A l'ombre de ta bénédiction

De
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L’évocation à fleur de peau d’une relation fusionnelle entre
mère et fils.


Un hommage rare où la perte de l’être le plus cher vous
ramène à la question de l’utilité de votre propre existence.
« En toile de fond, un mélange de fiction émouvant où
des êtres supérieurs dans la piété, aux performances célestes
et issus de l’aristocratie à la fois sociale et religieuse
de la grande tribu des ouleds Sid Cheikh (XVIe siècle) se
disputent la légitimité en leur espace de l’âme noble et
courtisée de leur défunte descendante. »


Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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EAN13 : 9782953539806
Nombre de pages : non-communiqué
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P ré fa c e L’h om m age ren du ici à m a regrettée m ère, associée en cela à ses Maîtres spirit uels, th aum aturges en leur époque, saupoudre m a blessure san s pour autan t l’at -tén uer . J e m e devais de l’im m or taliser. C’est avec l’hum ilité la plus pudique que j’ai souh aité partager m es ém otion s avec ceux qui l’on t con n ue et aim ée. Persuadé qu’elle n ’aura laissé person n e in différen t, elle m ’in ter pelle et m e fait écrir e à l’en droit de ceux qui, d’un e m an ière ou d’un e autre, l’auron t offusqu ée, ce m essage : qu’ils se r assur en t, le récon fort de son pardon posth um e leur est acquis. À ceux, n om br eux, qui à tr aver s sa disparition on t perdu un e partie d’eux-m êm es, il y aura dan s celle res-tan te l’im m ense com pen sation de l’espéran ce d’être soi-m êm e. H om m age appuyé égalem en t à El H adj Din e ben Ham za, m on cousin, beau-frère et am i, qui s’est em pressé de la r ejoin dre au par adis, à l’étage des êtr es m ér itan ts. De ce pied de n ez soudain qu’ils n ous in fligen t tous deux, sourir e en coin et m ain dan s la m ain , je reste
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con vain cu qu’ils sont pour toujours devenus l’attraction perpétuelle et n ovatrice de l’Éden . De juste il n ’y a que Dieu, seul pour voyeur des sen s et du sen s. De Dieu l’un ique, cer tain es créatures t iren t leur substan ce. Din e ben H am za était de ceux-là ! Il y avait en cet h om m e de l’om br e tous les soleils du con tin en t. De n atur e discrète quoique taquin e, il possé-dait le sen s du devoir et un e im m en se gén érosité in té-rieur e. Il s’est étein t com m e il a vécu, discrètem en t, presque gêné, tôt le m atin pour ne pas réveiller les autres, le ch apelet à la m ain . Il laisse en m oi le sen tim en t d’un e colossale tour d’affection qui s’effon dre. Dévasté par le ch agrin , j’ai trop souven t en vie de lui dire : Partir ainsi, sans bruit, comme simple banalité C’était ta nature d’homme discret, plein d’humilité Que nous fais-tu là, mon âme sœur dotée d’altérité On ne joue pas avec la mort, reviens de cette calamité. Avec toi s’envolent nos vies et le fil de nos certitudes Pourquoi nous prives-tu du bonheur de te dire nos gratitudes Avec toi s’égrène le temps où tu attendais la plénitude Je plains ceux des tiens qui, à ton endroit, ont usé de turpitude. Tu nous avais pourtant dit que ton voyage serait utile Savais-tu déjà qu’au paradis tous les saints en jubilent Sid Cheikh t’aura gardé pour lui, rendant nos pleurs inutiles Tu l’avais rêvé ainsi, rester près de tes pairs à la prière subtile De juste, il n y a que Dieu, seul pourvoyeur des sen s et du sen s. De Dieu l’un ique, cer tain es créatures t iren t
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leur subsistan ce. El h adja Yam in a, El Maym a était d e celles-là ! Il y avait en cette fem m e de r éfér en ce toutes les vertus de la bien séan ce. De n atur e h um an iste et com -bien fédéraliste, il s’écoulait de son verbe la con jugaison de toutes les frater n ités. Elle s’est étein te com m e elle a vécu, en tour ée des sien s, rappelan t à ch acun l’in térêt de préserver les lien s de la com m un auté. Elle laisse en m oi un e blessur e des plus in délébiles, que seule la douleur con sen t à côtoyer. Désem par é par l’am er tum e, j’ai tr op souven t en vie de lui dir e : Me quitter ainsi, toi, ma reine, débordante de félicité C’était ta nature de femme intègre, chantre de la fraternité Que nous fais-tu là, mon amour clé, cause de la continuité On ne joue pas avec la mort, car ta vie l’emporte pour l’éternité. Avec toi s’envolent nos joies et le cours de nos habitudes Pourquoi nous sentons-nous égarés, rongés par l’incertitude Avec toi s’égrène le temps qui n’oublie rien de ta rectitude Je plains ceux des nôtres qui ont douté de tant de béatitude Nous avions vu en toi s’éveiller nos vies, l’espace d’une idylle Savais-tu qu’à l’heure du grand Éden, ton espace déjà s’intitule Sid Cheikh et tes Maîtres récitent sur toi les prières les plus fertiles À travers mon récit, ils t’accueillent bras ouverts, se disputant [ton exil.
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