Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

PRISME No 36 Cliniques du deuil

De
204 pages
Éditorial - L'intervention auprès des endeuillés: une clinique à haut risque ?
- Martin St-André --- p. 6-9.
Des enfants dessinent leurs pertes
Réactions d'enfants à la perte d'un être aimé
- Lise Hovington et Élaine Pearson --- p. 12-23.
Expressions de la peine chez des enfants en deuil
- Barbara M. Sourkes --- p. 24-32
Des intervenants rendent compte de leurs pratiques
Insoutenable deuil: réflexions sur l'approche du deuil et les pratiques auprès d'enfants cancéreux
- Suzanne Douesnard --- p.34-43.
Différence entre travail de deuil et travail de séparation
- Maurice Berger et Catherine Rigaud --- p. 44-52.
Deuil et adolescence
- Michel Hanus --- p. 53-61.
Inscrire le deuil dans l'expérience de la famille
- Jean-Pierre Gagnier --- p. 62-74.
Deuil et culture: de l'histoire individuelle à l'histoire collective
- Sylvaine De Plaen --- p. 76-84.
Témoignage - Conversation avec Pheap
- Nicole Nadeau --- p.86-94.
Décisions médicales en fin de vie: réflexions sur la pratique en soins intensifs pédiatriques
- Catherine A. Farrell et Béatrice Millotte --- p.96-107.
Deuils particuliers et créativité dans l'intervention
- Johanne de Montigny --- p. 108-116.
Regard sur la vie spirituelle de l'enfant
- Élaine Champagne --- p.118-130.
Pour une approche humaniste des soins aux mourants: où en est la formation des futurs médecins?
- Stephen Liben --- p.132-142.
La crédibilité de l'éthique aux yeux des cliniciens en pédiatrie
- Jean-François Malherbe --- p.144-156.
Chroniques et essais
Tribune - Notes sur l'immortalité et la création: en marge de Lorsque l'enfant disparaît de Ginette Raimbault
- Luce Des Aulniers --- p. 160-169.
Livres lus
- M-C. Charest M. Champagne D. Marchand G. Tellier L. Rousseau --- p. 170-182.
Films
- M. Viau-Chagnon M. Champagne F.A. Carnevale --- p. 183-187.
Recherche - Trajectoires du deuil et relation au parent défunt chez des enfants de 6 à 17 ans: résultats d'une étude empirique
- Jean-François Saucier --- p. 188-192.
Capsule Suicide Desjardins - Les événements stressants peuvent-ils précipiter le suicide chez les adolescents?
- Johanne Renaud François Chagnon Janie Houle --- p. 193-196.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

p r i s m e p r i sme P RPI SRMIESP R I SME prisme prisno36 2 0 0 1
( Cliniques ) du deuil
p r i s m e p r i s m e P RPI SRMIES prisme P R I SME
o n36 2 0 0 1
La revue PRISME, fondée en 1990.
p r i s m e p r i s m e prisme p rPi sRmIeSP R I SME
Comité de direction : Jocelyn Aubut, Patricia Garel, Marc Girard, Claude Marquette, Martin St-André Rédactrice en chef : Patricia Garel Comité de rédaction : Jean-François Bélair, Lucie Caron, Louisiane Gauthier, Michèle Lambin, Lee Tidmarsh Secrétaire de rédaction : Denise Marchand Comité consultatif: Pierre Asselin, Louise Baillargeon, Luc Blanchet, Louise Boisjoly, Marc-André Bouchard, Geneviève Diorio, Yvon Gauthier, Jean-Marc Guilé, Gloria Jeliu, Louise Lafleur, Marc Laporta, Alain Lebel, Michel Lemay, Alain Lévesque, Klaus Minde, Hélène Normand, Sylvain Palardy, Jean-Pierre Pépin (rédacteur en chef fondateur), Sylvie Rhéaume, Philippe Robaey, Maryse St-Onge, Jean-François Saucier, Paul D. Steinhauer (†), Pierre-H. Tremblay Correspondants: J.A. Barriguete (Mexico), M. Elkaïm (Bruxelles), B. Golse (Paris), M.O. Goubier-Boula (Neuchâtel), A. Guédeney (Paris), J.Y. Hayez (Bruxelles), F. Molénat (Montpellier) Comité administratif : Patricia Garel, Claude Marquette, Gratien Roussel Révision et correction des épreuves : Denise Marchand Conception de la maquette : Devant le jardin de Bertuch Infographie : Madeleine Leduc Responsable du site internet : Louis Luc Lecompte Diffusion : Luc Bégin Abonnements: Thérèse Savard
Distribution en librairie: (Québec) Prologue Inc. (Europe) Casteilla diffusion (France), Vander (Belgique), Servidis (Suisse)
Les articles de la revue sont répertoriés dans : Base Pascal de l'INIST – Index de la Santé et des Services Sociaux – Repère de la SDM
PRISME bénéficie de l'appui financier des organismes suivants: Assurance vie Desjardins-Laurentienne Eli Lilly Canada Inc. Organon Canada Ltée
La publication de PRISME est assurée par les Éditions de l’Hôpital Sainte-Justine. © Hôpital Sainte-Justine 2001 ISBN:2-922770-34-6 Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec, 2002 Bibliothèque Nationale du Canada, 2002
p r i s m e p r i sme P RPI SRMIESP R I SME prisme pris2 0 061 Psychiatrie, recherche et intervention en santé mentale de l’enfant o n 3
Cliniques du deuil
p r i s m e p r i s m e sommaire s o mPmRa iIr eSP R I SME o n 36
8
Éditorial.L’intervention auprès des endeuillés: une clinique à haut risque?!
DES ENFANTS DESSINENT LEURS PERTES 12 Réactions d'enfants à la perte d'un être aimé. —L. Hovington, É. Pearson
24
Expressions de la peine chez des enfants en deuil. —B. M. Sourkes
DES INTERVENANTS RENDENT COMPTE DE LEURS PRATIQUES 34 Insoutenable deuil. Réflexions sur l'approche du deuil et les pratiques auprès d'enfants cancéreux. —S. Douesnard
44
53
62
76
86
Différence entre travail de deuil et travail de séparation. —M. Berger, C. Rigaud
Deuil et Adolescence. —M. Hanus
Inscrire le deuil dans l'expérience de la famille. —J.-P. Gagnier
Deuil et culture. De l'histoire individuelle à l'histoire collective. —
Témoignage.Conversation avec Pheap. —N. Nadeau
S. De Plaen
Cliniques du deuil Coordination :Martin St-André, Suzanne Mongeau, Michèle Viau-Chagnon
s o m m a i r e s o m m a i r e
96 Décisions médicales en fin de vie : Réflexions sur la pratique en soins intensifs pédiatriques. C. A. Farrell, B. Millotte 108 Deuils particuliers et créativité dans l'intervention. —J. de Montigny 118 Regard sur la vie spirituelle de l'enfant. —É. Champagne 132 Pour une approche humaniste des soins aux mourants : Où en est la formation des futurs médecins? —S. Liben 144 La crédibilité de l'éthique aux yeux des cliniciens en pédiatrie. —J.- F. Malherbe
CHRONIQUES ET ESSAIS 160 Tribune.Notes sur l'immortalité et la création. En marge deLorsque l'enfant disparaîtde Ginette Raimbault. —L. Des Aulniers 170 Livres lusM.-C. Charest, M. Champagne, D. Marchand, G. Tellier, L. Rousseau 183 FilmsM. Viau-Chagnon, M. Champagne, F. A. Carnevale 188 RechercheJ.-F. Saucier 193 Capsule Suicide DESJARDINSJ. Renaud, F. Chagnon, J. Houle
p r i s m e p r i s m e éditorial é d iPt oRr iIa lS P R I SME
L’intervention auprès des endeuillés : une clinique à haut risque?!
6
Parler du deuil est à la mode. Est-ce parce que lesbaby boomers arrivent à contacter un peu mieux leur propre finitude, sinon à concrétiser leur espoir d’une emprise même sur la mort? Est-ce en lien avec une tentative de réinsertion du sacré dans nos existences ponctuées par la technicité croissante où les frontières de la mort se trouvent repoussées, et le deuil souvent vécu comme un échec inacceptable? S'agirait-il autrement d'une façon d'habiter nos attentes paradoxales devant une médecine appelée simultanément à lutter contre la mort mais aussi à dignement accompagner ceux qui ne peuvent plus échapper à son inéluctabilité? Proposer un dossier sur la clinique du deuil, c’est nécessairement impliquer, comme plusieurs l’ont fait avant nous, qu’une expertise puisse s’acquérir à ce sujet. Mais comment, ou plutôt à quel prix construit-on un savoir au sujet de la mort et quels seraient les pièges de l’application d’un tel savoir? Ce sont souvent les cliniciens débutants qui témoignent le plus franchement de leurs interrogations et de leur trouble devant la mort rencontrée en contexte clinique. Ils ne se sentent pas encore tenus, à défaut de le posséder, d’utiliser un jargon trop souvent intellectualisant, abstrait, pseudo scientifique qui ne fait que masquer nos craintes du contact déstabilisant avec la clinique du deuil. S’il est vrai que la constitution d’un savoir applicable au deuil ne peut s’obtenir qu’au prix d’une souffrance partagée avec les familles auprès desquelles nous intervenons, il est tout aussi vrai que les cliniciens ont le plus grand besoin de lieux de réflexion qui leur permettent ressourcement et échanges. La clinique du deuil écorche
PRISME, 2001, n0 36, 6-9
au passage ceux qui y travaillent et elle mobilise régulièrement des mécanismes protecteurs chez ceux-là même qui doivent tenter de rester bien vivants et agissants auprès des familles endeuillées. Exposé à des situations souvent dramatiques, le praticien peut finir par éprouver une sidération de la pensée, à moins qu'il ne s’enfonce silencieusement dans une sorte d’engourdissement, de marasme, ou qu'il ne cède, disons-le, au penchant stérile de la répétition. Le défi est d’autant plus grand que la mort renvoie nécessairement aux limites du représentable, à l’impuissance clinique et à l’impermanence de nos «connaissances» pourtant chèrement acqui ses. La parole devient alors un outil absolument essentiel pour revitaliser l'engagement clinique. Devant la charge d’émotions véhiculée dans les pratiques reliées au deuil, la mise en place de «protocoles» plus ou moins explicites peut donner aux équipes (voire aux familles) l’impression d’avoir une certaine maîtrise sur le déroulement du processus de deuil, avec le risque de rigidifier la pratique, sans compter celui de compartimentaliser l’intervention entre les mondes «psy» et «non psy». Par exemple, l'offre par le clinicien de voir et de nommer un foetus décédé peut avoir des conséquences mortifères si elle est faite de manière mécanique, prescriptive et dissociée du sens particulier qu’un tel geste peut prendre pour chaque famille. En érigeant comme normes certaines réactions de deuil soi-disant « optimales », nous risquons de méconnaître l'authenticité ou même de pathologiser certaines manifestations jugées trop vite insolites ou marginales. Trop souvent, nous apprenons que des familles qui «déniaient» leur deuil ont traversé l'épreuve et connu une évolution satisfaisante au long cours. Encore ici, la clinique nous surprend par son imprévisibilité. Dans certaines «sous-cultures» cliniques, il nous semble déceler une tendance au sentimentalisme dans l’abord du deuil. Il peut s’agir d’une idéalisation de la mort, de la valorisation du mythe de l’endeuillé qui sort plus créatif, « grandi par l’épreuve » et rempli de gratitude devant la vie qui se poursuit. Imaginer une sorte de «happy ending» contribue peut-être à rendre plus supportables les limites de nos interventions, à nous confirmer (enfin?) dans notre capacité à réparer nos propres pertes anciennes. Inutile de dire qu’un tel regard
é d i t o r i a l é d i t o r i a l
7
8
jovialisant peut entraver le repérage d’évolutions franchement pathologiques de deuil, avec le risque de ne pas intervenir à temps dans des contextes familiaux à haut risque. Qu’il s’agisse de manœuvres de mise à distance d’un trop plein d’affectivité ou de la célébration à tout crin de la «beauté de la mort», ces tendances témoignent en partie du flou des balises actuelles et de la recherche de rituels qui pourraient avoir un effet porteur et structurant pour les familles éprouvées. Même si les unités hospitalières proposent fréquemment des rituels aux parents frappés par la mort de leur bébé, l’absence de repères spirituels ou le refus de pratiques religieuses perçues comme ossifiées compliquent encore aujourd’hui la tâche des familles qui cherchent à exprimer et exorciser leur deuil. Des familles rencontrées en clinique de deuil périnatal se sentent même obligées de faire «une fête» plutôt que de se donner véritablement les moyens de partager leur tristesse. L’absence de prescriptions sociales définies leur impose d'inventer ou de se replier sur des rituels de leur cru. Ces initiatives, bien que potentiellement apaisantes et porteuses de sens dans certaines familles, peuvent se révéler isolantes dans des milieux à plus haut risque. Une seconde manifestation du phén omène est le nombre croissant de parents qui se retrouvent «pris» avec les cendres de leur bébé décédé, conservées dans des lieux physiques à mi-chemin entre le sanctuaire et l’espace domestique vacant, comme si ces parents n’arrivaient pas vraiment à trouver une place dans leur histoire à l’enfant disparu. Parfois, ces familles rejoignent des groupes où elles semblent s’enliser encore davantage dans leur deuil en entretenant une culture de parents endeuillés. Considérant les incertitudes permanentes où nous place cette clinique, comment entretenir en soi et entre nos différentes disciplines un questionnement authentique et résolument critique? Comment s’autoriser de n’avoir à certains moments rien d’autre à offrir qu’un silence respectueux, d’ignorer parfois quoi dire, et surtout, de tristement se tromper? Pourquoi la littérature sur le deuil serait-elle plus difficile à remettre en question que d’autres champs de pratique comme la psychothérapie de l’enfant ou la psychopharmacologie? Qui peut oser commenter, voire critiquer l'action de ceux qui se «désâment» au service des endeuillés? Il est assez peu fréquent que des cliniciens parlent ouvertement de leurs faux pas ou de changements de cap dans leurs pratiques. Entre autres exemples, on
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin