Al Capone

De

Brève biographie romancée d'Al Capone. Al Capone, qui eut longtemps droit au titre d'Ennemi public numéro 1, est l'un des plus grands et certainement le plus célèbre de tous les gangsters d'Amérique. Si on est abondamment documenté sur ses années de célébrité à Chicago, on sait, en revanche, peu de choses sur le début de son existence. Né à Naples en 1890, il arrive aux Etats-Unis au début du siècle en compagnie de ses frères et soeur. Sa famille choisit Brooklyn pour s'y établir, et il ne tarde pas à faire partie des bandes de jeunes voyous de la localité. Il récolte sa célèbre balafre dans une salle de bal, au cours d'une bagarre avec un vaurien nommé Frankie Gallucio qui estime qu'il a manqué de respect à sa soeur. Il entre dans la bande des Cinq Points pendant la première guerre mondiale et est arrêté deux fois pour meurtre, mais jamais condamné. Pourtant, Al Capone n'est pas dans son élément à Brooklyn. Ni le lieu ni l'époque ne lui conviennent. Pour qu'il atteigne la gloire, il lui faut la prohibition et Chicago. La première fois qu'il y est arrêté, les journaux estropient son nom. Quatre ans plus tard, le monde entier connait ce symbole du gangstérisme triomphant. Il a la haute main sur tous les trafics -- alcool, jeux, prostitution, drogues, courses,... -- gagne plus d'argent que la plupart des grands pontes, et quand il arrive à un bal ou à un match de boxe, tout le monde se lève comme un seul homme pour l'acclamer.


Publié le : vendredi 30 mars 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782824900315
Nombre de pages : 24
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Ron Goulart Al Capone
L'ennemi public numéro 1
traduit de l'américain par Noël Chassériau
La République des Lettres
Al Capone, L'Ennemi public numéro 1
Le gros homme au feutre gris-perle assomma le maire d'un coup de poing sur le perron de la mairie. Pendant que l'édile essayait péniblement de se remettre debout, le gros homme lui décocha un coup de pied. Un agent en uniforme qui passait par là détourna les yeux et continua sa route. Cette scène se déroula en 1924 à Cicero, la cinquième ville de l'Etat d'Illinois. Le maire s'appelait Joseph Z. Klenha et l'homme trapu à la joue gauche balafrée était Alphonse Capone. En 1924, à Cicero, s'il plaisait à Al Capone de botter les fesses du maire, personne ne s'interposait.
Al Capone fut l'un des plus grands et certainement le plus célèbre de tous les gangsters d'Amérique. Il était arrivé à Chicago à peu près au début de la prohibition. La première fois qu'il y fut arrêté, les journaux estropièrent son nom. Quatre ans plus tard, le monde entier connaissait ce symbole du gangstérisme triomphant et savait comment s'épelait son nom. Il gagnait plus d'argent que la plupart des grands pontes, y compris le président des Etats-Unis, et quand il arrivait à un bal ou à un match de boxe, tout le monde se levait comme un seul homme pour l'acclamer. Cinq ans plus tôt, il nettoyait les lavabos.
Si on est abondamment documenté sur les années de célébrité d'Alphonse Capone à Chicago, on sait, en revanche, peu de choses sur le début de son existence. Né à Naples en 1890, il arriva en Amérique au début du siècle en compagnie de ses frères et soeur. Sa famille choisit Brooklyn pour s'y établir, et Capone ne tarda pas à faire partie des bandes de jeunes voyous de la localité. Il récolta sa célèbre balafre dans une salle de bal, au cours d'une bagarre avec un vaurien nommé Frankie Gallucio qui estimait que Capone avait manqué de respect à sa soeur. Capone entra dans la bande des Cinq Points pendant la première guerre mondiale et fut arrêté deux fois pour meurtre, mais jamais condamné. Pourtant, Al Capone n'était pas dans son élément à Brooklyn. Ni le lieu ni l'époque ne lui convenaient. Pour qu'il atteigne la gloire, il lui fallut Chicago et la prohibition.
L'homme qui amena Capone à Chicago en 1919 était un petit gangster tiré à quatre épingles nommé John Torrio. Comme Capone, Torrio avait fait partie de la bande des Cinq Points et il était né à Naples. Installé à Chicago depuis 1910, il avait la mentalité d'un homme d'affaires totalement dénué de moralité et avait contribué au développement des saloons et des maisons closes de son oncle, Big Jim Colosimo, le magnat des bordels. Il est difficile de déterminer ce que Torrio pensait au juste d'Alphonse Capone. Certaines autorités prétendent que Torrio n'a amené Capone à Chicago que pour faire plaisir à sa famille et que le premier poste confié au jeune Al fut celui de portier et de balayeur dans un des restaurants de Colosimo. D'autres estiment au contraire que Torrio avait pressenti depuis...
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