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Une saveur entêtante

 

 

 

Une saveur entêtante est suivi de la nouvelle Porte à porte.

 

 

 

(162 000 caractères)

AbiGaël

 

 

 

 

Une saveur entêtante

 

 

 

Enquête savoureuse

 

 

Chocalix. Cette grande firme internationale de confiserie, bien connue pour la qualité de ses chocolats de fête organise ce soir une grande soirée devant le gratin parisien, la presse et la jet-set. La fête aura lieu au Bois de Balagne, dans les salons du Pré-Catherin. Le bristol indique « Défilé des saveurs » à la manière des défilés de mode. Je suis journaliste et je travaille pour l’hebdomadaire « Madame Truc ». L’invitation n’a rien de fortuite, c’est en effet une soirée mi-évènementielle, mi-publicitaire, mais avant tout une opération de communication. En tant que journaliste on attend bien sûr de moi un papier à la hauteur de l’évènement.

La foule se presse nombreuse, mise sur son trente et un. Champagne à volonté. Des mannequins superbement vêtus de robes antillaises imprimées, aux motifs inspirés d’arômes exotiques : fèves de cacao, gousses de vanilles, ou d’autres éléments de saveur, défilent entre les invités. Chacune porte un grand plateau de confiserie et annonce le contenu de la gourmandise qu’elle propose par un nom créé pour l’occasion, où l’humour rivalise avec l’à-peu-près phonétique.

De très nombreux plateaux de chocolats sont ainsi présentés : des mélanges raffinés, blancs, noirs ou au lait, moulés dans des formes variées, avec ou sans alcools, superbement décorés de pâte d’amande, de fruits secs, de caramel, etc. Les parfums et saveurs sont, soit du genre classique, que l’on retrouve chez tous les chocolatiers, et l’on identifiera aisément le Choc-à-grumes ou le Chaud-cognac ; soit plus inattendus, avec de savants mélanges de chocolats, de caramels et d’arômes. On trouvera la menthe fraîche, la fleur d’oranger ou des épices tels que le safran, le cumin, la cannelle, la cardamome ou l’estragon. Ainsi, le Chaud-dragon, le Choc-humin, seront-ils identifiables après un moment de réflexion et un sourire, plus que le Chaud-cooler. Enfin, il y a les insolites où le chocolat est, par exemple, marié au raifort ou au camembert. Qui peut dire alors ce qui se cache sous le Choc-à-rhume, le Chaud-lapin, ou le Show-room ? Il y en a pour tous les goûts et tous les tempéraments. Il faut rapidement se restreindre si l’on veut éviter la crise de foie, et ne s’intéresser qu’à certaines saveurs, toutes plus originales les unes que les autres. Chaque nouvelle apparition livre un plateau différent, un nouveau mélange de parfums, parfois subtils, qui tendent leurs effluves vers les convives. Le nez y prend sa part autant que la langue ou le palais, entre deux gorgées de champagne.

S’annonce alors le Choco-manas. Peu de succès ; les mains qui se tendent vers la boite sont peu nombreuses. Personne ne comprend ce nom. Les explications de la miss sont évasives : c’est un nouveau mélange de chocolat noir et du confidentiel chamanas. Et puis…

— Si ça ne vous tente pas, il y en a d’autres à goûter derrière ! 

Je tends le bras. Rien de particulier dans la décoration de cette nouvelle confiserie : Un beau chocolat de fête dans sa petite cassolette en papier sulfurisé foncé, avec une fine décoration blanche par-dessus, qui représente un « C » majuscule orné de deux petites feuilles. Un coup de dent… Deux coups de langue, et…un drôle de coup de foudre immédiat ! Oh, que ce parfum est donc subtil ! Il vous envahit d’un coup tout le palais, long en bouche avec effet retard sur les papilles arrière… C’est irritant ; c’est entêtant, c’est attractif… et puis non ! Et puis si ! On voudrait ne pas le déglutir, pour prolonger à la foi le plaisir et la sorte d’agacement qu’il procure dans sa nouveauté. Mais la salive est là, qui vous y force. Il a fondu beaucoup trop vite dans ma bouche, celui-là !

Subtile manœuvre de contournement de la foule pour revenir subrepticement repiquer au truc, à l’autre bout de la salle. Je ne suis pas le seul. Les rares invités qui se sont laissé tenter par ce Choco-manas font tous comme moi, et reviennent combler ce « goût de trop peu ». On se repère en souriant, en échangeant des hochements de tête entendus et approbateurs. Au bout de quelques minutes, le plateau est vide.

La soirée s’avance, arrosée, animée et très chocolatée. Les discussions vont bon train autour des saveurs les plus marquantes, les plus originales, ou des noms les plus mystérieux. Les langues sont râpeuses, les bouches deviennent pâteuses, les estomacs sont malmenés. C’est un beau coup de pub pour Chocalix, avec ventes assurées dans la haute société pendant la période des fêtes de fin d’année qui suivra.

Chamanas ! Le mot n’évoque rien. Les rares convives qui ont goûtés aux choco-manas peinent à décrire la nouvelle confiserie à leurs connaissances et aux autres jet-setters restés plus prudents. Leurs dithyrambes laisse les prudents un peu vexés d’être passé à côté d’une intéressante nouveauté et font passer les chanceux pour plus éméchés qu’ils ne sont.

Il faut absolument que je fasse des recherches là-dessus, que j’enquête sur ce nouvel ingrédient. Le lendemain, je suis donc au siège de la société Chocalix et demande à interviewer l’organisatrice de la soirée. Elle est très demandée. Le succès de la veille a été considérable et son petit monde professionnel lui fait fête, à juste titre. Je réussis à lui arracher quelques phrases.

— Ah, vous avez remarqué le Choco-manas ? Qu’en pensez-vous ?

— J’ai attrapé un coup de foudre immédiat ! Qu’est-ce que c’est ? Je suis revenu pour en savoir plus.

— Oh, vous savez, c’est un tout petit essai. Ce fruit est si rare et si difficile à importer.

— Ah !... C’est un fruit ? Et d’où vient-il ? Je n’en ai jamais entendu parler !

— Ça vient d’Afrique Noire, je crois. C’est tout ce que je sais.

— Et qui pourrais-je questionner pour en savoir plus ?

— Notre chocolatier-confiseur en saurait peut-être plus. Allez le voir de ma part à notre usine.

L’usine est dans le Morvan, dans un trou perdu nivernais. Mon enquête s’annonce difficile. Au journal, le patron était présent à la soirée, mais il n’a pas goûté à cette nouvelle confiserie. Il n’a donc aucune raison de partager mon enthousiasme. Comme j’ai été embauché depuis peu, il m’accueille dans son bureau avec commisération et me prend pour un pisse-copie, prêt à monter un coup fumeux pour se faire remarquer. Je lui assure qu’il y a là un réel scoop, et que cela peut être payant : un reportage sur un produit nouveau, que personne ne connaît et que dont on peut contribuer à lancer la mode.

— Vous vous prenez pour Madame de Maintenon quand elle a popularisé son chocolat ?

J’encaisse la remarque provocante, mais fondée, puis je réfléchis à voix haute, mes yeux soutenant les siens, et j’ajoute :

— Et si vous aviez été journaliste à cette époque du Roi Soleil, n’auriez-vous pas rêvé de faire un reportage sur la fève de cacao ? Sur ceux qui la produisaient dans ces pays alors lointains et encore inconnus, et sur la façon dont on tire ces merveilles de gourmandise ? N’auriez-vous pas aimé être aux côtés de la Maintenon et lancer avec elle cette chose sublime ?

—  OK. Allez-y. Pas de frais. Une semaine ! Pas plus.

 

 

 

Saveurs burnées

 

 

Je dois à tous prix trouver l’importateur de cette nouvelle « chose sublime ». L’usine de Chocalix est située au fond d’un vallon très boisé, en plein cœur du Morvan. Mal indiquée, j’ai eu du mal à la trouver. Je m’annonce à l’entrée du site, et demande à voir le directeur. Après une très longue attente, il pointe enfin son nez au poste de garde et me regarde d’un air rogue. Sans préambule aucun, il attaque :

— Qu’est-ce vous me voulez ?

—  Heuh, bonjour. Je suis journaliste pour l’hebdomadaire Madame Truc. Je viens de la part de madame T, la DirCom de Chocalix. Je voudrais en savoir un peu plus sur le chamanas qui nous a été présenté à la soirée du Bois de Balagne. Il paraît que c’est un fruit. J’aurais aimé voir et photographier ce fruit, savoir d’où il vient, etc.

— Ah ! Vous vous intéressez aux couil… euh, au chamanas ? C’est que, nous n’en avons reçu que très peu et je ne sais même pas s’il nous en reste en chambre froide. Il faut que j’appelle le magasinier. On reçoit ça de Sao Tomé, je crois.

— Sao quoi ?

— Sao Tomé. Mais qu’est-ce qu’on vous apprend dans les écoles de journalisme ? La géographie ne fait plus partie des matières enseignées ? C’est un groupe de deux îles indépendantes, Sao Tomé et Principe, en plein milieu de l’Atlantique, en face du Gabon.

Le patron disparaît en maugréant, et je l’entends appeler quelqu’un au téléphone. Puis il réapparaît et me lance de loin :

— Bon, j’ai fait venir quelqu’un qui vous en dira plus. Je vous laisse avec lui. Au revoir. Faites-vous enregistrer par l’accueil.

Sao Tomé ! Je ravale mon ignorance en trépignant de honte. Je ne savais même pas que ça existait. En plus, si j’ai bien compris, il va falloir que j’aille là-bas… Je ne suis pas sorti de l’auberge avec ce reportage !

Un petit black râblé apparaît, qui m’adresse, l’air excédé :

— C’est vous le journaleux qui s’intéresse aux burnes ?

— Aux burnes ?... Je ne comprends pas !... Je souhaiterais voir des chamanas, y goûter si possible, et en savoir un peu plus sur votre nouvelle confiserie Choco-manas.

L’homme me détaille avec insistance. Longuement, comme s’il voulait lire à travers moi. J’ai l’impression qu’il me déshabille du regard… puis il se décide et me jette :

— Suivez-moi, je vais vous montrer.

Nous traversons l’usine quasiment de part en part. D’impressionnants jets de vapeur s’échappent de plusieurs cheminées. L’entêtante odeur de chocolat flotte partout, mêlée à des senteurs de vanille, de cannelle et d’autres effluves plus difficiles à identifier. Il entre dans un grand bâtiment du genre entrepôt, et disparaît avec un trousseau de clefs, me laissant devant une porte de bureau.

— Attendez-moi là.

Là aussi, l’attente est longue. L’odeur du cacao est presque suffocante. J’ouvre la porte par curiosité. Je suis dans un petit bureau tout en vitrages, qui doit être le sien. Personne d’autre ; un vieux micro, des papiers partout sur le bureau et un silence total. Aux murs, outre quelques photos issues de calendriers pour routiers, plusieurs autres images d’îles avec cocotiers, de jungle avec singes et perroquets, ainsi que d’autres lieux dépaysants. Je saurais plus tard que ce sont les paysages qui entourent ces endroits où l’on récolte le cacao, la vanille, et ce trésor si rare que constitue le chamanas.

Enfin après un temps qui m’a semblé infini, une porte grince au loin et mon black approche en retraversant l’entrepôt. Mais il n’est plus vêtu que d’un short, jambes et torse nus ! Quel curieux accueil !

— Voilà, mec ! Les chamanas sont sur moi. Tu veux voir ?

Il est passé au tutoiement sans rien me demander, sur un mode très désinvolte. Apparemment, l’ample short de sport qu’il porte maintenant est bien gonflé, et je détaille son anatomie, assez plaisante au demeurant. Il me hèle :

— Approches-toi ! Viens toucher…

Je ne vois pas ce qu’il veut que je touche… Ou plutôt si, je commence à comprendre en captant son regard égrillard, et je continue sur le tutoiement.

— Tu veux dire que les fruits sont… sous ton short ?

— Exact. Fais le tomber.

—  ?

Je commence à redouter un piège ou une très mauvaise plaisanterie. Mais après tout, qu’est-ce que je risque ? Si râblé qu’il soit, ce petit black est plutôt beau mec, et son torse est bien agréable à contempler. Ce qu’il y a en dessous, même si ça n’a aucun rapport avec l’objet de ma visite, me paraît très sympathique. Son invitation est claire et je ne saurais y résister, moi qui m’intéresse bien plus aux services trois pièces masculins qu’aux flotteurs féminins. Je m’approche et déboutonne le haut de son short, dont il n’a même pas refermé la braguette. Le short tombe à ses pieds et le black apparaît nu. Il ne porte pas de slip !

Ma stupéfaction est sans bornes quand je détaille la partie centrale de son anatomie : Tout d’abord un pénis énorme, très long, et surtout… deux paires de couilles ! Oui ! quatre roubignolles, dont deux très grosses qui lui pendent de chaque côté du zob, un peu plus en avant et un peu plus bas que des deux autres. Tempête sous un crâne !… Quelle est cette diablerie ? Est-ce que les diables ont quatre couilles ? Il a pourtant l’air d’un gentil diable et me regarde avec fierté, très sûr de lui, en arborant un sourire triomphant !

Je n’ose approcher ma main, pour tâter cette étonnante particularité. La couleur pourpre de sa plus grosse paire de burnes est identique à celle de l’autre. Leur aspect est tout aussi poilu et ridé. En regardant mieux, je m’aperçois que les deux roubignolles supplémentaires sont tenues par un fil transparent très fin, enroulé autour de la racine de son pénis. Je commence à comprendre… Il s’est fabriqué deux couilles supplémentaires, accrochées à son zob par un fil. Qu’il l’ait souhaité ou non, ce fil joue maintenant le rôle d’un cockring. Et le cockring marche super bien, cette exhibition ayant manifestement sur lui un effet très érotique : Son braquemard se tend vers moi impudiquement et se lève fièrement au rythme de ses afflux sanguins. La vision est stupéfiante… Les quatre couilles sont maintenant à peu près à la même hauteur, accrochées à un superbe appendice de couleur plus claire et terminé par un adorable bout rose. Mon popaul à moi commence à frétiller sacrément, au même rythme, sous ma ceinture. Il fait gonfler ma braguette, ce que mon interlocuteur ne peut pas manquer de remarquer aussi.

— Voilà des Chamanas, mon pote ! On les appelle aussi « Couilles de nègres » Tu piges pourquoi, maintenant ?

—  ?

— Alors, lesquelles tu veux goûter ?

Je suis un peu pris de court, ayant tardé à comprendre sa surprenante révélation… Mais je soutiens son regard amusé, trop heureux de l’opportunité, et je rentre dans son jeu.

— Toutes !… et tout de suite ! dis-je en m’agenouillant devant lui. Mais je vais d’abord m’intéresser au bout de branche qui supporte ces si beaux fruits… enfin, si tu veux bien !

Son sourire, toutes dents apparentes, me répond. Pour ne pas les abîmer, je délace les pendeloques accrochée autour de son pieu et les poses délicatement au sol. J’étudierais ces curieux fruits plus tard. Pour l’instant, j’enfourne son bel éperon dans ma cavité buccale sans me poser trop de questions. L’étalon africain ne demandait que cela et n’attend même pas pour commencer à onduler du cul, couinant sa satisfaction.

Sucer une si belle bite ! Si l’on m’avait dit qu’il y aurait cela au bout du voyage, j’aurais moins hésité à l’entreprendre et je ferais plus souvent ce genre de reportage ! Je malaxe doucement ses deux « chamanas » à lui, ceux qui pendent bien au milieu de ses jambes écartées. Je les prends en bouche, les gobe, les aspire, puis je reviens à sa belle hampe pourpre que je caresse de la langue jusqu’au bout du gland. Du méat suinte une grosse perle luisante que j’attrape du bout de la langue. Elle s’étire et je la laisse filer en m’éloignant un peu. Puis, levant la tête pour le regarder, je dis en manière de provocation :

— Tu fuis, mec ! T’as des problèmes de plomberie ?

— Tu va voir, mon con ! C’est pas une fuite que tu vas prendre dans la bouche, c’est un torrent furieux ! Plus que ça même, ce sont les chutes du Zambèze de mon pays, en direct ! Vas-y… Suce… Suce encore !

Je reviens attraper le beau gland rose circoncis et m’applique à lui prodiguer une fellation dont il se souviendra. Mais, l’orgasme étant sur le point de venir, il en veut plus, et plus vite. Il me plaque alors furieusement la tête contre son pubis et m’oblige à une deap-throat démente. Pendant qu’il se déchaine au fond de ma gorge comme un malade, je suffoque ; j’ai la nausée, je n’arrive plus à respirer. J’essaie de le repousser un peu en prenant appui de mes deux mains sur ses hanches. Je le sens alors prit d’un tremblement, sous la puissance de son plaisir qui monte… J’arrive à m’arracher à son étreinte alors qu’il m’annonce son éjaculation.

— Aaahh… Je viens mec ...

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