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La psycho-intégration - Silence de la pensée

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12 pages

Fondée par Georges Pégand, la psycho-intégration est une méthode de focalisations sensorielles et motrices qui permet d'obtenir l'équilibre psychique et l'harmonie neurovégétative.

Cette méthode lui a été inspirée chez des moines qui pratiquaient le dikhr. Intéressé par cette méthode, qui est pratiquée chez les chrétiens sous les vocables de "Prière du coeur", philocalie, hesychasme ou encore épiclèse, il découvre que les mystiques avaient réalisé les meilleures conditions de l'équilibre nerveux dans et par la prière.

Il met au point un modèle neurocybernétique du comportement humain et expérimente ce modèle au C.H.U. de Bordeaux et dans un centre d'infirmes moteurs-cérébraux.

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Extrait

I. LA THÉORIE SCIENTIFIQUE DE LA CONNAISSANCE : LES MODÈLES, LE RÉDUCTIONNISME

1. LA REPRÉSENTATION DE LA RÉALITÉ

Toutes les données paléohistoriques et archéologiques le montrent, le propre de l’homme est d’observer et d’appliquer sa réflexion. A partir de Galilée et de Descartes, nous assistons à la fabrication d’instruments d’observation spécifiques et à la systématisation de la réflexion, deux actes constituant la pierre angulaire de la méthode scientifique. Dans tous les domaines, apparaît une chaîne de processus réitératifs (répétitifs) :

– observation,
– classification et analyse,
– interprétation et généralisation,
– déduction et prévision,
– confirmation expérimentale.

  Cette boucle, s’améliorant par la confrontation incessante avec la réalité, conduit à l’établissement des lois et des théories.
Les instruments d’observation sont devenus plus performants :

– passage du microscope optique à l’électronique pour l’infiniment petit,
– passage du télescope optique au radiotélescope pour l’immense.
Des techniques, des technologies de plus en plus poussées ont été développées. S’étant engagés dans une telle voie, les scientifiques aboutissent à la découverte d’entités – les particules – dont les caractéristiques sont modifiées par l’observateur et les instruments d’expérimentation. Les non-initiés croient à une volte-face, ainsi la Science renonce à décrire la « réalité en soi » ne pouvant en donner qu’une « représentation » et, à cet effet, elle opte pour les « modèles ».

2. LES DIFFÉRENTS MODÈLES

La théorie de la relativité d’Einstein, la théorie quantique (des particules) sont en fait des « modèles scientifiques », c’est-à-dire de formulation mathématique (aux équations différentielles du calcul intégral). Ce sont des « modèles de connaissance ».
Les scientifiques ont aussi conçu, pour la représentation et l’action, des modèles de nature « analogique », en raison de la complexité croissante des systèmes étudiés.
Si l’on désigne par « original » l’entité ou l’être à connaître, l’analogie exprime l’existence de relations entre les éléments du modèle et ceux de l’original, relations biunivoques, un terme entraînant toujours le même corrélatif avec réciprocité de l’original au modèle.


  Voici des exemples de modèles à analogie physique, et rigoureuse, d’une grande simplicité pour l’observation du résultat.
En raison de l’identité de leurs lois physiques, des modèles électrolytiques permettent de simuler l’écoulement du pétrole dans les milieux poreux et perméables des gisements.
Dans l’étude des mécanismes des avalanches, un modèle à échelle réduite de l’espace montagneux utilise deux fluides, l’un transparent figurant l’air et l’autre laiteux pour la neige, le rapport de pénétration neige/air étant rigoureusement conservé par le rapport des viscosités.
Les modèles à « analogie dialectique » sont particulièrement adaptés aux êtres vivants, sous réserve de faire correspondre aux éléments de l’anatomie, de la physiologie, les concepts de « structures » et de « fonctions », celles-ci étant signalées dans le modèle par des « symboles ». La simplification est celle notée déjà par Pascal : « Remplacer le défini par la définition. »
De tels modèles donnent à la pensée réflexive un mouvement plus souple, plus simple, tout autant satisfaisant et convaincant, à la condition de retrouver les caractéristiques des structures et des fonctions de l’original, et de tout ce qui a pu être observé à son sujet.

3. LE MODÈLE À ANALOGIE DIALECTIQUE
Les modèles analogiques sont devenus la clé de voûte de la méthode scientifique en raison de leur aptitude à la généralisation.
Pour les êtres vivants, les modèles à analogie dialectique échappent à l’accusation des réductionnistes qui discréditent toute théorie prétendant attribuer à l’entité globale les caractéristiques de ses éléments, à réduire celles de l’original à celles des éléments.
La formulation proposée par Henri Laborit paraît la plus pertinente : « A notre avis, le réductionnisme consiste à croire (…) qu’en décrivant la structure et la fonction d’un niveau d’organisation isolé artificiellement, on a compris la structure et le fonctionnement de l’ensemble. »

  Il ne convient pas, d’un autre côté, de mésestimer l’envers du décor. Les performances globales de l’entité dépendent directement des caractéristiques des sous-ensembles. Le reproche adressé à la médecine d’être « organiciste » ne doit pas faire oublier de soigner un organe, pour recouvrer la santé. Hippocrate, après des années de recherche dans le bassin de la Méditerranée orientale, avait énoncé son immortel principe de « soutenir les forces de l’organisme qui tend spontanément à la guérison ».
Nous n’avons pas découvert toutes les composantes d’assemblage des organismes vivants, mais nous nous rendons compte qu’elles jouent un rôle capital dans le rétablissement du fonctionnement d’ensemble. Il ne nous est plus permis de négliger comment ces composantes opèrent durant le silence de la pensée, redonnant partiellement ou totalement au système nerveux ses caractéristiques électrophysiologiques, capables de restaurer l’équilibre psychique et l’harmonie neurovégétative.

  Voici deux exemples d’analogie dialectique destinés à nous former une idée moins abstraite des modèles. L’homme règle sa vie sur la position du soleil dans le ciel. Le cadran solaire indique les heures de la journée par l’ombre portée défilant sur l’alignement des chiffres. Cet ancien dispositif, peu précis et d’emploi aléatoire, a été heureusement perfectionné par l’apparition de la pendule équipée d’une mécanique physique au régime beaucoup plus rigoureux.
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