1er août 1959

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Les yeux de Brigitte s'ouvrent sur un cimetière inconnu et sombre. La solitude et la peur l'entourent. Puis elle réalise qu'il s'agit de sa nouvelle demeure et qu'elle n'y est pas vraiment seule.

La main d'un ange se pose sur son épaule.

Dans cette nouvelle, l'héroïne raconte son expérience de l'au-delà, après un accident de la route. Elle y retrouve des proches et rencontre son ange gardien.


Publié le : mercredi 23 septembre 2015
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EAN13 : 9782332985309
Nombre de pages : 60
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ISBN numérique : 978-2-332-98528-6
© Edilivre, 2015
Une nuit, je me réveille sur une terre humide et inconnue. Il fait tellement noir et froid, je suis perdue. Je ne comprend pas ce qui m’arrive. Je ferme les yeux… oui je me rappelle, mon cœur se met a battre a tout rompre, la peur vient me chercher a chaque pulsion de mon cœur. er Je suis morte le 1 août 1959. Le souvenir d’un accident d’auto, seule, dans un sentier roulant vers la maison. Je pleure sans arrêt et mes joues sont sèches comme le reste de mon corps. Et me voilà dans un cimetière que je connais trop bien, dans mon village le Rougevert. Comment je suis arrivée ici…
Une main se pose sur mon épaule, un cri sans retenu sort de ma bouche, une détresse sans fin. J’ai du réveillé des milliers de rêveurs à des kilomètres.
J’ai peur. Je me retourne… une voix me parle mais je la connais. Je me lève d’un coup sec et je tombe dans les bras de ma tante Germaine. Je l’aimais tellement étant jeune mais elle est morte quelque temps après mes vingt ans. Elle me regarde avec une tendresse infinie… une âme brillante me souriait. Tante Germaine se pencha avec sa voix douce que je connais depuis mon enfance. Elle dit : … Ma petite Bri tu es morte tout comme moi et tes dix jours sont passés, alors bienvenue parmi nous. Ton mari te pleure et tu manqueras à la famille, ton départ sera lourd mais une autre partie de ta vie, un autre voyage t’attend. Tu es morte d’un accident d’auto, ton destin était déjà écrit.
Je me recule et dit : … O que non ma tante, ça marche pas comme ça. Je ne suis pas prête et qui c’est le con qui m’a jeté dans un fossé. Un jour on aura a discuté ensemble du con et moi.
Bon on va parler parce que pour le moment je ne comprends pas ce qui m’arrive et je veux des réponses avant que la panique me prenne.
Elle me dit :
… Les dix jours c’est le temps que le corps prend pour réaliser qu’il ne fait plus partie des vivants et pour toi ma belle je pense que ça peut prendre plus de temps… elle me regarde avec un grand sourire.
Tante Germaine elle est encore belle malgré son âge. Je regarde ses mains, elles sont délicates et blanches avec des doigts interminables. Les mêmes mains qui on cousu des milliers de chapeaux pour hommes.
Elle me touche la joue et me dit ; … Vient et suit moi.
Je te fais visité ta demeure maintenant, pour un temps et je serais toujours près de toi mais tu devras trouver ton propre chemin. Beaucoup de gens décédés sont ici, beaucoup sont merveilleux mais d’autres comme dans l’autre monde il y en a que même le paradis des chiens n’en veut pas.
Chaque pierre tombale à une histoire, le repos des morts est a respectée.
Je me tourne elle est déjà partie. Je me sens tellement seule et isolée de mon confort. Si c’est ça la mort alors je suis très déçue. Je marche au travers des pierres tombales, je regarde les noms. Je me sens tellement perdue.
Je vois au loin un homme près d’un arbre. Je me dis… Tiens un autre qui vient d’apprendre la triste nouvelle !! Je m’approche lentement en me disant… je suis morte ça peut pas être pire. Je marche comme si je magasinais chez Sears. Les sentiments humains me quittent lentement, tout naturellement. Mes souvenirs s’effritent. J’apprivoise ma vie de morte bien morte…
L’homme me regarde avec sa barbe de quelque mois, son corps brillait comme celle de ma tante. Il me parait gentil mais c’est assez dure juger quelqu’un dans un cimetière au beau milieu de la nuit et les seuls témoins ce sont les scarabées perdus de la veille. … Bien a vous madame. Je me nomme Hector Maltor. Alors que fait tu dans ce coin perdu ? Je dit ; … Je me nomme Brigitte je suis morte depuis peu et ma tante est là avec moi. Je voudrais en dire plus mais c’est la première fois que je jase avec un fantôme alors y faut me laisser un peu temps pour m’y faire. Je suis morte d’un accident et j’ai pas eu le temps de péter la gueule a celui qui a causé ma mort. J’avais une famille que j’aimais et là… plus rien… D’après toi comment penses-tu que je file présentement ?
Il éclate de rire et moi je l’imite. Comment deux fantômes peuvent rire d’une situation non réversible. Je pense que on vient de troubler le calme dans le cimetière.
Hector me dit : … Prépare toi le soleil va se lever bientôt.
Je me tourne. Il n’est plus là. Bravo comme explication j’ai déjà vu mieux. Sans un mot je tombe a genou et je m’assoupis. Si j’ai des souvenirs… non.
A mon réveille, il fait encore nuit, et non c’est pas un cauchemar… je suis toujours dans ce cimetière qui m’a adopté.
Je m’appuis sur une pierre tombale pour me relever, il y a un nom dessus…
C’est le mien.
Comme ça, c’est ma triste vie maintenant. Du regard je recherche ma tante parce que j’ai un catalogue de question et ça presse. Derrière moi, j’entend murmuré… c’est un couple qui jasent sans s’occuper de moi. Je m’approche d’eux. … Bonjour je m’appelle Bri et je viens de mourir… Et je sors mon sourire de babouin…
Il me salut et s’approche.
… bonjour je m’appelle Marco et elle c’est ma femme Aicha. On t’a vu hier, ne t’en fait pas tu apprendras beaucoup choses et nous somme la si tu as besoin. Je fais quoi je l’inonde de mes questions ou je me calme, chose que j’ai pas vraiment appris vivante, alors j’attend. Marco regarde sa femme et me dit :
… J’ai eu une vie extraordinaire avec ma femme et la mort a eu pitié de m’enlever celle qui était tout pour moi. Et la mort nous a parmi de partir ensemble… En disant ça, ils collent leurs lèvres pour souder ses paroles.
Aicha s’approche complète les paroles de son homme.
… Avec la mort, du moment que tu auras réglé ta colère, tu auras tes réponses, c’est à ce moment que tu auras un choix à faire. Et ce choix t’appartiendra…
Ils se tournent et me laisse seule. Bon, je m’assis dans cette herbe humide et froide… Je perds mon regard sur le columbarium. Je suis morte, mes sentiments et les souvenirs de mes proches s’effacent lentement, comme si je venais de jeter un livre et l’histoire était déjà loin dans mes pensées. J’ai retrouvé ma tante Germaine, celle qui me gardait quand j’étais jeune et me donnait toujours des bonbons dans l’armoire en fer a côté du poêle a bois à Rimouski. Je la trouve sereine malgré tout. Il y a Hector ce drôle de petit bonhomme et ce couple qui donne envie de connaître l’amour même après la mort. Si je suis ici, et si je dois apprendre comment accèder a la porte de sortie, alors je dois connaître ce milieu noir et sans vie qui me donne encore des frissons. A non déjà le levée du soleil. Me voilà encore dans un demi-sommeil sans repos. Mais je me promets que a mon reveil. J’aurais des réponses.
Une autre nuit vient se glissé dans mes souvenirs… Je me retrouve encore le corps appuyé sur ma pierre tombale. Et si j’essais de sortir de ce cimetière, et si… j’entend ma tante derrière moi en me disant :
… N y pense même pas… tu dois jamais sortir d’ici, et ici tu dois accomplir quelque chose qui te manque pour avoir accès à l’éternité. Mais d’ici la tu regardes, tu observes et tu restes tranquille…
Ce dernier mot ne me ressemble pas… mais pas du tout.
Je vois Hector Maltor qui se parle à lui-même… je sais pas pourquoi mais je trouverais un complice dans cette âme troublée.
… Allo Hector, dis moi ça te dirais d’avoir...
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