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Hippocrate

De
608 pages

LE Serment est, par la beauté de la forme et par l’élévation des idées, un des plus précieux monuments de la littérature grecque ; c’est la pièce la plus ancienne et la plus vénérable des archives de la famille des Asclépiades. Il est probable que la formule s’en était perpétuée par tradition depuis longues années, quand Hippocrate l’a définitivement rédigée telle que nous la possédons. Les autorités les plus imposantes, les preuves les plus irrécusables s’élèvent en faveur de son authenticité.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Hippocrate

Hippocrate

Le serment - La loi - De l'art - Du médecin - Prorrhétique - Le pronostic…

AVERTISSEMENT

En 1840, M. Lefèvre, voulant publier une collection d’auteurs grecs traduits en français, me chargea d’éditer ce volume d’Hippocrate. Il ne s’agissait alors que de revoir les traductions françaises tombées dans le domaine public ; mais je reconnus bientôt que revoir c’était refaire ; néanmoins je me mis à l’œuvre, et je me décidai à essayer un travail nouveau sur Hippocrate ; depuis 1840, j’y ai consacré la plus grande partie de mon temps.

Me constituer un texte, l’interpréter, le traduire ; justifier mon texte et ma traduction ; donner à mes lecteurs des éclaircissements sur l’ensemble des doctrines de chaque traité, sur les passages et les termes les plus difficiles, telle est la tâche que je me suis imposée, et que j’ai poursuivie au milieu des obstacles et des difficultés de tout genre, avec trop de persévérance peut-être pour mes lecteurs et pour moi-même. Quant au texte, j’ai partagé mon travail en deux catégories : pour les traités déja publiés par M. Littré, je n’ai pas fait une nouvelle collation de manuscrits ; j’étais certain de l’exactitude de celle que ce patient et infatigable érudit a établie avec de minutieux détails qui rendent désormais inutiles, on peut le dire, les manuscrits de la Bibliothèque Royale pour Hippocrate. Rarement je me suis écarté du texte que M. Littré a adopté et de l’interprétation qu’il a suivie ; quand j’ai cru devoir le faire, ce n’a été que sur de graves autorités et le plus souvent après avoir consulté M. Littré lui-même dont les excellents conseils et la riche bibliothèque ne m’ont pas fait défaut pendant tout le cours de mon travail ; qu’il me soit permis de lui en exprimer ici publiquement ma reconnaissance. Pour les autres traités que M. Littré n’a pas encore publiés, j’ai collationné les meilleurs manuscrits et les meilleurs imprimés. Ce travail pénible n’a pas été infructueux ; il m’a fourni sur certains points des résultats, importants, comme on pourra s’en convaincre en parcourant mes notes.

Après avoir accepté ou m’être, autant que possible, constitué un texte, j’avais, en le traduisant, un grand écueil à éviter, c’était de comprendre Hippocrate, non avec ses idées, mais avec les miennes ou plutôt avec celles de la science moderne. J’ai donc tâché d’interpréter Hippocrate par lui-même et aussi à l’aide des commentateurs anciens, qui se sont quelquefois, il est vrai, écartés de la doctrine du médecin de Cos, mais qui ont néanmoins conservé les principes et jusqu’à un certain point les faits de détail de la science hippocratique. Ce n’est qu’après avoir, autant que cela était en ma puissance, substitué la pensée d’Hippocrate à la mienne et m’être mis à son point de vue, que je me suis hasardé à faire quelques rapprochements entre l’école ancienne et l’école moderne.

Mon but n’étant point, dans cet ouvrage, de faire une œuvre littéraire, mais de reproduire mon auteur dans toute son intégrité, dans ses formes originales, dans son style concis et souvent un peu abrupte, j’ai dû m’en tenir, autant que possible à la lettre et faire sentir le grec sous le français, certain que le moindre écart de mon texte pouvait me faire tomber dans des inexactitudes, tant le style d’Hippocrate est serré et précis. Dans les Introductions que j’ai mises en tête de chaque traité, j’ai voulu donner une idée de leur ensemble et faire comprendre leur valeur intrinsèque, leur importance relative comparativement à l’état actuel de la science ; enfin, j’ai terminé chacune de ces Introductions en réunissant et discutant les témoignages divers qui pouvaient jeter quelque lumière sur la question d’authenticité et je crois être arrivé, sur ce point, à des résultats nouveaux. Dans les notes, je me suis attaché à justifier mon texte et ma traduction par des remarques philologiques, et à l’interpréter à l’aide d’explications médicales ou autres.

Autant que je l’ai pu, j’ai complété ou éclairci certains passages des traités que je publiais en entier par des fragments d’autres traités. C’est ainsi qu’on trouvera plusieurs extraits du traité des Ulcères, des Maladies, du IIe livre des Prorrhétiques, de la Maladie Sacrée, une analyse du traité des Plaies de tête, etc. ; de sorte que, si je ne m’abuse, cette nouvelle traduction est un compendium de la médecine hippocratique.

J’ai dû admettre pour chaque traité des divisions par paragraphes. Pour les traités publiés par M. Littré, j’ai suivi celles qu’il a faites. Son édition est véritablement l’Editio princeps, elle demeurera au-dessus de toutes les autres, et c’est à elle qu’on doit désormais renvoyer.

M. Littré, dans la notice dont il a fait suivre son Introduction générale (t. I, p. 511 et suiv.), a distingué quatre familles principales dans les manuscrits de la Bibliothèque Royale. La première est représentée par les nos 2254 et 2255, qui sont la suite l’un de l’autre et qui renferment tout ce que nous possédons de la collection hippocratique ; la deuxième est constituée par le manuscrit 2146, également complet, mais dans lequel les matières sont autrement disposées que dans les manuscrits précédents ; la troisième est formée par les nos 2144, 2141, 2140, 2143 et 2145. Ces manuscrits, qui ont entre eux la plus grande analogie, proviennent tous du même original ; enfin la quatrième famille est constituée par le précieux et ancien manuscrit 2253. Quant aux autres, ils ne contiennent que quelques morceaux isolés de la collection hippocratique. Je me suis surtout servi des manuscrits 2254 et 2255 (en papier du XIVe siècle) ; 2140 (en papier du XIVe siècle) ; 2145 (en papier du XIVe siècle) ; 2253 (en parchemin du Xe siècle). Pour le Serment et la Loi, je n’ai trouvé dans les manuscrits que j’ai collationnés aucune variante importante à signaler ; mais il n’en est pas de même pour le traité de l’Art, complétement défiguré et inintelligible dans les textes vulgaires ; je crois l’avoir restauré sur plusieurs points, et lui avoir donné une physionomie nouvelle à l’aide des manuscrits 2140, 2145, 2255, et surtout avec le 2255, qui provient d’un excellent original, mais qui malheureusement a été copié avec beaucoup d’incurie ; ce manuscrit est évidemment le représentant d’un de ces anciens exemplaires dont Galien parle si souvent, et dont Rufus suivait si scrupuleusement les leçons. J’ai minutieusement collationné ce manuscrit qui n’avait pas encore été consulté pour le traité de l’Art.

Le manuscrit 2255 est le seul de la Bibliothèque Royale qui contienne le Médecin, je n’ai donc pu pour ce traité m’éloigner sensiblement du texte vulgaire. — Mes principaux guides pour le Prorrhétique ont été les manuscrits 2145, 2254 et surtout le commentaire de Galien, supérieur à tous les manuscrits et qui me paraît leur avoir fourni leurs variantes les plus importantes. Pour les Coaques, j’ai collationné avec le plus grand soin les manuscrits 2145 (Voir note 103, p. 453), 2254 et 2253 ; ce dernier ne m’a pas fourni autant de restitutions que pour le traité de l’Art. Pour les autres traités, je me suis servi de la collation faite par M. Littré.

Comme je savais que pour les Aphorismes, les manuscrits ne présentent pas de leçons bien importantes, comme j’avais du reste les ressources les plus sûres et les plus directes dans les commentaires de Galien, d’Étienne, de Damascius et de Théophile, je n’ai collationné par moi-même qu’un seul manuscrit, inscrit sous le n° 1884 et copié en 1403 par Grégoropyle ; le texte est accompagné du commentaire de Galien. Ce manuscrit, en général peu correct pour le texte d’Hippocrate, l’est beaucoup plus pour le commentaire ; il ne m’a pas été d’un grand secours. Je me suis du reste servi de la collation faite par Foës et par Bosquillon dans son excellente édition gréco-latine des Aphorismes, petit chef-d’œuvre de typographie et de bon goût philologique. J’ai noté soigneusement les principales variantes, et si je n’ai pas ici, comme pour les autres traités, relevé celles qui me paraissaient moins importantes, tout en en profitant, c’est que je ne voulais pas me perdre dans un déluge de notes philologiques, déja peut-être trop multipliées.

Pour les extraits que j’ai donnés du traité de la Maladie Sacrée, j’ai collationné sur la savante édition de Dietz (Leipsig 1827, in-8”) les manuscrits 2145 et 2255.

La plus ancienne édition1 des œuvres complètes d’Hippocrate est la traduction latine très imparfaite de M.F. Calvus ; elle a été faite sur les manuscrits du Vatican et parut pour la première fois à Rome en 1525, in-fol. (ed. princeps). — Le texte grec fut imprimé l’année suivante par les Aldes, d’après des manuscrits qui n’étaient pas dé premier choix ; néanmoins on trouve dans cette édition des variantes importantes qu’un éditeur d’Hippocrate ne doit pas négliger. En 1538, des presses de Froben, de Bâle, sortit une nouvelle édition grecque, publiée par les soins de Janus Cornarius, dont le véritable nom est Hagenbut. Dans ces deux éditions, le texte est également nu. L’édition de Froben, faite sur de meilleurs manuscrits, l’emporte sur celle des Aides ; je l’ai eue constamment sous les yeux. Cornarius donna ensuite à Venise, en 1545, une traduction latine concise, mais peu élégante, qui eut un grand succès, et qui fut plus tard reproduite par Van der Linden et par Haller dans ses Artis medicœ principes, malgré l’immense supériorité de celle de Foës. En 1588, Mercuriali publia une nouvelle édition d’Hippocrate en grec et en latin. Quoi qu’il en soit du mérite intrinsèque de ce travail sur lequel les érudits ne sont pas d’accord, on doit le regarder comme marquant une ère toute nouvelle pour la critique, pour l’interprétation du texte et pour la question d’authenticité des livres hippocratiques. Le plus célèbre des éditeurs d’Hippocrate est, sans contredit, Anuce Foës2, et son édition restera comme un monument impérissable élevé à la mémoire du divin vieillard et à la gloire des lettres grecques. Mais il est une remarque importante à faire au sujet de cette édition : on jugerait mal le travail de Foës si on n’avait égard qu’au texte qu’il a imprimé ; il est la reproduction presque littérale de celui de Froben, et la traduction latine n’y correspond pas toujours. Le grand mérite de l’édition de Foës réside dans les notes nombreuses qu’il a ajoutées à chaque traité, et où il discute et corrige le texte avec une exactitude, une pénétration, une clarté d’exposition et une richesse d’érudition que nul éditeur d’Hippocrate n’a jamais égalées, si ce n’est M. Littré. — Pour corriger et pour interpréter son auteur, Foës s’est servi de la collation de plusieurs manuscrits de la Bibliothèque Royale (Cod. reg.), de Fontainebleau, de celle de Cath. de Médicis (Cod. med.) et du Vatican (Vat.), collation faite par lui-môme, ou par Servinus (Serv.), Martinus (Mart.) et Fevreus (Fevr.). On peut reprocher à Foës de s’être montré éditeur trop timide, de n’avoir pas osé introduire dans le grec des corrections essentielles et de n’en avoir fait profiter que sa traduction. Cette traduction, toujours élégante, et le plus ordinairement d’une rare fidélité, est quelquefois un peu vague. On pourrait encore reprocher à Foës de n’avoir pas apporté assez de discernement dans la question d’authenticité des livres hippocratiques, et de n’avoir fourni aucun éclaircissement sur les questions médicales soulevées par l’étude de ces livres. La première édition de l’Hippocrate de Foës a été publiée l’année même de sa mort, en 1590, in-fol., à Francfort-sur-le-Mein. Cette édition est la plus répandue, mais elle est la moins correcte ; sans doute l’auteur n’avait pas pu y mettre la dernière main. On compte plusieurs autres éditions publiées à Francfort ; je ne connais que celle de 1595. La dernière édition, publiée à Genève par Chouët, en 1657, est infiniment plus correcte que celle de Francfort ; elle est d’ailleurs plus complète ; la pagination se suit, tandis que dans l’édition de 1595 chaque section a sa pagination distincte. — Un autre titre de Foës à la gratitude et à l’admiration des philologues, c’est son Economie d’Hippocrate, qu’il n’avait d’abord composée que pour son usage particulier et pour se guider dans l’édition qu’il préparait des œuvres du médecin de Cos : ce livre est un trésor d’érudition où l’on peut puiser en toute sûreté et abondamment pour l’explication des termes difficiles employés par Hippocrate et même par les autres médecins grecs. La première édition de cet ouvrage a été publiée à Francfort en 1588, 1 vol. in-fol. Pour les renvois aux passages d’Hippocrate et de Galien, l’auteur se sert de l’édition de ces deux auteurs imprimée par Froben à Bâle. La seconde édition de l’Économie a été publiée à Genève en 1662, in-fol., par Chouët, et dirigée par Etienne Leclerc, qui n’a fait d’autres changements que de mettre en concordance les citations d’Hippocrate avec l’édition de Genève de 1657. L’Économie de Foës ne doit pas faire oublier les Definitiones medicœ de Gorris, celles de Baillou, et surtout le très rare et très précieux Dictionarium medicum de H. Estienne, publié en 1564. — En 1665 parut à Leyde, pour la première fois en 2 vol. in-8°, l’édition gréco-latine de Van der Linden. Cette édition fut généralement bien accueillie à cause de la commodité du format et de la netteté de l’impression ; mais on ne doit admettre qu’avec réserve les corrections du texte, que Van der Linden avait sans doute justifiées dans les notes réunies à ce dessein, et que la mort l’a empêché de publier. — Dans l’édition gréco-latine de René Chartier (1639-79), et qui forme treize tomes in-folio très difficiles à manier, les œuvres d’Hippocrate sont mélangées avec celles de Galien. Cette édition est peu correcte et n’offre d’autre avantage que de fournir un grand nombre de variantes prises dans les manuscrits de la Bibliothèque Royale de Paris. — Au milieu du XVIIIe siècle, Mack a laissé inachevée une splendide édition d’Hippocrate, que Triller et Coray jugent sévèrement, mais dans laquelle j’ai trouvé d’utiles variantes fournies par quelques manuscrits de la Bibliothèque de Vienne, et surtout par deux exemplaires déposés à la même bibliothèque et venant, l’un de Sambucus (Imp. Samb.), l’autre de Cornarius (Imp. Corn.), qui avaient mis à la marge la collation de plusieurs manuscrits. Mackaaussi reproduit toutes les variantes fournies par Foës soit dans le cours de ses notes, soit dans ses addenda, où il est long et difficile de les retrouver. Cette édition de Mack, qui forme deux vol. grand in-fol., ne contient que les 4 premières sections de Foës, plus les 3 premiers traités de la cinquième. — En 1825, Kuehn a reproduit, en trois volumes in-8°, le texte grec et la traduction latine de l’édition de Foës, sans les notes philologiques qui en font le mérite, mettant par conséquent en regard un texte et une traduction souvent en discordance. On ne peut considérer cette réimpression que comme une opération mercantile peu digne de l’éditeur. Elle n’a d’autre mérite que de présenter avec quelques additions la Notitia literaria d’Ackermann. — Pierrer, en 1806, a reproduit, à Altembourg, en trois volumes in-8°, la traduction de Foës ; il a divisé chaque traité en chapitres, auxquels il a mis des sommaires. Son édition est précédée d’une notice biographique et bibliographique sur Hippocrate, tirée en grande partie de celle d’Ackermann.

Parmi les traductions en langues étrangères, je ne parlerai que de celle publiée par Grimm en allemand (Altembourg, 1781-92). Elle est fort estimée ; malheureusement elle n’est pas entièrement terminée. L’éditeur a suivi le texte grec de Mack et de Foës, en le collationnant sur les éditions de Cornarius, de Van der Linden et de Chartier. Les notes contiennent des recherches curieuses sur divers points, et principalement sur la matière médicale des anciens.

Le nombre des éditions partielles d’Hippocrate est infini ; je mentionnerai seulement les collections suivantes :

Hippocratis, de Genitura, de Natura pueri, Jusjurandum, de Arle, de antiqua Medicina, de Medico, grœce et latine, interprete Jo. Gorrhœo, adj. unicuique libello brevibus scholiis. Parisiis, apud Ch. Wechelium, 1542, in-4°. Cette collection se retrouve à la fin des Definitiones medicœ du même auteur. Paris, 1622, in-folio.

Hippocratis Coi, etc., XXII commentarii, tabulis illus. grœcus context. ex doctiss. v. v. Cod. emend. Latina versio Jani Cornarii, innumeris locis correcta, etc., Th. Zwingeri, studio et conatu. Basil., 1579. in-folio.

Hippocratis Aphorismi, grœce et latine, una cum Prognost., Prorrh., Coacis, et aliis decem opusc., pleraque ex interp. Jo. Heurnii. Lugd.-Batav.,ap. Jo. Maire, 1 vol. in-24, 1727. — Dans l’édition des œuvres complètes d’Heurn, publiées par son fils, à Lyon, en 1658, se trouvent les traités suivants : de Nat. hom. Jusjur. ; de Med. ; Lex ; de Arte ; de Vet. Med. ; de Elegantia ; Præcept. : de Carnibus ; de Purg. Remed. ; Prognost. ; de Viet. rat. in morb. acut. ; Aphor. ; tous ces traités sont accompagnés de commentaires ; on y a ajouté l’Oratio de Med. Orig.Æscut. ac Hipp. Stirpe et Scriptis. L’édition publiée par J. Maire contient de plus le texte et la traduction des Prorrhétiques et des Coaques ; mais elle ne renferme ni le traité de Vicl. in morb. acut., ni celui de Nat. hom. ; elle est du reste dépourvue des commentaires.

C. PRUYS van der HOEVEN Chrestomathia hippocratica. Hag. Com., 1824, in-12.

Il me reste à énumérer et à juger les traductions françaises d’Hippocrate. Cette tâche est très difficile et très délicate. Il y a toujours une sorte de mauvaise grace à venir critiquer ses devanciers, quand même on aurait toutes les raisons possibles de le faire. D’ailleurs je connais trop bien l’imperfection de celle que j’offre au public, et j’ai trop bien apprécié toutes les difficultés d’un pareil travail pour me montrer exigeant à l’égard de celui des autres : Je ne ferai ici qu’une seule observation générale, c’est que je n’ai entrepris une traduction toute nouvelle qu’après m’être assuré, par une étude attentive et soutenue, que toutes les traductions publiées jusqu’à celle de M. Littré étaient absolument insuffisantes, et le plus ordinairement inexactes.

Les Œuvres d’Hippocrate, par Claude Tardy, où toutes les causes de la vie, de la naissance, de la conservation de la santé ; les signes et les symptômes de toutes les maladies sont expliqués. Paris, 1667, in-4°, 2 vol.

Les Œuvres d’Hippocrate trad. en français avec des remarques, et conférées sur les Mss. de la Bibl. du Roi [avec la Vie d’Hippocrate par Dacier], à Paris, 1697, 2 vol. in-8°. Cette traduction, la moins mauvaise de toutes celles antérieures à la publication de M. Littré, comprend ; Ier vol. : de l’Art, de l’Ancienne Médecine, la Loi, le Serment, du Médecin, de la Bienséance, les Préceptes, de la Nature de l’homme, des Chairs, des Airs, de l’Usage des liquides ; IIe vol. : du Régime, en trois livres ; de la Diète salubre, des Airs, des Eaux et des Lieux. A chaque traité sont jointes des notes explicatives dont plusieurs ne sont pas sans intérêt.

Traduction des œuvres médicales d’Hippocrate sur le texte grec, d’après l’éd. de Foës (par Gardeil). Toulouse, 1801, 4 vol. in-8°. — Il serait difficile de savoir si Gardeil a traduit sur le latin ou sur le grec. D’un côté, si on compare sa traduction avec la version latine de Foës, on retrouvera qu’il a produit toutes les particularités un peu saillantes de cette dernière, et notamment les omissions, qui y sont assez fréquentes ; d’un autre côté, il est difficile d’admettre que Gardeil ait si souvent et si gravement erré, n’ayant eu affaire qu’à un texte latin.

Œuvres d’Hippocrate, par Lef. de Villebrune, comprenant les Pronostiques et le 1er livre des Prorrhétiques ; 1 vol. in-18. Paris, an III ; les Coaques, 2 vol., id,, an VII ; les Aphorismes, id., 1786, avec de petites notes.

M. de Mercy a publié successivement : Aphorismes, grec-latin-français, Paris, 1811, in-12. Cette édition, sauf la traduction française, est la reproduction à peu près intégrale de celle publiée par Lorry d’après Almeloveen ; Pronostic et Prorrhétiques, 1 vol. in-12, Paris, 1813 ; Coaques, 1815 ; Épidémies, Ier et IIIe liv. ; des Crises, des Jours critiques, 1815 ; du Régime dans les Maladies aiguës ; des Airs, des Eaux et des Lieux, 1818 ; des Maladies, Ier liv. ; des Affections, Serment, Loi, 1823 ; de la Nature de l’homme, de l’Ancienne Médecine, des Humeurs, de l’Art, 1823 ; des Préceptes, de la Décence, du Médecin, 1824 ; Nouvelle trad. des Aph. et comment., 4 vol. in-12, 1829 ; de la Nature des Os, de la Nature humaine, du Cœur, des Veines, de l’Aliment, 1831 ; de la Maladie Sacrée, des Vents, 1831 ; des Plaies de tête, des Fractures ; du Laboratoire du Chirurgien, des Luxations, 2 vol. in-12, 1832. A chaque traité, M. de Mercy a joint une collation de manuscrits, inexacte, incomplète, et dont il n’a fait profiter ni son texte, ni sa traduction.

M. Pariset a donné une élégante traduction des Aphorismes (3e éd., Paris, 1850, 1 vol. in-32), des Pronostics et des Prorrhétiques, 2 vol. in-32, Paris, 1817, de la Lettre d’Hippocrate à Damagète, broch. in-8°, s. 1. n. d.

J’arrive enfin à l’édition de M. Littré. Ce n’est pas dans une notice bibliographique restreinte que je puis apprécier dignement cet important travail qui fait autant d’honneur à l’homme qui l’a entrepris qu’à la philologie française qui peut désormais ne plus rien envier aux travaux étrangers. Je me contenterai ici d’en donner une idée sommaire, me proposant d’y consacrer quelques articles détaillés. La plus grande partie du tome Ier renferme une longue et savante introduction où M. Littré discute les questions générales qui se rapportent à la collection hippocratique. Outre cette introduction, le Ier volume contient le traité de l’Ancienne Médecine. M. Littré, par la collation des manuscrits, a très heureusement restauré et complété ce traité, l’un de ceux qui ont le plus souffert de la négligence des copistes. Le IIe volume renferme le traité des Airs, des Eaux et des Lieux, sur lequel M. Littré a jeté un jour nouveau, grace à une traduction latine manuscrite encore inexplorée ; le Pronostic, le Régime dans les maladies aiguës, le Ier livre des Épidémies. Dans le troisième volume sont compris le IIIe livre des Épidémies,les traités des Plaies de tête, de l’Officine du médecin, des Fractures. Le quatrième volume est actuellement sous presse ; les feuilles déja imprimées, et que M. Littré a bien voulu me communiquer, contiennent le traité des Articulations.

Indépendamment du mérite de la traduction et de celui du travail critique, je dois signaler dans cette œuvre le côté littéraire très remarquable. A la science laborieuse de l’érudit consommé, à une conception philosophique étendue, M. Littré joint une imagination brillante et un vrai talent d’écrivain. On suit avec intérêt ses expositions lucides de doctrines, ses discussions animées par le rapprochement ingénieux et la sagace pénétration des textes et par la comparaison des anciens systèmes médicaux avec nos systèmes modernes.

De tous les travaux entrepris sur Hippocrate parles médecins Alexandrins, il ne nous reste que quelques traces de ceux d’Hérophile et de son école. Nous ne connaissons que les noms des grammairiens qui se sont attachés à l’explication des mots difficiles contenus dans les livres hippocratiques. Dès cette époque, de sérieuses disputes s’engagèrent entre les différentes écoles sur la manière d’interpréter Hippocrate. La plus célèbre est celle qui s’éleva entre Bacchius, auditeur d’Hérophile et Philinus de Cos, chef de la secte des empiriques. De tous ces travaux, les plus regrettables, sans doute, sont ceux d’Héraclide de Tarente, qui embrassaient toute la collection hippocratique. Les seuls commentaires anciens avant ceux de Galien qui soient arrivés jusqu’à nous, sont ceux d’Apollonius de Citium, sur le traité des Articulations, dont Dietz a publié, pour la première fois, le texte grec à Leipsig en 1854 dans ses Scholia in Hipp. et Gal., 2 vol. in-8. Après Apollonius, il y a une grande lacune, et nous arrivons sans intermédiaire à Érotien, qui vivait vers le premier siècle de l’ère vulgaire ; il a composé un glossaire des mots difficiles. contenus dans les œuvres d’Hippocrate. Ce livre, l’un des ouvrages les plus précieux pour l’étude philologique du texte, est précédé d’une courte préface dans laquelle l’auteur, après avoir parlé des grammairiens, ses devanciers, et du mérite du style de son auteur, auquel il donne l’épithète d’homérique, établit une classification systématique des traités qu’il regarde comme légitimes, bien qu’il annonce devoir prouver que l’un d’eux (le livre II ou les deux livres des Prorrhétiques) ne soit pas d’Hippocrate. Celte classification n’a pas, pour la question de l’authenticité des traités, toute l’importance qu’on lui a accordée, puisqu’Érotien fait mention d’ouvrages certainement apocryphes ; nous ignorons du reste complétement sur quelles bases elle repose. Héringa a clairement établi que le Glossaire d’Erotien avait été d’abord rédigé par ordre de traités, et qu’il n’a été mis dans un très mauvais ordre alphabétique que postérieurement à l’auteur. D’ailleurs Érotien dit lui-même à la fin de sa préface : Ceci posé, je commence par le Pronostic. Les explications propres à Érotien sont fort utiles, mais son Glossaire a pour nous une valeur plus grande encore en ce qu’il contient une foule d’explications de grammairiens et de commentateurs plus anciens que lui. La meilleure édition de cet ouvrage a été publiée à Leipsig en 1780, par Franz3 c’est celle que j’ai toujours citée. Entre Érotien et Galien se placent Rufus, Marinus, Artémidore, surnommé Capiton et Dioscoride, dont les travaux ne sont point parvenus jusqu’à nous. Ces deux derniers avaient donné chacun une édition complète des œuvres d’Hippocrate, et sont accusés par Galien d’en avoir considérablement altéré le texte. Enfin, nous arrivons à Galien, qui appliqua ses vastes connaissances philologiques et médicales à l’étude des livres hippocratiques. Les nombreux commentaires du médecin de Pergame, si précieux pour l’interprétation du texte, outre leur valeur intrinsèque, nous font connaître la plupart des travaux anciens sur Hippocrate4. Voici la liste des commentaires de Galien ; lui-même en donne l’indication dans ses opuscules de Libris propriis ; de Ordine librorum ; dans son commentaire II in Epid., III, in proœmio, et dans divers passages de ses autres écrits. Je me réserve de publier quelques notes sur l’ordre dans lequel ces commentaires ont été composés et sur leur valeur relative et intrinsèque.

Nous possédons les commentaires sur le traité de la Nat. de l’homme, sur le Rég. des gens en santé, sur le Rég. dans les mal. aig., sur le Pronostic, sur le Ier livre des Prorrh., sur les Aph., sur les Ier, IIe, IIIe et VIe livres des Épid., sur le traité des Fractures, sur celui des Articulations, sur l’Officine du médecin, sur le traité des Humeurs, sur celui de l’Aliment et un Glossaire des mots difficiles d’Hippocrate. Nous avons aussi, sous le nom de Galien, des fragments d’un commentaire sur le traité des Airs, des Eaux et des Lieux : ces fragments, qui n’ont été publiés qu’en latin, paraissent l’œuvre de quelque interprète arabe, et ne sont nullement dignes d’Hippocrate. Je crois que les vrais fragments du travail de Galien se retrouvent çà et là dans les commentaires qu’il a composés sur le traité de la Nature de l’homme, et sur celui des Humeurs. Nous avons complètement perdu les commentaires sur le livre des Ulcères, sur le livre des Plaies de la tête, sur le livre des Maladies, et sur celui des Affections ; un traité sur l’anatomie d’Hippocrate, en six livres ; un traité pour expliquer les Caractères qui se trouvent dans le troisième livre des Epidémies, un traité sur le dialecte d’Hippocrate, enfin un livre sur les véritables écrits du médecin de Cos.

Galien ferme la liste des commentateurs anciens originaux ; ceux qui le suivirent après un intervalle plus ou moins long, Palladius, Théophile, Étienne, Damascius ou Damascène et Jean d’Alexandrie n’offrent qu’une importance restreinte pour quelques traités isolés et ne font le plus souvent que copier ou imiter le médecin de Pergame. Palladius a composé un commentaire sur les Fractures, publié par Foës, dans son édition d’Hippocrate, et un autre sur le VIe livre des Épidémies, publié par Dietz. Étienne a commenté le Pronostic et les Aphorismes. Damascius et Théophile ont également commenté les Aphorismes. Jean a écrit un commentaire sur le traité de la Nature de l’enfant. Ces auteurs ont été réunis par Dietz dans ses Scholia.

On sera peut être en droit de me demander ce que je me suis proposé après de si nombreux et de si importants travaux, moi novice encore dans la carrière des lettres et de la médecine. Assurément, je n’irai pas chercher ma justification dans la valeur intrinsèque de mon livre : ce n’est pas à moi à en faire l’éloge ; et s’il a quelque chose de bon, s’il n’est pas jugé trop imparfait par les gens du métier, ce sera déja beaucoup pour moi. En publiant cet ouvrage, je n’ai eu d’autre desir que de mettre la doctrine et les chefs-d’œuvre d’Hippocrate à la portée des médecins et des étudiants qui n’ont que peu de temps à consacrer à la littérature médicale ; j’ai voulu donner une édition qui renfermât, sous un format commode, la substance d’un grand nombre de travaux entrepris sur les œuvres du chef de l’école de Cos, et le résultat de mes propres recherches sur leur interprétation philologique et médicale. Ma tache sera accomplie, si je ne me suis pas trop écarté de ce but.

LISTE DES OUVRAGES DE LA COLLECTION HIPPOCRATIQUE D’APRÈS FOES

1reSection. — Le Serment ; la Loi ; de l’Art ; de l’Ancienne Médecine ; du Médecin ; de la Bienséance ; les Préceptes. — 2eSection. — Le Pronostic ; des Humeurs ; des Crises ; des Jours critiques ; les Prorrhétiques, Ier et IIe liv. ; les Coaques. — 3eSection. — De la Nature de l’homme ; de la Génération ; de la Nature de l’enfant ; des Chairs ; de l’Accouchement à sept mois ; de l’Accouchement à huit mois ; de la Superfétation ; de la Dentition ; du Cœur ; des Glandes ; de la Nature des Os ; des Airs, des Eaux et des Lieux ; des Airs ; de la Maladie Sacrée. — 4eSection. — De la Diète salubre ; du Régime ; des Songes ; de l’Aliment ; du Régime dans les maladies aiguës ; des Lieux dans l’Homme ; de l’Usage des liquides. — 5e Section. — Des Maladies, Ier, IIe, IIIe, IVe liv. ; des Affections ; des Affections internes ; des Affections des Filles ; de la Nature de la Femme ; des Maladies des Femmes ; des Femmes stériles ; de la Vue. — 6, Section. — Du Laboratoire du Chirurgien ; des Fractures ; des Articulations ; le Mochlique ; des Ulcères ; des Fistules ; des Hémorroïdes ; des Plaies de tête ; de l’Extraction du Fœtus mort ; de la Dissection des Corps. — 7eSection. — Des Épidémies, liv. I à VII ; Aphorismes. — 8eSection, — Des Méd. purgatifs ; de la Structure de l’Homme ; Lettres ; Décret des Athéniens ; Prière devant l’autel ; Discours de Thessalus.

NOTICE SUR HIPPOCRATE

S’IL ne s’agissait pour le biographe d’Hippocrate que de recueillir les témoignages incontestables sur la vie de cet illustre médecin dont la renommée a rempli tous les âges, il lui suffirait de quelques lignes pour accomplir sa tâche : mais peu satisfaits d’un petit nombre de renseignements qui leur paraissaient sans doute réduire à de trop mesquines proportions l’image auguste du prince de la médecine, quelques panégyristes se sont plu à charger la vie d’Hippocrate d’une foule, de récits dont la plupart sont incertains, et dont plusieurs sont évidemment faux, et même absurdes. Ces panégyristes ont assurément prétendu, par des ornements étrangers et par le prestige du merveilleux, rehausser le mérite et étendre la gloire de leur héros, comme si les immortels ouvrages du chef de l’école de Cos ne lui assuraient pas un nom plus illustre et plus durable que cette gloire factice appuyée sur des narrations convaincues d’imposture et de ridicule au plus simple examen.

Ainsi, l’œuvre du biographe d’Hippocrate consiste moins à édifier qu’à détruire ; moins à dire ce qu’il y a de vrai qu’à montrer ce qu’il y a de faux ou d’incertain, en un mot moins à raconter comme historien que comme critique. Jusqu’à ces derniers temps les antiques récits sur la vie du médecin de Cos ont été acceptés avec une foi robuste. Et malgré les recherches de Schulz, de Grimm, d’Ackermann et de Sprengel, en Allemagne, on trouve reproduites dans les biographies françaises les plus modernes (j’en excepte le Dict. hist. delaméd. anc. et mod.), presque toutes les fables imaginées sur le compte d’Hippocrate. Mais depuis la critique sévère et animée que M. Houdart en a faite, depuis les travaux de M. Littré, il n’est personne, je pense, qui oserait se déclarer le défenseur des récits que nous ont laissés Soranus, Suidas et Tzetzes.

Après avoir rapporté les témoignages positifs sur l’existence, la patrie, la famille, la profession d’Hippocrate, et sur la manière dont il l’exerçait, j’interrogerai les biographies anciennes, j’apprécierai les sources d’où elles ont été tirées, et par conséquent leur autorité et le degré de créance qu’on doit avoir pour ce qu’elles racontent ; je suivrai plus particulièrement dans cette notice Schulz, le premier historien critique d’Hippocrate1, Ackermann2, Pierer3, MM. Houdart4 et Littré5, laissant de côté les autres vies d’Hippocrate, car elles ne sont que la reproduction ou l’amplification de celle que nous avons sous le nom de Soranus.

On ne peut, sans violer toutes les règles de la critique historique, soutenir avec M. Boulet6 qu’Hippocrate n’a jamais existé. Platon, contemporain du médecin de Cos, mais plus âgé que lui, le cite positivement par son nom. Ctésias de Cnide, contemporain d’Hippocrate, et son parent, puisqu’il était de la famille des Asclépiades, mais plus jeune que lui, l’avait blâmé de ce qu’il réduisait la cuisse luxée, prétendant que la luxation se reproduisait aussitôt7. Aristote enfin, qui ne s’éloigne guère de l’époque d’Hippocrate, le cite également par son nom. Je reviens à Platon.

On lit dans le Protagoras (initio ; éd. d’Estienne, p. 311) : « Dis-moi, ô Hippocrate, si tu voulais aller trouver ton homonyme, Hippocrate de Cos8, de la famille des Asclépiades, et lui donner une somme d’argent pour ton compte ; et si l’on te demandait à quel personnage tu portes de l’argent, en le portant à Hippocrate, que répondrais-tu ? — Que je le lui porte en sa qualité de médecin. — Dans quel but ? — Pour devenir médecin moi-même. » Trad. de M. Littré, t. I, p. 29.