Café littéraire N°5 - Janvier 2012- Version 2.1.

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Café littéraire 2.1. est un mensuel d'activités littéraires destiné aux élèves de l'enseignement secondaire supérieur et est un complément de Café littéraire 2.0.



Il a pour but de promouvoir la littérature en diffusant des critiques de sorties littéraires, quel qu'en soit le support (papier, ebook, livre audio) et quel qu'en soit le genre (roman, poésie, BD, ouvrage de vulgarisation...) ; faciliter l'accès des élèves à la littérature en les dotant d'un cadre de référence et de clés, de concepts leur permettant de s'approprier la notion de littérature ; faire découvrir en présentant les auteurs actuels ou anciens qui ont enrichi le patrimoine littéraire universel.

Au sommaire de ce mois- ci : Les fables - Activités et pistes didactiques.

Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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EAN13 : 2034808821053
Nombre de pages : 16
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Pistes didactiques
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Ah l’amour au Moyen-Age ! François Villon l’a évidemment chanté, mais il n’était pas le seul. A ses côtés Charles d’Orléans, Eustache Deschamps, Guillaume de Lorris, Jean de Meung, la littérature courtoise avec notamment Chrétien de Troyes l’ont mis en valeur. Mais les fabliaux et le théâtre comique l’ont aussi raillé.
Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques textes du Moyen-Age qui traitent de l’amour.
Une bonne moyenne ! Le Moyen-Age s’étend de 476, date de la chute de l’Empire romain d’Occident, à 1453, date de la prise de Constantinople par les Turcs. Cette période, ce sont les historiens qui l’ont îxée, après coup. Au Moyen-Age, personne ne se disait : « Je vis au Moyen-Age » ! De plus, cette période de l’histoire couvre environ mille ans ! En mille ans, les choses changent ! Alors quand on parle du Moyen-Age, c’est très vague…
Exercice I. Les vers suivants sont incomplets. Pour chacun d’entre eux, nous te propo-sons trois îns. Entoure celle qui, selon toi, appartient au texte original.
Voici le début deTroilus et Briséida, de Benoit de Sainte-Maure. C’est la guerre, Troilus et Briséida vont être séparés, malheur ! Sauf pour Briséida, pas si îdèle qu’on le pensait…
Voici deux extraits du poème. Le premier – les premiers vers – expose la tristesse des amants ; le second – vers le milieu du texte – expose une vision désabusée des femmes.
Malgré la liessegénérale – commune – absenteTroilus avait tristesse etchagrin – bonne humeur - cataracte A cause de la îlle deCalcas – son père – d’à côté. Son amour n’était pas pourrien – rire – elle: Il avait mis tout son cœur enlui – berne – elle; Il était si épris d’elle qu’il ne voulait rien entendre hors deBriséida – Troilus – sa maman. (…) Deuil de femme durepeu – longtemps – toujours: Elle pleure d’un œil et riten même temps – de l’autre – d’un œil; Elle change vite depensée – mari – plaisir; La plus sage est asseztéméraire – folle – audacieuse: Tout ce qu’elle a aimésept ans – vraiment – sans arrêt, Elle l’a oublié en troiscoups de cuiller à pot – jours – petits tours.
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Exercice II. Lis le texte suivant, c’est un poème d’Eustache Deschamps (1340-1406). Attention, trois vers ont été ajoutés par notre journaliste. Ils n’ont donc rien à voir avec le poème original. Retrouve-les et barre-les.
Le poète y est amoureux, mais l’objet de son amour n’est pas une personne…
Quand j'ai la terre et mer avironnée
Modernisation du texte par Maurice des Ulis
Quand j'ai la terre et mer avironnée Et visité en chacune partie Jérusalem, Egypte et Galilée, Alexandrie, Damas et la Syrie, Babylone, le Caire et Tartarie, Quand je suis parti dedans mon navire  Et tous les ports qui y sont, Les épices et sucres qui s'y font, Les îns draps d'or et soies du pays Valent trop mieux ce que les Français ont : Rien ne se peut comparer à Paris.
C'est la cité sur toutes couronnée, Fontaine et puits de science et de clergie, Sur le euve de Seine située : Vignes, bois, terres et prairies, De tous les biens de cette mortelle vie  A plus qu'autres cités n'ont; Tout étranger l'aiment et aimeront, Car, pour plaisirs et pour sites jolis, Jamais cité telle ne trouveront : C’est pourquoi ici je m’écrie : Rien ne se peut comparer à Paris.
Mais elle est bien mieux que ville fermée, Qui jamais ne fut bien assiégée Et de châteaux de grande ancestrerie, De gens d'honneur et de marchands peuplée, De tous ouvriers d'armes, d'orfèvrerie ; De tous les arts c'est la eur, quoi qu'on die :  Tous ouvrages adroits font ; Subtil engin, entendement profond Verrez avoir aux habitants toudis, Et loyauté aux œuvres qu'ils feront : Rien ne se peut comparer à Paris.
ancestrerie : ancienneté toudis : toujours
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