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Le médecin quantique

De
168 pages
Dans cette nouvelle édition de son populaire ouvrage, Amit Goswami, Ph.D, vedette du film beaucoup vu et louangé Que sait-on vraiment de la réalité, réinterprète avec audace les principales méthodes de la médecine douce — homéopathie, médecine chinoise, acuponcture et ayurvédisme — et la médecine conventionnelle du point de vue de la physique quantique. Il démontre comment ces modèles apparemment différents peuvent se combiner en un tout nouveau système de médecine intégrative.
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Copyright © 2004, 2011 Amit Goswami, Ph.D. Titre original anglais : The Quantum Doctor : A Quantum Physicist Explains the Healing Power on Integral Medicine Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Hampton Roads Publishing Company, Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sylvie Fortier Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Images intérieures : Ruth Leahman © 2001 Physics of the Soul Illustrations des pages 46, 137 © 2004 Anne Dunn Louque Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-012-5 ISBN PDF numérique 978-2-89683-959-9 ISBN ePub 978-2-89683-960-5 Première impression : 2013 Dépôt légal : 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion
SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Goswami, Amit Le médecin quantique : un docteur en physique quantique explique l’efficacité thérapeutique de la médecine intégrale Traduction de : The Quantum Doctor : A Quantum Physicist Explains the Healing Power on Integral Medicine ISBN 978-2-89733-012-5 1. Médecine - Philosophie. 2. Théorie quantique. 3. Médecine holistique. 4. Esprit et corps. I. Titre. R723.G6714 2013 610.1 C2013-940545-3
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Ce livre est consacré à la guérison de la planète Terre
Avant-propos
Quand j’étais un jeune interne à Boston, il y a presque quarante ans de cela, un couple d’aînés a été admis en même temps à l’hôpital. La femme était en phase terminale d’un cancer, tandis que son mari souffrait d’une détresse respiratoire beaucoup plus bénigne. Je les voyais tous les jours et j’étais frappé par leur grande intimité. L’homme vivrait des jours difficiles, une fois sa compagne partie. Les jours ont passé. La femme déclinait rapidement ; en revanche, bien que l’état de son mari n’ait pas menacé sa vie, sa maladie résistait obstinément au traitement. Finalement, j’ai dû un jour annoncer à l’homme que sa femme était décédée durant la nuit. Il a hoché la tête, et on ne peut qu’imaginer la souffrance qu’il dissimulait. Je m’attendais à lui dire au revoir quelques jours plus tard, mais il s’est produit un fait troublant. Son état s’est aggravé, est devenu critique, et l’homme est mort en moins de trois jours. Déconcerté, je suis allé voir mon superviseur, qui avait des dizaines d’années d’expérience en soins hospitaliers. Il m’a dit : — Tu ne comprends pas ? Il était prêt à mourir. De toute façon, il devait partir après elle. Un gentleman attend toujours une dame. J’entends encore ses paroles mais, aujourd’hui, je ne suis plus un jeune médecin déconcerté. Le rapport que les gens ont avec leur corps, ce qui inclut ce domaine déroutant que nous appelons « maladie » et « bien-être », reste un mystère. Dans cet ouvrage remarquable, Amit Goswami entre dans le mystère et il le fait mieux que quiconque avant lui ou depuis. Nous devrions tous y prêter attention, car le lien psychosomatique est porteur d’une promesse extraordinaire. Par exemple, bien que « placebo » soit devenu un mot courant, il nous reste pourtant à canaliser la puissance du phénomène. Dans une étude, on a administré un médicament à un groupe de patients souffrant de nausée chronique sévère en leur disant qu’il s’agissait d’un antiémétique. Normalement, dans un essai contre placebo, la moitié des sujets seraient sélectionnés au hasard et prendraient le médicament, tandis que l’autre moitié recevrait un placebo. Comme prévu, plus de trente pour cent des sujets ayant pris le placebo ont rapporté que leurs nausées avaient été soulagées. Or, il s’agissait d’un essai contre placebo d’un type un peu différent : au lieu de prendre une substance neutre, comme c’est le cas d’ordinaire, les sujets avaient reçu un émétique, c’est-à-dire un médicament qui provoque la nausée. Néanmoins, ils croyaient tellement à ce qu’on leur avait dit que le médicament a tout de même soulagé leurs symptômes, ou pour être plus précis, l’esprit des patients a réduit la nausée en dépit du médicament qui aurait dû les faire vomir. Le professeur Goswami est assez audacieux pour cibler directement la source du placebo et de toutes les autres formes de la médecine psychosomatique, quand il affirme que toute la réalité, y compris l’organisme humain, est comprise dans la conscience. En cela, il unit la sagesse millénaire et la physique d’avant-garde. Il y a deux mille ans, la philosophie des Védanta affirmait que l’existence matérielle est une illusion, un rêve partagé duquel il est possible de s’éveiller ; quand nous y parvenons, nous comprenons que derrière l’illusion, il y a la pure conscience. Ce point de vue a eu peu d’influence sur la pensée occidentale avant l’arrivée des grands pionniers du quantum au début e du XX siècle. De nos jours, leurs noms — Albert Einstein, Erwin Schrödinger, Wolfgang Pauli, Werner Heisenberg — sont célèbres, mais ce qu’on ignore généralement, c’est qu’ils sont presque tous devenus mystiques. Ayant découvert que le monde matériel tangible se compose de champs d’énergie invisible et que ces champs émergent d’un lieu hors du temps et de l’espace, les pionniers du quantum ont entrepris d’alerter le public pour lui faire comprendre que
le monde physique bougeait sous nos pieds comme des sables mouvants. Niels Bohr a déclaré que tout ce que nous disons réel est constitué d’éléments qui ne peuvent être considérés comme réels. En 1932, dans son discours d’acceptation du prix Nobel, Heisenberg a pour sa part affirmé que l’atome ne possède aucune propriété physique. De son côté, Einstein a postulé que tout dans l’univers se produit dans l’esprit de Dieu. Pour ceux d’entre nous qui ne sont pas dans le domaine de la physique, il est incroyablement utile que quelqu’un à l’esprit ouvert comme Amit Goswami puisse s’avancer et prendre cette révolution au sérieux, car si l’atome n’est pas matériel, l’Univers ne l’est pas non plus, pas plus que le corps humain, d’ailleurs. La physique classique a largement écarté cette idée stupéfiante, préférant suivre le conseil d’un chercheur bien connu qui disait « tais-toi et calcule ». Goswami ressort comme un penseur spéculatif qui refuse justement de se taire. Dans ce nouvel ouvrage, il explique l’hypothèse la plus élémentaire et pourtant la plus profonde qui soit : si l’organisme n’est pas une chose, jusqu’où la médecine peut-elle aller en le traitant autrement, comme autre chose ? Par ailleurs, que serait cette autre chose ? C’est là que le fait d’avoir un expert en physique quantique se révèle sans prix. Quand vous étudiez le monde microscopique où la matière disparaît — l’horizon de l’espace et du temps au moment de retourner à l’état de vide, de néant, qui est en réalité la matrice de la création —, la réalité n’est pas sur le point de s’évanouir. C’est plutôt le contraire : comme nous l’ont enseigné les anciensrishisc’est à sa source védiques, que la création est la plus riche, parce que c’est là que la conscience consiste en possibilités infinies. Si l’esprit pouvait manipuler ces possibilités, nous, les êtres humains, nous trouverions à être les cocréateurs du monde physique qui est projeté tout autour de nous. Plus précisément, nous pourrions créer des événements dans l’organisme. Au lieu d’être victimes de la maladie et du désordre, nous pourrions revenir à un état de sain équilibre et de bonne vitalité. À n’en pas douter, quarante ans après l’éclosion de la révolution psychosomatique en médecine, on possède les outils matériels pour relier l’esprit et le corps. Une foule de recherches sur les molécules messagères révèlent que l’activité la plus infime du cerveau se traduit en substances chimiques qui transmettent la même activité à chaque cellule de l’organisme. Il a été établi que les qualités autrefois attribuées uniquement au cerveau, y compris l’intelligence et la perception consciente (awareness), sont partagées par le reste du corps, grâce à des centaines de milliers de sites récepteurs disséminés sur la membrane externe de chaque cellule. Dans ce cas, pourquoi tombons-nous malades quand il est évident que notre cerveau, en tant qu’agent de l’esprit, veut être bien ? Il existe des centaines de réponses à cette question, la plupart plausibles. Peut-être que nous souffrons d’émotions toxiques. Peut-être que nous avons une prédisposition génétique que l’esprit est incapable de neutraliser. Le problème est qu’il n’y a aucune théorie cohérente susceptible de servir de base pour expliquer comment l’esprit guérit le corps ou échoue à le faire. En ce qui concerne les résultats, la médecine psychosomatique reste aléatoire. En fait, les approches les plus louangées de la médecine douce sont rarement plus efficaces que l’effet placebo. Le médecin quantiquerépond à ce besoin d’une théorie fondamentale sur le corps et l’esprit avec courage et intelligence, ainsi qu’un bagage de connaissances poussées tant sur la pensée indienne millénaire que sur la physique moderne. Le professeur Goswami trace immédiatement un chemin au travers du caractère envoûtant du matérialisme. Il souligne avec justesse que la médecine traditionnelle est cohérente dans sa philosophie selon laquelle le corps est un objet matériel existant dans le monde physique. En s’appuyant sur le matérialisme, la médecine scientifique occidentale a réussi à triompher d’une foule de maladies. On peut tuer des germes avec des médicaments, réparer des cœurs abîmés grâce au pontage. Mais derrière ce succès rôde le mystère non résolu de l’esprit, que le matérialisme
ne peut pas toucher. Goswami affirme qu’une forme plus subtile de matérialisme, comme l’utilisation de plantes médicinales ou la manipulation duqi(terme chinois qui désigne la force vitale), nous entraînerait dans une direction fallacieuse. Sur ce point, je soutiens entièrement sa position. Que cela plaise ou non à la médecine conventionnelle et à sa principale alliée, l’industrie pharmaceutique, le corps humain est gouverné par l’esprit. Dans au moins quatre mille cas de rémission spontanée de cancer, le désir de guérir du patient s’est traduit par une guérison, parfois du jour au lendemain, sans qu’on ait recours aux médicaments et à la chirurgie. Comme les oncologues continuent de faire globalement abstraction de ces guérisons remarquables, cet ouvrage peut combler un vide qui a bien besoin d’être rempli. La raison qui exige l’intervention d’un physicien est la suivante : lorsqu’une pensée active une molécule dans le cerveau, elle fait en réalité une opération quantique. Une molécule (de dopamine ou de sérotonine, par exemple) ne surgit de rien, et la combinaison de millions de molécules semblables devient la contrepartie physique de nos pensées, de nos intentions, de nos désirs, de nos souhaits, de nos espoirs et de nos rêves. Ce que je viens d’énoncer est un fait avéré. Dans le cas d’un patient qui souffre d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC), le traitement habituel est un médicament du genre Prozac. Sur une scintigraphie du cerveau, on voit bien que la zone du cerveau qui est déséquilibrée en présence d’un TOC commence à se comporter plus normalement. Et pourtant, en même temps, si le patient ne prend pas de médicament, mais voit plutôt un psychiatre, parler du problème et explorer les racines personnelles de son syndrome le soulage. Et dans ce cas aussi, la scintigraphie du cerveau révèle que la même zone du cerveau est revenue à la normale. À tout le moins, le cerveau répond à une double gouvernance en réagissant à la fois aux médicaments et aux choses immatérielles comme les mots. Cela devrait être admis depuis longtemps en médecine. Ainsi, le matérialisme affirme que la dépression est le résultat d’un déséquilibre chimique du cerveau, et les antidépresseurs sont conçus en fonction de l’hypothèse que des substances chimiques sont nécessaires pour corriger d’autres substances chimiques (peu importe que la recherche la plus récente montre que le cerveau des personnes déprimées n’est pas déséquilibré chimiquement, ainsi que le suggérait la théorie, pas plus que les antidépresseurs les plus répandus ne corrigent ces déséquilibres). Le fait est que je peux déprimer quelqu’un juste en lui parlant. Je peux l’informer qu’il a perdu son emploi ou que tout l’argent de son compte d’épargne a disparu. Ce fait indiscutable nous conduit à la position que Lemédecin quantique tire au clair, le point de jonction où le monde matériel est soumis aux forces immatérielles. Je laisserai au lecteur le plaisir de découvrir que la conscience contient la clé du bien-être. C’est tout à l’honneur du professeur Goswami qu’il ait dégagé du brouillard intellectuel qui les entoure des concepts exotiques comme leprana, l’énergie vitale et les fondements de l’Ayurvéda. Ce qui en sort est cela même dont nous avons besoin : une philosophie cohérente qui fait tomber le mur entre la physique et la métaphysique. De toute façon, dans un univers inféodé à la conscience, ce mur n’a jamais existé pour commencer. À peu près à l’époque où j’étais un jeune résident à Boston, un autre jeune résident était au chevet d’un mourant dans un autre hôpital. Les médecins finissent par s’adapter au rythme de la vie et de la mort, qui n’a d’autre maître que lui-même. Ce jeune médecin est entré dans la chambre au moment même où le patient expirait. À cet instant, il a vu quelque chose de ténu s’échapper du corps, comme s’il captait du coin de l’œil une sorte de miroitement semblable à l’effet de la chaleur ondoyant sur une autoroute en été. « J’ai été frappé de stupeur, mais je sais ce que j’ai vu », a-t-il raconté par la suite. « C’était son âme. J’ai vu une âme quitter le corps d’un homme. » Il n’a jamais oublié l’expérience qui a eu un effet marquant sur sa décision de devenir
psychiatre. À cette époque, il y a quarante ans, la psychiatrie était le seul domaine qui permettait de se rapprocher le plus d’une explication des profondeurs de la psyché. Aujourd’hui, Amit Goswami nous amène beaucoup plus loin. L’expression qu’il privilégie, « médecine intégrale », s’est très largement répandue. Toutefois, la vraie victoire de cet ouvrage est qu’il dissipe entièrement le dualisme de l’esprit et du corps. C’est là le Saint Graal de la médecine dans son ensemble, soit de trouver une base qui expliquera pourquoi on obtient des résultats avec les médicaments et la chirurgie, pourquoi on en obtient avec les plantes et la guérison par les mains et pourquoi on en obtient aussi avec l’homéopathie et la médecine énergétique — en fait, pourquoi tant de méthodes aussi disparates sont capables d’entraîner la guérison. En nous présentant les niveaux d’énergie qui forment la hiérarchie de la création et s’appliquent par ailleurs aux « corps subtils » englobant le corps physique,Le médecin quantiquefait en sorte qu’aucune modalité médicale ne puisse plus prétendre être la seule voie véritable. On peut d’ailleurs se dispenser de pareille arrogance. On peut aussi balayer l’opposition hostile dont la médecine conventionnelle a souvent fait preuve à l’égard de la médecine intégrale et qui tenait largement de l’ignorance. Ce que ce livre offre, c’est une clarté totale. Nous en avons tous désespérément besoin, et j’anticipe avec un espoir beaucoup plus grand qu’un jour prochain, les étudiants en médecine devront lireLe médecin quantique avant d’obtenir leur diplôme. C’est de l’information qui pourrait changer le monde de la médecine, sinon le monde dans son ensemble. Deepak Chopra, M.D. Printemps 2011