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La détorsion vertébrale

De
144 pages
La détorsion vertébrale constitue une approche ostébio-mécanique de la colonne vertébrale dans la perspective d'opérer une correction non violente des déplacements vertébraux.

Les moyens employés sont des techniques myotensives voisines de la manipulation mais avec une application inversée du sens des forces mécaniques.

La pratique de cette technique est également autorisée à des non-médecins.


Ce livre s'adresse principalement au grand public soucieux de défendre ses vertèbres.

Il s'adresse secondairement aux kinésithérapeutes, aux infirmières, aux éducateurs physiques, aux esthéticiennes, et plus généralement à tous les professionnels des soins corporels.
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ORGANISATIONG ÉN ÉRA LE
D U CORPS H U M A IN
La détorsion vertébrale requiert le rappel de l'essentiel, qui per-met d'appréhender l'organisation générale du corps humain. Le praticien (que nous appelons l'opérateur) comme le patient (que nous appelons le sujet) doit savoir de quoi se compose le corps humain (l'anatomie) et comment fonctionnent les divers or-ganes qui le composent (la physiologie). Par similitude avec une automobile, il nous faut considérer la carrosserie, l'aspect extérieur du corps, c'est-à-dire l'anatomie de surface, puis les matériaux qui le composent (les tissus) à partir des éléments de base microscopiques, les cellules. Le châssis est constitué par le squelette et les articulations, le moteur proprement dit par les muscles. Cet ensemble désigne l'appareil locomoteur. Les organes d'alimentation du moteur en carburant et en air sont représentés respectivement par l'appareil digestif et l'appa-reil respiratoire. Le transport de ces éléments vers les secteurs actifs est assuré par l'appareil circulatoire. L’ appareil excréteur figure le système d'échappement des dé-chets. L’appareillage d'enregistrement des données sur l'état du mi-lieu et de transmission des ordres sont assimilables aux organes des sens et au système nerveux. Ce dernier est aussi un analyseur, un interprétateur ainsi qu'un centre de tri et de coordination. La régulation automatique du fonctionnement se fait par les glandes endocrines.
La d étorsion v ertébrale
Cette machine avant d'avoir vieilli et de s'arrêter à la mort, con-naît des accidents et des défauts de fonctionnement. C'est l'objet de la médecine. Cette machine, est capable cependant de reproduire ses rempla-çantes par l'appareil reproducteur. Si la formation de l'opérateur requiert la connaissance des prin-cipaux accidents ou malformations pouvant affecter l'appareil lo-comoteur, il est souhaitable que le sujet découvre, s'il ne la possède déjà, la sensation des principaux mouvements que peut effectuer son propre corps. Car notre finalité est la réintégration ou l'intégration du schéma corporel. Onpeut le définir comme la résultante des renseignements collectéspar les voies nerveuses postérieures (sensitives) et les ordres adressés auxmuscles striés par la moelle antérieure"(Dr André de Sambucy). Ainsi, un minimum de connaissance de la terminologie anato-mique est souhaitable. Les particuliers ne craignent pas de se li-vrer à un apprentissage technique et de vocabulaire pour conduire un véhicule automobile. Le sujet doit faire de même pour la conduite de son propre corps. Combien d'entre nous aimerions, opérateurs et sujets confon-dus, pouvoir effectuer quelques recherches ? La connaissance du corps est-elle exclusivement l'affaire des spécialistes formés en vue d'une étude définie : biologistes, infir-mières, médecins, anatomistes, esthéticiennes, chimistes, ostéo-pathes, professeurs de culture physique, etc. ? Faut-il, pour devenir acteur compétent du corps, passer obliga-toirement par des études de médecine, de kinésithérapie, ou en-core d'éducateur physique ? Le corps, avant d'être celui des autres, est d'abord le nôtre, notre habitation principale. Par les notions qui suivent, élémentaires mais indispensables, celui qui le désire pourra s'attaquer à des notions plus élaborées (cf. bibliographie).
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I. TERM INOLOGIE ANATOM IQUE
Il importe d’avoir d'abord une représentation de l'espace. La représentation de l'espace nous est donnée par la figure n°1.
Figure 1
L a d étorsion v ertébrale
Il nous faut ensuite avoir une référence à partir de laquelle on décrira ou effectuera le mouvement. Cette position de référence nous est donnée par les figures sui-vantes.
F igu re 2
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F igu re 3
C’ est la position dans laquelle on doit obligatoirement orienter une pièce anatomique pour la décrire. Sujet de face, debout, talons joints, paumes regardant en avant (fig. 2). Vue de dos (fig. 3). Les mouvements s'effectueront dans des plans et autour d'axes. Premier plan ou plan médio-sagittal : vertical, antéro-posté-rieur, il partage le corps en deux parties symétriques sensiblement égales (fig. 1-A). Deuxième plan ou plan frontal : vertical et orthogonal au plan médio-sagittal, il est parallèle à la face antérieure du corps, sup-posée plane (fig. 1-B). Troisième plan ou plan transversal : il est orthogonal à l’axe vertical du corps humain (fig. 1-C). La main de l'opérateur ou l'opérateur lui-même se situera de manière distale ou proximale. Proximale quand elle est proche de la racine du membre ou de la colonne vertébrale. Distale lorsqu'elle est éloignée de la racine du membre ou de la colonne vertébrale.
A – Eléments d'ostéologie
L'os constitue le système passif de la locomotion. Les os sont des pièces denses, dures, blanchâtres chez l'adulte, jaunâtres chez le vieillard. Elles ont un rôle triple de charpente mobile de l'appareil locomoteur, de protection (crâne, vertèbres) et de réserve calcique (rôle chimique). Le squelette est constitué des éléments suivants : la colonne vertébrale, encore appelée rachis, assume les fonc-tions de mobilité et de protection ; la ceinture supérieure dite scapulaire (clavicule, omoplate) ; la ceinture inférieure dite pelvienne, encore appelée bassin(bas-sin, os iliaque, pubis, ischion) ; les membres supérieurs (bras, avant-bras, main) ; les membres inférieurs (fémur, rotule, tibia, péroné, pied) ; le crâne composé en avant du massif facial, en bas et en arrière de l'os de la base du crâne et en haut de l'os de la voûte du crâne.
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La détorsion vertébrale
Deux cent sept os en moyenne constituent le squelette. Les os sont répertoriés en trois catégories : – l’os long dont une dimension prédomine sur les deux autres, – l'os plat dont deux dimensions prédominent sur l’autre, – l'os court dont aucune dimension ne prédomine. Les os sésamoïdes sont des osselets qui sont inclus dans un li-gament ou un tendon. Ils ont une surface qui s'articule avec l'os de support.
B – Représentation des axes selon le mouvement
Les mouvements se décrivent à partir de la position de réfé-rence anatomique (fig. 2). Il existe trois degrés de liberté dans l'espace. Les mouvements s'exécutent autour d'axes suivant une ligne droite idéale, imaginaire, perpendiculaire à son plan et menée par son centre. En anatomie, ils sont au nombre de trois à l'instar des plans précé-demment décrits : l'axe transversal, l'axe sagittal et l'axe vertical. 1) A xe transversal Il est horizontal, perpendiculaire à l'axe longitudinal et va de droite à gauche et de gauche à droite. Le mouvement se fait dans le plan frontal autour d'un axe trans-versal passant par le centre géométrique de l'articulation. Flexion : fig. 4. C'est le mouvement qui porte un segment de membre ou un membre en avant du plan frontal. Il passera au niveau du centre géométrique de l'articulation (exception du genou). Extension : fig. 5. C'est le mouvement qui porte le membre ou le segment de membre en arrière du plan frontal. Le genou fait exception car il n'y a pas d’ e xtension. 2) A xe sagittal A la manière d'une flèche(sagitta),il va de la face postérieure du corps à sa face antérieure, et inversement. Il est perpendicu-laire (orthogonal) aux deux autres axes.
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Figure 4
Flexion
F ig u re 5 Extension
Le mouvement se fait dans le plan frontal. Abduction : fig. 6. Mouvement qui éloigne un membre ou un segment de membre du plan médio-sagittal. Adduction : fig. 7. Mouvement qui rapproche un membre ou un segment de mem-bre du plan médio-sagittal. 3) A xe vertical Ligne longitudinale, perpendiculaire à la surface du sol quand le sujet est debout. Le mouvement se fait autour de lui et définit la rotation (fig. 8).
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Un pour Un
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