//img.uscri.be/pth/6ab8d32cbe905842f9e0cc731ddbb9cbc624ea0f
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Club de Recherches Cliniques du Québec. Programme et abrégés de la Ze réunion annuelle

De
247 pages
Depuis cinquante ans, le Club de recherches cliniques du Québec (CRCQ) soutient les échanges scientifiques de la communauté des chercheurs en santé.
Voir plus Voir moins

Extrait de la publicationPROGRAMME ET ABRÉGÉS
DE LA
e50 RÉUNION ANNUELLE
Les 2, 3 et 4 octobre 2008
Le Manoir Richelieu
La Malbaie, Québec
Les Presses de l’Université de MontréalCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
et Bibliothèque et Archives Canada
eClub de recherches cliniques du Québec. Réunion (50 : 2008: La Malbaie,
Québec)
eProgramme et abrégés de la 50 Réunion annuelle du Club de Recherches
Cliniques du Québec
Comprend un index.
ISBN 978-2-7606-2130-5
eISBN 978-2-7606-2602-7
e1. Club de Recherches Cliniques du Québec. Réunion (50 : 2008 : La Malbaie,
Québec). 2. Médecine clinique - Recherche - Québec (Province) - Congrès -
Résumés, programmes, etc. I. Legault, Laurent, 1960- . II. Titre.
R854.C3C58 2008 616.0072’0714 C2008-941902-2
eDépôt légal : 4 trimestre 2008
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
© Les Presses de l’Université de Montréal, 2008
Les Presses de l’Université de Montréal reconnaissent l’aide financière du
gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au
développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour leurs activités d’édition.
Les Presses de l’Université de Montréal remercient de leur soutien financier le
Conseil des arts du Canada et la Société de développement des entreprises
culturelles du Québec (SODEC).
Ce livre a été imprimé au Québec (Canada) en octobre 2008 sur papier
entièrement recyclé sur les presses de Marquis imprimeur.
Extrait de la publicationSOMMAIRE
Membres du Comité exécutif – 2008 4
Les présidents du Club de recherches cliniques du Québec 4
Dédicace de Jacques Genest 5
Message de bienvenue de Laurent Legault 7
Éditorial de Marielle Gascon-Barré 9
Le Club de Recherches Cliniques du Québec,
à mi-chemin du siècle… par Gérard E. Plante 13
Notes biographiques 24
Gerardo Ferbeyre, Prix André-Dupont 24
Serge Rossignol, Prix Michel-Sarrazin 26
Domenico Regoli, Prix du Mentor scientifique 28
Claude Bouchard, conférencier invité du président 30
eProgramme de la 50 réunion annuelle 32
Horaire détaillé 34
Jeudi, 2 octobre 34
Vendredi, 3 octobre 40
Samedi, 4 octobre 51
Abrégés 57
Index des auteurs 238
Les prix du CRCQ 242
Partenaires 245
Extrait de la publicationMEMBRES DU COMITÉ EXÉCUTIF – 2008
Président : Laurent Legault Université McGill
Président sortant : Alain Fournier INRS
Vice-président : Richard Larivière Université Laval
Secrétaire trésorier : Éric Rousseau Université de Sherbrooke
Conseillers scientifiques : Pedro D’Orléans-Juste Université de Sherbrooke
Josette Noël Université de Montréal
Denis Girard INRS
Jean-Jacques Lebrun Université McGill
Chantal Guillemette Université Laval
LES PRÉSIDENTS DU CLUB DE RECHERCHES CLINIQUES DU QUÉBEC
1958 Jacques Genest 1987 Pierre Sirois
1965 Gilles Tremblay 1988 Michel Van der Rest
1966 Jacques R. Ducharme 1989 Marielle Gascon-Barré
1967 Charles Plamondon 1990 Jean-Pierre Bouchard
1968 Jean-Pierre Cordeau 1991 Marek Rola-Pleszczynski
1969 Pierre Bois 1992 Pierre Poitras
1970 Jacques Brunet 1993 Daniel Ménard
1971 Roger Daoust 1994 Michèle Gagnan-Brunette
1972 Aurèle Beaulne 1995 Hugues Barbeau
1973 Guy Lemieux 1996 Jean H. Dussault
1974 Claude Allard 1997 Emmanuel Esher
1975 Marc Lavallée 1998 André Lacroix
1976 Yves Morin 1999 Rima Rozen
1977 André Barbeau 2000 Gaétan Guillemette
1978 Jean Leduc 2001 Jacques Turgeon
1979 Gérard Plante 2002 Johanne Tremblay
1980 Francis Glorieux 2003 Pierre Lachapelle
1981 Jean-Gil Joly 2004 François A. Auger
1982 Marcel Lebel 2005 Jean-François Beaulieu
1983 Claude Petitclerc 2006 Yves Berthiaume
1984 Edgard Delvin 2007 Alain Fournier
1985 Patrick Vinay 2008 Laurent Legault
1986 Richard Gagné
Extrait de la publicationFÉLICITATIONS AU CRCQ POUR
eSON 50 ANNIVERSAIRE !
Son succès a dépassé toutes les espérances de 1958. Le Club de
recherches cliniques du Québec avait pour but de promouvoir la
recherche clinique dans le milieu francophone et répondait à la
nécessité de combler un déficit important dans notre société. Cinq
ans plus tard, il fut suivi par la création du Conseil de la recherche
médicale du Québec, qui deviendrait le FRSQ, afin que des fonds
soient disponibles pour aider les nouveaux chercheurs biomédicaux
à poursuivre leurs projets.
De grandes réussites pour le Québec !
Jacques Genest,
C.C., G.O.Q., FRSC
Président fondateurPage laissée blanche
Extrait de la publicationBIENVENUE À TOUS NOS MEMBRES
Au nom de l’exécutif du CRCQ, j’aimerais
vous accueillir chaleureusement pour ce
e50 congrès annuel. Vous constaterez sans
doute que ce cinquantenaire, prétexte aux
célébrations, est surtout une invitation
aux retrouvailles.
Tout d’abord, nous retrouvons avec
plaisir le site magnifique du Manoir Richelieu,
où le CRCQ s’est réuni pendant de
nombreuses années et dont les couloirs sont
hantés d’histoires, d’échanges enthousiastes
et des échos de bouillantes discussions. De plus, la présence des
fondateurs du Club rendra possibles, et ce pour une trop rare occasion,
les échanges entre trois générations de chercheurs.
Le Club de recherches cliniques du Québec, jeune de ses 50 ans
mais ayant somme toute atteint une certaine respectabilité, continue
d’introduire de nouvelles traditions. Ainsi, vous avez entre les mains
la nouvelle revue du CRCQ. Vous pourrez lire dans ce premier
numéro la précieuse contribution d’un ancien président du Club, le
docteur Gérard Plante, qui signe une rétrospective socio-historique
très personnelle de ces 50 années. De plus, une page éditoriale sera
désormais mise à la disposition d’une personne clé du monde de la
recherche québécoise. Notre première éditorialiste invitée est le
docteur Marielle Gascon-Barré, présidente du FRSQ et, elle aussi,
ancienne présidente du CRCQ.
Le programme vous réserve d’autres surprises; ce congrès
marquera ainsi l’inauguration d’un nouveau prix, nommé en l’honneur
du président fondateur du Club, le docteur Jacques Genest. Ce prix
sera décerné à la meilleure présentation orale d’un étudiant.
Extrait de la publication8 message de bienvenue
Comme vous le constaterez, le CRCQ continue de regarder vers
l’avant, sans oublier ceux qui l’ont mené là où il en est présentement.
Il demeure une institution dynamique, un terrain fertile pour
l’établissement de contacts et un véritable tremplin pour les carrières de
nos étudiants et des jeunes chercheurs. Nous sommes tous redevables
aux fondateurs et aux pionniers de cette belle institution.
Au plaisir de vous croiser et de converser avec vous dans les
coursives du Manoir Richelieu.
Laurent Legault,
Président
Extrait de la publicationÉDITORIAL
Cinquante ans d’animation et de diffusion
scientifique, ça se fête !
Dès sa création sous l’impulsion du
docteur Jacques Genest, le CRCQ s’est donné
comme mission de rassembler les
chercheurs, d’abord cliniciens, afin
d’augmenter l’émulation et la collaboration au sein
de la communauté de recherche en santé
du Québec.
D’abord principalement issue de la
recherche clinique, dont l’élite était
particulièrement bien formée et motivée par le
désir de mieux comprendre les
mécanismes sous-jacents à plusieurs maladies importantes, cette
communauté qui se retrouve dans le CRCQ s’est développée, au cours
des cinquante dernières années, de façon impressionnante. En effet,
elle recouvre aujourd’hui les facettes les plus importantes de la
recherche fondamentale, ce qui l’a amenée, entre autres, à identifier
et à comprendre les mécanismes d’action liés à la modulation de
l’expression de plusieurs gènes, découvertes qui ont permis de mieux
apprécier leur rôle dans la prédisposition à certaines maladies
prédominantes au Québec. Des liens étroits se sont ainsi tissés au fil des
ans entre les chercheurs cliniciens et leurs collègues en recherche
fondamentale. Cette association permet maintenant de franchir avec
plus d’aisance la barrière du transfert des connaissances vers des
applications cliniques basées sur de véritables données probantes
dans le contexte éthique, social et légal qui est propre au Québec. Le
CRCQ accueille également dans ses rangs des chercheurs dont la
Extrait de la publication10 éditorial
préoccupation principale est de mieux comprendre les liens entre la
société, le système de santé et l’organisation des soins à la population.
Autant d’indices encourageants qui montrent que l’échange, le
transfert et l’utilisation des connaissances sont maintenant vus comme
des éléments intrinsèques aux activités de recherche des scientifiques
québécois.
Sur le plan des collaborations internationales, les chercheurs
québécois sont reconnus pour le haut niveau de leurs travaux et
co-publient régulièrement avec des collègues du monde entier. Ces
collaborations se renforcent sans cesse et sont un signe éloquent de
la qualité de la science qui se pratique au Québec et de la
contribution importante des chercheurs de notre milieu aux grandes avancées
scientifiques.
Au cours des dernières années, on a vu les liens avec le secteur privé
se raffermir avec l’émergence d’une nouvelle synergie entre la
recherche publique et la recherche en milieu privé. Témoin, la création
récente du Fonds d’innovation Pfizer-FRSQ, qui investira plusieurs
millions de dollars en recherche publique au cours des prochaines
années, et ce, sans droit de regard de l’entreprise sur les résultats de
recherche. Le lancement récent du Consortium québécois sur la
découverte du médicament est également un exemple concret de la
collaboration plus étroite qui se met en place entre les entreprises et
le secteur public autour d’expertises et d’intérêts de recherche
communs dans le but de faire avancer l’identification de nouvelles
approches génériques liées à la découverte de meilleurs médicaments.
Dans l’évolution du tableau de la recherche au Québec, le CRCQ
a été non seulement l’accompagnateur, mais bien souvent le
catalyseur d’interactions entre chercheurs de diverses disciplines. Il a
également été une vitrine pour les jeunes chercheurs et les étudiants et
stagiaires postdoctoraux qu’ils dirigent qui, à leur tour, sont devenus
membres du Club et ont ainsi contribué à lui assurer jeunesse et
dynamisme. À cet effet, on ne saurait négliger le rôle que joue
l’ambiance collégiale et détendue du CRCQ, où l’excellence a toujours été
de rigueur dans un environnement convivial et propice aux
nouveaux contacts et aux échanges d’idées et ce, jusque tard dans la nuit
Extrait de la publicationéditorial 11
(comme peuvent en témoigner les membres du «Club» du Prix
Bacchus et leurs amis).
Quel rôle jouera le CRCQ dans les prochaines années ? Ce milieu
de rencontres ne sera jamais remplacé, même à l’ère de la
communication électronique instantanée. Rien ne peut se substituer à
l’environnement qu’offre le CRCQ pendant les quelques jours de sa
réunion annuelle. Cet espace est, en effet, un lieu unique d’échanges
et de transfert des connaissances et d’idées enthousiasmantes entre
les chercheurs déjà amis et de nouveaux collègues rencontrés dans
un cadre qui donne au monde de la recherche en santé au Québec
une couleur particulière. Le défi pour la prochaine décennie sera
d’étendre cette culture à un plus grand nombre de chercheurs, d’y
inclure des éléments plus politiques liés à l’évolution de la science et
de tenter d’anticiper les répercussions des découvertes issues de la
recherche en santé sur la population.
Les choses ont certes bien changé depuis que Michel Sarrazin,
rompant avec les théories héritées du Moyen Âge, a introduit en
Nouvelle-France les nouveaux courants médicaux qui allaient ouvrir
la voie à la médecine moderne. Au cours des cinquante dernières
années, le Club de recherches cliniques du Québec a su stimuler et
accompagner avec succès le développement de la recherche en santé,
et tout porte à croire qu’il est en bonne position pour continuer à le
faire pour les cinquante prochaines années. On a tout lieu d’être fier
d’un tel héritage !
Marielle Gascon-Barré, Ph.D., MBA
Présidente-directrice générale par intérim
Fonds de la recherche en santé du Québec
Extrait de la publicationPage laissée blanche
Extrait de la publicationLE CLUB DE RECHERCHES CLINIQUES
DU QUÉBEC
À mi-chemin du siècle….
Il importe d’aborder l’Histoire et tenter
de l’écrire avant que les cheveux
blanchissent, et surtout avant que l’organe qui se
trouve dessous n’évanouisse les souvenirs
importants qui l’ont construite.
Pas facile de retrouver la mémoire des
collègues et des amis qui se sont
retrouvés annuellement pour échanger sur les
concepts scientifiques à travers des
disciplines liées à la médecine et qui se sont
multipliés exponentiellement sur un
temps assez court. À d’autres époques, il
a parfois fallu beaucoup plus d’un demi-siècle aux sociétés pour
s’affirmer. Le risque, dans un tel contexte, est de subir des effets de
brume qui peuvent estomper les événements que les saisons ont pu
pâlir. L’objectif principal demeure: faire la chronologie des
évènements afin de bien les prendre en compte dans leur contexte, pour
que l’image historique reste claire.
Les ancêtres
Avant d’entrer dans l’Histoire du Club de recherches cliniques du
Québec, il faut situer l’influence critique d’individus et d’organismes
qui ont précédé l’émancipation de cette société unique dans les
Amériques.
Extrait de la publication14 le club de recherches cliniques du québec
Pierre Masson, anatomo-pathologiste (Hôtel-Dieu de Montréal),
Wilder Penfield, neurochirurgien et John Browne, endocrinologue
(Royal Victoria), Charles Scriver, pédiatre (Montreal Children’s),
Hans Selye, endocrinologue et Armand Frappier, microbiologiste
(Université de Montréal), et Claude Fortier, endocrinologue
(Université Laval), entre autres personnalités, ont contribué au climat
d’effervescence scientifique du Québec des années 1950 qui a précédé la
naissance du CRCQ et d’autres sociétés savantes. Certains collègues
de l’époque ont d’ailleurs figuré sur des listes de candidats au Prix
Nobel de Médecine.
Un demi-siècle avant la naissance du CRCQ, nos voisins
américains avaient reconnu l’importance de la recherche clinique dans le
grand voilier de la médecine. En même temps que nos collègues
célèbrent, cette année, le centenaire de l’American Society for Clinical
Investigation, nous préparons, au Québec, le cinquantième
anniversaire d’un organisme qui a reconnu, avec un peu de retard mais en
français, l’importance critique de la recherche clinique. Une
parenthèse à cet égard : nos collègues canadiens anglais se joignaient à peu
près à la même époque aux activités scientifiques états-uniennes de
l’American Federation for Clinical Research, fondée en 1940. À ce
moment du siècle, les associations de recherche clinique dans les
principaux pays d’Amérique latine n’étaient pas encore en activité,
sauf au Brésil et en Argentine.
Les débuts du Club de Recherches Cliniques du Québec
Le docteur Jacques Genest revient à l’Hôtel-Dieu de Montréal, l’un
des premiers hôpitaux universitaires en Amérique, à la fin des années
1950, après ses années de formation au Rockefeller Institute de New
York. Les assises de la recherche clinique durant cette période
historique s’écartelaient déjà entre deux hôpitaux universitaires,
l’HôtelDieu de Montréal et l’Hôpital Notre-Dame, lesquels sont demeurés
en compétition jusqu’à aujourd’hui, d’autant que le campus
universitaire était sans siège de formation clinique, comme c’est toujours
le cas cinquante ans plus tard.le club de recherches cliniques du québec 15
rDès 1958, le D Genest, convaincu de l’importance critique de
faire démarrer la recherche clinique dans le milieu universitaire
québécois, s’efforça de regrouper une cinquantaine de médecins ois passionnés par cette approche scientifique et académique
et ce, à une époque où l’évolution des sciences fondamentales en
physiopathologie commençait à ouvrir de nouvelles avenues
d’applications thérapeutiques en sciences neurologiques, y compris en
psychiatrie, en endocrinologie et dans le domaine de l’hypertension
artérielle. L’opération était une initiative unique et désormais
historique pour le Québec, comme pour le Canada.
Cette époque est celle d’une étape majeure dans l’histoire de la
médecine au Québec : la création d’une quatrième faculté de
médecine à l’Université de Sherbrooke en 1961, un événement controversé
à plusieurs égards, et la naissance spectaculaire du système de santé
public. Il est intéressant de constater la séquence unique de ces
événements, où la reconnaissance de la recherche clinique précéda la
mise sur pied de l’accessibilité gratuite et totale des services de santé
pour la population du Québec. Un coup d’envoi à retenir : du
dynamisme que peuvent déclencher parfois des mouvements
sociopolitiques que l’on pourrait attribuer à l’intelligence créatrice.
Des premiers pas déterminants
La première réunion du CRCQ s’est tenue en 1958, dans la salle du
Bureau médical de l’Hôtel-Dieu de Montréal, puis quelques années
plus tard d’une façon plus distinguée, à l’Institut de Recherche
Clinique de Montréal (IRCM), établissement de prestige qui venait
d’ouvrir ses portes en face de l’Hôtel-Dieu, monument prestigieux
de l’avenue des Pins aux confins de l’Université McGill et de
l’Hôpital Royal Victoria. Ce carrefour académique unique à Montréal a
permis, très tôt dans l’histoire de la recherche clinique au Québec,
d’établir une étroite collaboration interuniversitaire entre les
l’Universités de Montréal et McGill, ainsi qu’inter-hospitalière, entre
l’Hôtel-Dieu et le Royal Victoria.16 le club de recherches cliniques du québec
Les réunions scientifiques du CRCQ se sont déroulées
annuellement en automne, et ce, de façon régulière, regroupant dans une
session unique de présentations orales entre 40 et 50 participants.
Les réunions commencèrent dès cette époque à quitter la grande ville
de Montréal pour se tenir, entre autres lieux intéressants, au Manoir
Saint-Castin, au Lac Beauport, à l’Alpine-Inn de Sainte-Marguerite,
à la Roche Pleureuse à l’Île aux Coudres, au Seigniory Club de
Montebello. Cette décision fort ingénieuse permettait aux membres du
CRCQ et à leurs étudiants de demeurer présents et très actifs dans
leurs échanges scientifiques, à l’extérieur de leur lieu de travail
quotidien. L’atmosphère conviviale de ces réunions souvent
intellectuellement énergiques, mais dans des cadres toujours paisibles, s’est
manifestée dès le début de l’histoire du CRCQ. Elle persiste encore
aujourd’hui, grâce à l’esprit unique qui fut imprimé dès le départ à
l’entreprise, et qui a d’ailleurs sans doute contribué au maintien de
son titre de «Club», lequel a, à quelques reprises, fait l’objet de
questionnements.
Il est important de rappeler qu’à la réunion de 1966, tenue à
l’Alpine-Inn, l’exécutif du CRCQ aborda la fondamentale question
du financement de la recherche clinique au Québec, dans le contexte
délicat de la naissance du régime de l’assurance maladie qui pointait
à l’horizon gouvernemental. Le débat qui s’ensuivit alors et qui se
poursuivit très énergiquement par la suite peut être vu comme étant
à l’origine de la mise sur pied du Fonds de la Recherche en Santé du
Québec (FRSQ), qui dans ses années de gestation a revêtu plusieurs
autres appellations. Cet autre événement historique a donc comme
point de départ le CRCQ. Par la suite, le FRSQ a pris une trajectoire
unique au Canada. Dans le domaine de la recherche clinique et avec
le FRSQ, le Québec a fait l’envie de plusieurs autres provinces, et à
juste titre.
La popularité grandissante du CRCQ et le recrutement intensif et
spontané de nombreux étudiants et jeunes chercheurs a conduit à
des réunions annuelles qui comptaient une centaine d’abrégés dès
1972. De telle sorte que deux sessions simultanées ont dû être mises
en place sur le terrain, phénomène qui a grandit sans cesse depuis. le club de recherches cliniques du québec 17
Les sessions thématiques simultanées constituent toujours un défi
pour l’organisation des rencontres et questionnent une population
de scientifiques intéressés à la multidisciplinarité. Ce
questionnement philosophique devient universel à mesure qu’évolue la
recherche scientifique en général, y compris celle qui touche la médecine,
la physiopathologie et la thérapeutique. Le dernier siècle a conduit,
heureusement et (ou) malheureusement, au développement
anarchique de l’approche verticale (analytique) et de moins en moins
horizontale (synthétique) en recherche clinique. Ce dernier point
pourrait faire l’objet d’un débat lors des futures réunions annuelles
du CRCQ ; et pourquoi pas sur les rives admirables du Fleuve
SaintLaurent, source unique d’inspiration et de création ?
Évolution hésitante, puis visionnaire du CRCQ
Lors de la réunion tenue au Centre d’arts Orford en 1976, le CRCQ
dut faire face à un fléchissement dans le recrutement et dans la
soumission et la présentation de résumés scientifiques, dans un contexte
où plusieurs sessions simultanées réduisaient l’assistance et la
participation énergique des auditoires. À cette situation s’ajoutèrent cette
même année malheureuse, des difficultés financières liées une
mauvaise gestion pratique de l’hébergement, qui faillirent mettre en péril
l’existence du CRCQ. Heureusement, quelques membres de
l’exécutif d’alors, dont les conseillers André Barbeau, Jean Dussault, Jean
Leduc et Gérard E. Plante réagirent avec détermination à ces
circonstances de précarité financière, en atténuant la dette passagère de cette
fin de semaine d’automne. S’ensuivit un mouvement positif vers la
première réunion du CRCQ tenue en territoire divin, au Manoir
Richelieu, face au Saint-Laurent, image idyllique de ce qui devait
devenir l’âme du Club, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui.
Les années qui suivirent cet épisode isolé de la trajectoire
ascendante du CRCQ ont vu la participation scientifique dépasser la
centaine de résumés soumis aux réunions annuelles qui se sont déroulées
durant sept années consécutives au Manoir Richelieu. Certains se
rappelleront la fermeture transitoire du Manoir ; comme s’il n’y avait
Extrait de la publication18 le club de recherches cliniques du québec
rien à raconter de sérieux, lorsque le CRCQ quittait les lieux à
l’automne ! Dans ces mêmes années, le septième congrès de la Société
Internationale de Néphrologie se tint à Montréal en 1978, sous
l’égide et la direction de six membres du Club, premier congrès
international ayant généré des revenus et surplus qui arrosent encore
le FRSQ. Le président de l’événement, Guy Lemieux, de l’Université
de Montréal, recevait d’ailleurs en 1979 les honneurs du Prix
MichelSarrazin du CRCQ. D’autres réunions de prestige dans le domaine
vasculaire se sont également tenues à Montréal qui furent présidées
par des membres du CRCQ : celles de la Société internationale
d’hypertension artérielle, en 1982, et du Congrès international
d’athérosclérose, en 1994.
Soucieux de retenir sur papier les contributions scientifiques
présentées aux réunions du Club, l’équipe directrice décida de confier à
L’Union Médicale du Canada la publication des résumés acceptés
pour présentation annuelle. Il s’agissait d’une première dans le
domaine de la reconnaissance en français du travail de recherche
exécuté au Canada. Durant les neuf années fort productives qui se
sont écoulées après cette décision éclairée du CRCQ, près de mille
résumés paraissent dans L’Union Médicale du Canada. Pour des
raisons administratives et de compétition aveugle, L’Union Médicale
disparaît, ce qui conduit à mettre annuellement sous presse un
numéro spécial de la revue Médecine / Sciences, consacré à la
publication des résumés acceptés pour présentation au CRCQ. Le malheur
devint en quelque sorte une bénédiction pour cette revue
francophone de haut niveau, puisque créée sous la co-direction éditoriale
franco-québécoise de Michel Bergeron, un ardent membre du CRCQ
depuis sa fondation. Médecine / Sciences a publié jusqu’en 2007 le
contenu des réunions annuelles du CRCQ, une initiative et une
réalisation de la partie québécoise de la revue. Francis Glorieux,
ancien président du CRCQ co-dirige actuellement le conseil
d’administration de l’illustre et unique revue scientifique francophone,
après le sabordage malheureux d’autres très anciennes revues
françaises, y compris la plus que centenaire de l’Institut Pasteur, à Paris.le club de recherches cliniques du québec 19
Marginalité du CRCQ, tout près de son immortalité
L’atmosphère unique du Manoir Richelieu, le caractère
multidisciplinaire et marginal de plusieurs membres actifs du CRCQ, même de
son dynamisme nocturne, donnèrent naissance au Prix Bacchus, un
événement bien réfléchi de Maurice Verdy qui se l’octroya d’ailleurs
lui-même en 1976 lors du dîner de clôture bien arrosé d’une journée
scientifique bien remplie. Les conditions intellectuelles, matérielles
et humaines pour entrer en lice pour l’obtention de ce prix étaient,
et sont toujours, après quelques décades d’histoire, les suivantes:
Premièrement, contribution scientifique régulière au Club;
deuxièmement, assistance aux présentations depuis le matin jusqu’au soir
avec questions pertinentes adressées aux orateurs; troisièmement,
participation active aux démarches parallèles y compris nocturnes;
et quatrièmement, obligation d’être au poste à la première réunion
scientifique du matin. Les candidats qui ont obtenu le Prix Bacchus
en se conformant à ces conditions rigoureuses, se dressent depuis
l’origine sur une liste enviée dont la publication annuelle continue
de faire des jaloux, d’autant qu’une exception s’est glissée en cours
de route: une auto-attribution du prix au récipiendaire de l’année
précédente, faute de candidature recevable, cette triste année passée
dans les Laurentides. Jamais notre Fleuve n’aurait accepté pareille
ignominie…
La décoration qui accompagna la remise du Prix Bacchus durant
plusieurs années, superbe coiffure veloutée noir et or, fait aussi
partie des activités marginales, non encore rapportées aux autorités
policières, même si plusieurs photographies compromettantes
pourraient conduire à l’incarcération de certains membres du CRCQ. De
même, à d’autres occasions nocturnes, la marginalité s’est fait valoir,
par exemple sur le quai marin de Pointe-au-Pic, où un feu d’artifice
de rare beauté vint éclairer la nuit automnale d’une réunion
scientifique unique. Plus tard, au Château Montebello, un orchestre
improvisé de membres soi-disant musiciens du CRCQ se fit accompagner
dans les corridors par plusieurs collègues trop tôt endormis dans
leurs chambres tranquilles. Bientôt, ils furent plusieurs dizaines à
Extrait de la publicationPARTENAIRES
Nous sommes très reconnaissants envers nos partenaires publics et privés
de leur aide financière qui nous permet de tenir nos réunions annuelles.
Abbott MEDICORP Inc. OLYMPUS
Bristol-Myers Squibb MERCK FROSST Pfizer
EMD Serono NOVARTIS Roche
GlaxoSmithKline Novo Nordisk SANOFI
Lilly NYCOMED SOLVAY
(parrainé en partie par une
subvention non restrictive de
Solvay Pharma Inc)
Réseau en Santé Respiratoire Réseau de Médecine Génétique
du FRSQ Appliquée
Réseau de Recherche sur le Cancer Réseau de recherche en santé de
la vision
Réseau en santé cardiovasculaire Réseau de recherche en santé
environnementale
Centre de Recherche Clinique du CHUS
Centre de recherche de l’Hôpital Douglas
Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal
Centre de Recherche du CHU Sainte-Justine
Centre de Recherche du CHUQ
Centre de Recherche du CHUM
Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine
Centre de recherche sur le vieillissement de l’IUGS
Centre hospitalier affilié universitaire de Québec
Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine
Centre universitaire de santé McGill
Fonds de la recherche en santé du Québec
Hôpital de Montréal pour enfants
Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal
INRS - Institut Armand-Frappier
Extrait de la publicationInstitut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM)
Institut de Cardiologie de Montréal (ICM)
Institut de recherches cliniques de Montreal (IRCM)
Institut national de la recherche scientifique
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de l’Hôpital Laval
Iversitaire en santé mentale Douglas
Les facultés de médecine du Québec :
Faculté de médecine - Université Laval
Faniversité de Montréal
Faniversité McGill
FMSS - Université de Sherbrooke
Université de Montréal
Université de Sherbrooke
Université du Québec
Université du Québec à Montréal
Université Laval
Université McGill
Extrait de la publication