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BernardJund
Aie pas peur, Mémère, j’suis là
/ Récits
Rue des Écoles
Récit
AIE PAS PEUR,MÉMÈRE, J SUIS LÀ
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus Dupré (Bruno),Si tu veux une vie, vole-la !, roman, 2016. Cahour (Michel),Repères, nouvelles, 2016. Boileau (Clara),Une main sur votre épaule, 2015. Chatelain (Alexandre),Baby Lan, récit, 2015. Lemaître (Vincent),Autant qu’un naufragé, roman, 2015. Lapauw (Régis),Vivre autrement, récit, 2015. Munoz Roux (Sylvia),Aux marches du palais, roman, 2015. Gaffino (Anne Marie),Alzheimer, mon nouveau colocataire, récit, 2015. Weck (Françoise),Les dits de la ménagère, chroniques, 2015. Thibaud (Aurore),Beau temps sur tout l’univers, récit, 2015. Prunet (Paul),La vie ou les futurs du passé, essai, 2015 Rey (Michel),Une lumineuse affaire, roman, 2015. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Bernard JundAie pas peur, Mémère, j’suis là récit
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07247-0 EAN : 9782343072470
ALFORTVILLE
Petit résumé d’une généalogie 1807 à 1909, où il est question de Louis, Jacques, Jacob et Raymond, de Offwiller, Strasbourg, Marseille, Sidi-bel-Abbès et Alfortville.
Novembre 1806. Le village d’Offwiller ne se devine au-delà du plateau qui le domine que par ses cheminées fumantes et son clocher pointu qui émerge de la plaine blanche de sa première neige. L’empereur, cette année-là, remporte victoire sur victoire, recrutant de gré ou de force les hommes dans les campagnes qu’il traverse. A la fin de l’été, le village avait été vidé des jeunes hommes, enrôlés dans la grande armée. Offwiller, août 1807. Nouveaux passages de troupes sur la plaine d’Alsace écrasée de chaleur. Dans le village, dans une des petites maisons aux toits pointus, blotties autour du clocher, Christine, âgée de vingt-huit ans, jeune femme sans homme, met au monde un petit Louis. Il portera donc le nom de sa mère… A Strasbourg (l’Alsace est territoire allemand depuis 1870), quatre-vingt-quatorze ans plus tard, Jacob, petit-fils de Louis, âgé de vingt ans, affronte son bourru de père, cordonnier de son état. Celui-ci menace de le renier et de lui fermer à jamais sa porte s’il accepte d’endosser l’uniforme allemand. Jacob fait son baluchon, déserte, prend la route en direction du sud, franchit la frontière, rentre en territoire français, direction Marseille, le fort Saint-Jean, la Légion étrangère… Devant le fort, un individu mal intentionné l’agresse, le menace, veut lui faire vider ses poches, altercation musclée. Jacob a aperçu un tas de briques au pied du fort ; il en attrape une et met
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