Loreen vit dans l'au-delà

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Le 18 mai 2008, Loreen a été tuée par une voiture. Elle avait 6 ans. Sa mère communique avec elle en Transcommunication Instrumentale (TCI). Loreen vit sur un niveau de conscience évolué. Elle nous a demandé d’écrire « pour que l’on sache » comment les esprits vivent dans l’au-delà. Ma petite fille apporte de nombreux témoignages dont le but est d’aider les parents endeuillés à comprendre que leurs enfants sont vivants et conscients et qu’il est possible de les contacter. Ce livre concerne les communications avec elle et d’autres enfants pour lesquels sa mère a eu des entretiens à la demande de leurs parents. Nous racontons le cheminement qu’elle a fait en cinq ans, ses chagrins, ses besoins et son évolution. Elle a fini par trouver « sa voie ». Elle a décidé de se consacrer à aider les vivants de la Terre à comprendre l’Amour, qui est la vibration de l’au-delà. Les témoignages sont soutenus par de nombreuses citations de transcommunicateurs et de chercheurs en physique quantique.


Publié le : jeudi 3 juillet 2014
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EAN13 : 9782332707093
Nombre de pages : 248
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-70707-9

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

 

Ce livre est dédié à tous les parents
qui ont perdu un (des) enfant(s)
quel que soit son (leur) âge.

Citation

 

 

« Tant que nous ne connaîtrons pas notre nature spirituelle humaine, notre chemin et notre but, nous resterons en vérité aveugles et sourds et ce, aussi instruits que nous le soyons intellectuellement.

Inconscients de notre propre force et de ses combinaisons avec les forces de cette création, nous passons, hébétés, physiquement vivants, il est vrai, mais spirituellement morts.

Ce n’est que par la reconnaissance de notre insertion dans l’activité de la création que nous commençons à vivre…

Ce n’est que lorsque vous aurez ouvert la porte sur la totalité de l’existence que votre regard portera au-delà de cette vie terrestre. »

Dr. Richard Steinpach

Avant-propos

Loreen nous a quittés brutalement le 18 mai 2008, tuée par une voiture juste devant chez elle. Sur la départementale 118, entre Saint-Etienne du Bois et Courmangoux, il passe peu de véhicules car elle fait double usage avec la route nationale. Loreen allait à la carrière car son père s’y rendait avec le tracteur. Ils ont un centre équestre. Elle a été fauchée par la voiture alors qu’elle était sur le bas-côté de la route. Le chauffeur a pris la fuite, sans donner le moindre coup de frein. Loreen a eu une hémorragie cérébrale. Environ un quart d’heure après, elle s’est envolée, alors qu’elle était dans les bras de son père.

Après cet électrochoc, nous étions désemparés, sans réaction. Nous ne pouvions pas y croire. Mais il faut faire face, malgré la souffrance, rivée au fond du cœur comme un clou. Nous vivons certes, mais avec sa présence en permanence dans notre pensée. Notre Loreen est vivante et nous savons qu’elle est près de nous. Nous l’imaginons toujours rieuse et farceuse.

Il a été difficile d’expliquer à mes petits enfants que Loreen vit mais qu’il est impossible de la voir. J’ai trouvé une façon de leur faire comprendre cela en leur disant que dans notre corps il y a aussi notre pensée. Le corps, nous le voyons. La pensée est invisible. Lorsque nous partons, la pensée quitte le corps et elle va dans l’Au-delà. Mais comment imaginer la pensée, invisible par nature ? Nous faisons un petit jeu de visualisation. Ils ont l’habitude que je leur propose cet exercice pour « voir » une histoire que je leur raconte : « Ouvrez les yeux. Est-ce que vous voyez la mer ? Non. Fermez lez yeux. Est-ce que vous pouvez voir la mer dans votre tête, en pensant aux vacances ? Oui. Nous voyons la mer les yeux fermés et pourtant elle n’est pas là. Nous la connaissons et nous pouvons former son image dans notre tête. C’est cela la pensée. Pour l’instant cette explication leur suffit, même si elle n’est pas tout à fait exacte en ce qui concerne l’âme.

La confrontation avec de tels drames nous oblige à prendre conscience de la fragilité de la vie. Elle peut nous être enlevée à tout instant. Vivre le moment présent avec intensité est nécessaire pour ne manquer aucune des opportunités de la journée. Si aujourd’hui était notre dernier jour de vie sur Terre, quels regrets seraient les nôtres en arrivant dans l’Au-delà, de ne pas avoir donné assez d’amour ! Si nous pouvions éviter d’avoir à nous sentir coupables, cela diminuerait nos remords. Personne n’étant parfait, nous aurons sûrement à prendre conscience de bien d’autres erreurs.

Un mois après le départ de Loreen, un groupe de chanteurs de rap a écrit une chanson poignante à son sujet. Les membres de ce groupe, « N2P », sont des jeunes au grand cœur et d’une sensibilité très vive. Quelques jours après avoir entendu à la radio cette dramatique histoire, Ahamada a écrit le texte de cette chanson pour exprimer sa révolte : « J’ai eu besoin d’écrire, tout de suite coucher sur le papier ce que je ressentais », nous a-t-il expliqué. Avec Nasser et Mhadji, ils l’ont mis en musique. Cette chanson est sur leur site. Ces jeunes chanteurs comoriens, trois cousins, font passer auprès de leur public des valeurs morales telles que la fraternité. Ils conseillent aux jeunes la tolérance, la modération et la bonne tenue. Ahamada disait à Jean-Marc Perrat, journaliste au Progrès de l’Ain venu les interwiever, qu’ils sont des rappeurs réalistes : « on s’amuse avec la sincérité, la mélancolie. On est poli…valents. Pas d’agressivité qui ne sert à rien et qui ne nous ressemble pas ». Je les remercie pour Loreen et ses parents.

Comme nous sommes persuadés que le hasard n’existe pas, nous pensons que les circonstances du départ de Loreen frapperont les consciences et que les automobilistes seront un peu plus vigilants. Nous sommes responsables de la vie des autres lorsque nous sommes au volant de notre voiture, autant que de notre propre vie.

Introduction

Loreen a été tuée par une voiture le 18 mai 2008. En octobre, elle a dit à Michèle Riffard, qui est médium, que nous devrions écrire un livre « pour que l’on sache ». Chrystèle, sa mère, lui a demandé en Transcommunication Instrumentale (TCI), s’il faut écrire pour raconter ce qu’elle nous dit. Elle a répondu : « il faut rappeler, qu’ils nous sachent près ». Ma petite fille veut que nous racontions ce qu’elle nous dit et que nous montrions qu’elle n’est pas seule à le dire. « Parle des enfants », nous conseille-t-elle, car ils donnent eux aussi des réponses semblables aux siennes lorsqu’on leur pose les mêmes questions. Elle veut donner des preuves de l’existence consciente dans l’après-vie et nous demande d’apporter des réponses aux questions que chacun peut se poser au sujet de son expérience. Il faut « démontrer », dit-elle, en cherchant d’autres témoignages, mais aussi en apportant des explications scientifiques. « Je donne un grand coup de pied dans le globe pour tout remettre droit », a-t-elle dit à Michèle.

Lorsque sa mère a voulu savoir ce qu’elle a retrouvé dans l’Au-delà, elle a dit « tout ». Elle n’avait pas eu le temps d’oublier « comment c’est là-bas ».Les entités racontent toutes la même chose en ce qui concerne leur existence. Elles vivent dans un monde d’amour et elles sont heureuses. Cependant elle font chacune des expériences différentes qui correspondent à leur histoire personnelle, comme c’est le cas sur Terre. Les âmes se manifestent de plus en plus souvent. Elles nous contactent de diverses façons. Elles utilisent l’écriture automatique ou l’écriture intuitive, car cette méthode permet de s’exprimer longuement. Elles contactent des médiums. Les techniques modernes leur permettent de concrétiser leur voix sur divers supports, en particulier le magnétophone, le dictaphone ou l’ordinateur.

Nous ne sommes pas habitués à considérer que les être désincarnés restent tels qu’ils étaient sur Terre. Encore moins à admettre que leur vie continue semblable à celle qu’ils avaient dans le monde matériel. Cependant, il y a continuité de l’existence, sans cassure. Pour les plus incrédules d’entre nous, c’est invraisemblable. Les scientifiques qui refusent cette vérité cherchent à mettre en évidence la supercherie ou à trouver des explications rationnelles en accord avec les lois de la physique matérialiste. A l’inverse, ceux qui désirent comprendre font des recherches et reconnaissent qu’il est possible de communiquer avec nos chers disparus. Ils veulent démontrer que les sons qu’ils entendent sont des voix paranormales issues d’une autre dimension. Dans les laboratoires de recherche scientifique, des physiciens modernes travaillent à développer la communication avec les entités par l’utilisation d’appareils électroniques dont ils améliorent en permanence les performances. Les chercheurs de la NASA ont fait de nombreuses expériences dans ce domaine depuis 1952. Il y a encore beaucoup de progrès à faire pour mettre au point des appareils capables de capter les plus hautes fréquences vibratoires.

L’incrédulité est la conséquence des croyances que la culture occidentale a répandues. En Orient, l’après-vie ne fait aucun doute. Au Brésil, l’idée qu’il est possible de communiquer avec les esprits est couramment admise. Les preuves de notre survie sont nombreuses. Les âmes gardent toutes leurs facultés intellectuelles et leur personnalité. La séparation entre les êtres désincarnés et nous n’est qu’apparente. L’âme ne dort pas. L’expression « repose en paix » perd tout son sens. Rien ne change, sinon le niveau vibratoire du plan sur lequel nous séjournerons. Ma petite fille a contacté des médiums pour entrer en communication avec nous. Par la suite, elle a sollicité les personnes clairvoyantes qui pouvaient nous joindre, parfois par l’intermédiaire d’amis communs. Quatre ans après son départ elle continue.

La Transcommunication Instrumentale permet d’entrer en contact avec ceux qui nous ont quittés et d’avoir un véritable échange avec eux. Les premiers entretiens que nous avons eus avec Loreen donnaient peu de résultats. Elle a du apprendre à concrétiser sa voix en utilisant les sons que le support parlé mettait à sa disposition. Les premiers essais ont été difficiles, mais elle y est arrivée.

Ma fille pose toujours les mêmes questions au début des entretiens. Grâce à cette constance, nous avons pu rassembler de nombreux éléments de réponses. Ils s’éclairent les uns les autres et permettent d’établir un lien cohérent entre les différentes informations que Loreen nous donne. Petit à petit, des entités de plus en plus nombreuses sont venues. Elles désirent s’exprimer elles aussi. Les êtres de l’Au-delà sont heureux de ces contacts. Ils disent qu’ils sont « ravis de venir ». Ils donnent parfois leur opinion sur ce que nous disons. Des enfants aussi sont présents. Ils accompagnent ma petite fille. Elle dit qu’elle « amène ses petits amis ».

Nous pensons que ceux que nous aimons ne peuvent pas nous contacter car nous croyons qu’ils sont loin de nous. Ils nous disent qu’ils sont ici, tout près de leur famille, mais sur une longueur d’onde supérieure à celles qui concernent le monde dans lequel nous vivons. C’est la raison pour laquelle nous ne les voyons pas. Nous savons bien que les ondes radio, électroniques, électriques ou magnétiques sont invisibles. Pourtant elles sont partout autour de nous. Les vibrations de l’âme ont une fréquence supérieure à celles qui gouvernent le monde matériel. Elles sont au-delà de ce que notre capacité visuelle peut discerner, ce qui fait qu’elles ne sont pas perceptibles. Nos chers disparus sont là, tout près de nous, mais sur une autre dimension.

Nous avons pu communiquer avec Loreen grâce à l’ouverture d’esprit de ses parents. S’ils avaient été incrédules lorsqu’elle a contacté une amie médium, il n’y aurait pas eu de suite. Au contraire, ils ont reçu ses messages avec une infinie reconnaissance pour le réconfort qu’ils apportaient.

Nous avons eu l’occasion de lire plusieurs articles concernant la Transcommunication Instrumentale dans le mois qui a suivi le départ de ma petite fille. Sa maman a voulu expérimenter ce moyen de contact sans la moindre hésitation. Lorsqu’une séparation aussi brutale et aussi traumatisante se produit, nous avons du mal à y croire. Nous vivons un cauchemar insupportable. Perdre le contact avec nos chers petits paraît impensable. Pour le garder, nous sommes prêts à accepter toutes les solutions crédibles. Il n’est pas question de se précipiter chez des voyants aux dons peu probants dans le but de les entendre tenir des propos rassurants. Loreen ne voulait pas perdre sa relation avec ses parents et nous non plus avec elle. Elle a fait et elle fait toujours tout ce qu’elle peut pour la maintenir et l’entretenir.

La Transcommunication Instrumentale, ou TCI, implique l’utilisation d’appareils d’enregistrement et d’écoute. C’est une méthode technique dont la pratique est accessible à tous. Elle ne demande pas de capacités particulières. Cependant les âmes ne peuvent pas entrer en relation avec les personnes qui chercheraient à exploiter la douleur d’autrui dans un but lucratif. La TCI ne peut être pratiquée que pour apporter le réconfort à ceux qui souffrent du départ d’un être cher. C’est l’amour qui permet les contacts.

Pour communiquer avec les disparus, il faut croire en la survie de l’âme mais aussi en la vie consciente dans l’Au-delà. Lorsque nous relisons les messages, nous sommes étonnées des révélations qu’ils contiennent. Les réponses sont courtes le plus souvent. Une phrase plus longue peut être tronquée par des silences plus ou moins espacés. C’est à nous de faire le lien. Mais nous entendons suffisamment de mots pour comprendre ce que Loreen veut dire. Lorsque nous relions les différentes réponses à une même question, nous découvrons qu’il y a un rapport logique entre elles. Des précisions s’ajoutent qui nous fournissent des renseignements importants pour la compréhension du monde spirituel.

Comme je le dis dans le chapitre « Transcommunication Instrumentale », Chrystèle pose toujours les mêmes questions en début de séance. Cette méthode répétitive nous permet d’établir des correspondances entre les réponses.

Les premiers mois, nous entendions surtout des « voix souffle ». Nous ne comprenions pas ce que ma petite fiile disait. Puis les syllabes sont apparues : « ma… ma » ou « ma… man », « je t’aim’ » et « tu… me… man… ques ». Nous étions émerveillées que notre petite Loreen fasse tant d’efforts pour se faire entendre. C’était pour ses parents une grande victoire et un apaisement appréciable. Petit à petit des phrases simples sont devenues compréhensibles. Elle maîtrisait de mieux en mieux les ondes sonores pour former des mots. A la question « j’espère que tu vas réussir à parler ? », elle a répondu « c’est fait, merci ».

Bien souvent le guide prend le relais. Il traduit sa pensée et parle à sa place. Il précise parfois : « elle dit… ». Exemple : « bien sûr elle est à la maison, ell’dit ». Ainsi nous savons que Loreen reçoit de l’aide pour s’exprimer. Chrystèle lui a conseillé plusieurs fois de demander du soutien. Mais nous avons entendu : « toute seule… non, elle ne veut pas. Elle veut toute seule ».

Sa mère lui a demandé si elle pouvait dire « Loreen ». Elle a dit un « oui » très fort puis, plus faiblement, « Loreen ». Quelqu’un l’a encouragée à prononcer son prénom : « dis Loreen ». Elle a répété « Loreen, Loreen ». Alors que Chrystèle s’inquiétait une autre fois de savoir si sa fille arrivait à s’exprimer, on nous a dit : « Tu sais, elle fait ce qu’elle peut ». Ainsi nous avons assisté à ses progrès pour maîtriser les sons. Maintenant, elle parle de façon compréhensible. L’échange devient possible.

Je répète souvent dans plusieurs chapitres la même chose sur divers sujets, parce-qu’ils appellent des réponses semblables. Elles permettent à chaque fois d’éclairer le propos et elles font ressortir qu’il n’y a qu’une seule finalité, dans cette pratique, qui est de continuer à faire vivre l’amour qui unit les êtres qui s’aiment.

I
Loreen

Dimanche 18 mai 2008.

Il est 13h45 et je charge mon sac de voyage dans le coffre de ma voiture pour aller chez ma fille Chrystèle et mon gendre Jean-François. Je me réjouis à l’idée de retrouver mes deux petites filles, Loreen six ans et Liza trois ans et demi. Mercredi, lorsque je les ai quittées, elles couraient avec d’autres enfants autour des box des chevaux.

J’étais soulagée de voir Loreen heureuse alors que je partais. D’habitude elle pleure. En passant près de la voiture elle s’est arrêtée et m’a fait des signes de la main : « au revoir, mamie », a-t-elle dit plusieurs fois avec un large sourire. J’avais le cœur léger. Elle a couru derrière ses petites amies et s’est retournée pour un dernier au revoir. Je ne l’ai pas revue vivante.

14h30.

Ma fille Florence arrive chez moi, les yeux exorbités et le visage pétrifié. Elle parle vivement avec sa sœur sur son portable : « assis-toi maman, je t’en prie assis-toi. Je te passe Sylvie ». J’entends : « Loreen est morte ». Un coup de massue sur la tête. Je reste pétrifiée. Non, ce n’est pas possible. On va la ranimer. Je ne peux pas accepter. Je ne veux pas y croire. On va la sauver. Les intervenants du SAMU ont essayé pendant une heure de la ramener à la vie. Vainement. Le médecin pleurait.

Lorsque nous sommes arrivés, un hélicoptère tournait au-dessus des bois. Plusieurs brigades de policiers et de gendarmes cherchaient des indices et surtout l’auteur de l’accident. Il a percuté Loreen, n’a pas freiné et s’est enfui. Elle a été heurtée dans le dos. Nous pensons que la voiture l’a projetée de l’autre côté de la route. Elle est tombée sur la tête. Une hémorragie cérébrale a eu raison de sa vie. Nous sommes là, sur la terrasse, hébétés. Son père affolé l’a vue étendue sur le bord de la chaussée. Il l’a prise dans ses bras. Elle ne pouvait plus parler. Puis elle s’est éteinte là, tout contre lui. Liza, sa petite sœur de 3ans 1/2 a vu son visage ensanglanté. Comment décrire un tableau aussi dramatique ! C’est l’horreur ! Deux parents effondrés, impuissants à retenir la vie de leur enfant alors que celle-ci la quitte doucement. Il y a du sang partout. Sur la route, dans la cour, sur la terrasse, sur les vêtements. C’est insupportable. Je saisis le jet d’eau et je lave toutes ces traces. Nous agissons comme des automates, dans le brouillard. Il faut faire face aux démarches administratives. Ma fille Sylvie a pris les choses en main avec une maîtrise admirable et elle a assumé toutes les contraintes imposées par les diverses déclarations et les obsèques. Ma fille Florence s’est occupée sans cesse des enfants qui étaient complètement perturbés. Nous devions aussi répondre aux questions des journalistes alertés par la gendarmerie.

Une médiatisation importante était nécessaire pour essayer d’éveiller des regrets dans la conscience de celui qui a pu s’enfuir ainsi. Sans résultat. Lorsque ma fille a dit à l’école, le lendemain matin, que Loreen n’était plus là, sa maîtresse a fondu en larmes. L’émotion était vive. Les enfants ont été très affectés. Les enseignants ont du consacrer du temps pour parler de cet accident. Les parents des élèves du centre équestre ont entouré ma fille et mon gendre de leur présence chaleureuse. Il y a eu beaucoup de bonté et de manifestations de soutien. Nous les remercions pour leur appui bienveillant.

Chrystèle et Jean-François ont fait preuve d’un courage exemplaire. Il fallait chaque jour s’occuper des chevaux. Ils ont recommencé les cours la semaine suivante, tout de suite après les obsèques. Beaucoup de parents ont cru qu’ils fermeraient le centre d’équitation. Quinze jours plus tard Chrystèle avait un examen d’équitation à passer. Elle a participé aux épreuves et a réussi. Il faut une grande force de caractère pour assumer les nécessités de la vie sociale alors que tout s’écroule autour de soi et que nous sommes anéantis par le chagrin.

Voici ce que Bernard Baudras, un ami de longue date qui est conférencier, a écrit à ce sujet : « Si la mort d’un ascendant semble faire partie de la vie, celle d’un enfant, bien au contraire, remet en cause tout ce à quoi nous croyons.(…) Les étapes émotionnelles et psychologiques sont malheureusement connues : déni,(…) révolte, (…) dépression.(…) La douleur peut nous faire perdre tout repère et nous rendre temporairement « insensés ». Ce chemin peut être long et même très long. Il ne s’achève que par l’acceptation, possibleà tout moment, dès le début. Ce que nous avons vécu avec lui (…) fait partie de nous et il est bon que cela continue à vivre en nous. (…) Malgré la douleur, il faut quand même, et ce peut être véritablement surhumain, faire face et prendre soin de notre famille. Eux tous sont touchés, (…) avec leur compréhension, leurs questions. Car la vie continue pour ceux qui restent et pour nous aussi ».

Je connais des parents qui n’ont pas pu se relever. Chacun réagit en fonction de ce qu’il est capable de supporter. Pour certaines personnes, qui pourtant ont entendu la voix de leur cher petit en TCI, aucun raisonnement logique n’est possible et le comportement est en effet « insensé ». Elles s’enferment dans le « déni » qui se traduit par un rejet catégorique de toute preuve, aussi convaincante soit-elle.

Les personnes qui essaient de comprendre, voient souvent leurs capacités médiumniques se développer. Mon amie Yolande a entendu sur son téléphone portable la voix de sa fille lui dire « maman…je t’aime ». Elle était partie quelques années auparavant à l’âge de 39 ans. C’est à peu près au moment où elle a reçu ce message que nous avons fait connaissance, en avril 2012. Je lui ai parlé de nos communications avec Loreen. Ma petite fille l’a contactée dans les jours qui ont suivi. Les dons de médium de Yolande se sont développés de plus en plus à partir de ce premier contact. En avril 2013, Loreen se manifeste beaucoup. Elle fait écrire Yolande depuis peu de temps, en écriture automatique.

Chrystèle a passé 4 ans ½ dans le refus de vivre. Ce n’est que fin 2012 qu’elle a fini par comprendre que sa fille était malheureuse de la voir vivre par obligation. Elle lui disait d’accepter. La douleur de sa mère l’affectait beaucoup et elle cherchait à contacter des médiums de mon entourage pour leur dire que sa mère avait besoin d’aide. Le manque de sa fille est toujours aussi présent, mais elle accepte maintenant de ne pas la voir. Elle a pris conscience que beaucoup d’autres parents n’ont pas la chance de communiquer avec leur enfant. Ma fille et Jean-François ont eu un courage admirable face au chagrin insoutenable de Liza. Ils ont su la réconforter, la faire rire et la rassurer alors qu’ils avaient envie de fondre en larmes. Jour après jour, il a fallu « faire semblant » de bien aller.

Quelques jours avant l’accident, Muriel, qui est médium, avait reçu un avertissement. Elle connaît Lydie, une amie de mes filles. Un grand malheur allait arriver dans l’entourage de Lydie. Celle-ci avait appelé Florence pour lui confier ses inquiétudes au sujet de sa mère hospitalisée. Le matin-même de l’accident, mon gendre a entendu qu’on l’appelait. Il était dehors. Il a cherché si quelqu’un était là, mais il n’y avait personne. Il a pensé que c’était son père décédé, car ce n’était pas la première fois qu’il l’entendait, mais il n’a pas pensé que c’était un message.

Deux jours après le départ de Loreen, l’incroyable s’est produit. Muriel a été contactée par une petite fille qui avait une queue de cheval. Elle est venue lui dire de demander à ses parents de « ne plus pleurer car cela lui faisait trop de peine ». Loreen avait bien une queue de cheval. Nous ne pouvions pas être incrédules. Elle a dit aussi que maintenant elle a accepté « car c’était prévu ». Les enfants qui perdent la vie savent intuitivement, lorsque l’accident survient, que le moment de partir est venu pour eux, « parce-que c’était prévu ». Avant de revenir sur Terre, ils ont choisit ou accepté de vivre cette épreuve. Elle a un but, entre autres celui de faire comprendre à leurs parents le véritable sens de la vie à travers les recherches qu’ils feront ou leurs lectures, mais aussi de développer leurs capacités latentes de médiums.

Un enfant a expliqué à sa mère par écriture intuitive que « toute séparation a son motif ». L’épreuve est imposée aux familles dans un but de progrès spirituel. Michel, le fils du célèbre médium Belline dit à son père : « ma mort n’a de sens que par votre souffrance et votre survie. (…) c’est la vie qui est la plus forte. (…) Toute souffrance porte en elle des germes de vie ». Beaucoup de parents endeuillés traînent leur désespoir comme un boulet, car ils ne savent pas ce qu’il se passe après le départ de la Terre.

Le père Brune, dans son livre « les morts nous parlent », cite l’exemple d’enfants ou d’adolescents qui ont dit en communication médiumnique ou intuitive que leur départ était prévu. Michel a perdu la vie dans un accident de voiture. Son père lui a demandé comment l’accident s’était passé, s’il y avait eu un incident mécanique ou la faute d’un tiers : « non, mon heure était venue, il me fallait partir ».

Paul est parti en pratiquant le jeu du foulard. Il a glissé et il s’est étranglé. Il dit que « lorsque le moment est venu (…) il est vraiment venu, il n’est pas décidé, il n’est pas écrit, mais il s’inscrit dans une chaîne d’évènements innombrables ». Un autre enfant témoigne ainsi : « ma mort n’est pas un accident, mais l’effet de la volonté divine ».

Peut-on souhaiter un plus grand acte d’amour que celui de Loreen ? Elle ne supportait pas que sa famille souffre. Une semaine plus tard, elle a demandé, toujours par l’intermédiaire de Muriel, que nous arrêtions de lui parler. Nous la rappelions trop souvent et « elle ne pouvait pas trouver sa place ». Nous avons arrêté. Elle s’est rendue très vite sur son niveau vibratoire car, ensuite, elle n’a pas cessé de contacter des médiums pour communiquer. Nous allions quelquefois aux conférences de Michèle Riffard et de Paulo Têtu. Elle nous contactait ainsi. Bien que son absence soit lourde à vivre, nous savons bien que notre chance est extraordinaire. Egalement, afin d’entendre au moins quelques sons qui nous mettaient un peu de baume au cœur, nous avons commencé la Transcommunication Instrumentale dès le mois de juillet 2008.

Nos chers disparus cherchent toujours à se manifester pour soulager nos souffrances. Ce sont, par exemple, des petits coups réguliers sur les meubles et que nous attribuons au réchauffement du bois, une porte qui grince sans bouger, la lumière qui clignote et autres manifestations imperceptibles auxquelles nous ne prêtons pas attention. Loreen multiplie les signes. Parfois, la lumière s’éteint et se rallume. En principe deux fois de suite. Pour ne pas nous tromper nous lui demandons si c’est elle qui fait ça. Si c’est le cas, elle fait encore clignoter l’ampoule. Au début, nous étions sceptiques. Nous pensions à une perturbation électrique et que notre question coïncidait avec une nouvelle coupure. Mais cela s’est reproduit souvent de la même manière. Maintenant, nous n’avons plus de doute. Ces « clins d’œil » sont apparus pour la première fois peu de temps après son départ. Il y en a eu beaucoup par la suite. Le 31 août 2012, j’avais invité une amie qui m’a apporté une composition florale. Il y avait trois roses orange « Sonia », celles-là même qu’elle veut que je plante dans son jardin.

En 2008, nous étions en vacances près d’un lac. Il y avait des libellules et je les ai montrées à mes petits enfants en leur disant que je trouvais ces insectes magnifiques. Le soir-même, alors que je lisais sur la terrasse, une grosse libellule bleue est venue se poser sur ma main. Elle restait là et tournait la tête de gauche à droite. Après plusieurs minutes, j’ai bougé pour qu’elle s’envole. Elle est allée se poser sur le mur à quelques pas de moi et y est restée un long moment. Ces animaux sont craintifs et ne s’approchent pas de nous. Le comportement de cette libellule était plutôt inhabituel. Pour nous, il était évident que Loreen l’avait influencée. Elle envoie souvent des oiseaux ou des papillons.

Nous comprenons que c’est elle qui manifeste sa présence car ils ont un comportement particulier. En juillet 2009, un petit papillon bleu est venu se poser sur la main de Chrystèle. Elle le promenait dans la cour du centre équestre et le montrait à tout le monde. Il n’était pas effrayé. Lorsqu’il s’est envolé, elle a demandé qu’il revienne si c’était un signe de Loreen. Il est revenu se poser sur sa main. J’ai lu des témoignages concernant le comportement d’insectes ou d’oiseaux après le départ d’un être cher. Les entités confirment qu’elles les utilisent pour établir une relation avec nous. Elles disent qu’influencer ces animaux-là est facile à faire pour elles.

Il y a plusieurs années, mon amie Odette a fait une expérience similaire. C’était en novembre et il faisait très froid. Alors qu’elle se tenait devant une tombe de sa famille, un gros papillon marron est venu voleter près d’elle. Quelques jours plus tard, elle s’est rendue dans un autre cimetière éloigné du premier. Un papillon semblable était là. Elle a pensé que ses chers disparus la remerciaient et lui montraient leur amour pour elle. Lorsque des signes aussi étranges se produisent, nous comprenons bien qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire. Aussi incrédules que nous puissions être, nous nous posons des questions. De toute évidence, ce n’est pas le fruit du hasard. Il y a une explication en rapport avec une intervention surnaturelle. Il ne faut pas avoir peur de ces manifestations. Ce sont des messages d’amour que nous envoient nos êtres chers. Tous ces signes ont pour but de nous prouver que ceux que nous aimons nous aiment aussi et surtout qu’ils sont vivants.

Dans une revue Parasciences (JMG édit.), un récit du père Jean Martin vient confirmer notre expérience des signes. Alors qu’il célébrait une messe, « un papillon venu je ne sais d’où » raconte-t-il, « s’est mis à voler dès que j’ai ouvert le livre. Après la lecture, je me suis assis (…) et ce papillon est venu se poser sur le banc à côté de moi ! (…) Il est sorti droit, très droit, vers la porte du fond qu’on venait d’ouvrir pour laisser sortir les genset ce à une vitesse anormalement élevée pour un papillon ». Une jeune fille qu’il connaissait venait de décéder et il en était très affecté. C’était en novembre et la température était glaciale. Jean Martin a beaucoup réfléchi à la signification de cette présence. Mais il a fini par comprendre que c’était un message d’espoir : « sors de ta tristesse, de ton abattement…… Toute peine, un jour, se changera en joie. Toute chenille devient, un jour, papillon ! ». Il faut dire que la maman de la jeune fille décédée a reçu le même signe. Un papillon de la même couleur s’est posé sur la photo de sa fille. Sa marraine a eu elle aussi la visite de ce bel insecte, de teinte identique, qui se posait également sur la photo de sa filleule. Ceci, en décembre, alors qu’il y avait des congères de glace ! La mère de l’autre jeune fille tuée dans le même accident a été visitée par un papillon aux coloris semblables à ceux des trois autres. « Toute cette histoire, au total, pourrait être l’œuvre de la fée de l’amour », dit le père Jean Martin.

Loreen a beaucoup pleuré après son départ, nous a appris Michèle Riffard. Malgré ce qu’elle avait dit auparavant à Muriel, elle n’acceptait pas d’être partie. Elle voulait revenir mais c’était impossible, « alors j’attendrai » a-t-elle dit, « de toutes façons je n’ai pas eu le temps d’oublier comment c’est là-bas », « j’ai un grand travail à faire avec ma maman. ». Le contenu de ses messages nous indique la voie à suivre. Elle demande que nous témoignons de notre expérience comme d’autres le font, afin d’apporter le plus de preuves possibles concernant la survivance.

Nous n’avions pas d’affinités particulières avec le milieu médiumnique. Bien au contraire, je ne voulais pas participer aux rencontres auxquelles des amis assistaient depuis longtemps. Je craignais les erreurs d’interprétation. Les médiums savent qu’il n’y a pas de séparation entre le monde visible et le monde invisible. Pour ces témoins de l’Au-delà, la continuité de la vie est évidente puisque les êtres disparus se manifestent à eux et communiquent. Le problème est que pour les entendre il faut être médium ou pratiquer la Transcommunication Instrumentale (TCI). La maman de Loreen, bien que très sensible aux vibrations, n’entend pas sa fille. Lors d’un contact, elle lui a demandé si elle était là. Ma petite fille a répondu : « je te l’ai dit hier soir ». Elle redira plusieurs fois cela à sa mère, mais elle ne répète pas ce que ma fille n’a pas entendu.

Depuis longtemps nous étions persuadés que l’âme survit de façon consciente. Nous savions que les entités affirment qu’elles sont « plus vivantes que nous » (Isabelle). Mais nous ne pensions pas pouvoir les contacter. Maintenant nous vivons avec une autre optique. A travers les divers entretiens que nous avons, nous nous familiarisons avec la vie dans l’Au-delà. Lorsque les médiums sont en contact avec des entités au cours de leurs conférences, ils sont sollicités pour entrer en relation avec une personne présente dans la salle. Il n’est pas possible de douter lorsque des noms sont donnés. Loreen a dit qu’elle était avec Xavier. C’est son cousin. Il est parti d’un accident de voiture à l’âge de quarante ans. Il s’occupe d’elle. Il lui donne la main et il l’emmène avec lui. Cela nous paraît invraisemblable car pour nous le corps psychique est fluide. Nous avons du mal à imaginer que deux esprits peuvent se donner la main. Mais les hôtes de l’astral nous disent que pour eux leur corps de lumière est solide. C’est certainement parce-qu’ils sont de même nature vibratoire, comme nous le sommes sur Terre entre nous. Lorsque ma petite fille s’est adressée à Paulo Tétu, elle était avec Maurice, le père de Xavier. Les esprits donnent des détails sur leur vie...

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