Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,88 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

1, 2, 3, mes petits koalas

De
213 pages
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman, et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants. L'auteur a mis sa vie professionnelle entre parenthèses pour se consacrer entièrement à ses trois enfants. Tellement, qu'elle se devait d'écrire leur histoire. Pour eux d'abord, pour qu'ils sachent tout l'amour qui les a entourés depuis le début, avant leur adoption. Puis, au fil de l'écriture, elle a voulu témoigner, tenter de gommer les préjugés sur l'adoption, expliquer enfin l'adoption à la polynésienne, l'adoption fa'a'mu.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

1, 2, 3, mes petits koalas...

(Ç) L'Harmattan,

2005

ISBN: 2-7475-8184-5 EAN:9782747581844

Sabine LAINE

,.. ,

1, 2, 3, mes petits koalas...

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan KonyvesboIt 1053 Budapest Kossuth L.u. 14-16

HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

A mes parents, Pascal, Bastien, Manon, N athanaël, Andréa, Rodolphe, Nelly, Mûe, Heimata, Teura, Adeline, Et à tous les Polynésiens.

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des enfants. Et il dit: Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie; Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. »

Poème extrait du recueil « Le Prophète» de Khalil Gibran, @ Casterman. Avec l'aimable autorisation des Editions Casterman. J'ai toujours trouvé ce poème magnifique, emprunt d'humilité, d'humanité et du respect d'autrui.

Ce 26 mai 1990, lors de notre mariage, nous l'avons à nouveau écouté, toujours avec la même émotion. Il y avait juste, en plus, l'émotion d'un couple qui s'unissait dans un profond désir d'enfant. Ce poème était pour nous comme une promesse d'enfants à venir. Jamais en ce jour, nous n'aurions pensé, que la vie nous donnerait l'occasion, bien involontairement, de le sublimer... Mais ce poème n'était pas qu'une promesse, c'était aussi un heureux présage. Il a fait de nous les parents que nous sommes, certes pas parfaits, et nous a certainement aidés à surmonter les épreuves qui nous attendaient. C'est pourquoi, je tiens à le faire partager à tous les parents, qu'ils soient parents biologiques, parents adoptifs ou parents de naissance. Qu'importe d'ailleurs! Encore qu'il puisse être interprété par chacun d'entre eux, d'une façon différente et curieusement, ce ne sont pas ceux auxquels l'on pense, qui sont forcément à même d'admettre spontanément la portée de ce texte. Sans jugement personnel, bien sûr. Ainsi, je le dédie en premier lieu aux parents biologiques, les parents en général, classiques, normaux, qui par nature et de par les liens du sang qui les lient à leurs enfants, ne peuvent pas nécessairement parvenir à cette évidence, que« leurs enfants viennent à travers eux mais non, d'eux» et que, pour les aider à grandir, il faut les pousser vers l'avenir et donc se séparer d'eux. Couper le cordon! J'y reviendrai... En cela, pour une fois, les parents adoptifs ont une longueur d'avance. Bien sûr que nos enfants ne sont pas nos enfants... Et encore que! Mais c'est justement dans l'esprit de Khalil Gibran que nous en comprenons la symbolique. Par essence, nos enfants ne viennent pas de nous mais bien, à travers nous. Ce sont nos démarches, nos efforts, notre amour qui font, qu'ils sont là, auprès de nous. - 10-

Il nous est donc d'emblée plus facile et moins douloureux, d'intégrer cette idée fondamentale, qu'il faut aider nos enfants à grandir, en étant pour eux l'arc qui les éloignera de nous. Et ce, paradoxalement, malgré les difficultés que nous avons rencontrées pour les rapprocher de nous. Finalement, je dédie particulièrement ce poème aux parents de naissance, ceux dont on ne parle jamais, sauf en termes péjoratifs, de condescendance ou de pitié, ceux qui ont fait le choix de « donner» leur enfant, pour lui donner une chance de vivre et non de survivre. Ce ne sont peut-être pas ceux qui auront été « parents» le plus longtemps dans la vie de leur enfant, encore qu'ils le demeurent à jamais dans leur cœur, mais ce sont ceux qui auront compris les premiers, la nécessité de tendre l'arc, pour lancer la flèche.

- Il -

Chapitre 1 Désir d'enfant

Lorsque j'étais petite, vers 8, 9 ans, j'étais fascinée par Joséphine Baker. Non pas par l'Artiste, que je ne connaissais pas plus que ça, mais par la Mère. « EUe avait adopté 12 enfants de toutes les couleurs. » Je ne sais même pas si le nombre est exact, c'est juste ce qui est inscrit dans ma mémoire de petite fille. En tout cas, ce qui m'interpellait tant, c'était justement le nombre et le fait qu'ils viennent du monde entier... J'étais déjà très idéaliste et je trouvais cela formidable, un modèle. J'ignore pourquoi... Allez savoir ! Mais, je n'ai pas entamé pour autant une psychanalyse. Cependant, le plus étonnant c'est qu'a priori, ce modèle n'était pas un héritage familial, surtout si l'on s'en tient à l'aspect de l'adoption. Mes parents, férus de généalogie, allaient remonter jusqu'en 1061 dans notre ascendance et ainsi, j'ai plutôt baigné dans une atmosphère familiale, où le culte des ancêtres prévalait largement. Très largement même. Combien d'anecdotes ai-je entendues sur untel, guillotiné pendant la révolution ou unetelle, qui avait vendu ses cheveux pour quelques sous ou untel encore, qui... J'avais bien ma marraine, adoptée et un « enfant trouvé» dans mon ascendance... Alors, de là à Ytrouver une brèche! Toujours est-il, que dès lors je décidais moi-même d'avoir une famille nombreuse, de toutes les couleurs! Inconsciemment, en dehors de toutes considérations sur l' adoption, je crois que j'avais quand même intégré l'idée, qu'elle seule permettait de fonder ce genre famille.

C'était la première pierre à l'édifice d'une intégration mentale de l'adoption comme quelque chose de positif et de naturel. D'ailleurs, c'est avec ce même naturel, que lorsqu'on montrait aux informations les enfants mourants de faim au Biafra, je demandais à mes parents d'en adopter « un ». Les pauvres! TIsm'avaient déjà eu sur le tard et même sije suis sûre, qu'ils n'avaient rien contre l'idée d'adopter un enfant, c'était irréalisable à l'époque. Ils ont dû cependant avoir un discours suffisamment acceptable et juste, pour que je parvienne à y renoncer. Bref, mon enfance s'est passée. Et dès l'adolescence, j'ai entendu parler du Dystilben. Ma mère avait suivi ce traitement pendant sa grossesse pour éviter une fausse couche. En 1974, alors que ce médicament était encore prescrit en France mais déjà interdit aux USA, mon père qui était pharmacien biologiste, a commencé à lire des articles inquiétants sur les effets nocifs possibles, du Dystilben. Ayant déjà quelques soucis à la puberté, j'ai immédiatement été suivie par un endocrinologue. Dès ce moment et alors même qu'on ne connaissait pas encore les réelles incidences de ce médicament, mes parents ont évoqué des « difficultés» pour l'avenir, une éventuelle stérilité... J'avais 12 ans et de toute façon je voulais adopter 12 enfants! Dieu merci, je n'avais pas encore ce besoin viscéral de « porter» un enfant. Mon désir d'enfant passait surtout par l'envie, le besoin de fonder une famille. Alors, la vie a continué. J'ai terminé mes études, beaucoup voyagé, puis je suis entrée dans la vie active. Je ne perdais pas pour autant mon désir d'enfants... Peut-être pas « 12 de toutes les couleurs» mais un nombre certain. J'avais toujours à l'esprit les dégâts causés par le Dystilben, car malheureusement, avec le temps, j'avais appris que je souffrirai très certainement d'hypo fécondité et de risques de fausses couches. - 14-

Mais j'avais confiance dans la vie et dans l'avenir. Non, ce qui me préoccupait vraiment, c'était l'Amour. Trouver l'amour, ce sentiment qui nous fait rougir au premier regard, bégayer aussi, chavirer les cœurs! Au mois de juin 1988, je me suis rendue à deux reprises, dans la filiale parisienne de ma société. Il y avait là, un chef des ventes, mon supérieur hiérarchique, qui m'impressionnait terriblement. Il était beau, il avait une grande prestance, beaucoup de charisme... J'étais sous le charme. Un beau soir, alors que nous étions tous deux de retour dans les bureaux avant les autres, je me suis aventurée à lui poser quelques questions extraprofessionnelles. C'est là qu'il m'annonce tout naturellement, qu'il a 5 enfants, tout en m'en donnant instantanément les prénoms.. J'avoue que notre entretien a été quelque peu écourté... Mais, je craquais complètement! J'ignore ce qui lui était passé par la tête à ce moment-là, car finalement nous n'en avons pas vraiment reparlé depuis, mais ce qui est sûr, et cela s'est confirmé par la suite, c'est que tout comme moi, Pierre avait un profond et sincère désir d'enfants.*

* Livrer ses sentiments

et ses souvenirs est un exercice ardu. Il est surtout très

personnel. Même si Pierre et moi avons vécu conjointement ce même désir d'enfants et les épreuves qui allaient suivre, même si notre amour était réciproque et n'a jamais failli malgré tout, je ne me suis pas autorisée à interpréter ses sentiments. Je me suis seulement limitée, en ce qui le concerne, aux seules évidences.

- 15 -

Chapitre 2 Espoir et désillusion

Nous formions donc un jeune couple, heureux, soudé et plein de projets. Nous avons pleinement profité de nos deux premières années de vie commune. L'éventualité d'une grossesse « surprise» ne nous dérangeait pas, dans la mesure où de toute façon, c'était notre souhait le plus cher. J'avais quand même expliqué à Pierre, qu'à cause du Dystilben, ce serait peut-être un peu plus long et plus compliqué. Mais notre amour était tel, qu'on n'y croyait pas vraiment. Quelques mois après notre mariage, j'ai fait une hémorragie interne suite à une torsion de l'annexe de l'ovaire... Un problème gynécologique parmi d'autres mais celui-là, relativement plus gravissime.. J'ai été opérée en urgence, par un médecin qui, par un heureux hasard, venait d'être nommé responsable du service stérilité. En fait, pour être exact, ce service en était à un « stade expérimental »... Deux pièces au sous-sol de l'hôpital, avaient été mises à la disposition de la poignée de « médecins fous », qui se lançaient dans l'aventure! On était loin du service pilote et rôdé de Béclère mais l'avantage, énorme, c'est que ces « volontaires », médecins et biologistes, étaient particulièrement motivés.. Ils tâtonnaient et ne s'en cachaient pas mais en contrepartie, ils considéraient les patientes avec humanité. Ils les savaient en souffrance et mettaient toute leur énergie à les soulager, aussi bien médicalement que moralement..

Ils les considéraient encore individuellement, loin de la standardisation qu'est devenue ensuite la Procréation Médicalement Assistée. Ils étaient des « pionniers », animés d'espoirs incroyables. Je ne regrette pas d'avoir connu cela, quels qu'en aient pu être les résultats... Il y a quand même des expériences qu'on ne peut pas rater dans une vie! Ainsi, à peine remise de mon intervention, j'ai fait part de nos difficultés à ce jeune chef de service. Il était assez optimiste et m'a prescrit, dans un premier temps, un traitement basique de stimulation ovarienne. Il nous avait aussi mis en garde devant une possibilité de grossesse multiple... On se voyait donc déjà avec des jumeaux, voire des triplés. On y croyait. On commençait, quand même déjà, à faire une « flXette » sur le problème. Il faut dire que la prise de température du petit matin, les tableaux mettant en évidence les périodes d'ovulation, n'aidaient pas à prendre du recul. Pourtant, on «travaillait» consciencieusement à la réalisation de notre «projet ». Bon, ça manquait parfois d'un peu de romantisme quand « l'urgence» émanait du tableau plutôt que de nous! Mais, on était jeune. Après quelques mois de traitement, mis à part des douleurs et des malaises. Rien! On est donc passé à la seconde étape, celle de la batterie d'examens en tout genre: - hystérosalpingographie. Je l'appréhendais, après en avoir déjà subie une à 14 ans. Le produit injecté dans les trompes provoquait, à l'époque, des douleurs proches de celles des contractions. Le radiologue, fm psychologue, m'avait dit de ne pas me plaindre car quand j'accoucherais, ce serait pire, plus douloureux et plus long. No comment! - 18-

- test

de Hühner ou pas de rapports pendant 5 jours, puis rapport « forcé» la veille du prélèvement, tout un poème!

- spermogramme. Très hilarant, surtout pour moi, qui voyais rentrer tous ces pauvres « hères» dans de petits box, où se trouvait une littérature fort à propos, supposée les aider à recueillir manuellement leur substance vitale. J'avais bien sûr accompagné Pierre, qui cette fois était mis à contribution, physiquement mais surtout virilement, dans le sens le plus « macho» du terme. Il est certainement plus humiliant pour un homme que pour une femme, que de se laisser « tester », ce qui pour les trois-quarts de la planète, représente « le » signe de virilité. On a beau être en France en 2004, la différenciation entre stérilité et impuissance, n'est pas encore très claire dans l'inconscient collectif. - caryotype, au cas où... Et j'en passe.
Le verdict a été implacable: Stérilité sévère.

Retour à la case: Dystilben. Les interventions successives, que j'avais subies ces dernières années avaient aggravé mes problèmes de fécondité. L'une d'entre elle avait pour but de limiter les risques de cancer de l'utérus, elle était donc nécessaire mais m'avait en même temps rendue, indubitablement stérile. Nous avons quand même accusé le coup car fort heureusement, l'équipe qui s'occupait de nous nous n'étions dorénavant plus un « couple en désir d'enfant» mais une « équipe» restait positive. C'est vrai qu'on était en plein «boum» des fécondations in vitro et qu'il y avait toujours un espoir. A l'époque, les médecins avaient tendance à minimiser les statistiques décourageantes, qui ne considéraient que 20% de réussites, à partir du

-

-

- 19 -

moment de l'implantation des embryons. Encore fallait-il aller jusque-là. Mais, les statistiques ne faisaient pas le poids, face à notre détermination. En décembre 91, notre prise en charge fut acceptée. TIne restait plus qu'à attendre le début du cycle pour entamer le premier protocole. On attendait donc. Pourtant un matin, je me suis réveillée persuadée d'être enceinte. J'ai foncé au laboratoire, noyé le moteur de ma voiture dans mon empressement, continué à pieds. Bêta HCG positif! J'étais enceinte, j' étais enceinte! Naturellement, sans l'aide des médecins, juste avec celle de Pierre... J'étais enceinte de 6 semaines. Je le savais, je le sentais au fond de moi. Il n'y avait pas que le retard, de toute façon habituel chez moi, j) y avait mon corps qui se transformait déjà. Les premiers jours, j'étais au nirvana. Je me regardais béatement dans le miroir, je n'étais plus moi, j'étais une mère, j'étais maman. C'était la plénitude comme je n'allais plus la ressentir avant longtemps. Pierre était sur un petit nuage, guilleret, un autre lui aussi. Mais, rapidement, je suis retombée sur terre. J'ai réalisé que s'il y avait eu une chance sur un minion que je sois enceinte, cette chance n'allait plus se reproduire dans cette vie. Cette réalité m'a paru terrifiante. Ma mère, avec beaucoup de pudeur, y avait pensé el1e aussi, sans me faire partager cette crainte. Sur le moment, en effet, je n'avais pas compris son manque d'enthousiasme. Mais elle savait, elle savait que tout n'était pas gagné. Quelques semaines à peine plus tard, je perdais du sang. - 20-

A l'échographie, le médecin, perplexe, ne voyait rien. Il n'y avait plus rien. Non, ce n'était pas possible, j'avais vu les analyses! J'étais enceinte. A l'hôpital, j'ai été reçue en urgence par le gynécologue. J'attendais dans un couloir, par lequel précisément, les mamans qui venaient d'accoucher, passaient, le bébé sur le ventre, pour rejoindre leur chambre. On aurait voulu m'achever qu'on n'aurait pas fait mieux ! Heureusement, c'est avec davantage de tact, que le médecin a tenté de me remonter le moral. Ce jour-là, quelque chose s'est brisé. Nous étions brisés. Avoir un enfant devenait un rêve réellement inaccessible, quelque chose d'imaginaire mais surtout, cela nous paraissait tellement injuste. Pierre n'allait pas mieux que moi, même s'il n'avait pas comme moi senti son corps se transformer, puis indubitablement reprendre ses droits, il s'était senti père. Après cela, il nous arrivait souvent de pleurer, en regardant des films ou des reportages sur l'enfance malheureuse. On déprimait aussi, heureusement à tour de rôle. Ce qui permettait de nous soutenir l'un l'autre. Le plus important, c'était que nous restions soudés dans cette épreuve. Mentalement, je déversais ma rage face à cette injustice, lorsque je croisais des mères de famille dans la rue ou l'hypermarché du coin... Je leur aurais bien arraché les yeux, surtout lorsqu'elles donnaient l'impression de ne même pas être épanouies avec leurs petits bouts à côté. Depuis, j'ai appris qu'on n'est pas forcément dans un état jubilatoire, lorsqu'on fait des courses avec nos fameux petits bouts! Mea culpa! Je présente mes excuses à toutes ces mamans, auxquelles j'ai pu jeter un regard particulièrement cinglant. Elles n'y étaient pour rien. A côté de cela, il y avait nos amis. Ils étaient tous de la même tranche d'âge que nous et ironie du sort, la nature leur donnait justement ce droit biologique et inaliénable d'être parents. - 21 -