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13 Novembre… Le jour d’après

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62 pages

« Le 13 Novembre 2015, Nicolas Degenhardt tombe sous les balles du terrorisme à la terrasse de la « Bonne Bière » à Paris. Son arrière-grand-père était mon grand-père, Joe Degenhardt, le diplomate américain. Ce petit livre de témoignage – à la mémoire de mon cousin – célèbre, en le racontant, le souvenir de toutes les victimes et des blessés à vie… ». Le choc, les larmes, l’émotion, cet ouvrage bref va à l’essentiel lorsque l’absurde dans ce qu’il a de plus monstrueux s’impose à soi et devient réalité. Philippe Legrand, l’auteur, confie ici, dans son 7e livre, après « Kennedy – Le roman des derniers jours », combien la souffrance se partage et combien la force de la foule est capable de faire éclore l’espérance. « 13 Novembre » interpelle, interroge et livre quelques histoires vécues dans lesquelles l’expérience met en relief les vertus éternelles de l’humanisme au cœur de l’humanité.

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Ce moîs de Novembre ne ressembe à aucun aure. ï es doux. Tranquîe. L’auomne aîsse encore sa pace à ’éé.
Par endroî, e soeî îumîne une végéaîon quî a oubîé e changemen des saîsons.
Les roses senen bons dans es jardîns paîsîbes. On se promène en manches coures, sans se sou-cîer du caendrîer quî, à d’aures époques, obî-geaî chacun d’enre nous à ponger dans a cave, à a recherche des gros maneaux doubés de aîne chaude.
Les parums ambîans annonceraîen-îs e reour de ’éé ? A moîns que ce ne soî e prînemps quî vîendraî rapper à nos pores e emps des amours.
La France pane, oîn des nuages, ace à un cîe dégagé de ou orage. La puîe atendra bîen queques jours, ou comme e roîd des pre-mîères heures de Novembre. Personne ne s’en paîn.
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Avec raîson, a mééo excepîonneemen cé-mene, donne des aîes aux rêves de chacun. ï au voîr e pays, beau e atendrîssan, sous ces coups de chaeur qu’aucun îndîcaeur ne prévoyaî aussî dîsîncemen.
Ce n’es pas un joggîng maîs pusîeurs que es adepes de cete dîscîpîne programmen par ce emps.
Dans e sud, on se baîgne encore en amîe comme sî es vacances esîvaes jouaîen es pro-ongaîons.
A Parîs, es ourîses aluen. Les hôes ne dé-sempîssen pas. E es errasses aichen com-pes. Les héâres, eux, ouvren eurs rîdeaux de scène sur des œuvres quî on courîr es amaeurs d’un genre ou d’un aure.
Parîs sourî à a vîe. La France, magré a crîse, s’e-orce de garder e mora. ï y a pus grave aîeurs.
La renrée îtéraîre sembe avoîr îvré de bees cuvées. Les prîx se dîsrîbuen dans ’aégresse, sous des appaudîssemens sponanés quî dé-monren sans gêne ’éa de a Répubîque. On sor. On dne dehors. On va assîser aux machs dans des sades bercés par es chans des suppor-ers.
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Qu’es-ce quî seraî îcî pus or que ’expressîon de a vîe ? Les méros e es auobus des quarîers rouen moîns vîe, peu-êre parce qu’îs son pus chargés qu’îs ne e son habîueemen.
Les umîères des maîsons, des apparemens resen aumées ard dans a nuî. Les voes son raversés, par endroî, par des rayons quî enden e noîr des bouevards e ong desques es nocambues marchen sans regarder eur monre.
Les passans aux regards épanouîs ne pensen pas à demaîn. ïs vîven ’însan présen en se déec-an de oues ses saveurs. Auraî-on oubîé d’au-mer son ééphone ? Ce son es conversaîons à haues voîx quî résonnen pus or que es sonne-rîes des porabes.
On dîraî un abeau, ou une phoographîe, d’un monde quî réapprend à vîvre, à sorîr, à consom-mer. Un monde d’après-guerre quî me enre pa-renhèses a peur des jours sombres.
Ce jour d’avan, Nîcoas ne change rîen à ses ha-bîudes.
Ce grand gaîard, rêveur e décîdé à a oîs, a don-né un sens à sa vîe en choîsîssan e yoga qu’î praîque e enseîgne. Seraî-ce son goû pour a
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phîosophîe quî ’a poussé à se Ixer sur cete ac-îvîé ? Le yoga uî ouvre des pores. On e récame pour des séances de déconracîon, zen, e des mas-sages à parîr des meîeures huîes du monde. C’es vraî qu’î a mîs un peu de emps à rouver sa voîe.
Je me souvîens de nos conversaîons sur e jour-naîsme ou e phoojournaîsme qu’î a caressé de près avec ’espoîr d’en aîre son méîer.
A ’époque, î éaî îndîspensabe pour uî de gar-der a mémoîre du emps quî passe, en orçan a peîcue à se souvenîr, dès qu’î appuyaî sur e bouon de ’appareî phoo.
Nîcoas, e jour d’avan, es uî-même, naure, déconracé. Du hau de sa aîe de basketeur, î Ixe ’horîzon de son quoîdîen avec a rage de vîvre d’un jeune de 37 ans quî n’a pas perdu a ougue de son adoescence.
ï pense à ses projes sans jamaîs douer. L’opî-mîsme ’accompagne. Le déermînîsme uî pro-cure ou ’apomb don on besoîn ceux que ’au-dace décîde à agîr.
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ï es comme cea, enîer, sensîbe, înuîî, pas-sîonné. Nîcoas s’engage e s’embae paroîs. ï a e em-péramen vîkîng de ses orîgînes îrandaîses. Nore amîe es paragée enre pusîeurs cuures, d’îcî e d’aîeurs. Nore monde à nous aî cohabîer une ouîude de mondes quî on oujours su parer ensembe. On échange en pu-sîeurs angues. On regarde es aîudes en se dî-san que ous es conînens son des promesses de bonheurs. En se dîsan qu’î n’es pas înerdî de croîre aux marîages enre érangers. Nore a-mîe en es a preuve, émoîn prîvîégîé des a-îances quî créen ’harmonîe.
Pourquoî audraî-î avoîr peur du rapproche-men enre es Hommes de bonne vooné sur-ou orsque ceux-à, avan même d’évoquer ’amour, se reconnaîssen comme rères ? Les aîances muîpes on un sens. En dehors du aî qu’ees sauven es êres de ’îsoemen, ees ouvren es pores d’une rîchesse înInîe dans a-quee a dîférence es source d’énergîes. L’éner-gîe pour apprendre. Pour comprendre. L’énergîe pour aîsser écore e soule de a personnaîé de chacun.
Nîcoas, ce jour d’avan, a oues ces îdées en êe.
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