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Une thérapie à fleur de peau pour les problèmes de lactation

De
152 pages

On sait aujourd’hui que le lait maternel est le meilleur aliment pour l’enfant et que la montée de lait ne se fait pas toujours facilement. Le docteur Donato Alberto Manniello s’intéresse de plus près à ce problème et sa dernière recherche l’amène à mettre en place un protocole de traitement sur les perturbations de la lactation avec des résultats surprenants. Il traite l’absence, l’insuffisance et l’interruption de la montée de lait, ainsi que les engorgements mammaires. Il utilise le Bindegewebsmassage (massage des zones réflexes du tissu conjonctif, méthode Dicke). Il existerait, lors de ce massage, des réflexes neuro-hormonaux qui rétablissent le circuit physiologique de la lactation.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-55344-7

 

© Edilivre, 2013

Remerciements

Tout d’abord un spécial remerciement à Mademoiselle A. HENDRICKX (†), Directrice de l’INSTITUT E. DICKE INTERNATIONAL, qui m’a transmis tout son savoir sur la méthode E. Dicke. C’est grace à elle que je suis devenu Président de l’Institut et qui m’a permis de continuer à enseigner cette merveilleuse méthode partout dans le monde, et à lui donner un vrai fondement scientifique grace à la recherche continue.

A Roland Solère, Professeur d’Ostéopathie, pour m’avoir encouragé à m’engager dans dans la Recherche Universitaire.

Au Professeur Paolo Sotgiu (†), Directeur de l’Université L.U. de S., à Lugano (Suisse), qui m’a permis de réaliser cette recherche au sein de son Université.

Au Professeur Franco Mauro, Président de l’Université L.U. de S., à Lugano (Suisse).

A Madame Marian Miguelez, Directrice de l’Institut Marian Miguelez à Capellen (Luxembourg), qui m’a permis de réaliser une partie pratique de la recherche au sein de son Institut.

Au Centre Hospitalier du Luxembourg, et notament au Professeur Humbel, Directeur du Laboratoire du CHL, qui a analysé le sang de la première recherche.

Au Laboratoire d’Analyses de Mersch, qui a analysé le sang de la deuxième recherche.

… ET A TOUT CEUX QUI DE PRÈS OU DE LOIN M’ONT AIDÉ A REALISER CE TRAVAIL.

 

 

« L’art de la thérapeutique manuelle est ancien :

Je tiens en haute estime ceux qui l’ont découvert,

Comme ceux qui de génération en génération

Me succèdent et dont les travaux contribuent

Au développement de l’Art naturel de guérir. »

Hippocrate (435 av. J.-C.)

Introduction

Symbole de féminité, d’esthétique, de séduction, de sexualité, de maternité, les seins constituent pour les femmes une partie importante de leur corps. Les images sont cependant variables selon les âges, l’éducation et l’information reçues. FREUD précisait que le sein de la mère était pour l’enfant sa première et sa plus totale source de satisfaction.

On sait aujourd’hui que le lait maternel est le meilleur aliment pour l’enfant. En effet, il contient des antibactériens, des antiviraux et des immunoglobulines adaptés à l’enfant que le lait de vache ne contient pas. Le nouveau-né nourri au sein se trouvera donc protégé des infections et de l’absorption des antigènes alimentaires par toute une série de mécanismes, jusqu’à ce que les systèmes de défense se soient développés.

Si le lait maternel est le meilleur pour l’enfant, encore faut-il que la lactation s’effectue correctement et que l’allaitement se déroule dans de bonnes conditions. Toute l’équipe médicale a le rôle important d’éduquer et d’informer la mère. La montée de lait ne se fait pas toujours facilement. Il faut prendre conscience de cet incident puis le traiter le plus vite possible.

Je me suis intéressé de plus près à ce problème et j’ai découvert qu’il existait une méthode pouvant traiter les troubles de la lactation : Le BINDEGEWEBSMASSAGE (massage des zones réflexes du tissu conjonctif, méthode Dicke). Il existerait, lors de ce massage, des réflexes neuro hormonaux qui rétablissent le circuit physiologique de la lactation lorsque celui-ci est interrompu ou insuffisant.

Il est intéressant de constater qu’elle agit, par sa technique superficielle (étirement du tissu conjonctif : derme et hypoderme) sur des réflexes neuro hormonaux qui rétablissent la physiologie de la lactation. Cette thérapie manuelle à une part importante de son action qui dépasse le cadre local et s’explique par le mécanisme réflexe.

Au même temps, partout dans le monde, le problème de l’allaitement est une réalité au quotidien. Les conseils de l’équipe médicale et son traitement médicamenteux, ne sont parfois pas suffisants pour aider la mère à allaiter son enfant.

Cette méthode devrait être un outil de travail présent dans chaque service de maternité et surtout dans les pays en voie de dévéloppement où l’allaitement est une source d’alimentation indispensable pour les enfants.

Chapitre I
La lactation

1. LES MAMELLES

1.1. Rapport anatomique

1.1.1. Situation

Les mamelles se trouvent sur la paroi antérieure du thorax, entre le sternum et la ligne verticale tangente à la limite antéro-interne de l’aisselle ; dans le plan vertical, elles s’étendent de la troisième à la septième côte.

1.1.2. Formes et dimensions

Chez la jeune fille, elles sont plus ou moins hémisphériques. La moitié inférieure est plus arrondie et la partie supérieure est saillante. Avec l’âge et pendant la grossesse, cette disposition s’accentue et elles deviennent pendantes et séparées.

1.1.3. Configuration extérieure (Voir fig. 1)

Il existe dans la partie centrale de la surface antérieure de la mamelle, une saillie de forme cylindrique, le mamelon. Celui-ci mesure environ un centimètre de hauteur et de largeur.

Sur son extrémité libre, arrondie, il est parcouru par des sillons et parsemé par les orifices des canaux galactophores, appelés « pores » ; ils sont au nombre de dix à vingt.

Autour du mamelon se présente une surface pigmentée d’un diamètre de trois à cinq centimètres qui s’appelle « aréole » ou « auréole ». Chez la jeune fille la couleur est rosée et la teinte devient plus foncée dès le début de la grossesse.

Cette surface est inégale car il existe les « tubercules de Morgagni » formés par des glandes sébacées.

1.1.4. Structure de la mamelle

1.1.4.1. Revêtement cutané

Des fibres musculaires lisses sous dermiques sont annexées à la peau fine et mobile de l’aréole et à celle du mamelon. Elles constituent le muscle aréolaire. Le muscle aréolaire est constitué de fibres circulaires et de fibres radiées. Les circulaires adhèrent à la peau au niveau de l’aréole. Elles vont jusqu’à la base du mamelon où elles s’entrelacent autour des canaux excréteurs de la glande. Les radiées, perpendiculaires aux précédentes, naissent du derme de l’aréole puis montent et se terminent sur le derme du mamelon. (Voir fig. 1)

images1

1.1.4.2. La glande mammaire

Elle est directement recouverte par une mince lame de tissu fibreux appelée capsule fibreuse qui fait corps avec la masse glandulaire. Elle est située dans l’épaisseur du panicule adipeux qui forme une enveloppe. Il n’existe pas de couche adipeuse dans la région de l’aréole. Par contre on trouve ailleurs des pelotons graisseux contenus dans les fosses adipeuses. (Voir fig.2)

images2

1. Cage thoracique, 2. Muscles pectoraux, 3. Lobules, 4. Mamelon, 5. Aréole, 6. Canaux galactophores, 7. Tissu adipeux, 8. Peau

1.1.5. Constitution

L’aspect de la glande mammaire est différent pendant la lactation ou en dehors de celle-ci.

Lorsque la glande sécrète, elle présente une partie périphérique molle, et une partie centrale plus ferme, parcourue par les canaux excréteurs de la glande.

Lorsqu’elle est au repos, elle forme une masse blanchâtre homogène de consistance très ferme.

Il existe dans la glande mammaire dix à vingt lobes glandulaires. Chaque lobe se divise en plusieurs lobules qui contiennent les éléments sécréteurs ou « acini ». Au niveau de chaque lobe, les canaux excréteurs des acini et des lobules se joignent on un canal unique : « le canal galactophore ». Celui-ci s’ouvre au mamelon par des pores galactophores. Avant de s’engager dans le mamelon, les canaux galactophores présentent une dilatation longue de un centimètre et demi, et large d’un demi appelée « sinus ». C’est à partir de celui-ci que les canaux galactophores se dirigent vers le sommet du mamelon. (Voir fig. 3)

images3

1. Capillaires ; 2. Lait ; 3.sang veineux ; 4. Cellules musculaires lisses ; 5. Canaux ; 6. Sang artériel ; 7. Cellules myoépithéliales stimulables par l’ocytocine ; 8. Cellule sécrétrice ; 9. Canal excréteur.

1.1.6. Vaisseaux et nerfs

1.1.6.1. Artères (fig. 4)

images4

1 – A. axillaire

2 – A. thoracique latérale

3 – A. thoracique suprême

4 – A. thoracique interne (mam. int.)

5 – Aréole

6 – mamelon

7 – Rameau des intercostales

1.1.6.2. Veines :

– Pendant la grossesse : il y a formation du cercle veineux de Haller autour de l’aréole (réseau superficiel)

– Les veines profondes rejoignent les veines mammaires externes en dehors, les veines mammaires internes on dedans et les veines intercostales on arrière.

1.1.6.3. Lymphatiques : fig. 5

images5

1. Nœud central

2. Nœud axillaire

3. Nœud subscapulaire

4. Chaîne thoracique latérale

5. Nœud sus-claviculaire

6. Nœud lymphatique apical

7. Nœuds lymphatiques parasternaux

8. Plexus lymphatique superficiel sous-aréolaire

9. Nœud de la gaine m. droit de l’abdomen

En noir : voie axillaire principale

En gris : voie lymphatique accessoire

1.1.6.4. Nerfs

Les nerfs cutanés sont fournis par la branche sus claviculaire du plexus cervical superficiel, par le rameau perforant antérieur et par le rameau perforant latéral des deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième nerfs intercostaux. Ces rameaux perforants innervent également la glande mammaire.

2. PHYSIOLOGIE DE LA LACTATION

C’est uniquement pendant la grossesse que les seins subissent les modifications anatomophysiologiques qui permettront la lactation. Avant et après la grossesse, la glande mammaire est dans un état de repos (Voir fig. 7)

Au moment de la grossesse et sous des influences hormonales complexes (où dominent celles des oestrogènes et de la progestérone placentaire), il y a hypertrophie des glandes mammaires, une individualisation et une multiplication des acini, un allongement des canaux galactophores et une augmentation de la vascularisation. Après le quatrième mois, il existe une sécrétion de « colostrum » riche en protéines et en immunoglobulines.

Cette sécrétion continue et augmente après l’accouchement. On conseille de mettre l’enfant au sein dès les premières heures après l’accouchement pour qu’il puisse profiter des éléments importants contenus dans ce colostrum. Il est également important de savoir que la succion du mamelon favorise son modelage ainsi que la montée de lait.

La montée de lait se fait vers le deuxième ou troisième jour après l’accouchement et elle dépend de la prolactine, hormone antéhypophysaire. La prolactine est sécrétée en abondance pendant toute la grossesse. Mais pendant cette grossesse son action est inhibée par de fortes doses d’oestrogènes et de progestérone. Une chute brutale des taux d’oestrogènes et de progestérone se fait après l’accouchement et supprime cette inhibition.

La prolactine agit alors sur les acini et provoque la sécrétion de lait. Celle-ci est entretenue par succion. C’est un réflexe neuro-hormonal, et le contact de la bouche de l’enfant avec les récepteurs sensitifs du mamelon déclenche par arc réflexe la sécrétion des hormones anté et post hypophysaires :

La prolactine d’une part, (dont l’importance dépend de l’intensité du stimulus), et l’ocytocine d’autre part. (Voir fig. 6)

La prolactine intervient dans la production du lait. L’ocytocine fait contracter les cellules musculaires qui entourent les acini et les canaux galactophores. Cette action permet ainsi la sortie du lait vers le mamelon, et fait aussi contracter l’utérus.

La succion entretient la lactation, et le sevrage entraînera un tarissement progressif et physiologique de la lactation.

2.1. La prolactine

Hormone principale de la lactation. Les cellules à P.R.L. représentent 5 % de l’ensemble des cellules de l’antéhypophyse. Sa sécrétion est inhibée et stimulée par plusieurs facteurs.