Rennes-le-Château : La méthode saunière enfin décryptée

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L’énigme de Rennes-le-Château est considérée comme l’un des plus grands mystères historiques français. À ce jour, elle reste encore insoluble.

À travers la Méthode Saunière, Robert Azaïs propose un nouveau regard sur cette « affaire ».

Dans cet essai, l’auteur natif d’Esperaza, passionné depuis tout petit par la question, porte une attention toute particulière à la personne de l’abbé Saunière, véritable clé de voûte de ce secret séculaire.

Ce dernier a laissé de nombreux indices, subtilement dissimulés à l’intérieur même de l’église de Rennes-le-Château...

Accompagné de Pelroutch et Aristide, deux investi­gateurs zélés, le lecteur mènera une enquête trépidante au cœur du célèbre village et de ses alentours.

Les réponses à toutes les questions que se posent les férus de mystère résident sans doute dans cette nouvelle recherche, menée de main de maître par Robert Azaïs.


Publié le : vendredi 25 septembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782366521399
Nombre de pages : 140
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Dédicace

Prologue

Première partie le cercle

Chapitre 1-1 Saint Roch ou saint roc ?

Chapitre 2-1 Les surprises de Marie-Madeleine

Chapitre 3-1 Mais que regarde donc Marie-Madeleine ?

Chapitre 4-1 Le cheval de Dieu et le démiurge

Chapitre 5-1 Des ombres dans la journée et l’anagramme.

Chapitre 6-1 Le bal des ombres

Chapitre 7-1 Quand la danse des ombres continue,  Lucifer conduit le bal.

Chapitre 8-1 L’ange a perdu la tête

Deuxième partie : la croix

Chapitre 1-2 La croix désaxée

Chapitre 2-2 Le cromlech, la fontaine et la pierre à 3 pointes.

Chapitre 3-2 Le vitrail parle étrangement de la partie  immergée de l’iceberg.

Chapitre 4-2 La croix inversée.

Chapitre 5-2 L’expulsion de la pierre au P et  La cave souterraine.

Chapitre 6-2 Vers une conclusion provisoire.

Du Même Auteur

Editions TDO

 

 

 

 

Editions TDO

ISBN 9782366521399

Composition, Mise en page : TDO Editions, SARL

 

www.tdo-editions.fr

LE MYSTÈREDE RENNES-LE-CHÂTEAU

La méthode Saunière

Robert Azaïs

À Max L.

sans qui rien n’aurait été possible

 

 

 

Prologue

 

« À la mesure de l’homme »

 

C’est ainsi que Pelroutch a toujours qualifié le mystère de Rennes-le-Château lorsqu’il en parlait.

 

Qui est Pelroutch ? Est-ce son véritable nom ou un sobriquet ? En occitan, pelroutch signifie « le rouquin »…

 

Cet homme est né à une époque où l’énigme posée par ce village n’était connue que de quelques initiés vivants dans la région. La presse et les médias ne s’en étaient pas encore emparés. Il avait vu le jour à Espéraza et de la chambre de gésine, on voyait Rennes-le-Château se découper sur le ciel.

 

Dès son plus jeune âge, il s’est passionné pour l’énigme posée par l’ancien curé de ce village, l’abbé Bérenger Saunière. À travers l’œuvre de ce prêtre qui s’est toujours considéré comme un relais dans la solution de ce mystère, Pelroutch a peu à peu découvert l’immense richesse de l’enseignement laissé par les premiers occupants de ces lieux, depuis l’aube de l’humanité, depuis ces âges que l’on appelle, peut-être à tort, « la nuit des temps ».

Il s’est réfugié dans l’étude, l’exploration des paysages et le relevé de vestiges en méconnaissant volontairement les travaux entrepris par d’autres chercheurs ; il soutenait qu’ainsi, il ne serait pas influencé. Ses études sont donc originales et ne doivent rien aux autres. Elles ne sont en aucun cas des compilations. De ce fait, Pelroutch s’est donc aperçu que le mystère appartient au seul abbé Saunière qui l’a peut-être partagé avec certains de ses collègues comme, par exemple, l’abbé Boudet qui fut un temps curé de Rennes-les-Bains.

Au cours de ses études sur le mystère, Pelroutch s’est rendu compte que, contrairement à ce que l’on croit, ce dernier n’occupe que le territoire du village et que sa quête n’excède en rien un rayon de plus d’un kilomètre en prenant comme centre l’église de Rennes-le-Château. Sa quête reste donc à la mesure de l’homme.

Persuadé que l’abbé Bérenger Saunière était le seul détenteur de la solution de l’énigme posée, Pelroutch s’est d’abord demandé pourquoi le prêtre avait eu la nécessité de parler d’elle. Pourquoi avait-il eu besoin de l’évoquer dans son église en la cachant dans ses réalisations : statues, stations du chemin de croix ou les vitraux ? Ce n’est explicable que si l’on considère que l’abbé n’était qu’un intermédiaire chargé d’initier une autre personne que lui, une personne qui lui était contemporaine ou bien un personnage du futur. Ayant ainsi défini le rôle du curé, Pelroutch a cherché à comprendre la façon qu’avait eu le prêtre de transmettre le secret dont il était détenteur. Pelroutch a pu ainsi comprendre ce qu’il appelle « la méthode Saunière ».

 

C’est le récit de cette dernière qui va guider les pas du lecteur dans l’étude de la plus importante des œuvres de l’église, le vitrail dont la lumière du ciel éclaire le chœur de l’église, le cœur du sanctuaire dédié à Marie-Madeleine.

 

 

Le cercle et la croix

Il paraissait déçu comme si son rêve venait de finir brutalement. Et pourtant…

Un coup de klaxon rageur venu de l’arrière ne l’avait même pas troublé. Il est vrai qu’Aristide venait de s’arrêter sans avertir au beau milieu de la route. Il faut quand même dire que ce chemin départemental qui relie Couiza à Rennes-le-Château est particulièrement étroit et qu’une automobile mal garée suffit à bloquer toute circulation. Agacé par l’impatience insistante du touriste qui s’énervait de plus en plus derrière lui, le jeune homme tentait maintenant de se garer. Il le faisait tant bien que mal, un peu à l’étourdie, avec maladresse, car tout en tournant aléatoirement le volant, il ne quittait pas des yeux le sommet de la colline et la manœuvre s’éternisait.

Assis sur le siège passager, à demi tourné vers la lunette arrière du véhicule, Pelroutch jetait alternativement des regards inquiets au touriste qui gesticulait toujours et vers le bas-côté plein de cailloux qui se rapprochait dangereusement. Il ne tenait nullement à terminer son excursion à pied ou à entamer une dispute avec un inconnu déjà rouge de rage.

 

— Ce n’est pas comme ça que j’ai envisagé ma première visite à Rennes-le-Château et pourtant j’en ai longtemps rêvé…

 

Aristide répétait convulsivement sa phrase à chaque coup de volant qu’il donnait d’une façon désordonnée pour trouver un stationnement bien improbable.

 

— Calme-toi, intervint alors son compagnon, laisse d’abord passer l’excité au klaxon particulièrement strident et poursuis tranquillement ta route. On se garera plus loin si tu veux toujours t’arrêter. Il y a là-bas un dégagement du chemin qui fera l’affaire.

— Mas c’est le village, là, qui m’intéresse, insista le conducteur en pointant son index en direction des quelques maisons qu’on apercevait. Si on part d’ici, on risque de le perdre de vue.

— Ne crains rien, tu ne vas pas le quitter des yeux puisque tu vas le voir de plus en plus nettement à chacun des virages que nous allons prendre à partir de maintenant.

 

Dans un grand crissement de pneus torturés, la voiture du touriste venait de les doubler en mordant sauvagement sur l’herbe de l’autre côté de la route au risque de faire une embardée. Peut-être par contraste, Aristide avait repris son chemin avec une placidité outrancière et, tout en conduisant, il cherchait à deviner le sommet de la colline. Pelroutch toujours inquiet, lui disait de regarder la route, mais le conducteur continuait ses zigzags.

Heureusement pour la tranquillité du passager, un dégagement s’offrit au conducteur quelques centaines de mètres plus loin. Il était dû au croisement en ce lieu de plusieurs petits chemins sillonnant le plateau rocheux sur lequel ils venaient de déboucher, plateau dominé par la colline sur laquelle est bâti le village de Rennes-le-Château. Aristide était descendu de voiture et faisait quelques pas le long de la route, toujours en gardant un regard quasiment hypnotisé en direction des maisons villageoises qu’il pouvait voir. Il semblait maintenant se calmer, devenir plus réfléchi, depuis que son excitation de tout à l’heure était retombée. Au bout de quelques pas, il s’était retourné vers Pelroutch.

— Je suis impressionné, littéralement subjugué, par l’impression de force, de puissance qui se dégage du sommet de cette colline, avait-il murmuré en désignant le village.

— Comme si tu éprouvais une sorte de malaise…

— Oui, en quelque sorte, mais moi, je ne ressens aucun maléfice là-dedans contrairement à ce que j’ai lu dans quelques bouquins.

— Mais je suppose que tu ne ressens dans cette force aucune bonté non plus, n’est-ce pas ?

— C’est exact. J’oserais dire que cette force est neutre selon notre ressenti d’humains, mais une telle puissance est infinie et je comprends maintenant mieux ceux qui ont dit avoir ressenti un grand malaise lorsqu’ils ont approché de Rennes-le-Château…

— Ou alors, certains ont affirmé avoir été transportés par une immense joie.

— Oui, aussi, certains l’ont dit. Quoi qu’il en soit, peu de gens restent indifférents.

— Mon ami, reprit Pelroutch avec un sourire énigmatique, tu n’es pas encore au bout de tes étonnements. Nous allons maintenant pénétrer dans cet étrange village.

— Tu crois ? avait hasardé Aristide d’une voix blanche.

 

Ils étaient repartis sans un mot. Pelroutch ne voulant rien ajouter qui puisse troubler son ami. Ce dernier semblait petit à petit reprendre confiance en lui, peut-être parce que l’ensemble du plateau s’élargissait et qu’on voyait une grande partie de la contrée environnante prise dans son écrin des Pyrénées.

On était hors de la pleine saison touristique et s’il y avait encore quelques visiteurs, ils étaient peu nombreux. Les deux compères purent ainsi parcourir sans peine en voiture la dernière montée qui allait les conduire au village. Tout en lui recommandant d’être attentif à ce qu’il faisait, Pelroutch dirigea Aristide jusqu’au belvédère voisin de la tour Magdala où ils purent laisser leur véhicule. Le paysage était magnifique et le mentor, Pelroutch, retrouvant son rôle, commençait à déblatérer sur ce qui s’offrait à leurs yeux, débitant niaiseries et lieux communs. Le jeune homme l’écoutait d’une oreille distraite, par pure politesse, et cela se voyait sans peine. Aristide regardait avec insistance en direction du centre du village qu’ils venaient de traverser pour aller se garer, vers le lacis de ruelles.

 

— … Il y a là, à ta droite, la tour Magdala…continuait Pelroutch pour tenter, mais en vain, de relancer l’intérêt de son compagnon.

— On en reparlera plus tard, ce que je veux d’abord voir, c’est l’église.

— Mais on va y aller, patiente un peu, tu es pressé comme un lavement. En attendant, laisse-moi…

— C’est l’église et rien d’autre que je veux voir pour l’instant !

— Pourquoi cette obstination ? C’est une idée fixe, ou quoi ? le mentor commençait à s’énerver en voyant son rôle dévalorisé.

— Ce qui m’intéresse en premier, c’est l’église que je veux voir avant tout le reste !

 

Pour calmer son ami qui se braquait de plus en plus et prenait une mine outragée, le jeune homme s’expliqua. En réalité, sa demande insistante n’avait rien d’une lubie. La visite qu’il projetait était mûrement réfléchie depuis longtemps, depuis le moment de ses études théoriques sur le mystère de Rennes-le-Château. Selon lui, l’œuvre principale de l’abbé Bérenger Saunière, le lieu où le prêtre avait tout dévoilé à sa façon, était l’église.

Pour étayer son propos, Aristide faisait tout d’abord remarquer que le curé avait laissé fort peu d’indices sur le mystère de Rennes-le-Château dans ses constructions privées. Mis à part quelques détails rattachés à ce que l’on savait de l’énigme, rien ne se distinguait de la décoration habituelle de son style « Belle époque » dans la villa Béthanie, la tour Magdala qui servait de bibliothèque au prêtre, dans l’orangerie ou les jardins.

Par contre, l’essentiel de son message se trouvait bien dans l’église dédiée à Marie-Madeleine. Or une constatation s’imposait, disait-il.

 

Le jeune homme venait maintenant de prendre un ton grave comme s’il voulait asséner une vérité. On le sentait vibrant d’une excitation contenue. Si l’abbé Saunière, affirmait-il, a exposé le message qu’il voulait délivrer dans son église et non dans ses habitations privées, c’est qu’il destinait ce contenu à un vaste public.

— Là, je ne suis pas d’accord ! avait bondi Pelroutch, je te fais remarquer que les indices qu’a laissés l’abbé Saunière sont codés et ceci d’une façon tellement hermétique que les meilleurs spécialistes en déchiffrage ont échoué dans leurs tentatives de compréhension. Pourquoi destiner à un large public un message aussi bien caché ?

— Oui, tu as raison et je crois que je me suis laissé emporter par mon enthousiasme. Disons plutôt que Bérenger Saunière devait s’adresser à un groupe d’initiés seuls capables de comprendre son discours ésotérique.

— Si l’on suit ton raisonnement, pourquoi alors ne s’est-il pas directement adressé à ces gens-là au lieu de tarabiscoter certaines de ses représentations liturgiques ? cela lui aurait évité pas mal d’ennuis !

— C’est encore exact mais à quoi donc penses-tu ?

— Si l’abbé a agi ainsi, cela veut dire deux choses. Premièrement, cela signifie qu’il est un intermédiaire dans cette affaire puisqu’il se contente de transmettre un message. Deuxio, cela veut dire qu’il s’adresse à quelqu’un de l’extérieur qu’il ne connaît pas car, dans le cas contraire il n’aurait laissé aucun des indices dans son église, indices qui ont dû le faire passer aux yeux de certains pour un doux dingue au cerveau un peu dérangé. C’est donc un message important, essentiel même, qu’il devait donner à une personne inconnue de lui ou bien à quelqu’un du futur.

— Tu es décevant de réduire l’abbé Saunière à un simple intermédiaire, une sorte de préposé au courrier !

— Ne minimise pas le rôle de cet homme, s’il te plaît, ce n’est pas ce que j’ai dit ! Il transmet certes un savoir à quelqu’un, mais pour qu’il puisse exprimer totalement son discours, il est obligé de posséder l’ensemble de la signification du mystère de Rennes-le-Château. Bérenger est donc devenu un initié pour s’adresser à un autre initié.

— Pourquoi ne pas envisager que son enseignement va former le fameux initié auquel il est censé adresser le message ? fit Aristide avec un rire moqueur.

— Tu ne sais pas à quel point tu peux avoir raison, avait rétorqué Pelroutch en lui lançant un regard grave.

 

Afin d’éviter que la conversation ne prenne un tour trop sérieux, voire compliqué, son mentor avait pris le jeune homme par les épaules et il l’avait entraîné en direction de l’église.

Très vite les deux compères arrivèrent devant l’allée oblique reliant la rue au lieu de culte dédié à Marie-Madeleine.

 

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Plan extrait de l’ouvrage de Serge Pagenelle, « Mieux comprendre Rennes-le-Château et son histoire » Imprimerie Tinena, juillet 2002, p. 182.

 

 

Après avoir fait quelques mètres dans ce passage, Aristide s’était rendu compte qu’à sa gauche se trouvait une statue en stuc fort banale de Notre-Dame de Lourdes trônant sur une pièce remarquable. C’était un vieux pilier d’autel dont l’ancienne facture paraissait remonter à l’époque wisigothe ou carolingienne. Pelroutch avait promis à son ami qu’on reparlerait de ce pilier une fois le moment venu.

Poussant son observation plus avant, Aristide se rendit compte que si cette allée menait directement à l’entrée du lieu de culte, elle s’ouvrait à sa gauche sur la cour du vieux presbytère et, en direction de la droite, elle débouchait vers le jardin de l’église. C’est cette direction qu’il prit au lieu de se précipiter vers le sanctuaire voué à Marie-Madeleine comme le fait habituellement n’importe quel curieux. Sans une hésitation, comme s’il était un vieil habitué de ce jardin, il alla vers le calvaire dont il fit le tour. Puis, toujours sans un mot, il se dirigea vers la grotte artificielle construite par l’abbé Saunière avec des pierres bien particulières qu’il allait ramasser dans la vallée de Couleurs. Pelroutch le suivait, l’air amusé. Quelques instants plus tard, Aristide retourna vers le porche de l’église dont le toit fort pentu parut l’intéresser un moment, il passa ensuite aux inscriptions.

Son mentor lui fit aussitôt remarquer l’avertissement inscrit sur la pierre centrale du cintre de la porte.

 

 

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Plan du porche de l’église

 

 

Terribilis est locus iste ! autrement dit : Ce lieu est terrible ! l’abbé Bérenger Saunière annonce la couleur ! fit-il théâtralement, c’en est fini de la joie, de la paix, de la certitude !

— En effet, murmura son ami, mais pouvait-on s’attendre à autre chose quand on entre dans cet étrange village dont les certitudes de notre monde semblent bien éloignées ? Je dirais même, si tu m’y autorises, que cet avertissement est banal.

— Ça te semble normal ?

— Je t’avoue que oui. Tout à l’heure, dans le jardin, je suis passé devant la porte du cimetière qui avait été mise en place sur les ordres de notre fameux curé. Chacun des deux vantaux de cette porte est orné de la représentation d’un sablier en sa partie centrale, image du temps qui passe. Chacun de ces sabliers est encadré par une paire d’ailes de chauve-souris, les ailes du Diable… drôle d’ambiance, non ? Un temps diabolique et un sanctuaire chrétien réputé terrible par le prêtre qui le dessert ! qu’est-ce qui m’étonnerait encore après un tel préambule ?

— Tu n’en as pas fini !

 

 

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Sablier, porte du cimetière

 

 

De sa main, Pelroutch invita Aristide à pénétrer dans l’église dont la porte était ouverte. L’intérieur du bâtiment paraissait lugubre tant il était sombre, en contraste total avec la forte lumière du dehors baigné de soleil. Une fois arrivé sur le seuil, il fallait en effet patienter quelques instants avant que les yeux du visiteur ne s’habituent. C’est ainsi que le diable et les quatre anges du bénitier situé à gauche de l’entrée émergèrent peu à peu de l’obscurité, ajoutant une impression d’irréalité à la stupeur causée par cet étrange accueil.

 

 

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Diable soutenant le bénitier

 

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Les 4 anges faisant le signe de croix
u-dessus du bénitier

 

 

Le jeune homme regardait intensément, sans un mot, les éléments du bénitier. Puis ses yeux vinrent se poser sur le haut du confessionnal installé juste à côté. De son doigt allant alternativement de l’un à l’autre, il désignait la croix au sommet de ces représentations.

 

 

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Croix cerclée au sommet du confessionnal

 

 

— Ce qu’il y a de curieux, fit-il d’une voix sourde comme s’il réfléchissait au fur et à mesure qu’il parlait, c’est que l’abbé Saunière nous accueille par une croix entourée d’un cercle. Mais ce qu’il y a d’encore plus surprenant, c’est qu’il prend le soin de présenter cette croix cerclée en éléments séparés dans cette même statue. Premièrement, il fait désigner le cercle par les doigts de la main droite du diable soutenant le bénitier. Deuxièmement, la croix est évoquée par les anges de ce même bénitier qui se signent.

— Si...

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