Ma vie de couple est un échec ?

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  • Au début, tout était rose. Maintenant, tout est cassé entre nous.
  • Malgré tous nos efforts, nous avons fini par nous entre-déchirer.
  • Dix ans de mariage et deux enfants… et nous voilà au bord du divorce !
  • Après une séparation, comment reconstruire sa vie ?
  • Aimer autrement, est-ce possible ?

Votre bonheur à deux n’est plus qu’une image du passé ? Vous voulez sortir de votre misère affective ? L’origine de vos problèmes ne se trouve pas seulement en vous-même ou chez votre conjoint. Elle est d’ordre spirituel. En effet, comment aimer sans être relié à la source de l’Amour ? Dans ce livre, découvrez la Personne capable de vous transformer. Vous pouvez vivre des relations solides, durables et épanouissantes. Et donner un nouveau départ à votre vie !


« Ce dont nous avons le plus besoin pour résoudre nos peines de cœurs est de recevoir un cœur nouveau. Jésus-Christ nous propose une transplantation cardiaque spirituelle. Seul un cœur nouveau peut produire un amour nouveau ! »


Marc Van de Wouwer, marié et père de 3 enfants, est cadre dans l’administration. Passionné par l’Évangile, il se consacre à faire connaître cette « bonne nouvelle » au plus grand nombre par des conférences et des livres.


Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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EAN13 : 9782362490293
Nombre de pages : 96
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Introduction
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« Y a-t-il un divorcé dans la salle ? » Essayez de po-ser la question et vous verrez certainement une forêt de bras se lever. Le comptage serait sans doute facilité par la question inverse : « Qui n’a jamais divorcé ? »
De plus en plus d’hommes et de femmes sont concer-nés par le divorce. Autrefois marginal, il est devenu tragi-quement banal. Banal par sa fréquence, tragique par son vécu toujours douloureux. S’il existe des divorces assu-més, peu de divorces sont « réussis ».
Le divorce en chiffres
Les statistiques témoignent de l’explosion du phé-nomène. Le nombre total annuel de divorces en France n’a cessé de croître en un siècle : 20 000 en 1914 (5 % des mariages), 40 000 en 1970 (10 % des mariages) et 125 000 en 2003 (45 % des mariages). En 2006, la France 1 recense près d’un divorce pour deux mariages ! En Belgique, la situation est plus aiguë encore : en 2002, trois divorces ont été prononcés pour quatre ma-
1  Association SOS PAPA 78 – 2005 (page consultée le 4 octobre 2006) – les vrais chiffres du divorce et de la séparation en France. Adresse URL : http:// www.sos-papa.net/pages/chiffres.htm
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riages célébrés. De 1998 à 2000, ce rapport s’élevait à trois sur cinq. C’est dans les grandes villes que le phéno-mène est le plus sensible : à Bruxelles, en 2001 et 2002, le nombre de divorces dépassait même le nombre de ma-2 riages ! Ces chiffres ne tiennent pas compte des unions et désunions hors mariage, en général plus volatiles.
Révolution sexuelle
Comment expliquer cette évolution ? Mai 1968 a manifestement laissé des traces. Ce mouvement, révo-lutionnaire surtout par la pensée, a balayé les tabous de la morale. L’Église, l’État, l’école, l’entreprise, comme toute forme d’autorité sociale ou morale, ont été débou-lonnés, renversés de leur piédestal, désacralisés et piéti-nés au nom de l’émancipation de l’individu. Désormais, nous ne recevons plus d’ordre de personne car « il est in-terdit d’interdire ! »
C’est dans le domaine des mœurs que les avancées ont été les plus significatives. Le christianisme, présen-té comme l’ennemi séculaire de nos désirs, a été rejeté. Nous voici libres de jouir sans entraves.
La révolution sexuelle a ouvert le droit au plaisir pour tous et sous toutes ses formes. « L’amour libre » (à ce terme, il faut préférer celui plus exact de « sexualité libre ») portait en germe tous les espoirs, même celui de la paix dans le monde. Les slogans fleurissaient sur les tee-shirts comme dans les chansons : « Peace and love », « Faites l’amour, pas la guerre ! », etc. Très vite, les tee-
2  SPF Économie – INS (page consultée le 4 octobre 2006) – De moins en moins de mariages et de plus en plus de divorces – Info Flash n° 40. Adres-se URL : http://statbel.fgov.be/press/fl040_fr. asp
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shirts ont fané et les rockeurs ont déchanté (I can’t get no satisfactionchantaient les Rolling Stones). Quel contras-te entre les grandes espérances portées par ce souffle révolutionnaire et la misère affective qui en a résulté ! L’amour s’est dissous dans la sensualité.
Le mouvement s’est pourtant poursuivi dans les dé-cennies suivantes, mais de manière moins spectaculaire, plus rampante. Il a perdu son caractère folklorique dans les années 1980 (les « babas cool » d’alors portent désor-mais costume et cravate) et son caractère contestataire dans les années 1990 (les patrons ont pris leur revanche dans une économie mondialisée ultra-compétitive). Mais il a conservé son militantisme concernant les mœurs. Il suffit de constater l’omniprésence du sexe dans les mé-dias et les revendications toujours plus poussées en ma-tière d’éthique.
Le mariage sacrifié
La première victime de cette lame de fond est évi-demment le mariage. Depuis 1970, les chiffres sont élo-quents. Beaucoup de couples n’ont pas résisté à cet « ap-pel du sexe » combiné au mépris des sentiments. Mariés pour le meilleur, oui, mais pas pour le pire ! Unis jusqu’à ce que le divorce nous sépare ! Libérés de tout carcan moral, les conjoints étaient censés s’épanouir au travers d’expériences multiples. Mais loin de renforcer la soli-dité du couple, la sexualité libre l’a minée, provoquant l’usure et la mort des sentiments. Elle a imposé d’autres exigences : celles de la performance, de la séduction per-manente, de la beauté « top modélisée », de l’éternelle jeunesse ! Beaux, riches et célèbres, sinon rien ! Mais
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comme nous ne sommes pas tous des mannequins ni des stars du grand écran, il a fallu revoir nos prétentions à la baisse. Quand on veut décrocher la lune, il est frustrant de se contenter du réverbère !
Déçus dans leurs attentes, les couples se séparent quand ils ne partagent plus ni sentiments amoureux ni sexualité. Ce qui démontre que la volonté de construire une relation de couple repose encore sur ces bases-là ! On le constate, l’aspiration à l’amour est toujours aussi vive, mais c’est sa concrétisation qui coince. Nous voulons aimer, mais nous n’en sommes plus capables ! Surmonter la difficulté d’aimer demeure le problème majeur de no-tre temps, entre les individus comme entre les peuples.
La crise du couple a profondément modifié le visage de la société. De nouvelles structures familiales sont ap-3 parues : familles recomposées, monoparentales, pacsées , qui ont renvoyé le modèle deLa petite maison dans la prairierang d’antiquité. Désormais, le divorce n’est au plus considéré comme une tare sociale, mais il s’inscrit dans la norme. Il fait partie de ces phénomènes qui for-gent la mutation de la société.
Évolution ou régression ?
Dans ce contexte, deux questions se posent : Sommes-nous plus heureux ? Sommes-nous meilleurs ? On ne peut que répondre négativement à ces questions. Parce qu’il est devenu « normal », le divorce fait-il moins mal ?
3  Le PACS (Pacte Civil de Solidarité) est un contrat français conclu entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organi-ser leur vie en commun. Il donne des droits et obligations aux partenaires.
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Premièrement, et on ne le dit pas assez, chaque rup-ture est une blessure, une déchirure. Pour l’un des parte-naires au moins, et souvent pour les deux. Sans parler des enfants, généralement les plus atteints. Cette plaie mettra du temps à guérir et parfois, ne guérira jamais. L’amour est une maladie seulement quand il manque. À de rares exceptions (Jésus-Christ en est une), le manque d’amour fait souffrir davantage que l’excès d’amour. Chaque sépa-ration est un échec par rapport à l’idéal qu’est la construc-tion d’une relation durable, si possible pour la vie. C’est un bateau qui coule avant d’avoir atteint le port. Deuxièmement, un divorce laisse toujours des sé-quelles. En plus de la souffrance affective, la séparation s’accompagne souvent de complications administrati-ves et judiciaires, de problèmes financiers et parfois de paupérisation. C’est sans doute la raison pour laquelle le pourcentage de divorces après un deuxième mariage est supérieur à celui qui suit un premier mariage. Une partie de la confiance en soi, en l’amour et en l’autre, s’est éro-dée. Non seulement les partenaires sont fragilisés mais ils refont souvent les mêmes erreurs, accumulant de nouvel-les blessures, de nouvelles déceptions. Osons l’affirmer : la libération des mœurs ne nous a rendus ni plus heureux ni meilleurs !
Des raisons d’espérer !
Existe-t-il un espoir pour les naufragés de l’amour ? Peut-on échapper à la spirale de l’échec amoureux ? Comment construire une union stable et épanouissante ? Réduit au silence médiatique, l’Évangile veut de nouveau faire entendre sa voix. Pas pour dire : « Je vous avais pré-
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venus ! », pas pour donner la recette conjugale infaillible (certains chrétiens sont aussi concernés par l’échec de leur couple), mais pour partager une « bonne nouvelle ». C’est d’ailleurs la signification du mot « Évangile ». Dieu a plus qu’un point de vue autorisé sur la ques-tion de l’amour. Grâce à Jésus-Christ, Dieu a montré toute l’étendue de ses possibilités. Elles sont infinies ! Il peut guérir les blessures liées au manque d’amour. Il peut aider à construire un amour durable. Mieux encore, il peut changer et répandre son amour dans les cœurs pour donner la force d’aimer. C’est ce que vous allez découvrir au travers de l’ex-périence vécue par deux femmes. Toutes les deux ont rencontré Jésus et ce face à face a été déterminant. L’une nous est contemporaine et nous livre son témoignage ; l’autre est contemporaine du Christ et son histoire est ra-contée dans l’Évangile selon Jean.
Histoires฀vécues
Aujourd’hui : Claudine
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Chapitre 1
Dans ce témoignage authentique, les prénoms ont été changés afin de respecter l’anonymat des personnes. Entourée de ses amis, Claudine vient de fêter ses 60 ans. Jolie, dynamique, elle respire la joie de vivre. Le sourire qu’elle arbore en permanence donne à penser que tout lui réussit. Elle habite une maison coquette, amé-nagée avec goût, où chacun est reçu en ami. Sa cuisine inventive est réputée. Claudine est toujours positive et ne se plaint jamais. Elle est heureuse. Maintenant, elle peut dire qu’elle est heureuse. Elle vit seule, sans toutefois être solitaire car elle sait qu’elle ne sera plus jamais seule. Claudine ne vit plus pour elle-même, elle se consacre aux autres, en toute discrétion, ne cherchant aucune recon-naissance. Elle ne désire rien d’autre que de servir, être présente dans la souffrance des autres, disponible pour une écoute, un réconfort, un soutien. Elle sait ce qu’est la souffrance, elle en a exploré les contours affectif, mo-
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ral et physique. Cette souffrance, elle la porte tous les jours, même si personne ne le voit. Alors, comment sa vie peut-elle rayonner autant et marquer ceux qui croisent sa route ?
Claudine témoigne :
À l’âge de 11 ans, ma mère m’a dit de ne plus l’appe-ler « Maman », me précisant qu’elle n’était pas ma mère. Elle l’était pourtant. Mes parents espéraient un garçon et leur déception fut immense. Parce que j’étais une fille, ma tante a refusé d’être ma marraine. Je ne me souviens pas avoir reçu la moindre marque d’affection de ma famille, alors que mes sœurs étaient choyées. J’étais en quelque sorte la Cendrillon du foyer. À 21 ans, j’ai littéralement fui dans le mariage. Aucun membre de ma famille n’était présent à la noce. Je me suis mariée avec René, sans amour. Je voulais une maman, pouvoir dire « Maman » à quelqu’un et je pen-sais l’avoir trouvée avec ma belle-mère. René était très attaché à sa mère, au point que nous avons cohabité trois ans avec elle. Mais l’amour que mon mari et sa mère se portaient était exclusif, ne me laissant aucune place. Mon mari ne m’a jamais dit « Je t’aime ». Sa mère ne voulait pas. Elle ne pouvait supporter que son fils aime quel-qu’un d’autre. Nous avons alors déménagé, mais René est tombé en dépression. Il ne pouvait vivre loin de sa mère. Nous sommes donc retournés habiter à proximité de chez elle. René s’y rendait tout le temps et me laissait seule. En fait, je m’étais enfuie d’une maison sans amour pour échouer dans une autre. À cette époque, j’étais catholique pratiquante et j’al-lais à la messe tous les dimanches. Je trouvais un cer-
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tain réconfort dans le vague sentiment de la présence du Christ, que je ne connaissais que comme le petit Jésus. Après douze ans de mariage, René m’a dit qu’il ne pouvait pas m’aimer aussi longtemps qu’il était entouré de sa famille. Le seul reproche qu’il m’a fait était d’être trop bonne. Nous avons convenu qu’il valait mieux nous séparer. Il était d’accord de me laisser partir à condi-tion de pouvoir conserver tous nos avoirs, la maison, les meubles, etc. Ne me considérant déjà pas digne d’être aimée, j’ai soudain pris conscience de mon peu de va-leur : pour René, je comptais moins que ces biens maté-riels. Sans regret, je lui ai abandonné ma part. C’est à cette époque que j’ai fait la connaissance de Bernard. Il était tout différent de mon mari. Il m’a fait une cour empressée, se montrant attentionné, gentil, épris. Je suis rapidement tombée amoureuse de lui. J’en étais « bleue ». J’avais enfin trouvé le grand amour que je cherchais !
Nous nous sommes mis en ménage. Un jour qu’il lisait un livre à la couverture noire, je lui ai demandé ce que c’était. Il m’a répondu : « La Bible ! » Je n’avais ja-mais pris conscience que ce livre parle de Dieu et de Jé-sus-Christ ressuscité.
Bernard fréquentait une communauté protestante mais il préférait y aller seul. Un soir, je l’ai convaincu de m’y emmener. L’évangéliste Alain Choiquier traitait du thème « Un seul Chemin ». J’ai alors compris que Jésus-Christ était réellement vivant et qu’il m’aimait. J’ai pris conscience qu’il était mort pour mes péchés et ressuscité pour me donner une nouvelle vie. Le Christ m’invitait à le recevoir comme mon Sauveur. C’est ce que j’ai fait.
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Cette expérience eut un effet immédiat. J’ai compris que la situation dans laquelle je vivais, le concubinage, n’était pas ce que Dieu voulait. J’en ai fait part à Bernard en lui disant que nous devions nous séparer. Je n’étais toujours pas divorcée. Bernard m’a répondu que si je par-tais, je ne remettrais plus jamais les pieds chez lui. À cet-te époque, Bernard comptait plus que Dieu, et j’ai cédé. Plus tard, j’ai divorcé d’avec René et me suis remariée avec Bernard. Notre union va durer quinze ans.
Je voulais apprendre davantage de la Bible, mais Bernard m’interdisait de la lire. Il m’en faisait la lecture et l’interprétation. Je lui faisais entière confiance, n’ima-ginant pas qu’il en tordait le sens à son avantage. Nous avions peu de contacts avec d’autres chrétiens et nous vivions à l’étranger six mois par an.
L’état de grâce avec Bernard n’a duré qu’un an. Il a alors changé de visage. Il est devenu possessif, autori-taire, me coupant de toute relation extérieure. Je ne pou-vais avoir de contact avec d’autres personnes qu’en sa présence. Il me rendait de plus en plus dépendante de lui et ne voulait pas que je travaille. J’étais amoureuse et je supportais tout.
Lors d’une réunion chez le notaire, j’appris que mon mari s’était approprié tous nos biens, tout ce que nous avions acquis ensemble. Le notaire releva que s’il arri-vait quelque chose à Bernard, je me retrouverais à la rue. Maison, voiture, comptes bancaires… tout était à son nom. Devant l’insistance du notaire d’accomplir un geste en ma faveur, Bernard opposa le refus le plus cinglant. Décidément, l’histoire se répétait. Je me sentis trahie, car j’avais donné mon amour sans réserve et je pensais que c’était réciproque.
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