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Les Tropismes noétiques. L'entropie de l'Univers vers la fin du Monde?

De
194 pages
Si la physique noétique démontre l'impossibilité du Dieu des religions, la fin de règne de l'homo (dit) sapiens dans la douleur apparaît comme un vaste holocauste dont nul n'a encore conscience. Mais le "règne" égrégore arrive, et avec elle la rédemption post-mortem. Mais qui la reconnaîtra? Le présent opus de la physique noétique sonne comme une consécration. Tous les grands thèmes philosophico-scientifiques sont repris et réexposés selon une orientation décisive: l'entropie. L'entropie du vaste univers, inséparable de l'entropie de la condition humaine. De ce fait, téléonomie, sens fondamental et finalité universelle sont rappelés dans ce volume qui marque une étape décisive dans l'oeuvre de Johann Soulas.
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Les Tropismes noétiques.
L’entropie de l’univers
vers la fin du monde ?


Du même auteur



Journal du temps suspendu. Dialogue avec la Vérité, 2002
Paradigmes et postulats pour une révolution ou la Prophétie de la physique, 2002
Conscience visionnaire et amour, 2002
Amour et religion, 2004
Physique noétique tome I.
L’Ordre implexé de l’univers information
d’ordre désimplexée. Déploiement de l’espace-temps, 2004 I.
Implexité, désimplexité, déploiements. Anthropogenèse finalité universelle, 2004
Physique noétique tome III.
Implexum noétique anthropocréation noétique et démiurgique, 2004
Troisième Miracle ou l’Accomplissement de l’humanité, 2005 V.
La Grande Révolution conceptuelle de l’univers. L’Homme démiurge créateur du monde,
la BioNoétique ou l’Incarnation du troisième miracle, 2005
Physique noétique tome V.
Théorie du champ nouménal principe holomorphe. Une introduction à la BioNoétique, 2005 VI.
La thermodynamique de l’invisible. De la matière évanescente
à la matière BioMacroNoétique… immortelle, 2006.
La Révélation de Dieu en l’homme. La Grande Catharsis de l’humanité, 2007.
N’-Théorie. La Fusion de l’espace-temps
et la finalité universelle par le nombre d’or, 2007.
Refondation de l’humanité ou la grande extinction de la vie ? 2008
eCantique sans paroles. 3 édition, 2008
Gnosis noétique métaphysique. La Rédemption par la connaissance, 2208
L’Union matière-esprit par la gémellarité, 2008
La Grande Unité de l’univers matière-esprit révélée par la physique, 2009
Physique quantique, physique noétique, homme démiurge, 2009
Ontologie universelle fusion espace-temps. Thanatothropie noéticanthropie, 2009
Théorie mathématique et métaphysique de l’esprit. Éléments fondamentaux résumés, 2010
Nombre d’or base structurelle de l’univers et de la vie, 2011
Théorie générale de la fusion espace ← temps, 2011
Temps et Espace en physique noétique, 2012
Les Géométries de l’univers intriqué, 2012
Le Nombre : signifiant ontologique de l’univers et de la vie, 2012 Johann Soulas










Les Tropismes noétiques.
L’entropie de l’univers
vers la fin du monde ?

















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IDDN.FR.010.0118749.000.R.P.2013.030.31500




Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013


« L’optimisme est l’apanage de l’inconscience ;
le pessimisme est la sagesse de la conscience. »

eAnonyme, XIX siècle.

9


Avant-propos

La tour de contrôle désertée



Depuis seize ans où mes premiers écrits ont ébauché –
sur « la pointe des pieds », à moins que ce ne fût à la
pointe de ma plume ! – ce que deviendrait ce que j’allais
nommer « physique noétique », où mes pas m’ont-ils
mené ? Dans quelle terra nova suis-je arrivé ?
Insensiblement, le sillon tracé d’opus en opus a vu naître
l’insolite, l’inédit, le singulier au point de « devoir »
inclure l’homme (non copernicien) dans la texture
théorique de ses développements « incrédules ».
L’avouerais-je ? Combien de fois, au cours de tel ou tel
modèle, abouti magnifiquement, dus-je m’arrêter devant
ce que je sentis émerveillé mais critique, en « écoutant »
une secrète petite voix intérieure m’interroger : « y
croistu ? » Même si je l’eusse voulu, je n’aurais pu m’y arrêter
au prix de sentir la bourrasque d’une « trahison », aussi
fine fût-elle, en ternir l’éclat… Il me revient que (cf.
Journal du temps suspendu, Publibook 2002), avant que la
physique noétique prît son essor, lors d’une de mes
conférences – en 1996 me semble-t-il –, cet auditeur qui,
avec mille précautions oratoires et gêné, s’était enhardi et
m’avait lancé un « Monsieur, ne seriez-vous pas fou ? »
Même si je lui répondis sur le ton de l’humour, nullement
offusqué, je pris la dimension ce jour-là du gouffre qui
sépare le « réel » de l’illusion, même si ce passage
« impossible » a toujours été obligé et continue à l’être.
Avec le présent opus, suivant en cela l’incisive et belle
formule de Thomas Eliot, poète anglais au sujet de « terme
11de nos pérégrinations », je constate que je boucle, d’une
certaine manière, le trajet infiniment secret de ma vie, en
ayant tenté de débusquer les secrets cachés de l’univers et
de la vie, celle qui investit l’homme dont le destin
irrévocable lui assigne d’arriver au port, pour que la
dualité contingente devienne accomplissement et pour que
la « cumnaissance » révèle à l’humanité la finalité
universelle, l’immense révélation finale du sens de
l’univers, dont l’homme ne fait pas seulement partie, mais
qu’il crée en étant devenu homme ! Si je reviens ainsi au
port, c’est pour apprendre à mieux connaître le lieu d’où je
suis parti et de ce fait mieux appréhender celui où je suis
arrivé.
Le trajet se destine, dans ce cas, à évaluer la variation
d’entropie du monde. À son sens obligé classique, telle
que la physique a su l’inventorier avec les pionniers que
furent Carnot, Clausius et Ludwig Boltzmann, ces héros
de la qualification par la thermodynamique. À son sens
noétique, enfin, lorsque l’homme, créateur de l’univers,
infléchit le sens classique et lui assigne l’écriture de son
propre destin que, dans mes trois derniers ouvrages, j’ai
abondamment évoqué mais auquel il convient d’offrir la
tessiture inédite à laquelle il appartient désormais.
Allons-nous alors, au vu de cette étude, vers la fin du
monde ? Mieux connaître le lieu d’où je suis parti, c’est
porter un regard plus approfondi et sans condescendance
sur mes « échappées » dès le départ vers l’inédit du
référentiel de l’immatérialité, en osant « braver » l’interdit
de la barrière de la lumière en y apportant les arguments
de mon vécu esthésiemétrique, implacable et
incontournable étalon empêchant l’aveuglement
matérialiste, mais en accordant au rationnel de la
matérialité tout le respect que des siècles et
d’innombrables savants et quelques génies lui ont
imprimé.
12La physique noétique m’a montré quelques repères
inflexibles dans le sens du réel, les apparences
fussentelles puissantes et invitant à son apparente inviolabilité : la
non-existence du célèbre big bang, dont les observations
astronomiques pourtant semblent valider l’expression à un
incontournable commencement premier : la non-existence
d’une divinité créatrice, extérieure à l’homme, fût-elle
panthéiste à la manière du philosophe Baruch Spinoza,
mais la révélation de Dieu « naissant » en l’homme
lorsque celui-ci s’accomplit : homme démiurge. Cette
véritable révolution conceptuelle du psychisme de
l’homme, pour que ces nouvelles données pussent être
avancées sont le « fait » hors temps-espace, ou mieux,
fusion espace ← temps. J’y reviendrai donc encore une
fois, tout cela pour essayer d’exprimer et montrer ce qu’est
la vérité : cathédrale illuminée par l’homme démiurge.
Savoir et comprendre à son sens le plus exact du terme, ce
que signifie « Dieu en soi », c’est ne rien attendre de
miraculeux pour annihiler la misère de l’ignorance, pour
« espérer » que « peut-être ça s’arrangera touts seul »,
c’est comprendre que le destin du monde s’inscrit
inexorablement dans l’auto-anéantissement de
l’édification en complexité naturelle du monde par les
violences issues de la folie millénaire des cauchemars
fomentés par l’extrémisme de ceux qui n’ont que Dieu à la
bouche, repaire des pathologies psychiques des fins de
temps.
À plusieurs reprises dans mes écrits, ici même, j’ai
expliqué en quoi et comment le dernier fleuron de la
science, les mécanique et physique quantiques sont venues
apporter au savoir la connaissance proposée. Mais le
savoir intellectuel n’est pas sans « férocité ». Il faut au
cerveau humain le subtil dosage du discursif et d’un
inductif. L’équilibre de ce dosage tient à l’intelligence
extrêmement fine de la perception rationnelle et
irrationnelle du monde et de la capacité ou non de
13rationaliser l’irrationnel. Cette dernière capacité, si on la
poursuit jusqu’aux limites extrêmes où l’esprit peut
s’ouvrir à l’inédit, deviendra d’une richesse inouïe : la
connaissance venue proposera alors la vérité, hors des
tours de contrôle dogmatiques et oppressives.
Le « contrôleur » discursif fera de l’observation
logique, l’incontournable étalon jusqu’au terme de
l’épuisement discursif où apparaît le dogmatisme en
commandeur inflexible. Il en va ainsi de l’incontournable
principe de causalité auquel tout modèle spatio-temporel
macroscopique « semble » obéir. Mais que la mécanique
quantique apparaisse et voici que l’infiniment petit semble
enfreindre la causalité. Enfin… vraiment ? Une étude
poussée permet alors, mathématiquement, de proposer de
se raccrocher à cet « inviolable » principe. Facétie de la
mathématique ? Nullement. Mais une synthèse «
discoursintuition » de l’intellect est alors demandée, où la
mathématique n’apparaît plus simplement comme une
« prothèse », indispensable outil pour la résolution du
discours jusqu’à son aboutissement, mais également et a
priori comme une rhétorique – en soi, véritable supplétif
transcendant le discursif pour solliciter l’incursif, cette
faculté secrète et mystérieuse du cerveau de pouvoir
affirmer avec autorité : « Cela est », mais à condition que
le discursif n’y mette point son veto. Je fournirai
l’exemple, plus loin, de ce que j’appelle « fusion
mathématique » (à plusieurs reprises décrite dans tel ou tel
de mes récents ouvrages). Je commencerai d’ailleurs le
deuxième chapitre par l’exemple-clef ayant permis à la
physique noétique de naître : celui du nombre imaginaire
( i= −1), « poil à gratter » du professeur de
mathématiques dans les classes secondaires où d’aucuns
refusent à leurs élèves de parler d’une « clause
2casuistique » (et à la place i =−1, comme si un carré
négatif entraînait moins de prudes retenues !). Dès que je
fus confronté à ce nombre « inexistant », l’adolescent que
14j’étais alors devina un « trésor caché ». Il ne pouvait pas
être possible que ce « nombre-outil » si important (en
traitement de signaux avec décalages de phases, par
exemple) ne comportât point des secrets inédits. De fait,
beaucoup plus tard, à l’orée de construire un nouveau
chapitre décisif de la physique, le i= −1 devint une
véritable thèse de philosophie pour moi où le couple
espace-temps fut inversible dans ses rôles, où une « masse
imaginaire » ne fut nullement une évocation
« scandaleuse », etc. Je découvris ainsi la subtilité
sémantique entre existentialité et êtreté. Exister, c’est –
d’après mes propres conceptions – « persévérer » dans une
forme matérielle et incarnée dans le cas de toute vie
terrestre, donc humaine. Exister, c’est donc persévérer
dans la fugacité inévitable, dans l’espace-temps de
l’impermanence entropique. Par contre, être (verbe d’état)
doit être considéré comme l’information hors
tempsespace, immatérielle, donc hors éternité, sans
commencement ni fin, « a-tropique », permanence.
Précisément, cette « discursivité inductive » m’avait
envahi quelques années après que j’eusse vécu, de manière
inénarrable, une mutation de la psyché qui m’avait fourni
des « états de conscience » hors temps-espace, vérifiés
simplement en regardant l’heure « qui fut » au moment où
la « synchronicité » s’amorça et l’heure « qui est »
lorsqu’elle s’arrêta : ce qui me sembla quelque dix ou
vingt secondes en état de veille lucide devint quelque
vingt-cinq ou trente minutes montré par un afficheur
électronique du temps (horloge murale ou montre). Des
années auparavant (dès 1989), j’avais commencé un long
processus de mesures esthésiemétriques sur toutes sortes
d’objets, inertes, minéraux, végétaux, animaux et
l’homme, ce qui me demanda des milliers d’heures
d’occupation et autant de feuilles noircies de résultats
mesurés. Je ne tardai pas à prouver alors l’équivalence
dans la nature électromagnétique du rayonnement
15physique (lumière, infrarouge, ultraviolet) et « non »
physique, donc indécelable par quelque appareil spécialisé
à cet effet qui fût. Je m’en suis suffisamment entretenu par
ailleurs pour ne pas m’attarder sur le sujet à nouveau.
Je compris alors ceci : il est, mais n’existe pas, un
référentiel immatériel où ces manifestations se produisent,
et lequel, bien que distinct de notre référentiel
espacetemps physique, lui est équivalent (cf. Apocalypse et
eschatologie, site).
Je ne savais pas encore mon parcours nécessairement
solitaire, sans un ancrage solide impossible, par
d’inconnus précurseurs. Je savais, par contre, que des
génies scientifiques du passé « viendraient à mon
secours ». Je savais aussi que, s’ils avaient encore été
vivants – au sens classique que l’on attribue à cet adjectif
–, ils ne m’auraient pas suivi ! Simplement à l’heure où
j’écris, dans l’espace-temps, donc cinq ans après
qu’égrégore eut été « créé » (par esthésiemétrie), les « feus
génies » en question, vivants au sens exact du terme,
m’accompagnent. Pour accomplir le Grand Œuvre de la
finalité du monde.
16


1

Regards sur l’univers :
entropie, néguentropie, nootropie



Présentation

Quels regards pouvons-nous porter sur l’univers ?
D’emblée, il apparaît qu’ils sont de deux types : regards de
tout un chacun qui concernent autant notre environnement
immédiat, que l’on peut aujourd’hui étendre à notre
habitacle planétaire entier, que l’immensité inconnue que
nous percevons au-dessus de nos têtes. L’autre type, c’est
celui du spécialiste, de l’œil de l’astronome rivé à son
télescope. Dans les deux cas, l’observation concerne
l’énergie. L’énergie est la première observable à notre
disposition. C’est donc à partir d’elle que nous allons
commencer à disserter. Comment aborder celle-ci ? La
première idée qui se présente est celle de l’« évidence »
entropique. Mais l’expérience du physicien se montrerait
volontiers un tantinet circonspecte pour le mettre sur le
devant de la scène, sous peine de « persécuter » une
certaine liberté d’appréciation quant aux conclusions
hâtives que nous risquerions de tirer des conséquences
quasi épistémologiques concernant le développement
édificateur – simultanément destructeur – de l’observation
générale des choses. C’est pourquoi, fidèle à ma manière
(très personnelle) de considérer l’observation du monde,
j’aimerais « cadrer » celle-ci selon une perception
généraliste non orientée a priori.

19L’ordre ontologique de l’univers

Quels regards ? Le regard pourrait-il être dicté à son
sens impérieux ou, au contraire, la « dictée » inviterait-elle
à plus de recul réfléchi a priori ?
La physique noétique est un redoutable pourfendeur
d’« idées reçues ». Saurait-il y avoir des « idées reçues »
en sciences dures ? J’affirme que oui. Idées « reçues » au
plus haut niveau et peu nombreuses, soit. Mais, de ce fait,
redoutables. L’exemple du matérialisme scientifique est
édifiant. Sous prétexte d’un contrôle rigoriste par
l’intellect rationalisé, la tentation de systématiser le
rationnel nécessaire se termine en dogme rationaliste.
Entre l’adhésion par la croyance non argumentée
rationnellement et la poursuite de la vérité entrevue par la
raison fondée, il y a tout le répertoire qui navigue entre
savoir et connaissance. Mais le chemin du savoir est étroit
et escarpé. Un intellect brillant et trop prompt peut tôt se
griser d’inadvertance et donc ne pas être alerté par le
« déclic » du connaissant. Celui-ci arrive toujours sur la
« pointe des pieds ». « L’imagination est plus importante
que le savoir », disait Einstein. Et à l’obnubilation pour la
vérification expérimentale, Enrico Fermi n’opposait-il pas
que « ce qui est important dans un modèle, ce n’est pas
son accord avec l’expérience, mais au contraire, sa portée
ontologique, ce qu’il affirme sur la manière dont les
phénomènes se passent, ce qu’il décrit de leurs
mécanismes sous-jacents » ? Le connaissant, c’est cette
mystérieuse alchimie entre savoir et déclic de l’intuition,
franche et immédiate ou lentement mûrie aux feux de la
sagesse et de la passion du beau.
L’« idée reçue » collective est tôt mise en boîte.
L’idéologie rode et l’inconscient collectif en fait son
affaire. L’exemple historique de l’anthropocentrisme en
est violemment illustrateur. L’église catholique avait mis
l’homme au centre du monde au prétexte que Dieu avait
20créé l’homme à son image. Pris à la lettre, rien d’étonnant
que la Terre devait être le centre de l’univers ; puis ce fut
le tour de l’héliocentrisme. La « révolution »
copernicienne y a mis fin et a détruit, à l’évidence, un
dogme en opposition avec les observations astronomiques
et la philosophie des sciences naissantes. Pourtant ! cette
« même » astrophysique, vers le milieu du siècle dernier,
illustra le « principe anthropique », cette fois-ci non pas en
vertu d’un dogme religieux, mais en vertu… de la
physique rationnelle. D’aucuns craignirent une
contrefaçon de l’anthropocentrisme, donc allumèrent des
« contre-feux de tout bois », non par esprit scientifique
mais par dogmatisme matérialiste. Il y a quinze ans, la
physique noétique naquit, et démontra que l’homme
accompli, mais non l’homme contingent planétaire, était le
« centre » de l’univers, non pas par (enfantin)
« géocentrisme », mais par démiurgie.
L’iconoclasme ainsi s’accomplit et, tout naturellement,
dut en payer le prix sur l’autel de l’irrecevabilité
compréhensible : la contrefaçon ne risquerait-elle pas de
se révéler un redoutable cheval de Troie ?
L’immaturité de la pensée humaine accompagne
l’érection en édification informative. Le temps historique
en sera seul juge.

La structure d’ordre deux de l’univers

Dès le début du tome I de l’Herméneutique
Métamathématique (cf. site), j’avais « assumé » la
conjecture impétrable suivante : puisque, comme je l’avais
montré auparavant, les lois ontologiques de l’univers se
ramènent, in fine, au nombre, la relation primordiale et
globale entre la vie (l’homme et l’Homme) et l’univers est,
essentiellement, d’ordre mathématique, il doit être
possible de définir le « numéro d’ordre » de cette alliance
singulière mais holiste. Dans l’ouvrage La Grande Unité
21de l’univers matière-esprit révélée par la physique
(Publibook 2009), j’avais montré le principe ontologique
suivant : plus une loi est simple dans son expression
mathématiquement codée, plus elle est importante. La
suite de cette affirmation trouve ici sa justification
originelle.

Le dernier théorème de Fermat

Les spécialistes s’y reconnaîtront. Il s’agit d’une
histoire célèbre qui a défié les esprits les plus augustes
durant plus de trois siècles et demi. Ce dernier théorème
est reconnu comme le graal des mathématiques,
l’« Himalaya de la théorie des nombres », selon Simon
Singh (cf. Le Dernier Théorème de Fermat, J.-C. Lattès,
1998). C’est dire qu’il s’agit d’un monument. Pierre de
Fermat, un dilettante génial des mathématiques du
e
XVII siècle raconte en fait l’histoire de Pythagore et de
son célèbre théorème très connu : dans un triangle
rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des
carrés des deux côtés de l’angle droit, soit :

2 2 2 x + y = z

z étant l’hypoténuse. En généralisant l’aspect géométrique,
la relation ci-dessus, d’une certaine manière, peut être
considérée comme la base d’une structure universelle
macroscopique de l’espace. L’immense question que
Fermat souleva, concernant les nombres entiers x, y, z
était la suivante : y a-t-il des nombres entiers x, y, z qui
soient solutions de l’équation :

n n n x + y = z

pour n>2 et entier ? Pierre de Fermat assura avoir
démontré que la réponse à la question est négative. En fait,
22il ne la fournit pas et on ne sut jamais si sa démonstration
(inconnue) était valable ou non. Au vu, cependant, de
l’échec des nombreux mathématiciens de talent qui
s’attelèrent au problème durant trois siècles et demi, il y a
lieu, me semble-t-il, de douter de l’affirmation de Pierre
de Fermat, sauf que : n = 2 est bien la seule solution
possible. L’issue est connue, cependant : la « quête »
s’acheva en 1993 par la démonstration magistrale du jeune
mathématicien anglais Andrew Wiles, professeur à
Princeton, après sept années d’effort à rebondissements, à
la manière d’un Sherlock Holmes. Il importe de considérer
cet événement de la mathématique (qui passa totalement
inaperçu parmi le grand public comme cela se conçoit),
comme l’un des plus importants (en tant qu’événement) de
l’histoire de l’humanité.

L’ordre des équations algébriques et différentielles

Très globalement considéré, les lois scientifiques
(physique, chimie) suivent deux voies quant à leurs
variations (spatiale, temporelle ou autre) : lois linéaires
(proportionnalité stricte) et lois non linéaires. Les lois
linéaires étant, la plupart du temps, des « ajustements » en
limite, il est bien clair que les seules lois non linéaires
m’intéressent pour le propos du présent ouvrage. Énoncé
sous son aspect le plus simple (valeurs réelles),
l’équation :

n
±n y− a x = 0 i∑
1

résume toute non-linéarité : avec n≥ 2 la proportionnalité
nest absente. Les écritures y= ax (parabolique), ainsi que :
a
y= (hyperbolique) sont des variations non linéaires.
nx
23On retrouve donc la non-linéarité dans les séries
algébriques sous la forme la plus générale :

2 n y= a + a x + a x + ...+ a x 0 1 2 n

Sous la forme différentielle, hormis les équations
différentielles du premier ordre, les équations du second
ordre, des types successifs :

2 2 2 2d y d y d y dy d y dy
= f (x) ; = f (y) ; = f (x, ) ; = f (y, )
2 2 2 2dx dxdx dx dx dx

se retrouvent toutes en physique classique (accélérations
linéaire et angulaire en mécanique, oscillations
mécaniques, trajectoires électromagnétiques, familles de
courbes en géométrie, solutions réelles et complexes,
problèmes de résonances, etc. On constate que la grande
majorité des lois universelles « se contente » de l’ordre
deux. Par exemple, parmi les lois de la physique classique
les plus importantes, la loi de l’énergie cinétique
proportionnelle, pour une masse donnée, au carré de la
vitesse que l’on retrouve en mécanique quantique par la
E q2formulation d’Einstein : c = . La constante céique au 0
µ
2carré ( c ) constitue un potentiel gravifique (ou 0
accélérateur). L’une parmi les constantes universelles les
plus importantes, la constante de Planck, se décrit en
2 2fonction de c par : h= µ c T (µ : masse de l’électron, 0 e 0 0 e
T , période oscillatoire de Broglie). J’ai montré, dans mes 0
ouvrages de physique noétique, que cette période peut
s’écrire :

1 1−20 Φ⋅10 s avec Φ=()1+ 5 nombre d’or,
2 2

24avec, dans l’intervalle { c − c 3} la valeur 0 0
−1c′ = 299850449 ( m.s fusionnel adimensionnel) au lieu 0
−1de 299792458 m.s soit à 0,02 % près.

La période de l’électron au repos mentionnée (donc
1
« moitié » noétique par la fraction ) est, assortie de
2
−2010 , à celle du nombre d’or ! On trouve la longueur
d’onde de Broglie, base de la mécanique ondulatoire par :

1 −20 −12λ = c T = 299792458× ×Φ⋅10 =1,49896229 Φ⋅10 mB 0 0
2

soit :

−12 λ ≈ 2,42537045...10 m , B

−12très près de la valeur mesurée λ ≈ 2,42631.10 m (à B
0,000387 près).
On voit ainsi l’implication de l’ordre 2 constante céique
(vitesse de la lumière) au carré (ordre 2) pour la valeur du
nombre de Planck, laquelle en retour est reliée au nombre
d’or !
Il en est de même de la constante universelle noétique,
élaborée par mes soins et qui doit être ajoutée à l’ensemble
des constantes universelles. J’ai montré, en effet, que :

hC2 0 k = ,
2T0

−2exprimé en [kg.s ] avec C constante de courbure 0
riemannienne à la « frontière » des référentiels
25phénoménal/convolinvolution symplectique en fusion
espace ← temps, tel que :

2 −1 20 k ≈ hC ⋅Φ .10 0

En approfondissant la théorie quantique, on établit que la
constante de Planck n’est pas une constante primordiale
puisque :

2µ 8πeq0 2 h= 8πe q =
ε ε c0 0 0

où : µ : perméabilité magnétique du vide ; 0
ε : permittivité diélectrique du vide ; 0
e : nombre de Napier (2,718281828…), base des
logarithmes népériens ;
c : vitesse de la lumière dans le vide ; 0
q : charge électrique élémentaire de l’électron.

Ici encore, on constate que la constante de Planck est
proportionnelle au carré (nombre 2) de la charge électrique
élémentaire.
En fin de compte, l’ordre 2 est l’un des grands
principes structurels de l’univers : le dernier théorème de
Fermat conditionne l’ordre 2 dans une rigidité absolue
pour :
26
n n n x + y = z

avec n =2 exclusivement pour x, y et z nombres entiers.

Le modèle multiversel est une topologie d’ordre deux

L’ordre deux

L’entreprise dans ce paragraphe se fonde sur
l’observation de la structure mathématique classique des
lois de la physique décrites, pour l’essentiel, dans le
paragraphe précédent. Le résultat obtenu contient une
synthèse saisissante lorsque l’interprétation à son sujet
reste centrée. C’est pourquoi j’ai retenu le modèle qui va
suivre ; nous verrons que la justification sera à la mesure
de sa perspicacité.
Ce modèle est extrait de Physique quantique, physique
noétique, homme démiurge, paragraphe 2, première partie,
Publibook 2009.
On part d’un ensemble de variables d’état X , X , 1 2
limité à deux pour un système universel d’ordre deux tel
que :

2dX d X& & & X= ; X=
2dt dt

de sorte que :

& & { X , X }={} F()X , X , G()X , X (1) 1 2 1 2 1 2

avec :

& & X = F()X , X et X = G()X , X (2) 1 1 2 2 1 2
27
On pose

X 2ρ= , (3)
X1

ainsi que, d’une manière tout à fait générale :

1 2 2 E =()X + X (4) S 1 2
2

puis :

d& & &() E = E = X X + X X (5) S S 1 1 2 2


&E est une grandeur noétique et E sa dérivée, de sorte S S
&que E soit la fonction H par S

H()X ,ρ, r (6) 1

Plusieurs cas de configuration de variables sont
possibles. Mais le seul qui soit conforme aux exigences
définies est traduit par :

&X = rX + X + X X 1 1 2 1 2 (7)
2 2& ()X =− X + X2 1 2

La résolution de (7) avec (3) fournit :

2 2& E = X()r+ρ−ρ (8) S 1

Le paramètre « r » est une variable de contrôle ce qui est
nécessaire en vue de contrôler un processus car, pour
28l’instant, nous ignorons tout de la « viabilité » du
dispositif théorique. ρ , ρ doivent ainsi désigner les pôles 1 2
du système du second ordre annoncé, par :

2 ρ −ρ− r= 0 (9)

tels que :

1 1
ρ =()1+ 1+ 4r et ρ =()1− 1+ 4r (10) 1 2
2 2

La relation (8) est vérifiée lorsque le « contrôle-r » est le
plus simple et le plus « fertile » possible, ce qui a lieu pour
r =1. Dans ce cas, (9) fournit en divisant par ρ :

−1 ρ−ρ =1** (11)

On reconnaît le cardinal gémellaire C=1** lorsque,
avec : Φ=ρ (nombre d’or), on écrit :

−1 Φ−Φ =1** (12),

qui est le résultat d’ordre 2 du modèle général développé
ci-dessus. Nous devons considérer ce résultat (12) comme
la signature de la création universelle, du champ
élémentaire quantique à l’homme démiurge, en passant par
la nucléosynthèse cosmologique et la vie terrestre.

Réflexions

Reprenons la solution (10) soit :

1 1
ρ =()1+ 1+ 4r et ρ =()1− 1+ 4r 1 2
2 2

29et poursuivons notre investigation. Nous avons vu que
pour r=1, la « solution dorée » apparaît et que le système
est métastable (divergence ∇•()ρ , ρ = 0). Au sens 1 2
rigoureux du terme, la métastabilité n’est pas fonctionnelle
en référentiel physique « affirmé », c’est-à-dire pour des
dimensions qui sont supérieures à celle de l’atome
d’hydrogène, soit pour environ 3,2 nanomètres (trois
millièmes de micromètre). Par contre, pour des
−13« dimensions » quantiques (inférieures à 10 mètre – le
cent millionième de micromètre… – j’utilise des
guillemets car personne n’est sûr qu’à de telles petitesses,
nous puissions envisager une dimension selon nos critères
classiques), le « fonctionnement métastable est la règle ».
Ceci engage à des répercussions concernant la
conceptualisation classique des choses. C’est ainsi que
poser la question : le contrôleur « r » pourrait-il être
négatif de sorte que le radical 1+ 4r< 0 ? Le bon sens
classique répondra par la négative. Parce que,
mathématiquement, un radical négatif n’existe pas
affirmant ainsi la non-existence du nombre imaginaire
i= −1. Je me souviens que lorsqu’à mon adolescence,
les autorités scolaires nous apprirent cette curiosité, j’eus
beaucoup de mal à accepter la sentence : « Comment un
outil fonctionnel, appelé imaginaire, pourrait-il servir ? »
Lesdites autorités ne me répondirent pas. Beaucoup plus
tard, je compris. Sitôt entamée, la physique noétique
naissante m’affirma la réponse : le nombre imaginaire
décrit un référentiel immatériel mais lequel, malgré tout, et
donc bien que non dimensionnel, autorise à garder la
dimension physique pour des besoins d’homogénéité
relationnelle. C’est ainsi que j’expérimentai le terme
« masse imaginaire » par la convention im (m désignant la
masse physique). Je devais m’apercevoir très tôt et dès
lors, qu’une véritable révolution paradigmatique venait de
prendre son essor. C’est elle qui concernera le prochain
chapitre.
30 Le résultat (10) du modèle général simple {(1) à (3)}
nous renseigne à propos d’un magnifique secret : la
formulation (12) fait apparaître ce que j’appelle le cardinal
unitaire C=1**, « lieu mathématique » de « séparation
disjonctive » entre le référentiel physique matière,
relativiste donc « transformiste » et le référentiel invariant
fusionnel (RIF) esprit absolu, donc non relativiste,
immatériellement en fusion espace ← temps et dont
−1nombre et section d’or {Φ; −Φ } sont artisans.

Notion d’entropie

La genèse

Le terme entropie est l’un des signifiants les plus
importants de toute la physique. Originellement –
ehistoriquement – il naît au milieu du XIX siècle par des
considérations relatives à la chaleur. Son support signifiant
est la « machine à feu », invention révolutionnaire au
e
XVII , premier jalon du remplacement de l’énergie fournie
par le vivant (des grands mammifères de la préhistoire au
cheval en passant par l’homme) à celle fournie par une
mécanique (réalisation humaine). Le physicien français
Denis Papin (1647-1714) reconnut le premier la force
élastique de la vapeur d’eau. Avec Thomas Savery, il fut
le premier à construire un prototype de machine à vapeur.
Mis au point par Thomas Newcomen en 1712, mécanicien
anglais (1663-1729) par l’introduction d’un piston dans le
mécanisme et d’un refroidisseur à eau froide, la machine à
vapeur industrielle prit forme définitivement avec le
physicien anglais James Watt entre 1772 et 1782.
La conception de l’entropie née du fait de la puissance
motrice du feu est basée, comme nous allons nous en
rendre compte, sur une « création » intellectuelle. Le
chimiste Antoine Laurent Lavoisier (1734-1794) avait
contribué au développement initial de la théorie de la
31chaleur, le « fluide calorique ». Mais celle-ci était basée
sur l’hypothèse de la conservation de la chaleur (rien ne se
crée, rien ne se perd…). Ce postulat, issu du modèle initial
de conservation, impliquait que la chaleur contenue dans
un corps isolé était invariable : aucun échange de chaleur
n’était donc supposé possible avec un autre corps.
Benjamin Thomson (1753-1814) montra cependant et
expérimentalement que la chaleur ne pouvait pas se
conserver (abaissant obligé du potentiel thermique
[température] fonction du temps). Il se produisit ainsi un
« vide théorique » entre la conception de Lavoisier et
l’observation de Thomson. C’est là qu’interviennent les
trois théoriciens : l’Allemand Rudolf Clausius
(18221888), l’Anglais William Edmond Rankine (1820-1872) et
l’Anglais William Thomson, alias lord Kelvin
(18241907). Ces trois savants cherchèrent, indépendamment les
uns des autres, l’existence d’une grandeur apparentée à la
chaleur mais susceptible de se conserver. Les travaux du
physicien français Nicolas Léonard Sadi Carnot
(17961832) connu pour ses écrits relatifs à ses Réflexions sur la
puissance motrice du feu (1824) et contenant l’un des
deux principes fondamentaux de la future
thermodynamique, exposés dans un mémoire
prémonitoire, leur allaient servir de guide. Le résultat de
ces recherches combla Clausius car elles contenaient la
« pièce manquante » que les trois physiciens avaient
cherchée vainement. Cela fut l’invention du terme entropie
(1854).



Définition fondamentale

L’entropie d’un système envisagé sous forme
thermodynamique se révèle en fait par une mesure. Soit un
système doté d’une énergie calorifique Q et d’un potentiel
32thermique (température thermodynamique) T. L’entropie
s’énonce par le rapport simple :

Q
S= (13)
T

exprimé en joule(s) par degrés thermodynamiques. Ces
derniers, sur l’échelle Celsius, sont des degrés absolus
qu’on appelle kelvins, de sorte que la dimension physique
−1de l’entropie s’écrit { J.K } (K pour kelvin ; on ne dit pas
« degrés kelvin » mais simplement kelvins). L’échelle
thermodynamique est telle que le zéro kelvin (0 K) est
égal à − 273,16°C (Celsius). Donc 0°C≈ 273 K . Ce qui est
important, en fait, c’est d’observer comment l’entropie S
varie dans des transformations nommées (par la suite)
thermodynamiques. Considérons (selon la démarche de
Rudolf Clausius) un système, initialement à l’énergie Q , 1
dotée d’une température T . En supposant que le système 1
soit à une température absolue T supérieure à celle de son 1
environnement, Clausius (et d’autres avant lui)
considérant que la chaleur s’écoule naturellement du
chaud vers le moins chaud, observa au terme d’un certain
temps que S est à Q et T ( Q > Q ; T > T ). Il en 2 2 2 1 1 2
déduisit une variation d’entropie par :

Q Q Q1 2 n ΔS≥ + + ...+ (14)
T T T1 2 n

(inégalité de Clausius). D’où l’une des premières lois
fondamentales de la thermodynamique : toute
transformation thermodynamique naturelle d’un système
au repos est à variation entropie croissante.
La relation (14) vaut pour des transformations
inégalitaires : c’est le deuxième principe de la
thermodynamique concernant la non-réversibilité des
33transformations. Celui-ci est d’une importance
fondamentale en physique car (14) s’adresse autant à la
microphysique qu’à la macrophysique : tout système au
repos s’établit à un équilibre (variation d’entropie δS
nulle). Ce qui compte ce sont davantage les variations
d’un état initial vers un état final que la valeur instantanée
d’une entropie.
Que signifie fondamentalement la relation (14) ? À
l’état initial { Q ; T }, le système est « actif » au sens où il 1 1
cède son énergie à l’environnement. Admettons, par
exemple, que Q soit tel que T = 373 K (100 °C). Si le 1 1
système est une chaudière à eau chaude, une « machine à
feu » (Carnot, James Watt…) peut transmettre une énergie
mécanique W à un mobile conçu pour se déplacer : une
variation importante de la relation (14) se produit. Toute la
thermodynamique s’ébauche ainsi par cycles (de Rankine,
de Carnot) interposés. Constat fondamental, après le cycle
passant de { Q ; T } à { Q ; T } dans la transformation : 1 1 2 2
ΔS correspondant > 0 décrit le processus, mais il est 1
impossible de se servir de l’état { Q ; T} pour 2 2
« remonter » à { Q ; T } : le deuxième principe exprime 1 1
une irréversibilité totale. Appliquée à l’univers, la question
que ce principe pourrait générer serait : l’univers est-il
condamné à cesser de s’activer une fois épuisé son
fantastique potentiel d’énergie ? Ce sont des questions
onto-philosophiques immenses auxquelles il convient de
s’atteler pour y apporter ne serait-ce que des débuts de
réponse. Précisément… arrêtons-nous eu égard au résultat
obtenu par le modèle (1) à (11). Le cardinal unitaire {(11)
et (12)} obtenu révèle nombre d’or et sa section. En
formalisant le modèle par l’ensemble {énergie E et S
&puissance E } nous sommes dans une situation S
potentiellement thermodynamique où la puissance
s’annulerait par (9) avec auto-entretien énergétique. Le
bon sens indique que c’est impossible, mais l’ensemble du
34modèle affirme le contraire. Qu’en est-il alors ? Ce qui est
impossible de fait, c’est l’indication physique où ΔS est
constamment positive : la variation d’entropie du système
demande alors, pour l’entretenir, une énergie extérieure
(C’est le problème du moteur à eau, fantasmé par des
« écolos » sans aucune formation scientifique, il y a
quelques dizaines d’années.). Pourtant… le modèle (1) à
(12), que nous dit-il alors ? Il nous affirme par (9) un
autoentretien (ΔS= 0) par (8). La physique noétique montre
alors que ce dispositif décrit mathématiquement des
propriétés du vivant mais aux dimensions quantiques : un
autre référentiel que la phénoménologie classique est
nécessaire. Nous verrons plus loin que cet « autre » est
indéfiniment « présent » et qu’il représente le « miracle
noétique » appliqué au vivant.

Pour une nouvelle approche de la
thermodynamique : l’entropie de Boltzmann

L’approche atomistique de la matière, inaugurée à la fin
edu XIX siècle, allait entraîner, comme nous le savons, une
révolution conceptuelle de la physique. En 1872, le
physicien allemand Ludwig Boltzmann (1844-1906),
présenta une théorie nouvelle de la thermodynamique que
l’on appelle aujourd’hui : mécanique statistique. Elle est
basée sur la théorie atomistique de la matière en effectuant
le lien entre le microscopique (chimie quantitative initiée
par Laurent Lavoisier auparavant) et la physique
macroscopique (Clausius, Rankine, Carnot…). La
statistique inaugurée par de grands mathématiciens de ce
e
XIX siècle, dont Friedrich Gauss en particulier
(17771855), considère un « tout » comme une quasi-infinité de
parties dont chacune « joue » son rôle. Il en est né ce que
l’on appelle l’entropie de Boltzmann. Nullement différente
de la définition des fondateurs de la thermodynamique
(Clausius, Carnot, lord Kelvin), elle associe la statistique
35probabiliste de l’infiniment petit au processus de
formation de l’entropie. Nous allons voir que cette
approche est beaucoup plus élégante et formaliste car elle
soulève d’énormes questions essentielles que je traiterai
ci-après dans une « vision noétique ». Dans la perception
de Ludwig Boltzmann, il existe au niveau microscopique,
un très grand nombre de configurations susceptibles de
réaliser l’état macroscopique au sens de Clausius-Carnot.
Par exemple, un litre de gaz dans des conditions de
température et de pression dites normales, renferme
22environ 3.10 molécules (trente mille milliards de
milliard). Comme il est rigoureusement impossible
d’accéder à l’état thermodynamique de chacune de ces
molécules en quantité fabuleuse, il est nécessaire de passer
par le probabilisme. Ceci peut s’effectuer, élégamment, de
la manière suivante en considérant le nombre minimum de
systèmes (nécessaire mais suffisant) soit deux (on retrouve
l’ordre de l’univers).
Considérons deux systèmes σ et σ (en interaction 1 2
négligeable) et dotés de probabilités respectives p et p . 1 2
Si le système σ résulte de la réalisation de σ et σ , la 1 2
probabilité p()σ se produit selon le théorème des
probabilités composées par les fonctions (f) respectives
suivantes selon :

f()p + f(p)= f(p p) (15) 1 2 1 2

En différenciant par rapport à p puis par rapport à p , 1 2
puis p par rapport à p , on obtient successivement : 2 1

∂ ∂
f()p − p f()p p = 0 (16) 1 2 1 2
∂p ∂p1 1

puis :

362∂ ∂
f()p p =−p p f()p p 1 2 1 2 1 22∂p ∂p2

que l’on écrit :

2∂ 1 ∂
f()p p =− f()p p (17) 1 2 1 22 p p ∂p∂p 1 2

Posons : f()p p = P ; (17) s’écrit donc : 1 2

2d P 1 dP
= (18)
2 p dpdp

La solution de (18) s’écrit :

P= C ln p (19),

C’est une constante d’intégration et le sigle ln désigne
le logarithme népérien.
Fondamentalement, la probabilité de « réalisation »
d’un système à interaction faible, croit comme le
logarithme népérien de la probabilité interactive selon une
courbe de la forme proposée par la figure 1.


37Fig. 1

La loi d’évolution fondamentale thermodynamique
de la matière

Partons de la relation (19) et normalisons la probabilité
par :

p()E =1 ∑
E

E étant l’énergie globale du système. On constate que C
(de 19) est une fonction de k , constante de Boltzmann B
dans les systèmes macrophysiques avec R : constante des
gaz parfaits, et N : nombre d’Avogadro et de valeur :

-1 −1R 8,314510 J.mol K −23 −1 k = = =1,38.10 J.K , B 23 −1N 6,0221367.10 mol

célèbre constante universelle bien connue. Finalement,
entropie et probabilité sont liées par la non moins célèbre
relation thermodynamique :

S= k ln p (20) B


Vers une interprétation affinée de la probabilité
thermodynamique

Écrivons les deux énergies E et E associées à leurs 1 2
probabilités respectives de sorte que :

p ()E = p(E) p(E) (21) 1 1 2 2

38