Soins de santé au Mozambique

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Exigence de la révolution, conquête des masses laborieuses, la nationalisation de la médecine et l'interdiction de son exercice à des fins lucratives ont mis fin à l'exploitation et à la spéculation de la maladie dans notre pays. Dans cette perspective, les conquêtes de la lutte de libération dans le domaine de la santé constituent une riche source d'inspiration, basée sur une expérience de combat pour mettre la santé au service des masses populaires. Dans les zones libérées, la médecine préventive prenait le pas sur la médecine curative et les masses populaires s'organisaient pour défendre elles-mêmes leur santé. Le combat sanitaire était considéré comme un combat qui exige l'engagement de tous les citoyens, de tous les secteurs d'activité, de toutes les structures. Entre le malade et le personnel de santé qui était au contact avec lui, existaient des rapports de confiance mutuelle, qui permettaient au travail d'être productif et contribuaient au succès du combat contre la maladie. Le malade, par le comportement du médecin, de l'infirmière et de l'aide, par leur travail et par leur langage, voyait dans le personnel de santé des serviteurs du peuple, des défenseurs de la majorité exploitée. Ce qui signifie que le médecin, l'infirmier, l'aide jouaient jour après jour, dans leur travail quotidien, un rôle politique et social important, qui exigeait d'eux une conscience politique élevée. Aujourd'hui, la matérialisation du droit de notre peuple à la santé exige donc un combat contre le divisionnisme, l'élitisme, le racisme, l'opportunisme qui caractérisaient l'organisation, les structures et les méthodes de travail coloniales des services de santé. Un grand travail a été commencé, d'une part en vue de combattre les actions de l'ennemi qui font dévier le contenu populaire des nationalisations, et d'autre part en vue d'édifier la nouvelle santé au Mozambique... (Extrait de Directives économiques et sociales, Troisième Congrès du Frelimo, Frelimo, février 1977.)
Publié le : lundi 1 janvier 0001
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EAN13 : 9782296234871
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RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU MOZAMBIQUE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

LES SOINS DE SANTÉ PRIMAIRES AU MOZAMBIQUE

Librairie - Éditions L'Harmattan 18, rue des Quatre-Vents 75006 Paris

REPUBLIQUE
Jour de l'indépendance:

POPULAIRE
25 Juin

DU MOZAMBIQUE
1975 définis-

La Constitution et le programme du Gouvernement sent la voie pour construire une société socialiste.

Le FRELIMO (parti d'avant-garde de l'alliance ouvriers-paysans qui a dirigé la lutte contre le colonialisme portugais) est la force dirigeante de l'Etat et de la société. SUPERFICIE: POPULATION: DENSITE 801590 km2 11 millions (1977) 14 hab.fkm2

MOYENNE

DE LA POPULATION: ANNUEL

TAUX DE ACCROISSEMENT TION: environ 2,6% POPULATION BUDGET dollars VIVANT DE GENERAL

DE LA POPULAenviron 90% de

EN MILIEU L'ETAT

RURAL: (1978):

422 millions

BUDGET DE LA SANTÉ: par habitant et par an. DONNEES ECONOMIQUES:

10% du budget

total, ou 3,8 dollars

-

L'agriculture est la base de l'économie. Principaux produits: mais, manioc, mil, coton, cajou, thé canne à sucre, coprah, agrumes, riz, tabac, sisal, arachide. Industrie: extraction de charbon, marbre, pierres semi-précieuses, etc.; industries sceondaires pour la consommation intérieure (textiles, industries alimentaires, etc.).

- Bétail.
-

Publié pour la première fois par le ministère de la santé du gouvernement mozambicain (Maputo), ce livre est réédité en collaboration avec le Centre d'Information sur le Mozambique (14, rue de Nanteui/, 75015 Paris).
ISBN: 2-85802-097-3

1. - INTRODUCTION

Dans la République Populaire du Mozambique, société en pleine transformation vers le socialisme, l'homme et le plein développement de toutes ses capacités sont au centre des préoccupations du programme du FRELIMO - parti marxiste-Iéninistp de l'alliance ouvriers-paysans, dirigant de l'Etat et de la société - et des préoccupations du Gouvernement. La santé est considérée comme un des droits humains fondamentaux, et constitue, avec la croissance économique et l'éducation, un des objectifs prioritaires qui permettront la création des conditions pour un réel bien-être physique, mental et social de la population, pour le plein développement de la personnalité et de la culture, dans une société où le système socialiste des rapports de production unira harmonieusement les aspects individuels et sociaux de la vie de l'homme. Voilà la tâche historique dans laquelle s'engage le pepuple mozambicain, selon le principe que la transformation des conditions materielles de son existence exige et provoque une transformation de l'homme lui-même. Pour établir en République Populaire du Mozambique un système de santé qui serve effectivement le peuple, il est nécessaire, à l'image de ce qui passe dans d'autres pays, de définir des priorité et d'établir differents niveaux d'attention de santé. Les Soins de Santé Primaires constituent l'échelon de base, pt le plus périphérique, auquel ont recours les populations, et dans lequel sont prises les mesures nécessaires à la résolution de la grande majorité des problèmes de santé de la communauté.

3

Il est aujourd'hui universellement admis, du moins sur le plan théorique, que l'expression «Soins de Santé Primaires» signifie une intégration des éléments susceptibles d'améliorer l'état de santé d'une population, répondant ainsi aux nécessités fondamentales suivantes:

-

faire connaître à chacun ce qu'il est possible de faire pour transformer le milieu et mener une vie plus saine, et l'aider à le réaliser. faire que chacun sache où s'adresser est en danger. quand sa santé

Ceci présuppose l'existence de services efficaces, facilement accessibles, bon marché, et utilisant des techniques simples. Les «Soins de Santé Primaires» ne peuvent exister qu'avec la participation active des populations. Ils s'intègrent et s'articulent avec les niveaux supérieurs de Prestations de Santé. Ils doivent amener à la grande majorité de la population un certain nobre de services intégrés: immunisations, assistance prénatale, soins au nourrison et à l'enfant, planning familial, assainissement de l'environnement, contrôle de la qualité de l'eau de consommation, éducation sanitaire et nutritionnelle, soins médicaux de première ligne et d'urgence, un système de recours aux échelons supérieurs et le recueil de données démographiques et statistiques de base, en donnant la priorité aux actions d'intervention sur l'environnement. Aujourd'hui, dans le monde entier, il existe déjà de multiples déformations conceptuelles et pratiques de la notion de «Soins de Santé Primaires», soit par l'nfluence idéologique de la profession médicale, soit, et principalement, à causé de l'incontabilité de cette notion avec la situation politique dans les pays capitalistes ou néo-colonisés. En Répubique Populaire du Mozambique existent aujourd'hui les conditions pour appliquer intégralement et correctement cette conception, et pour éviter la diffusion de ses déformations. C'est pourquoi il faut faire une analyse scientifique de la réalité pour pouvoir identifier les facteurs qui conditionnent la santé, déterminer les relations entre la santé et le dévelop4

pement et, à partir de là, définir les différents niveaux de prestations de santé.

1.1. - FACTEURS QUI CONDITIONNENT

LA SANTE

Le concept de santé résulte de l'accumulation de connaissances empiriques et scientifiques tout au long du développement historique de l'humanité - marqué par un progrès constant, à travers les différents types de formation socio-économique de la société. - Ce concept implique aujourd'hui la reconnaissance de ce que le bien étre physique, moral et social est un phénomène déterminé par plusieurs facteurs, résultant d'une complexe interaction dialectique entre l'individu et une multitude d'influences physiques, chimiques, biologiques et sociales. La santé représente l'équilibre dynamique de l'organisme et de la personnalité avec le milieu extérieur, pris dans son sens le plus large. Cette conception socio-écologique de l'interaction de l'organisme, pris comme une totalité intégrée, et de l'environnement intégré dans lequel il évolue, oblige à remplacer la vieille notion de l'étiologie spécifique des problèmes de santé individuels ou collectifs par une approche large des causes multiples, unique méthode qui permette d'identifier correctement la nature de ces problèmes. Au cours de l'histoire de l'humanité, les besoins fondamentaux en matière de santé des individus ont été très incomplètement et très irrégulierement satisfaits dans les divers groupes humains, peuples et classes sociales. On peut affirmer cependant que les progrès dans le domaine de la santé ont été marqués par une généralisation croissante dans la société des possibilités de satisfaire une part toujours plus grande de ces besoins, d'une façon toujours plus constante dans la vie des individus et au cours des générations. Cette généralisation trouve actuellement sa concrétisation la plus effective dans les sociétés socialistes. Cette évolution, qui s'est effectuée à des rythmes très différents selon les périodes de l'histoire, a été une conséquence du développement socio-économique constant, lié aux progrès des forces productives de la société, eux-mêmes inséparables 5

des progrès de la technique et de la science. Elle trouve, à l'échelle de l'historie, son expression la plus concentrée dans le changement de la durée moyenne de la vie humaine qu'on a calculé êire de moins de 20 ans il y a {.Ilus de 5000 ans, à l'âge de fer et de bl'onze; d'envirOJ.l 30 ans il y a :::500 ans, à l'apogée de la civilisation grecque et romaine; de 40 ans au XIX.o siècle Et aujourd'hui la durée moyenne de la vie dépasse 70 ans dans certains des pays les plus développés. Etant donné que l'homme est un être social par excellence, sesbesoins en matière de santé sont également, des besoins sociaux, qui ne peuvent être satisfaits que socialEment, et dont le degré de satisfaction pour toute la population dépend du degré de développement social. Chaque individu sera en d'autant meilleure santé que sera en meilleure santé la communauté à laquelle il appartient. L'état de santé d'une communauté est donc une expression de l'influence plus ou moins eHicace, positive ou négative, des facteurs qui contribuent à satisfaire les besoins de base indispensables pour la meilleure santé possible de la totalité de ses membres. La médecine est l'un de ces facteurs, mais pas toujours le plus import:mt, Ces besoins de santé varient selon les caractéristiques démographiques de la communauté en question. Les principaux facteurs qui ont une influence Sur la santé de la communauté, qui se conditionnent mutuellement et qui sont tous des éléments inséparables du développement sodo. -economique, peuvent se classer de la manière suivante (voir figure 1).

1.1.1.- CONDITIONS DE L'HABITAT

HUMAIN

Assainissement du milieu ambiant (système d'évacuation des excréments humains et des eaux résiduelles), évacuation des ordures et des détritus et traitement de ceu..'t:-ci,lutte contre les insectes et autres vecteurs d'agents de maladie, degré de cohabitation avec des animaux, etc., conditions d'habitation (leur structure, leur emplacement, leur hygiène, leurs dimensions par rapport à la taille de la famille); formes d'urbanisa6

Figure

1 qui influent directe-

Schéma indicatif des différents docteurs ment sur la sante d'une communauté.

tion; degré de pollution de l'air, de l'eau et du sol; hygiène scolaire; hygiène et securité du travail. Tous ces éléments sont d'une très grande importance pour la santé d'une communauté, quel que soit le degré de développement de la société, et sont détérminantes pour le type nosologique de cette communauté. Dans un pays sous-developpé, comme le Mozambique, ces facteurs prennent une dimension considérable dans la mesure ou toute action efficace sur la santé de la communauté se doit de prendre en compte une intervention sur ces facteurs. Un environnement hautement infesté est le résultat du manque d'actions d'assainissement coordonnées et integrées, et du bas niveau de «culture sanitaire» des populations. Le manque de systèmes pour le depôt et le traitement éventuel des éxcréments humains, le manque habitudes le collete et destruction des ordures s'allient aux habitudes anti-hygiéniques dE' la population, créant les conditions pour la multiplication des agents de la maladie comme de ses vecturs. La topographie de nombreux pays tropicaux, ainsi que les conditions climatiques amènent à la formation de conditions écologiques optimales pour la multiplication des vecteurs biologiques de nombreuses maladies. Les habitudes de cohabitation avec les animaux, la prédominance des infections croisées de ces animax, associée à l'abondance des vecteurs de ces infections, viennent compliquer le tableau. Au niveau des centres urbains, les problèmes de pollution chimique ou organique de l'environnement se font sentir, ce qui est dû soit à un développement industriel dans lequel les dispositifs anti-pollution ont été négligés, soit au regroupement d'êtres humains dans des locaux dépourvus d'infrastructures. Le problème de l'habitation est particulièrement grave dans les zones rurales, soit par son implantation dans des zones souvent insalubres, soit à cause des caratéristiques anti-hygiéniques des constructions traditionnelles, sans éclairage et sans ventilation, ce qui facilite la persistance et la transmission dE!s maladies bactériennes, soit à cause de l'insalubrité de l'environnement immédiat: potager souillé, manque de latrines, cohabitation avec des animaux, sol souillé. 8

1.1.2.-L'APPROVISIONNEMENT

EN EAU:

Existence d'eau potable et d'eau pour d'autres usages (cuisine, hygiène du corps et des vêtements, agriculture, etc...) en quantité suffisante et d'une qualité approprié. L'eau, en tant que véhicule de nombreuses infections bactériennes et parasitaires, très souvent hautement contaminée en. raison de l'absence de systèmes de collecte des excréments humains, apparaît comme un facteur dont le traitement et le contrôle sont aujourd'hui reconnus comme la mesure la plus importante pour contrôler les maladies transmissibles à plus grande incidence dans les pays sous-developpés: maladies diarrheiques, parasitoses intestinales et vésicales, hépatite, poliomyélite, choléra, fièvre typhoîde, etc... L'absence d'eau potable est dans de nombreuses régions un problème extrêmement complexe, souvent lié à l'absence d'eau y compris pour l'agnculture, et donc à l'association maladies transmissibles-malnutrition. 1.1.3.-LA NUTRITION:

Consommation d'aliments qualitativement appropriés, en quantités suffisantes et dans de bonnes conditions d'hygiène, dont la disponibilité depend du degré de développement de l'agriculture et des pêches, de l'industrie alimentaire, des moyens de transp01i par terre, mer et air, et des circuits de distribution et de commercialisation. En effet, la disponibilité d'aliments est un facteur décisif pour l'état de santé d'un communauté. Mais pour que les aliments soient disponibles en quantité suffisante, il est nécessaire que la communauté les produise, et/ou que soient assurés les moyens de transport et les circuits de distribution et de commercialisation, de façon à garantir que les aliments ne se détériorent pas dons des lieux où ils sont produits en éxcedent, entraînant une pénurie sur les grands marchés de consommation. Dans les pays sous-developpés, l'absence de moyens matériels, l'ignorance des techniques agraires, les difficultés de conservation des aliments, les tabous alimentaires, et la mono9

tonie du régime alimentaire, fruit d'une production non diversifiée, sont des facteurs qui conduisent à des déséquilibres qualitatifs de la nutrition. Les problèmes de conservation des aliments sont encore rwutement impliqués dans la pathogenèse de certains types de maladies dégéneratives et néoplasiques. Dans les centres urbains, un autre type de problème apparaît avec les conditions d'hygiène das lequelles sont produits et vendus les aliments, ces activités ay<:.nt parfois une répercussion au niveau national, étant donné la généralisation de la distribution et de la consommation de certains produits de l'industrie alimentaire. Comme derniei.' aspect dans ce domaine, il faut mentionner l'impact souvent négatif de l'introduction de produits de l'industrie alimentaire, principalement ceux desetinés aux enfants.

1.1.4.- L'EDUCATION: DegJ'é d'alphabétisation. et de scolarisation, niveau d'éducation et de culture en général (combat contre toutes les f01'mes d'obscurantisme); niveau d'éducation sanitaire et nutTÎtiannele en tant qu'indice de la compréhension des problèmes de santé, et facteur conditionnant l'attitude et les habitudes des individus et de la communauté face a ces problèmes; éducation politique, visant à créer et à renforcer le sentiment de solida1'ité sociale, la compréhension correcte de la situation de l'homme dans le contexte de la société et du monde d'aujourd'hui, celle de la dynamique de la lutte des classes et celle de la signification de la stTatégie du développement socio-économique dans le sens de l'amélioration croissante de la qualité réelle de la vie. L'élévation du niveau culturel et scientifique de la population, qui conditionne la réceptivité à l'Éducation Sanitaire et l'élévation de la «Culture Sanitaire» de la population, permet le contrôle de l'environnement par l'amélioration des habitudes d'hygiène de chaque citoyen, Le bas niveau culturel et scientifique rend difficile la mise en application de ce principe, non seulement à cause des difficultés de la population à comprendre et à intérioriser le message éducatif scientifique, 10

<,

mais aussi parce que ce bas niveau culturel et scientifique est toujours associé à l'obscurantisme et à une attitude passive et rE'signée face à la maladie et à la mort. D'autre part, l'éducation politique conditionne les possibilités de succès et de mise en application des connaissances acquises: elle permet la mobilisation et l'encadrement des populations pour les faire participer à la réalisation d'actions concrètes de lutte\contre les conditions insalubres de l'environnement, elle est à la base de la confiance mutuelle entre les populations, les cadres et techniciens de santé et elle assure une vision scientifique et dialectique de la nature, en faisant pr~ndre conscience que l'homme peut dominer la nature et la transformer au benefice de l'homme.

1.1.5 - LE SYSTEME POLITIQUE

ET SOCIAL DOMINANT

Idéologie politique dominante, conséquence directe et en même temps déterminante du système économique (forces productives et rapports de production, niveau réel de vie, ressources disponibles et formes de leur utilisation, etc.); système social également dépendant de la base matérielle. Les ressources matérielles disponibles, létat du développement des forces productives et les rapports de production sont des éléments déterminants du système économique qui possèdent une influence directe sur les conditions de santé de la communauté. En effect, le niveau réel de vie des populations est en rélation directe avec les ressources qui peuvent être canalisées pour la satisfaction des besoins sociaux des populations (parmi lesquels se situe la santé). Mais il ne suffit pas que la société dispose des moyens matériels pour investir dans la santé. La forme d'organisation fconomique et sociale, intimement interdépendante de l'idéologie politique dominante, est aussi extrêmement importante; Car ce sont les facteurs décisifs pour l'établissement des priorités et la répartition des bénéfices sociaux, qui sont le résultat direct des excédents de production et de leur mode de répartition. L'idéologie politique dominante et le système 11

social qui en découle déterminent également le mode de satisfaction des besoins sociaux de la communauté (parmi lesquels les besoins de santé). Un système politico-social menant à la restriction de la liberté des citoyens influe de façon extrêmement négative sur la solution des problèmes de santé de la communauté. La participation populaire dans la défense et la promotion de la santé de la communauté n'est possible que dans un système politico-social ayant pour objectif la satisfaction des besoins les plus profonds des masses populaires. 1.1.6- MILIEU PSYCHO-SOCIAL Degré de réalisation de la personnalité à l'intérieur du système social, conditionnant des situations de frustration individuelle ou collective et d'aliénation dans le travail; facteurs hautement nocifs à la santé par la situation de stress qu'ils engendrent; mode d'organisation de la vie sociale qui peut déterminer le rythmes de vie favorables ou défavorables (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, accidents de la route, urbanisation désordonnée, etc.) à la santé physique ou mentale des citoyens et de la communauté; hygiène mentale et systèmes de réabilitation psyho-sociale. Dans les pays développés, industrialisés sans que le développement soit harmonieusement conçu, comme il advient dans les pays capitalistes, il naît une profonde contradiction entre les interêts de la classe dominante et les aspirations légitimes des populations. Cette contradiction se traduit par une frustration individuelle et collective, par une aliénation de l'individu et des groupes sociaux conduisant ainsi à une situation de stress permanent hautement nocive pour la santé mentale et même physique des populations. Cette situation de stress résulte de la contradiction permanente entre l'individu, avec ses aspirations légitimes de réaliser une activité socialement utile, et les interêts de la classe dominante qui impose des rythmes de travail aliénants et des formes de participations sociales frustrantes. Ainsi, la personnalité doit s'adapter au système sans pouvoir s'épanouir. 12

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