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Les impliqués É d i t e u r
SUR LE FIL DU RASOIR
Les Impliqués Éditeur Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire. Déjà parus Maarek (Judith),L’Âme-Son, récit autobiographique, 2015. Baehrel (Robert),Éducations d’ici et d’ailleurs, essai, 2015.
Carn (Michel),Le marteau et la machette, roman, 2015.
Perrier (Murielle),Rouge vif, roman, 2015.
Cassou (Jean),École : est-ce vraiment mieux ailleurs ?, essai, 2015.
Desaulles (Christophe),Lahraki, récit autobiographique, 2015. Paone (Maxime),Mon Japon, récit, 2015.
Barbey (Francis),De qui nous viendra le salut ?, essai, 2015.
Singou-Basseha (Apollinaire),Regards croisés sur la littérature congolaise, essai, 2015.
Devaux (Estelle),Alice et le chaman de Kolakhouré, roman, 2015.
Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site : www.lesimpliques.fr
Blanche de Parcou
Sur le fil du rasoir
Récit
Les impliqués Éditeur
© Les impliqués Éditeur, 2015 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-06624-0 EAN : 9782343066240
A ma fille Mélanie sans qui je n’aurais pas eu la force de continuer à me battre.
2014
Prologue
Aujourd’hui je peux regarder le jour se lever, sans angoisse de la longue journée à venir, sans le désespoir de l’impuissance, sans la colère de l’injustice, voir la lumière sans qu’elle ne m’agresse par le bonheur et la légèreté qu’elle apporte, me coucher le soir tranquillement sans être repliée au fond du lit quatre heures avant le soleil.
Je suis guérie et très contente de l’être mais quand je croise quelqu’un j’ai envie de tout lui dire. L’image que je donne maintenant n’est pas ma vie, ma vraie vie, elle est tout autre. Pourtant je me retiens, me croirait-on ? Ai-je vraiment envie de parler ? C’est mon jardin secret que je voudrais préserver, mais aussi de le faire partager. L’ambivalence de protéger une intimité et de l’exposer aux autres. Je pourrais oublier grâce à la longue psychothérapie que j’ai faite, ce n’est pas mon souhait, je ne peux pas, ce ne serait pas loyal avec mon histoire. Cette galère est partie intégrante de moi-même. Certains consacrent leur vie à leur famille, leur foyer, leur métier, j’ai consacré la mienne à la maladie. Cinquante ans, c’est long pour commencer à s’aimer et à être heureuse. Je voudrais garder en mémoire la souffrance sans qu’elle ne me fasse plus mal, je voudrais garder cette sensibilité toute particulière qui fait ressentir les choses avant qu’elles ne soient dites,sans être l’écorchée vive, je voudrais garder l’empathie sans tomber dans des relations de dépendance, je ne veux plus faire l’éponge : prendre pour moi la douleur de l’autre, mais continuer de l’écouter, me souvenir de la mélancolie qui m’a souvent accompagnée pour profiter tous les jours de petits bonheurs simples. 9