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Prenez le temps d'e-penser - Tome 1

De
448 pages
Vous vous interrogez sur des phénomènes simples   sans retrouver dans quelle case de votre cerveau vous avez rangé ce que vous avez appris en 5ème. Vous êtes curieux mais pas franchement scientifique, ce livre est pour vous.
Qu’est-ce que l’électricité statique ? Pourquoi un aimant aimante-t-il ? Savez-vous ce qu’est la quinte essence ? Pourquoi éteint-on les lumières dans un avion un quart d’heure avant d’atterrir de nuit ? Mendeleïev est-il le premier vrai punk de l’histoire de la Russie ? Qu’a-t-elle donc de si «  générale  »   la relativité générale ?
  Le temps est-il une illusion   ? La lumière est-elle d’ondes ou de particules ?…prenez le temps d’e-penser.
Le premier livre de Bruce Benamran, créateur de la chaîne YouTube de vulgarisation scientifique  e-penser. Le livre à s’offrir d’abord (et à offrir ensuite).

«   Lire Bruce, c'est minimiser le risque de faire partie, sans le savoir, par mégarde, du triste clan de ceux qui se considèrent comme supérieurs par simple idée reçue, par convention, comme ça… sans e-penser.  » -  Alexandre Astier.
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Remerciements (parce que quand on est poli, on dit merci)
À M. Bibas et feu M. Villain, qui ont insufflé à l’adolescent un peu idiot que j’étais le désir d’en savoir toujours plus,
À Alexandre Astier, qui démontre tous les jours que rien n’est impossible pour qui ne compte pas son effort,
À Étienne Klein, dont l’humilité offre de la place sous les projecteurs à des gens tels que moi,
À Richard Feynman, parce que !
À Gaëlle, sans qui ce livre n’existerait pas — si vous détestez, dites-vous que c’est de sa faute, À Jarod et Camille, à qui ce livre est dédié.
Préface par Alexandre Astier
L’homme est supérieur à l’animal. C’est acquis. Un animal est-il capable de fabriquer un processeur d’ ordinateur ? Une fusée ? Une bombe atomique ? Non… mais l’homme, oui. L’homme, oui… mais moi, non.
Je ne sais fabriquer ni processeur d’ordinateur, ni fusée, ni bombe atomique et je ne suis malheureuse ment pas le seul dans ce cas. Nous sommes une poignée de ce qu’on dé signe dans le milieu scientifique par le terme « imb éciles » a être forcés de reconnaître notre débilité : « Oui, nous faisons partie de la grande civilisation des constr ucteurs de processeurs d’ordinateurs, de fusées et de bombes atomiques, mais nous en représentons la population handicapée du caquelon, étant passés, nous ne comprenons comment — non, même ça, on ne comprend pas ! —, à côté du savoir inné de no tre propre espèce. Que les individus normaux de notre genre ve uillent bien nous excuser de la honte que nous leur faisons ; nous avons bien conscience de faire baisser la moyenne. »
Évidemment, notre abrutissement nous encourage à un e humilité de bon aloi, même face au monde pourtant bien risible des animaux. Nous constatons — du bout des lèvres, certes — notre infériorité vis-à-vis des espèces capables de voler sans machine, de courir à soixante-dix kilomè tres par heure, de distinguer cinq cents images par secondes, de percevoir le rayonnement ultra-violet, de respirer sous l’eau, de tisser la soie la plus solide du mon de, de ressentir le magnétisme des pôles, de voir la nuit, de changer de couleur selon le décor, d’être pratiquement immor telles… Et nous ne nous cachons pas derrière leurs aptitudes physiques ou sensorielles, nous avons aussi conscience de la rageante capacité de certaines espèces animales à chanter, à danser, à imiter, à envisager la mort comme un long sommeil , à montrer du courage, à mourir par amour… Croyez-vous que l’on se hisse à la cheville artistique du Paradisier de Raggi ? Non. Moi, avec une guitare, je fais Les Portes Du Pénitencier , et encore, entre deux couplets, je regarde mes do igts en tirant la langue. Nous n’y pouvons rien, nous sommes inférieurs. C’est comme ça, c’est tout. C’est la vie.
Du coup, nous avons besoin de ce livre. La vulgarisation nous est essentielle, évidemment, alors qu’elle est inutile — tout comme ce bouquin — aux hommes normaux, qui sont sup érieurs aux animaux par leur capacité à fabriquer d es processeurs d’ordinateur, des fusées et des bombes atomiques.
En revanche elle est généralement conseillée — tout comme ce bouquin — aux hommes qui ont toujours véc u dans la certitude admise de leur supériorité sur le monde a nimal, évoquant au petit bonheur des processeurs d’ ordinateur, des fusées ou des bombes atomiques qu’ils ne sont foutus ni d’envisager, ni de comprendre, ni de produire pour se hisser au sommet d’une chaîne dont ils n’ont pas la moindre i dée. À eux et à nous, la vulgarisation est capitale ; il nous faut quelqu’un pour nous la délivrer. Et Bruce est un des meilleurs pour ça.
Lire Bruce, c’est minimiser le risque de faire partie, sans le savoir, par mégarde, du triste clan de ceux qui se considèrent comme supérieurs par simple idée reçue, par convention, comme ça… sans e-penser.
Alexandre Astier
Prologue Être curieux, et prendre le temps d’e-penser
Savez-vous que si vous vous couchez avec vos chaussures aux pieds, vous augmentez vos chances de vous réveiller avec une migraine ? C’est une question un peu rhétorique, ma is je suis presque sûr que vous l’ignoriez. C’est p ourtant une réalité statistique : les personnes qui se couchent chaussé es se réveillent plus fréquemment avec une migraine . Les plus vifs d’entre vous réagiront immédiatement par un nonchal ant mais néanmoins efficace « hé ! Mais ce n’est pas la même chose ! » Ils auront, malgré les apparences, parfaitement raison.
Dire que la population qui dort chaussures lacées s e réveille fréquemment avec un bon vieux mal de crâ ne est une information statistique. Dire que si l’on s’endort avec ses mocassins, on améliore ses chances d’avoir un réveil douloureux, c’est une assertion logique. Dans le pr emier cas on constate, dans le second on prédit. Co nfondre les deux situations, c’est confondre corrélation et causalité.
0. Corrélation et causalité Savez-vous quel est le lieu le plus dangereux au mo nde ? Afin de parfaitement se comprendre, établisson s immédiatement que par « dangereux », je veux dire « où vous êtes le plus susceptible de mourir ». C’est une vision p robablement très réductrice du terme « dangereux », certes, mais c’e st mon livre et j’y fais ce que je veux. Le lieu le plus dangereux au monde n’est autre qu’un lit ; statistiquement, le lieu dans lequel vous êtes le plus susceptible de passer l’arme à gauche est tout simplement un lit.
Consacrer ainsi les lits d’une telle réputation a, j’espère que vous me l’accorderez, autant de sens q ue de qualifier la vie de maladie sexuellement transmissible la plus mortelle au monde. C’est jouer avec les mots, sans doute, m ais c’est précisément l’objet de ce chapitre. Avant d’entrer dans le vif du sujet et de vous en donner pour votr e argent, il n’est pas inutile de prendre quelques minutes — disons plutôt quelques pages, je ne sais pas du tout à quelle vi tesse vous lisez/déchiffrez/observez les lettres avec curiosité — afin de bien comprendre à quel point les mots peu vent facilement nous tromper.