Amélioration continue sans paperasse

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Méthodologie d’entretien et d’amélioration continue
des systèmes de management (MEAC)



En s’adaptant en permanence aux exigences d’un monde complexe en perpétuelle évolution, les organismes assurent leur pérennité. Par conséquent, ils doivent entretenir et améliorer continûment leurs systèmes de management ou leurs modèles internes (SMQ, SME, SMSST, SM intégré, etc.) construits à partir des exigences des modèles externes (ISO 9001, ISO 14001, BH OHSAS 18001, etc.) pour faire face aux enjeux technologiques, économiques, financiers, écologiques, sociaux et sociétaux.

L’objectif de cet ouvrage est d’exposer la méthodologie MEAC décrite dans un logiciel pilote qui découle de l’approche cybernétique, mécanisme d’auto-amélioration naturel, de Norbert Wiener et de Julian Bigelow. Les acteurs internes et externes des organismes identifient les informations signifiantes qui déclenchent des actions d’entretien et d’amélioration des modèles internes, en s’appuyant sur des boucles de rétroaction négative ou positive, dotées d’un pivot décisionnel (servomécanisme).

Comme l’auteur le signalait déjà dans La qualité sans paperasse, son dernier ouvrage indissociable de celui-ci, les organismes demeurent prisonniers dans des carcans de formats et de documents sur papier qui entravent leurs activités d’entretien et d’amélioration continue.

Cette autre bureaucratie, sans aucune visibilité pour les décideurs, s’additionne souvent à la bureaucratie de l’ISOcratie, au détriment des activités de progrès.


NORBERT GRIMBAUM est expert et auditeur international en systèmes de management. Il a plus de 25 ans d’expérience comme conseiller scientifique en Qualité dont une décennie en Amérique latine. Il est conférencier de nombreuses instances internationales (IMNC, IMECCA, CENIDET, ANECASA, AUDISEC, universités La Salle, universités de Guadalajara et du Quintana Roo, instituts technologiques...). Il fut consul honoraire de France à Cancún au Mexique et nommé chevalier de l’Ordre national du Mérite pour ses 31 ans d’activité professionnelle et travaux en matière de Qualité et de services civils. Il est le concepteur de la méthodologie MEAC qui est un workflow travaillant en boucles de rétroaction négative ou positive pour l’entretien et l’amélioration continue des systèmes de management.


Publié le : samedi 1 janvier 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782953491517
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction
De nos jours, dans la mondialisation économique, phénomène accélérant à l’échelle mondiale les échanges de biens et de services, les organismes sont dans l’obligation de progresser et de s’adapter en permanence aux évolutions rapides et aux exigences d’un environnement de plus en plus complexe et chaotique. Afin d’assurer la pérennité des organismes, les dirigeants doivent faire le choix d’un management original, basé sur l’amélioration permanente, pour faire face aux six enjeux : technologique, écono-mique, financier, écologique, social et sociétal.
De nombreux auteurs ont résumé, à leur manière, les situations et orientations de tels organismes performants. Je n’en cite que quelques-uns.
4 - Hervé Sérieyx plonge l’entreprise dans la compétition inter-nationale : Parce qu’elle est plongée dans l’univers de la concurrence mondialisée, l’entreprise est contrainte, par nature, au changement permanent, à la remise en cause constante de ses positions les mieux acquises. Ce constat de bon sens n’avait guère de conséquences dramatiques dans les environnements stables ou à taux de croissance assurés et prévisibles tels que la France en a connu durant les Trente Glorieuses. Les conditions actuelles de la compétition sont aux antipodes de ces temps bénis : elles instillent au cœur de la vie quotidienne de l’entreprise une violence perçue par ceux qui y œuvrent, des ferments de stress, de peur, voire pour certains, d’épui-sement. Et le discours – politiquement correct – sur « les femmes et
4 Vice-président du conseil de surveillance du groupe ITEO et de la Fédération française des groupements d’employeurs, membre de section au Conseil économique et social.
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les hommes qui sont la ressource principale de l’entreprise » est perçu, de plus en plus, par les acteurs concernés comme un laïus conventionnel, relativement insupportable.
5 - Olivier Peyrat insiste sur le rôle fondamental du personnel : L’entreprise crée, évolue, progresse. Sans cesse en mouvement, l’entreprise cherche à optimiser son fonctionnement interne et ses relations avec le monde extérieur, partenaires, clients et fournisseurs. C’est avant tout un projet collectif engageant l’ensemble des acteurs d’une entreprise pour faire progresser l’organisation du travail et les rapports professionnels. Cette démarche, mobilisatrice pour le personnel, peut se révéler un formidable outil de cohésion pour les entreprises. Caution de sérieux et de professionnalisme, elle constitue de surcroît une garantie aux yeux des clients des entreprises et nourrit le rapport de confiance nécessaire à la relation fournisseur.
- Alain-Michel Chauvel rappelle que l’entreprise fournit un produit et/ou un service, à un coût de revient pour le marché visé : Un produit qui ne répond pas aux exigences du client ou dont la qualité n’est pas maîtrisée durant sa fabrication entraîne inévita-blement des coûts supplémentaires pour l’entreprise (les coûts cachés de la non-qualité). Dans un cas extrême, la conséquence de ces deux facteurs peut causer des perturbations financières importantes pour l’entreprise, voire même l’acculer à la faillite. Pour se prémunir de ces risques, l’entreprise développe et met en œuvre des dispositions qui ont pour objet la maîtrise des processus et la prévention des risques d’erreurs.
6 - Frank Piedelièvre aborde les risques : Chaque jour, l’entreprise prend des risques. C’est sa raison d’être. Encore doit-elle ne prendre que les bons risques, c’est-à-dire ceux qui sont potentiellement créateurs de valeur. D’autre part, ses activités et son environnement font peser sur elle des dangers qu’elle doit réduire, sinon éliminer, en minimisant les impacts économiques.
7 - Daniel Crépin et René Robin énoncent un éventail de sources d’amélioration : Si l’on tente de synthétiser les principaux facteurs de compétitivité des entreprises, on peut mettre en valeur les six points suivants,• l’excellence des produits ;
5 Directeur général de l’AFNOR et ancien directeur général de l’AFAQ. 6 Président-directeur général du Bureau Véritas. 7 Consultants, coaches et formateurs dans les domaines du management, du développement des ressources humaines, de la qualité et de la conduite du changement dans les sociétés multinationales.
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la différenciation par la qualité de service et de distribution ; l’excellence opérationnelle et l’amélioration permanente des processus […] ; • l’utilisation innovante de la technologie et une veille concur-rentielle rigoureuse ; • la vitesse, l’aptitude d’une en treprise à s’adapter aux changements et aux mutations […] ; • l’implication de tous les acteurs dans les démarches de progrès. Tous les textes cités, parmi bien d’autres, font appel implici-tement à l’efficacité et l’efficience des systèmes de management et donc, à la capacité des organismes à s’améliorer et s’adapter pour assurer leur pérennité dans un environnement changeant et exigeant, en perpétuelle évolution. Il convient que les organismes recherchent 8 en permanence l’amélioration de la performance de leurs processus, en les adaptant continuellement aux contraintes du milieu extérieur, plutôt que d’attendre qu’un problème révèle des opportunités d’amélioration. Les organismes doivent utiliser une méthodologie qui permet d’identifier et de gérer les activités d’amélioration conti-nue. L’objectif de cet ouvrage est d’exposer une telle méthodologie décrite dans un logiciel pilote qui doit être ergonomique et dyna-mique, en s’appuyant sur le cycle universel de l’amélioration r 9 continue PDCA du D William Edwards Deming et sur l’analyse des défauts de contribution autour de la création et de l’utilisation de la valeur ajoutée. La participation de l’ensemble des acteurs de l’organisme est un facteur incontournable à tout succès en matière d’amélioration continue.
Norbert Grimbaum
8 Dans cet ouvrage : Performance = Efficacité + Efficience. Voir aussi chapitre 4. LQSP. 9 Voir partie 3.1.2. LQSP.
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