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Le Sinusoïde

De
92 pages
Lorsque l’enfant paraît, les parents vont de surprises en découvertes. Cette petite fille ne voulait pas marcher, elle voulait voler « comme avant ». Cette enfant n’est pas comme les autres, apparemment. Est-ce un ange où un vilain petit canard, voire un mouton noir ? La vie alors, guidée par un père hors normes, prend des chemins de traverses. C’est l’approche différente de la mort, du temps, de l’instinct de propriété, de l’acceptation et de la découverte de soi et des autres. Le chemin de vie est jalonné de signes que les autres nous offrent, ce sont les plus beaux cadeaux, mais parfois ils peuvent aussi être terribles, révéler l’émotionnel et rendre les êtres attachants. Ce cœur à cœur défie le temps.
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TEMOIGNAGE











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 Éditions Le Manuscrit, 2005
ISBN : 2-7481-5623-4 (Fichier numérique)
ISBN : 2-7481-5622-6 (Livre imprimé)









À mon Père, mes enfants et petits-enfants
À mes amis « ceux qui font signe » en jalonnant mon
chemin.





Entre Prémonition et Intuition,
Filles de la conscience,
La Quête du Soi ,
Ce parcours initiatique sinusoïdal
Que sont les Sentiers de l’Essentiel.



SOLANGE SOGALEN

PARTIE I




CHAPITRE 1

Le bois ciré se déroulait devant ses pieds. Avec une
immense application, elle posait un pied puis l'autre en
veillant bien à ne pas le mettre à côté. C'était plutôt
étroit, c'était le moins que l'on puisse dire. Cela lui
paraissait vertigineux. Il ne fallait pas non plus regarder
en bas. Justement, elle ne voulait plus être en bas. Elle
voulait être en haut. On l'avait débarquée là, obligée à
marcher, mais cela ne lui convenait pas. Il fallait
retourner là- haut. Elle regardait attentivement le rebord
de cuir poli de ses chaussures blanches. Ce cuir était
glissant, c'était ça le danger. La longueur des chaussures
était de la largeur du bois. Il fallait faire très attention
pour, surtout, ne pas tomber. Il aurait fallu être nu-
pieds, la peau, elle, n'aurait pas glissé. Un pas, deux, puis
trois, son corps vacillait. D'un côté, puis de l'autre. Se
tenir très droite, c'était ça, la clé. La tête haute, et
regarder devant, jusqu'au milieu. Encore un, deux. Tout
autre aurait dit quatre, puis cinq. Le milieu était là. Se
tourner vers le rebord extérieur. Prendre sa respiration.
Garder son aplomb. Ramasser son corps comme une
flèche. Les bras à l'horizontale. Quelques petits
battements. C’était presque ça ! Son corps était prêt. De
plus grands battements, ça y était. Sentir la machine
vibrer. Soudain elle se mit sur la pointe des pieds, puis
bascula dans le vide.

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