Insuffisance surrénale et ski en haute montagne - Témoignage

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« De – 20 °C, l’après-midi, la température arrive à tutoyer seulement – 18 °C. 3 400 mètres d’altitude : le bonheur est bien là au bout des spatules. Nous repartons en nous engageant sur un agréable chemin, la piste est calme. Je m’apprête à doubler un skieur par la gauche quand soudain… »

Activité physique en montagne, froid marqué, situation de stress : un challenge particulièrement délicat dans mon cas car je suis porteuse d’une insuffisance surrénalienne depuis ma naissance. Mais grâce à une bonne préparation et à la complicité du Dr Valérie Foussier, médecin endocrinologue, j’ai pu relever ce défi et vous livre ici mon journal de bord. Vous y découvrirez les conditions difficiles rencontrées durant cette formidable expérience de ski en milieu extrême, une aventure qui, je l’espère, vous donnera envie de vous dépasser. Vous êtes prêts ? Alors, en piste !


Droits d'auteur reversés au profit de la recherche médicale, à l’association « Surrénales » (France) reconnue d’intérêt général et partenaire de l’IFCAH (International Fund raising Congenital Adrenal Hyperplasia) dont la mission est d’encourager, au niveau international, toutes les recherches sur l’hyperplasie congénitale des surrénales (HCS).

Publié le : mardi 1 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782954531014
Nombre de pages : 40
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Jour 1 – Rencontre
Endormie à poings fermés, je sens tout à coup les battements de mon cœur qui s’accélèrent, je trans‐ pire, j’ouvre un œil paniquée : aurais‐je oublié l’heure ? (eureusement, il n’est que quatre heures du matin. Je peux me rendormir pour trois heures durant. Je suis si heureuse et impatiente de partir respirer le bon air de la montagne.
Dix heures du matin, mon fils et moi‐même appareillons. Comme il n’a pas le permis, premier obstacle, je dois prendre le volant pendant cinq heures car la route est annoncée de couleur noire. Bouchons et stress assurés.
Après deux heures de route très encombrée, « la pause s’impose ». Nous allons nous garer sur une aire d’autoroute comme des dizaines de vacanciers. Difficile de trouver une place. Je m’approche de la station‐service, je saisis la poignée de la porte, je l’ouvre et là, je tombe nez à nez sur notre médecin
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de famille. Tout aussi incroyable qu’improbable ! C’est d’ailleurs bien grâce à lui que je suis là ce matin après une grippe avortée par la vaccination.
Nous souhaiterions aller dans des toilettes chauf‐ fées mais devant une telle foule il faut se résigner, dirigeons‐nous à l’extérieur, nous séparant en nous souhaitant un excellent séjour, un petit renfonce‐ ment est alors le bienvenu !
Nous continuons notre parcours, il y a tellement d’embouteillages que nous avons le temps de prendre nos sandwiches. )l est plus de midi. Je renforce ma ® vigilance avec ͷͲ µg de Flucortac et ͷ mg d’(ydro‐ ® cortisone sans augmenter les doses. Je remarque que je transpire un peu et ai besoin de m’hydrater souvent. Nous sommes contents d’arriver, de nous installer et de nous reposer.
Jour 2 – Début périlleux
ͺ h ͵Ͳ : lever des troupes, impatients d’en dé‐ coudre avec l’or blanc. Et là, nous allons être servis. Soleil généreux et température plutôt fraîche : – ʹͲ °C avec un ressenti de – ͵Ͳ °C ! Collants de rigueur, trois pulls, sous‐gants, bonnet sous le casque, écharpe… Protection maximum. ͳ ͸ͲͲ, ʹ ͲͲͲ, ͵ ͲͲͲ, jusqu’à ͵ ͶͲͲ mètres d’altitude : je n’ai pas froid et je trans‐ pire beaucoup en commençant à m’élancer sur les larges pistes. « Demain, je penserai à emporter de l’eau. » Midi, nous redescendons prendre un déjeuner équilibré au chaud, l’esprit ravi de tous ces merveil‐ leux panoramas. )nsuffisance surrénale ? Je m’estime plutôt en bonne santé puisque je skie aux côtés d’un adolescent et arrive à le suivre. Sa compagnie me permet de me comparer au niveau de la résistance et de l’apparition de la fatigue. Jusqu’à présent, rien de différent. Le ski en températures négatives, en haute montagne, c’est possible !
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