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Mon corps, ce mal entendu... Qui pourtant sait tout

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À partir de son expérience en rééducation fonctionnelle, enrichie par de nombreuses approches, dont l’intégration posturale proposée par Jack Painter et la sophrologie, Jean Boissonnet a élaboré la myo-sophro-intégration (M.S.I.).

Myo : muscle à l’origine puis l’ensemble des tissus ;

Sophro : élargissement du champ de conscience ;

Intégration : harmonisation du corps et de l’esprit.

Lorsqu’un trouble rebelle s’est installé en nous, les mots pour le restituer ne nous viennent pas aisément.

Au lieu de vouloir à tout prix faire appel à notre mental ordinaire, il convient de se mettre à l’écoute des messages contenus dans nos cellules, grâce à un niveau de conscience élargie, et dialoguer ainsi avec notre corps qui sait tout, sans médiation.

C’est alors que peuvent se développer les outils nécessaires à la restauration du chemin de sa libération intérieure.

C’est à la portée de tous, il ne s’agit plus de vouloir, mais de lâcher prise. En permettant ainsi au corps de s’exprimer, le mal-être ne peut plus s’imprimer.

Nul besoin de verbalisation, la myo-sophro-intégration ouvre à quiconque la porte d’accès à un mieux-être global qui saura s’ouvrir à nouveau, de plus en plus aisément, chaque fois que le besoin s’en fera sentir pour élargir le champ de conscience. C’est l’universelle résonance,

ou HOLOSOPHIE.


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INTRODUCTION Depuis fort longtemps, je me suis senti profondément concer-né par ce qui peut nuire au mieux-être. Mon expérience de rééducateur fonctionnel et denseignant ma permis de colla-tionner un grand nombre dobservations, afin délaborer une façon de procéder par plusieurs approches combinées et tenter daborder le mal-être de façon globale et cohérente. Jai commencé par mintéresser à la rééducation fonction-nelle, prolongement de la fameuse « gymnastique corrective ». Je moccupais denfants, désignés par le médecin scolaire. Cela se passait dans le cadre dun centre spécialisé, mis en place par une municipalité. Tous les enfants y avaient accès gratuitement. Alors que jappliquais scrupuleusement ce que lon mavait appris, jétais déçu par les résultats obtenus. Il me semblait quil manquait une dimension à ma pratique. Vivement intéressé par les comportements des jeunes comme des moins jeunes, en groupe ou individuellement, je minstal-lais, peu à peu, dans un statut de chercheur. Si le « mental » agit sur le corps, pourquoi le corps ne par-viendrait-il pas à éclairer le mental ? Se focaliser sur les symptômes dun « mal-être », inconfort du corps, du cur ou plus sûrement des deux à la fois, cela ne risque-t-il pas den museler les causes originelles ?
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Pourquoi ne parviendrait-on pas à restaurer des fonctions altérées, en remontant par le canal qui les avait installées, jusquà sa source ? Que se passerait-il si on donnait auxcauses profondes, ignorées jusque-là, la possibilité démerger ? Face à ce que jobservais, mon vu était de redonner au corps physique la possibilité de sexprimer, et daccéder à des révélations censurées jusque-là par le mental Quelle merveilleuse récompense de voir briller dans les yeux dun enfant une lumière de victoire sur la souffrance ! Cette illumination toute simple, vibrante de vérité, est en grande partie due au fait que cette victoire est avant tout la sienne. Personne ne peut le faire à sa place. Proposons-lui avec une humble neutralité les moyens dy parvenir. Cela peut même prendre lallure dun jeu. Une « sublime confiance » peut alors lui ouvrir un petit coin de paradis qui ne demande quà sépanouir. Il réapprend alors à saimer, à aimer lautre, restituant ainsi sa dignité perdue dans une dimension universelle. Le langage, ordinaire ou même symbolique, se trouve en grande difficulté pour exprimer correctement lémergence dune sensation nouvelle. Pour accéder à un territoire qui ne fait pas encore partie du « formulable », il nest pas dautre façon que de changer de canal ou de registre. Le langage ordinaire est obligatoirement une « traduction », or traduire nest pas forcé-ment respecter. Le dictionnaire a ses limites. Je tiens à préciser quil ne sagit pas dun « changement radical du niveau de conscience », cela risque dêtre confondu
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avec un abandon complet du niveau habituel : cela nuirait au libre-arbitre, comme dans lhypnose de foire. Il sagit plutôt dunélargissement de la conscience, grâce à lémergence de nouvelles sensations. Les premiers chapitres restituent des améliorations de toutes natures : résultats scolaires performances sportives, capacités de communication Les chapitres suivants vont expliquer comment cela se passe, décrivant une façon de procéder que chacun peut vivre à sa manière. Le temps fort étant celui où tous les membres dun groupe confrontent leurs impressions au sortir de lexpérience. Les impressions recueillies, après lexpérimentation du pro-cessus, peuvent donner limpression que lon a découvert lEl-dorado. Ce nest pourtant pas la panacée. Car il y a ceux qui estiment avoir compris avant même davoir pratiqué pleine-ment ; ils se piègent en restant trop vigilants, car il convient avant tout delâcher prise pour accéder à un autre mode de fonctionnement. Cela fait trop longtemps que lon fait commerce des souf-frances en exploitant le stress, dans un monstrueux jeu de massacre. Est-il encore possible aujourdhui den limiter les dégâts à partir du moment où nous en connaissons les causes ? Les derniers chapitres restituent les réflexions de parti-cipants, inspirées par la pratique qui permet de tisser un lien fraternel entre tous, malgré des vécus personnels très différents et au-delà de tout clivage politique, religieux ou philosophique. Ce ménage, au sein de nos inconforts, joue un rôle primordial pour permettre à lensemble de la collectivité daller mieux.
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Il me semble particulièrement important de souligner la portée que pourrait avoir la collaboration entre les différentes disciplines dont le but serait une contribution au mieux-être collectif. Force est de constater que dans un groupe où chacun des participants se voit offrir des moyens daméliorer son propre confort, la relation aux autres saméliore naturellement et continuellement. Cela dautant mieux que cette démarche ne reste pas super-ficielle. Lorsque limplication a atteint son meilleur niveau, sans plus dépendre daucun système habituellement utilisé, les performances du relationnel deviennent étonnantes. Il se crée une telle empathie, quelle est parfois confondue avec une dimension mystique, hypothèse qui se dissipe vite. Quels que soient les antécédents idéologiques des participants, le climat obtenu est défini comme une forme épurée damour, une sorte de spiritualité laïque universelle. Cest une révéla-tion acquise en toute liberté. Cette proposition ne peut déranger que celui qui a du mal à élargir son champ de conscience au-delà de ses conditionne-ments premiers. Serons-nous à la hauteur de cet immense chantier de recons-truction en se serrant les coudes ? Certains y travaillent déjà. Nous avons le choix : soit entrer dans le mur, soit apporter notre pierre à lédification dans la dignité retrouvée dune société meilleure, plus fraternelle et plus harmonieuse. Espérons que chacun au niveau qui est le sien entreprenne, pour son bien-être comme pour le bien-être collectif, un tra-vail sur lui-même, car il est inutile despérer que lexemple viendra du sommet de la hiérarchie politico-économico-sociale.
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