. Outre leur attirail très bizarre, l’intolérance avec laquelle ils répondaient à ses questions amicales l’amena à tirer deux conclusions : il s’était produit quelque chose de terrible, et il était de son devoir de découvrir quel malheur avait affecté ces magnifiques oiseaux.

Salomon étendit ses larges ailes et prit son essor en prononçant ces dernières paroles :

— Si vous voulez bien m’attendre ici, je serai très vite de retour ! Sinon, ne vous inquiétez pas. Je saurai vous trouver où que vous soyez.

Les cinq aigles échangèrent de brefs regards avec l’air de se dire : « Qu’est-ce que ce vieux hibou peut bien avoir derrière la tête ? » Puis ils reprirent leurs places respectives dans la file indienne et se remirent en marche vers leur site de pêche favori.

Tandis qu’il s’élevait en altitude, Salomon fut assailli par ses pensées. Quelqu’un ou quelque chose avait réussi à priver les aigles de leur liberté sans même qu’ils s’en aperçoivent ! Sa première tâche allait donc être de résoudre cette énigme, pour pouvoir ensuite les aider à regarder en face leur triste situation. Mais par où commencer ?

Son esprit s’éclaircit pendant qu’il montait dans le ciel limpide de l’après-midi. Au lieu de se demander à qui ou à quoi il devait adresser ses blâmes, il commença à s’interroger sur la raison qui avait pu conduire quelqu’un à priver un aigle de son droit naturel à voler. La réponse lui sauta aux yeux.

Il vira sèchement, cap au sud, sur un petit vallon boisé où les corneilles aimaient se rassembler. En approchant de cet endroit très retiré, il se mit en mode furtif et se posa discrètement en haut d’un arbre assez éloigné. Malgré la distance, il entendait croasser les corneilles, dont les voix arrogantes confirmèrent son intuition initiale.

Salomon n’avait rien contre les corneilles, car sa longue expérience lui avait appris que tous les êtres, quel que soit leur caractère, jouent un rôle utile dans l’harmonie invisible mais subtile de la vie. Simplement, les corneilles n’étaient pas ses créatures favorites du fait de leur penchant à profiter du travail des autres et à dérober par la ruse ce qu’elles étaient incapables de se procurer par des moyens honnêtes.

Après les avoir écoutées quelques instants, il obtint la réponse qu’il cherchait. Les corneilles, en effet, se querellaient pour savoir laquelle d’entre elles pouvait se vanter d’avoir empêché les aigles de voler. C’est alors qu’une voix s’éleva au-dessus du brouhaha. Salomon la reconnut instantanément. C’était celle de Lucius, le « roi » autoproclamé des corneilles et le principal fauteur de troubles dans un rayon de vingt-cinq kilomètres à la ronde.

— Je dois admettre que si je ne les avais pas vus de mes propres yeux, disait Lucius, je ne l’aurais jamais cru. Qui aurait imaginé que les grands aigles étaient si faciles à berner ?

— Comment ça ? s’exclama l’une des corneilles qui sautillait de branche en branche dans un arbre voisin. « Qui aurait imaginé ? » Tu as déjà oublié que c’était mon idée.

Elle s’immobilisa, le temps de toiser ses compagnes et de les défier de contredire cette revendication. Puis elle reprit :

— C’est la stricte vérité. Je vous avais bien dit qu’une fois les aigles convaincus de devoir chausser des lunettes pour protéger leurs yeux sensibles, ce serait un jeu d’enfant que de les inciter à endosser le reste de l’attirail.

— Bla bla bla, la coupa une grande corneille perchée trois branches au-dessous de Lucius et de sa garde rapprochée. Je suis d’accord pour rendre à César ce qui appartient à César. Mais le mérite ne t’en revient pas à toi toute seule. C’est moi et personne d’autre qui les ai convaincus d’enfiler des imperméables afin de garder leurs plumes de vol bien au sec. Et dans la foulée les casques d’aviateur… Un vrai coup de génie !