Café littéraire N°8 - Avril 2012 - Version 1.0.

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Café littéraire 1.0. : news, critiques, classiques en romans, BD ou essais : Café littéraire - la revue qui vous livre des livres qui délivrent (secondaire inférieur).



Il a pour but de promouvoir la littérature en diffusant des critiques de sorties littéraires, quel qu'en soit le support (papier, ebook, livre audio) et quel qu'en soit le genre (roman, poésie, BD, ouvrage de vulgarisation...) ; faciliter l'accès des élèves à la littérature en les dotant d'un cadre de référence et de clés, de concepts leur permettant de s'approprier la notion de littérature ; faire découvrir en présentant les auteurs actuels ou anciens qui ont enrichi le patrimoine littéraire universel.

Au sommaire de ce mois- ci :

Un cœur, un roi, un complot

Un écrivain déraciné

Des vampires

Une petite comptine

Des nouveautés à prendre ou à laisser

Des calembours et des aphorismes

Un agenda pour devenir poète (ou presque)

Les belles paroles de Jacques Prévert

L’actualité du livre

Des activités…


Publié le : dimanche 1 avril 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 2034808810088
Nombre de pages : 20
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C’est nouveau (ou presque)
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Vampirequetout!NiveauSi vous en avez marre des vampires, vous n’êtes pas les seuls. Meena Harper aussi. Mais elle, elle sera bien obligée de se les coltiner.
Les vampires sont partout : à la télévision, dans les livres, au cinéma… Et cette folie actuelle exaspère Meena Harper, rédactrice de dialogues pour séries télé.
Quand son patron donne la promotion qu’elle espérait à une autre aIn de booster l’audimat avec une nouvelle histoire de vampire, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Sans oublier que Meena n’est pas tout à fait une Ille comme les autres : dès qu’elle rencontre quelqu’un, elle sait comment cette personne va mourir. Et évidemment, personne ne la croit.
Quand elle se trouve face à un prince roumain fraîchement arrivé à New York, cousin du
mari de sa voisine, ses dons ne fonctionnent pas : elle est incapable de prédire sa mort. Normal, parce que mort, il l’est déjà le prince roumain !
Ça sent le vampire, tout ça. Mais le vampire chasseur d’un vampire tueur en série. Pas simple en effet. Et ça l’est encore moins si on ajoute dans l’histoire un tueur de démons beau comme un dieu travaillant justement pour… dieu.
On est en plein dans la chick-lit, comme disent les anglais, la littérature de Illes. La chick-lit teintée de bit-lit, cette littérature très à la mode depuisTwilightet qui met en scène vampire, loup garou et autres monstres mordeurs.
Meg Cabot, auteur de quelques romans jeunesse à succès, est
L’enfantquiVoyageraLoin

pareille à elle-même : un style simple, beaucoup de dialogues, de l’humour, des jeunes Illes un peu à part et paumées. Une recette que les amateurs apprécieront pour un livre qui aura néanmoins du mal à convaincre les détracteurs du genre.
Insatiable Meg cabot Hachette 2011 569 p. 18,00 € Traduit de l’anglais par Luc Rigoureau
Niveau
Sonya Hartnett, déjà connue pourL’enfant des fantômessigne un nouveau roman inspiré d’une comptine anglaise. Une atmosphère un peu étrange, mais un roman qui ne s’égare pas dans les brumes.
La comptine, la voici : L’enfant du lundi a un beau visage / L’enfant du mardi sera plein de grâce / L’enfant du mercredi est voué au chagrin / L’enfant
du jeudi voyagera loin / l’enfant du vendredi est aimant et bon / L’enfant du samedi gagnera son pain à la sueur de son front / Mais celui qui naît le jour du
Sabbat / Est joli et gai, allègre et plein de joie.
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L’enfant du jeudi Sonya Hartnett Les grandes personnes 2011 224 p. 16,00 € Traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec
C’est nouveau (suite)
En littérature de jeunesse, les éditionsLes grandes personnes ne sont pas les plus connues, mais elles nous offrent de belles trouvailles ainsi que des textes originaux et de qualité. C’est le cas pour ce roman de Sonya Hartnett qui se déroule en Australie, dans les années 20. La jeune Harper Flute a dix ans et elle vit dans la campagne australienne dans une famille pauvre qui survit tant bien que mal jusque 1929, année de la Grande Dépression, qui précipite la venue du malheur : vol de leurs vaches, incendie de la maison, décès accidentel, harcèlement par un riche propriétaire, etc.
Et puis il y a le jeune Tin, le petit frère timide qui creuse des galeries sous la terre, creusant de plus en plus loin jusqu’à s’enfouir et devenir sauvage.
3
Le roman est construit sur une série d’oppositions : opposition entre la naïveté et la cruauté du monde, opposition entre la réaction (face à la crise) et la résignation, opposition entre le monde de l’enfance et celui des adultes…
Dans la famille Flute, le mal-être du père se répercute sur tous les membres de la famille, qui se retrouvent pris dans une spirale noire, contraints de réagir pour survivre.
A travers le personnage de Tin, Sonya Hartnett dépose dans le texte des touches poétiques et un peu fantastiques, touches auxquelles l’auteur tient et qui étaient déjà présentes dans L’enfant du fantôme.
CompLotautourduCœurdunfiLsderoiNiveau1835. Quelle époque ! A quinze ans Malo de Lange est agent de la Sûreté. Et ce n’est pas parce que son père adoptif en est le chef qu’il peut se permettre de pioncer* au lieu d’aider les cognes* à attraper les grinches* ou, pire, les escarpes*. Non Malo n’est plus un momacque*, c’est un agent secret avec tous les déguisements qui vont avec.
Vous l’aurez compris : l’histoire se déroule dans le monde des bandits et des truands qui usent d’un code pour se parler. Ce langage utilisé par les gangsters s’appelle l’argot. Un langage que Gaby, la collègue de Malo, sous les ordres de Monsieur Personne le chef de la Sûreté, n’a pas très bien compris lorsqu’elle a surpris une conversation dans laquelle deux malfrats parlent du cœur d’un enfant et d’une somme de deux mille francs.
Monsieur Personne n’est pas heureux. Non seulement Gaby a quitté son poste pour venir lui rapporter ce bout d’information, mais en plus elle n’a aucune idée de l’identité des voyous et encore moins l’adresse du futur délit. Si ce n’est le nom d’une rue : la rue des Prouvaires.
Désobéissant à son père, Malo s’y rend et tombe sur une bohémienne qu’il surprendra quelques jours plus tard avec
« L’homme avait sorti un pistolet de dessous sa blouse, il allait tirer sur le cortège dans l’espoir de toucher le roi ou l’un de ses Ils. » Malo de Lange et le Ils du roi, Marie-Aude Murail © Neuf de l’école des loisirs, 2012
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