La Naturothérapie

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La naturothérapie est une médecine fondée sur les processus naturels de guérison comme les régimes alimentaires, l'hygiène de vie, les exercices ou les massages. Elle fait partie des approches non conventionnelles de la médecine. Ce deuxième tome constitue le complément pratique indispensable aux théories et principes développés dans le premier ouvrage. L'auteur y aborde en détails les traitements thérapeutiques et les techniques naturels de soins.
Publié le : mardi 15 mars 2016
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EAN13 : 9782140004766
Nombre de pages : 216
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Dr Jean-Pierre HUBERTLa naturothérapie
Tome 2. Prévention et thérapeutique
Depuis les temps les plus reculés et dès l’époque hippocratique en Occident,
les médecines orientale, indienne, chinoise, juive et arabe ont traité l’homme
sous une forme holistique comprenant une unité fonctionnelle organique et
psychique. La médecine naturelle nous amène à repenser et à discuter l’approche
médicale en général et à poser le problème du symptôme, de son origine et
de son émergence. Il y a d’autres façons de formuler mais il n’y a rien de pire La naturothérapie
que de tomber d’un parti dans l’autre et d’être surpris du non-dit protecteur
de la médecine of cielle. Toute découverte en effet commence par ne pas être
fondée ne serait-ce que par prudence. La médecine moderne amalgame la
thérapeutique et la pharmacothérapie mais la prescription doit être enseignée
comme un art au-delà de la technique. Le premier principe de la naturothérapie Tome 2. Prévention et thérapeutique
est le biotype : l’homme vivant. Le second principe est le biotope : le lien vivant.
Le troisième principe, le plus fort, le plus puissant et le plus thérapeutique
est l’alimentation. En n l’homme ne peut être réduit à l’état d’un seul objet
de science, en oubliant l’homme socioculturel. La naturothérapie individualise
pour chaque sujet un mode de vie conforme à une exigence d’ef cacité dont
l’aboutissement est l’épanouissement, fruit de l’état de santé.
À la suite du premier tome dans lequel étaient présentés les théories
fondamentales et les principes de base de la naturothérapie, ce second
volume est le complément pratique indispensable traitant de prophylaxie et
de thérapeutique, compte tenu de la demande actuelle qui porte de plus en
plus nos contemporains vers une écologie responsable parfaitement justi ée.
Diplômé de médecine naturelle (DUMENAT) dès sa fondation en
1982, le Dr Jean-Pierre HUBERT peut être considéré aujourd’hui
comme le détenteur de l’esprit de l’enseignement dispensé à la Faculté
de Médecine et Biologie humaine Paris XIII. Il a vécu une situation
privilégiée dans le cadre de cette formation comme « étudiant » et
comme chargé de l’enseignement de la sophrologie, de la médecine
psychosomatique et des théories analytiques. C’est la raison pour
laquelle, au-delà des nombreuses publications concernant les médecines naturelles,
il peut prétendre apporter un ouvrage à la fois scienti que et pratique sur ce qu’est
la naturothérapie dans une optique médicale dépourvue de tout partipris. Il ne s’agit
donc pas d’une prise de position sectaire mais au contraire d’une ouverture à la
fois scienti que et humaniste qui ne peut qu’apporter progrès et ef cacité dans nos
traitements les plus sophistiqués.
Illustration de couverture : Fotolia ®
ISBN : 978-2-336-30770-1
22,50
La naturothérapie
Dr Jean-Pierre Hubert
Tome 2. Prévention et thérapeutique














La naturothérapie
Tome 2. Prévention et thérapeutique

















Dr Jean-Pierre Hubert
























La naturothérapie
Tome 2. Prévention et thérapeutique

































































































































Du même auteur


Aux éditions L’Harmattan

La sophrologie analytique, la sophranalyse, 2010
La sophrologie adaptée au handicap psychique, Congrès de la Société
française de sophrologie, 2012

Chez d’autres éditeurs

Traité de sophrologie. Tome 1 : origines et développements, Le Courrier du
Livre, 1982
La relaxation dynamique, Centre de Sophrologie de Paris, 1988
Lexique de sophrologie et de termes usuels, Éditions de la Norière, 1984
La sophrologie, Éditions Morisset, 1995
La sofrologia, Ediciones AURA, Barcelona, 1984

avec Raymond ABREZOL

Traité de sophrologie. Tome 2 : méthodes et techniques, Le Courrier du Livre,
1985






































































© L’Harmattan, 2016
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-336-30770-1
EAN : 9782336307701
Toutes les spéculations sont grises, mon ami,
Mais éternellement vert est l’Arbre d’or de la vie.
Goethe, Faust SOMMAIRE


Préambule ..................................................................................................... 11

Troisième Partie. Les traitements ................................................................. 15
Chapitre 30. L’alimentation .......................................................................... 17
Chapitre 31. Les aliments ............................................................................. 23
Chapitre 32. Les rations ................................................................................ 36
Chapitre 33. Les nutriments 37
Chapitre 34. Le jeûne .................................................................................... 41
Chapitre 35. Les régimes alimentaires .......................................................... 53

Quatrième Partie. Attitudes thérapeutiques spécifiques en Naturothérapie .. 75
Chapitre 36. Exemples de traitements 77
Chapitre 37. Le sommeil ............................................................................. 108
Chapitre 38. Le rêve.................................................................................... 121

Cinquième Partie. Techniques et moyens naturels de soins ....................... 123
Chapitre 39. Les Antioxydants ................................................................... 125
Chapitre 40. Les Minéraux ......................................................................... 129
Chapitre 41. Le Magnésium ........................................................................ 133
Chapitre 42. L’huile de Bourrache ............................................................. 135
Chapitre 43. Morphologie fondamentale .................................................... 136
Chapitre 44. L’Iridologie : méthode d’examen et de diagnostic ................. 138
Chapitre 45. L’Ostéopathie 142
Chapitre 46. L’Homéopathie ...................................................................... 143
Chapitre 47. La Phytothérapie, L’Aromathérapie, La Gemmothérapie ..... 145
Chapitre 48. L’Auriculothérapie, L’Acupuncture, Le Qi Gong, Le Reiki . 147

En Conclusion ............................................................................................. 149
- 9 - Annexe 1. Biographies ................................................................................ 151

Annexe 2. Bibliographies ........................................................................... 185

Sommaire du Tome 1. Formation Théorique .............................................. 207


- 10 - PREAMBULE


S’il est l’heure d’aborder la thérapeutique, il est bon de souligner qu’avant de
soigner donc d’essayer de guérir, il faut promouvoir la prévention. De tous
temps, quelles que soient les médecines occidentales et orientales, il a été
convenu de traiter l’homme sain pour faire reculer la maladie. Dans la Chine
de l’Empire, on sait que si le mandarin tombait malade, son médecin était
exécuté pour avoir failli à sa tâche qui consistait à garantir la santé de son
maître.

Le premier système de la naturopathie, comme de la naturothérapie est de
maintenir le sujet humain dans un équilibre psychique et physique qui définit
la bonne santé. Si nous sommes tous différents, nous avons tous en nous la
possibilité de réguler notre santé. Mais il est nécessaire en priorité de nous
débarrasser des recommandations plus ou moins déraisonnables qui
comprennent les interdits mal venus et les décisions systématiques qui étriquent
notre vie sociale, en comptant aussi les prises en charges, les obligations
multiples, les précautions qui réduisent l’être humain à un système de réception
formaté sans discernement et sans aucune liberté de décision.

Dans notre société de consommation effrénée et injuste les médias sont les
premiers à foncer « tête baissée » dans un système pseudo-scientifique
d’informations qui relève beaucoup plus de l’incompétence que du savoir. La
dernière campagne (été 2014) sur le gluten est la preuve de tentatives
d’abêtissement des gens qui en viendraient à proscrire le pain, les pâtes, les
féculents. La suppression du gluten dans le mode alimentaire de quelqu’un
relève de la prescription du médecin pour des symptômes précis (l’Ordre des
Médecins vient de publier une mise en garde à ce sujet). Heureusement les
modes passent vite (exemple la psychose des omégas 3 !) mais nos décideurs
ont l’art de trouver d’autres passions tout aussi temporaires pour occuper la
population.

Ainsi est-il question de distinguer les produits alimentaires avec des
étiquettes vertes, oranges ou rouges ! Il serait ainsi convenu de marquer de vert
les aliments décrétés non dangereux, de rouge les aliments dangereux et
d’orange tous les autres. Il s’agit là d’une attitude irresponsable étant donné
que nonobstant les abus qu’il ne faut pas faire, telle étiquette peut être une
bonne indication pour l’un et pas pour l’autre. Ce seraient plutôt les excès de
toutes natures qui justifieraient une étiquette rouge.

Nous savons très bien que la première pollution est l’alimentation. Il s’agit de
plus en plus d’une alimentation préfabriquée toujours riche en sel, en sucre et
- 11 - en huile. La pollution des maigres pots d’échappement de nos véhicules
automobiles est mineure comparée à la grave pollution terrestre et aérienne et
à celle due à l’alimentation. Si fumer tue, manger tue aussi. La malbouffe ne
tue pas sur le coup mais assure une mort lente et sournoise. Par exemple, la
prévention contre l’inflammation est basée sur un équilibre entre les omégas
6 et les omégas 3, deux acides gras polyinsaturés. La nourriture industrielle
sature nos organismes d’omégas 6 et néglige les omégas 3. Ce déséquilibre
bien qu’il passe parfaitement inaperçu est la principale cause des maladies de
notre civilisation, en premier lieu l’obésité (bientôt un tiers des humains
seront obèses quel que soit leur lieu de vie), les accidents cardiovasculaires, le
diabète et les cancers. Dans la nourriture industrielle les ravages du sucre et
des mauvaises graisses sont patents. Que dire des fameux cinq fruits et
légumes par jour arrosés de pesticides ?

ATTENTION ALERTE, à plus forte raison nous devons nous rappeler la
fameuse formule d’HIPPOCRATE :

« Que l’alimentation soit ta première médecine. »

Malgré une incontestable régression, depuis la fin du siècle dernier, le pain,
la symbolique baguette, reste l’élément de base du Français. La France
consomme aussi soixante-cinq mille tonnes de pesticides dont 67 % pour les
grandes cultures comme le blé composant notre pain quotidien. Nous
sommes économiquement destinés à utiliser des semences de blé capables de
donner le rendement le plus élevé. Dans ce but la graine est déjà recouverte
de couches de traitement chimique. Les champs de blé français sont en
moyenne traités six fois. Nous sommes contraints d’utiliser un maximum
d’instants chimiques, préparation du sol, enrobage des semences, traitement
aux fongicides. Les conséquences sont catastrophiques, pollution de l’air aux
pesticides, épuisement des sols à force de monocultures intensives et de
traitements chimiques, pollution des eaux y compris les eaux de ruissellement
venant à leur tour polluer les eaux de surface et les eaux souterraines. Ces
pesticides regroupent les herbicides, les fongicides, les insecticides et les
molluscicides (contre les limaces) et les rodenticides (contre les rongeurs).
Certaines graines enrobées contenant des pesticides néonicotinoïdes utilisés
encore sur le blé ont un effet dévastateur sur les abeilles alors que 35 % de
notre alimentation dépend de la pollinisation. En raison de plafonnement des
rendements, les traitements chimiques créent plus de problèmes qu’ils n’en
résolvent. Bien que les études se poursuivent sur l’amélioration du rendement
en agriculture biologique, l’investissement reste actuellement négligeable
étant donné qu’il s’agit d’un choix politique autant que d’un choix
scientifique.

- 12 - De plus on sait bien que dans notre comportement la minceur est devenue
une névrose collective. Si nous voulons nous équilibrer et perdre durablement
les kilos inutiles, il est nécessaire d’écouter en premier lieu nos sensations et
d’apprendre à gérer nos émotions c’est-à-dire principalement le stress
considéré comme facteur d’adaptation. Il ne faut pas non plus que le régime
imposé soit une véritable guerre contre son corps et contre son mental. Nous
devons reconnaitre et écouter notre corps, apprendre en tout premier lieu à le
respecter et à l’aimer. Il n’est pas question d’en faire un martyr même pour la
bonne cause.

Le Professeur Richard BELIVEAU, chercheur canadien et créateur de la
nutriprévention, écrit : « Manger sain ce n’est pas se priver de ce qui est
bon ; bien au contraire ! »

Quant au chef étoilé Alain PASSARD, il écrit : « N’oubliez jamais que le
plus beau livre de cuisine a été écrit par la nature. »

Les dernières découvertes scientifiques révèlent heureusement les aliments
qui diminuent les risques de symptômes tels que l’accident cardiovasculaire,
le diabète, le cancer et la maladie d’Alzheimer.

Dans nos recherches thérapeutiques nous inscrivons par exemple la tomate,
les lentilles, l’huile d’olive, les brocolis, le gingembre, le pamplemousse,
l’estragon et l’ail comme bénéfiques. Ces plantes et ces produits diversifiés
consolident nos défenses immunitaires et retardent l’effet de notre
vieillissement. Il nous appartient, comme naturothérapeute, d’étudier le comportement
de chaque sujet (métabolisme et anabolisme) et d’avoir recours si nécessaire
à un nutritionniste. Il ne faut pas oublier non plus que la psychanalyse,
c’està-dire la compréhension et la résolution possible de nos problèmes, passe par
la considération de l’inconscient c’est-à-dire de l’ensemble de nos pulsions et
de nos satisfactions (sophrologie analytique).

Ces pensées permanentes doivent faire partie de nos protocoles.

Ajoutons enfin que, or l’alimentation proprement dite, l’alcool, la drogue, la
confusion et la déroute sexuelle (le gender américain) contraires aux lois de
la nature, sont une immense pollution dont nous devons être conscients avec
sérénité, mais aussi avec détermination, ce qui doit demeurer un espoir
important d’amélioration et d’harmonie sociale.



Jean-Pierre HUBERT
- 13 - TROISIEME PARTIE
LES TRAITEMENTS CHAPITRE 30
L’ALIMENTATION


La cuisine est sans doute le propre de l’homme. L’alimentation en est le
premier but. Nous cuisinons parce que nous sommes des êtres humains et nous
sommes des êtres humains parce que, un jour ou l’autre de notre passé, nous
nous sommes mis à cuisiner passant de la cueillette des fruits et de la chasse à
la préparation des aliments et à la culture. S’inscrit ici la notion de cru et de
cuit qui a entraîné certaines transformations au niveau de la denture dès la
cuisson des aliments. D’après le paléoanthropologue Peter WHEELER le
mode alimentaire a entraîné une certaine rétraction du système digestif au
bénéfice d’une énergie nouvelle et du développement du cerveau. On peut
remarquer aussi que la cuisson rend comestibles un certain nombre de
produits qui pourraient être toxiques consommés crus. Elle devient alors un
moyen de survie. Nous serons conduits à raisonner sur l’importance de
l’alimentation entre le besoin et le plaisir du fait même de l’évolution de
l’humanité dont l’un des premiers symptômes est le développement de
l’obésité du moins dans les pays occidentaux. Concernant cette
transformation graduelle et continuelle Georges VIGARELLO a apporté un ensemble de
travaux comportant trois directions, une attention qualifiant les normes de
l’attitude physique « Le corps redressé » (1978), une attention aux
déplacements des représentations du corps et une attention au déplacement des
économies et des techniques entourant le corps. Le naturothérapeute ne doit pas
être perçu comme un ascète, triste sire irrémédiablement voué aux graines
germées et aux régimes obsessionnels. Manger est le plaisir de vivre dans une
expression qui relève de la libido et de l’énergie qui est en nous. C’est un
besoin élémentaire. Déguster de bonnes et belles choses, fruits d’une cuisine
de qualité dans une ambiance conviviale nous donne le moyen de nous
maintenir en bonne santé, de rester en forme et d’être heureux. Si l’eau est la
boisson indispensable à la vie, apprécier un vin chaleureux, breuvage des Dieux,
fruit des noces de la terre et du ciel, une belle bière mousseuse, ou une
liqueur issue des fruits de nos provinces relève d’un savoir-vivre
particulièrement honorable. Ceci entend l’avantage d’une alimentation variée et
équilibrée selon les goûts et les cultures de chacun, entraînant une harmonie
particulière sachant qu’il n’y a pas d’aliment strictement interdit sous réserve du
biotype de chacun, ni d’aliment essentiellement « guérisseur ». Compte tenu
de ses activités toute personne doit savoir s’adapter selon ses goûts et ses
principes et ne pas culpabiliser s’il y a parfois dérogation à la règle de bonne
conduite à condition de compenser ensuite par des repas respectueux des
règles élémentaires qui relèvent de la modération et de l’art de vivre. Cela
signifie aussi qu’un équilibre alimentaire se base sur le mode de vie
proprement dit et sur une expérience de longue durée.
- 17 - Consommer avec modération et en amateur est une première sagesse !
Mais apparait aussi l’effet inverse :
1. L’orthorexie
L’orthorexie, qui tend à envahir notre société, pousse à l’extrême l’idée
d’une saine alimentation en la planifiant pour réduire telle ou telle
consommation, en particulier les matières grasses, le sel, le sucre, les produits
chimiques ou toutes autres substances que la personne considère nuisible à sa
santé. Cette attitude vire très vite au choix obsessionnel de la nourriture
ingérée. Cela peut entraîner des cas extrêmes au point de vue alimentaire qui
angoissent le patient, le contrôle permanent accroissant la peur du risque (P.
DENOUX). L’anxiété de ces personnes les réduit à réfléchir à chaque heure
du jour au régime alimentaire qui sera le meilleur, le patient étant en quête
d’un bien-être alors qu’il s’agit d’une attitude qui relève finalement de la
psychiatrie.
Au point de vue psychanalytique, on peut remarquer l’influence de principes
philosophiques ou religieux :
1) Le repentir.
2) La purification.
3) Le retour à l’innocence primitive.
4) Ne tuer ni les hommes ni les animaux (objection de conscience).
Cela entraîne un contrôle obsédant de la vie affective, personnelle, sexuelle,
professionnelle et sociale. N’est pas à négliger l’influence du marketing, les
principes élémentaires d’une orthorexie pouvant devenir d’une importance
inquiétante. En effet, l’orthorexique ne peut pas trouver le régime idéal qui
atteindrait les principes de la métaphysique et se nourrit donc d’une rigidité
de dogmes dans une attitude caricaturale largement entretenue par les «
rumeurs médicales », par nombre d’émissions télévisées qui veulent se rendre
de plus en plus originales, sorte de mise en vedette de trouvailles que
s’attribue « le scientifique ». La structure hystérique, les TOC (troubles
obsessionnels compulsifs), la névrose obsessionnelle sont les symptômes de ce
comportement pathologique. Entretenue par la masse journalistique et la
publicité, la poursuite de la minceur est devenue une névrose collective. La
quête frénétique d’une hygiène alimentaire supposée parfaite entraîne l’idée
fixe qui donne lieu à des comportements anormaux. Le fameux slogan des
cinq fruits et légumes, dès qu’il n’est pas observé, transforme en sujet
d’angoisse ce qui devrait être une source de plaisir ; d’autant plus que de
- 18 - toute façon les fruits et légumes sont arrosés de pesticides. (G.
APFELDORFER).

Alain DUCASSE constate que se nourrir pour certaines catégories de
consommateurs est devenu davantage un sujet d’angoisse qu’une source de
plaisir, transformée par une phobie de restrictions avec un calcul permanent de e
qui est absorbé assorti d’un contrôle tout aussi permanent des associations
alimentaires. Au contraire, on doit inscrire la cuisine sous le signe de la
nature. Heureusement la naturothérapie s’avère comme un moyen de vivre dans
l’équilibre, le bien-être et le plaisir, ce qui est une véritable homéostasie de
l’individu en droit de jouissance. Voilà qui nous permet de lire les pages qui
vont suivre en toute tranquillité d’esprit et je l’espère, avec tout le bénéfice
souhaité.

Boire et manger assure chaque jour un apport énergétique et un apport
qualitatif.

Aussi est-il nécessaire d’assurer un bon équilibre entre les différents repas et
une bonne répartition des apports. Notre société nous impose hélas une
nourriture consommée de moins en moins variée, des mets ancestraux et culturels
négligés, une alimentation déstructurante (la malbouffe). Aujourd’hui
s’impose la nécessité de s’adapter aux conditions de vie actuelles sans retour
au rythme de la vie du passé, et de rendre optimales les conditions régissant
le plan de l’équilibre nutritionnel basé sur une alimentation raisonnée et
raisonnable assurant l’équilibre de vie.


2. Grands principes d’une alimentation équilibrée

1) Avoir du plaisir en mangeant.
2) Combattre les notions négatives de régime, voire les restrictions.
3) Prendre le temps de manger dans le calme en position assise.
4) Boire 1 à 2 verres d’eau non gazeuse toutes les heures, ne pas dépasser 3
verres d’eau gazeuse par jour.
5) Consommer chaque jour une assiette de légumes verts, cuits ou crus et un
à deux fruits de saison.
6) Prendre deux petites assiettes de légumes secs cuits par semaine, mais
attention au maïs OGM !
7) Manger du pain à tous les repas (possibilité de 200 gr par jour) et trois fois
par semaine des céréales telles que pâtes, riz, semoule, le pain complet
doit obligatoirement être « bio », ne pas sombrer dans la terreur du gluten.
8) Varier les huiles : colza, olive, noix, soja, deux cuillérées par jour, mais
attention aux OGM !
9) Chaque jour une portion de viande ou de poisson.
- 19 - Il est difficile de respecter régulièrement et strictement ces principes
d’alimentation équilibrée mais il est indispensable de s’en inspirer tout en
respectant ses goûts, ses convictions et ses éventuelles intolérances. Il ne faut
pas non plus être influencé par des « caprices » qui même chez l’adulte
constitue les conséquences d’une éducation voire d’une tolérance parentale mal
interprétée.
3. Les familles alimentaires
3.1. Viandes et poissons
Ce sont des éléments bâtisseurs, protéines et acides gras dont la fonction est
la réparation et l’entretien.
3.2. Féculents
Ce sont les aliments énergétiques, glucides d’assimilation lente et fibres.
3.3. Fruits et légumes
Ce sont les aliments préservateurs, les fibres pour le transit, les vitamines, les
minéraux et les oligoéléments.
3.4. Aliments gras
Les graisses sont des aliments bâtisseurs et énergétiques. Les acides gras
insaturés, les poissons et les huiles végétales sont bâtisseurs, les acides gras
saturés sont énergétiseurs.
3.5. Boissons
L’eau est la seule boisson indispensable. Les autres boissons n’étant
consommées que pour le plaisir doivent l’être avec modération en connaisseur et
en amateur.
4. Les éléments indispensables à la vie
4.1. Le sélénium
C’est un non métal solide, analogue au soufre. Sa densité est 4.79, il fond à
217°. L’élément chimique est Se, numéro atomique 34, masse atomique
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