Le Petit Décodeur de la médecine

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Les mots de la médecine en clair





- Plus de 4 000 mots et expressions techniques du jargon médical traduits en langage clair
- Plus de 3 000 extraits de documents médicaux (comptes rendus d'analyses, de radiographie, d'hospitalisation...)
- 120 abréviations expliquées
- Les démarches à effectuer pour obtenir son dossier médical
- Le tableau des principaux vaccins et examens
- Les numéros de téléphone et les adresses utiles



Fonctionnalités

- Un sommaire interactif pour accéder au thème souhaité
- La recherche d'un mot à travers l'ensemble de l'ouvrage
- Une mise en page écran d'une grande lisibilité, le réglage de la taille des caractères





Publié le : mardi 3 mars 2009
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EAN13 : 3133099060130
Nombre de pages : non-communiqué
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Le Petit Décodeur de la médecine
Les mots de la médecine en clair
Sous la direction de Dominique LE FUR
Rédaction Dr Denis MILLIÈS-LACROIX
Informatique éditoriale Sébastien PETTOELLO
Maquette Maud LAHEURTE
Lecture-correction Annick VALADE Anne-Marie LENTAIGNE Muriel ZARKA-RICHARD
Version numérique (ePub) Laurent CATACH Jean-Philippe MOREUX
ISBN 2-84 902-230-6 Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays. © 2006, Les Dictionnaires Le Robert-SEJER 25, avenue Pierre-de-Coubertin, 75013 PARIS. Édition numérique réalisée en partenariat avec le Centre national du livre. EAN 313 309 906 013 0 © 2011, Les Dictionnaires Le Robert-SEJER 25, avenue Pierre-de-Coubertin, 75013 PARIS.
Préface
Prenez garde, vous allez être bien édifié : ils vous diront en latin que votre fille est malade (Molière, l’Amour médecin, II, 1)
Le langage médical a toujours été mystérieux et Molière, à son époque, s’en moquait déjà. Devenu beaucoup plus riche et précis avec les progrès considérables des sciences et des techniques, il reste toujours aussi incompréhensible pour les non spécialistes. La loi du 4 mars 2002, dite « loi Kouchner », permet à «toute personne l’accès à l’ensemble des informations concernant sa santé détenues par des professionnels et établissements de santé, qui [...] ont contribué à l’élaboration et au suivi du diagnostic et du traitement ou d’une action de prévention [...] notamment des résultats d’examen, comptes rendus de consultation, d’intervention, d’exploration ou d’hospitalisation, des protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en œuvre, feuilles de surveillance, correspondances entre professionnels de santé ». Cette loi vise à rééquilibrer les rapports entre les médecins et les malades. Mais comment décrypter les documents obtenus ? Comment s’y retrouver dans les termes techniques, les tournures complexes et le jargon médical ? Faut-il s’inquiéter lorsqu’on vous annonce desrésultats négatifs? À quoi doit-on s’attendre lorsqu’il est prévu defaire une injectionin loco dolenti? Si l’on a unesubcophose gauche, est-ce grave ? Fumer la pipealors qu’on n’a jamais touché au tabac, cela veut dire quoi ?
LE PETIT DÉCODEURVOUS AIDE • les4 000 mots et expressionsles plus employés dans lescomptes rendus d’analyses, de radiologie et d’hospitalisationsont définis en langage clair, compréhensible par tous : les maladies, leurs signes et leurs symptômes ; les organes et parties du corps ; les principaux actes chirurgicaux ; les unités de mesure, etc. • plus de3 000 extraits de comptes rendussont traduits en langage courant • le sens de plus de120 abréviationsest expliqué • desremarques précisent l’usagede certains termes (oral, écrit, recommandations officielles)
ET SUR LE PLAN PRATIQUE... • le rappel des principaux vaccins, recommandations et durées d’action • un tableau récapitulatif des examens et des organes et parties du corps concernés • des numéros de téléphone et des adresses utiles • les démarches à effectuer pour obtenir son dossier médical
À QUI S’ADRESSELE PETIT DÉCODEUR? • à tous ceux qui doivent, à un moment ou un autre, faire le point sur leur état de santé et comprendre les résultats des explorations médicales et les éventuels traitements • à tous ceux qui accompagnent les patients dans leurs démarches auprès des services médicaux (associations, travailleurs sociaux, etc.) • enfin, à tous les professionnels médicaux et paramédicaux qui souhaitent communiquer plus librement et clairement avec leurs patients
L’évolution très rapide des techniques s’est accompagnée de la création d’un grand nombre de termes souvent d’origine anglo-saxonne, parfois sources de problèmes de compréhension et de cohérence. Le gouvernement français a donc créé en 1966 une Commission générale et des commissions spécialisées de terminologie et de néologie afin de proposer des expressions et des termes français pouvant servir de référence. La Commission de terminologie du domaine de la santé et du domaine social mène une « veille terminologique » en surveillant l’apparition de nouveaux termes dans la presse généraliste. Elle a validé une trentaine de termes dont les définitions ont été publiées au Journal officiel. Elle a également rédigé de nombreuses recommandations concernant des termes, expressions ou abréviations, principalement du domaine médical. Le Petit Décodeur de la médecine tient compte de ces travaux. Je remercie Monsieur le Professeur Alain Laugier, président de la Commission de terminologie du domaine de la santé et du domaine social, Monsieur Didier Lacaze, haut fonctionnaire chargé de la terminologie dans le domaine de la santé, ainsi que tous les membres de la Commission, pour leurs conseils et leur soutien.
Dr Denis Milliès-Lacroix
« Nous assistons actuellement à une révolution dans le domaine de l’information médicale. Internet est devenu en effet pour la plupart de nos concitoyens un extraordinaire moyen de connaissance des maladies. Avoir accès à une information médicale de qualité est en effet un droit pour le patient. Cela signifie que chacun doit avoir les outils nécessaires à la bonne compréhension des informations données par un médecin ou proposées par certaines bases de données. Je souhaite en effet que l’ensemble de nos concitoyens disposent des moyens indispensables à une attitude toujours plus responsable vis-à-vis de
leur santé et plus généralement vis-à-vis de leur système de soins. Le Petit Décodeur de la médecine permet de répondre à cette double attente. Grâce à des définitions claires, précises, explicites, il donne à chacun d’entre nous des bases utiles pour comprendre les explications médicales. Je veux saluer le remarquable travail du docteur Milliès-Lacroix ainsi que celui du professeur Alain Laugier, président de la Commission responsable de la Santé et des Affaires sociales de la délégation générale &aagrave; la langue française et aux langues de France. Par cette œuvre de pédagogie, ils permettent aux Français de mieux s’approprier leur santé, qui est leur bien le plus précieux. » Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités
« Depuis toujours, le médecin est amené à parler à ses patients de leur santé en essayant de se mettre à leur portée. Certains mots concernant le corps, une maladie ou un examen, sont difficiles à expliquer, alors même qu’ils risquent d’avoir d’importantes conséquences sur la vie personnelle et sociale des personnes concernées. Le rôle de ce Petit Décodeur de la médecine est d’aider à leur compréhension par le plus grand nombre d’utilisateurs de notre système de santé. Je souhaite succès et grande diffusion à ce lexique et en félicite les créateurs. » Monsieur le professeur Alain Laugier, président de la Commission de terminologie du domaine de la santé et du domaine social
« Le Petit Décodeur de la médecine, conçu par Les Dictionnaires Le Robert, répond à une attente légitime de la population française. Comprendre les mots techniques utilisés par les spécialistes est un réel besoin. Le Comité d’orientation pour la simplification du langage administratif (COSLA) travaille à satisfaire cette demande dans tous les champs du langage de l’État depuis 2001, l’année de sa création. Les Dictionnaires Le Robert se sont toujours révélés des partenaires déterminés, compétents et efficaces au cours de ces cinq dernières années d’efforts au service du public. Je me félicite de la parution de ce Petit Décodeur, où les lexicographes ont trouvé une nouvelle occasion de s’illustrer. Je suis convaincu que cet ouvrage rendra de précieux services à l’ensemble des Français et souhaite vivement qu’il rencontre l’accueil qu’il mérite. Au nom du COSLA, tous mes vœux l’accompagnent. »
Jean-Claude Bourquin, vice-président du Comité d’orientation pour la simplification du langage administratif
« L’Union nationale des caisses d’assurance maladie, mieux connue sous le nom de « la Sécu », assureur obligatoire de la quasi-totalité de nos concitoyens au titre des principaux régimes (salariés, professions agricoles et indépendantes), ne peut que se réjouir de voir la naissance du Petit Décodeur de la médecine. Son propos contribue à rendre plus accessible le système de soins et plus compréhensibles les actes qui y sont prodigués. Mieux informer, mieux comprendre, mieux agir pour des soins de qualité, l’intervention de l’Assurance maladie s’inscrit dans la même logique : accompagner l’assuré/le patient dans ses différentes démarches. Souhaitons à cet ouvrage un bon accueil et qu’il puisse guider chacun d’entre nous dans un meilleur recours à la médecine. » Michel Régereau, président du Conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie
I. Vaccinations de l’enfant
ÂGE
naissance
2 mois
3 mois
4 mois
9 mois
12 mois
18 mois
entrée en collectivité
6 ans
11 ans
16 ans
21 ans
Annexes
VACCINATIONS
CAS GÉNÉRAL
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hæmophilus, hépatite B
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hæmophilus, hépatite B
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hæmophilus
rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B
rougeole, oreillons, rubéole
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hæmophilus
BCG
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B
diphtérie, tétanos, poliomyélite
diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B
CONDITIONS SPÉCIALES
BCG, hépatite B
pneumococcique 7v
pneumococcique 7v
pneumococcique 7v
grippe
grippe
grippe, pneumococcique 7v
grippe
grippe
grippe
grippe
grippe
1. Tuberculose La vaccination à la naissance est réservée à des cas très particuliers. Pour les autres enfants, elle est obligatoire pour l’entrée en collectivité (crèche, école, nourrice). Il n’y a plus de revaccination.
2. Hépatite B
Elle est indispensable à la naissance pour les enfants dont la mère est porteuse du virus de l’hépatite B. Elle est recommandée pour tous les autres enfants avant l’âge de 13 ans.
3. Pneumococcique 7v Elle est recommandée chez les enfants de moins de 2 ans qui ont une maladie grave (sida, leucémie, etc.), qui ont reçu moins de deux mois d’allaitement maternel ou qui sont en contact régulier avec de jeunes enfants.
4. Grippe
Elle est recommandée chez certains enfants de plus de 6 mois atteints de maladies les rendant particulièrement fragiles.
5. Varicelle Elle est recommandée dans des cas très particuliers chez des enfants fragiles et leurs frères et sœurs.
6. Pneumococcique 23v Elle est recommandée chez des enfants de plus de 2 ans en relais de la vaccination pneumococcique 7v quand celle-ci est nécessaire.
II. Vaccinations de l’adulte
1. Diphtérie, tétanos, poliomyélite Elle est recommandée chez tous les adultes pendant toute la vie à raison d’un rappel tous les 10 ans.
2. Coqueluche Elle est recommandée pour tous les adultes qui peuvent, au cours de leur vie, approcher un bébé de moins de six mois (en toute logique cela concerne tout le monde !).
3. Rubéole Elle est recommandée à toutes les femmes en âge d’avoir un enfant et qui ne sont pas sûres d’avoir été correctement vaccinées dans l’enfance.
4. Hépatite B Elle est recommandée à tous les adultes et plus particulièrement à ceux qui ont des professions à risque (cf. ci-dessous) et à ceux qui ont des relations sexuelles avec des partenaires multiples (rappel tous les 10 ans).
5. Grippe Elle est recommandée chez les personnes de plus de 65 ans et celles qui sont atteintes de maladies particulières (diabète, maladies cardiaques, rénales, pulmonaires, etc.). La vaccination doit être refaite tous les ans.
6. Pneumococcique 23v Elle est recommandée chez les personnes atteintes de maladies particulières (diabète, maladies pulmonaires, etc.) ou qui suivent des traitements diminuant les défenses de l’organisme (rappel tous les 5 ans).
III. Vaccinations professionnelles
A. Professionnels de santé Les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, l’hépatite B, la typhoïde, la tuberculose et la coqueluche sont obligatoires, suivant des modalités fixées par la loi, qui varient en fonction des professions.
B. Autres professions
1. Hépatite A
Elle est recommandée aux personnes travaillant dans les secteurs de l’alimentation collective et du traitement des eaux usées.
2. Leptospirose Elle est recommandée aux personnes qui peuvent être exposées au risque de morsure par des rongeurs (égouts, pêche en eau douce, etc.)
3. Rage Elle est recommandée aux personnels des services vétérinaires, des abattoirs, etc.
IV. Vaccinations des voyageurs
1. Diphtérie, tétanos, poliomyélite Elles sont recommandées de la même façon qu’en France.
2. Hépatite A et B Elles sont recommandées surtout pour les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud.
3. Fièvre jaune
Elle est obligatoire pour des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud précisés sur une liste fixée par l’OMS. C’est la seule vaccination qui ne peut être effectuée que par des services spécialisés (hôpitaux, aéroports internationaux, Institut Pasteur).
4. Typhoïde Elle est recommandée lors de voyages fréquents, prolongés ou effectués dans des conditions difficiles dans des pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud.
5. Encéphalites, méningites, rage Ce sont des vaccins recommandés dans des cas exceptionnels pour des régions ou des saisons particulières.
V. Remboursement des vaccinations
Les vaccins contre la coqueluche, la diphtérie, l’hépatite B, l’hæmophilus, les oreillons, la poliomyélite, la rubéole, la rougeole, le tétanos et la tuberculose sont remboursés par l’assurance maladie.
Nom
TECHNIQUES D’IMAGERIE MÉDICALE
Images en 2 Avantages ou 3
RAYONS X
Inconvénients
Utilisation pendant la grossesse
Radiographie
Mammographie
Angiographie
2
2
2
Tomodensitométrie3 (scanner)
Échographie
Remnographie
Scintigraphie
Tépographie (tomographie par émission de positons)
3
3
2
3
Rapide et simple
Permet le dépistage du cancer du sein
Permet de bien voir les vaisseaux sanguins
Donne des images très détaillées de la plupart des organes
ULTRASONS
Très efficace pour voir le ventre, le cœur, les seins, les muscles, les tendons et pour suivre les grossesses
Rayons dangereux Peu utile pour les tendons et certains organes
Rayons dangereux
Rayons dangereux
Rayons dangereux
Est gênée par les os
RÉSONANCE MAGNÉTIQUE NUCLÉAIRE
La plus précise pour tous les organes
Ne peut être pratiquée en cas d'implant métallique (prothèse, stimulateur cardiaque)
MÉDECINE NUCLÉAIRE
Donne des informations sur le fonctionnement des organes
Donne des informations sur le fonctionnement des organes
Rayons dangereux
Rayons dangereux
NUMÉROS et ADRESSES UTILES
Interdite sauf pour des cas graves pour des régions éloignées du ventre
Interdite sauf en cas de risque grave de cancer
Interdite
Interdite sauf pour des cas graves pour des régions éloignées du ventre
Sans aucun danger
Peut être utilisée pendant la grossesse après le 3e mois
Interdite
Interdite
Numéros de téléphone
• Urgences: 15 • Urgences (sur un portable partout en France et en Europe): 112 • Suicide Écoute: 01 45 39 40 00 • Allô Enfance maltraitée: 0 800 05 41 41 ou 119 • Drogues Info Service :0 800 23 13 13 appel gratuit 7 jours/7 Appel avec un portable au coût d’une communication ordinaire : 01 70 23 13 13 • Fil Santé Jeunes: 0 800 235 236 Tous les jours de 8h00 à minuit ; anonyme et gratuit • Écoute Santé: 0 800 150 160 • Sida Info Service: 0 800 840 800 • Viols Femmes Informations: 0 800 05 95 95 appel gratuit • SOS Femme :3615 SOS FEMME
Adresses
• Ministère de la Santé:http://www.sante.gouv.fr – adresses des centres d’interruption volontaire de grossesse et contraception – fichier national des établissements sanitaires et sociaux • Assurance maladie:http://www.ameli.fr – tous les renseignements sur le médecin traitant et le parcours de soins coordonnés – l’annuaire de tous les professionnels de santé – de nombreux imprimés : déclaration de médecin traitant, demande de Couverture médicale universelle, etc. • Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA): http://www.afssa.fr • Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS): http://www.afssaps.fr/ • Vos droits et démarches dans le domaine de la santé: http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N17.xhtml • Institut de veille sanitaire (InVS):http://www.invs.sante.fr • Conseils aux voyageurs(vaccins, précautions) : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html • Commission d’accès aux documents administratifs (CADA): http://www.cada.fr
LA NOUVELLE ORGANISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ : le parcours de soins coordonnés
Depuis le 1er janvier 2006, chaque Français deplus de 16 ansdoit avoirchoisi et déclaré un médecin traitantauprès de la Caisse d’assurance maladie pour continuer à être correctement remboursé. Si le patient consulte directement un médecin spécialiste sans l’accord de son médecin traitant, il sera moins bien remboursé. Cela ne concerne pas la consultationd’un gynécologue, d’un ophtalmologisteni celled’un dentiste. Cela ne concerne pas non plus la consultationd’un psychiatrepar les personnes âgées de16 à 25 ans.
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