Aragon retrouvé, 1916-1927

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Toute sa vie, Louis Aragon n’eut de cesse de reconstruire sa jeunesse. La récente révélation de sa correspondance avec André Breton et la publication des écrits intimes d’Eyre de Lanux, sa première maîtresse, bouleversent sa biographie. Aujourd’hui, il convient de rétablir la vérité. Médecin volontaire au front à l’été 1918, Aragon révèle en 1971 que son courage poussa son père, homme politique, à assumer sa paternité jusque-là dissimulée derrière des mensonges. Enfoui par un obus allemand, Aragon gagne une citation et écrit Anicet, un roman, qui lui vaut les foudres de Breton. Démobilisé, il le retrouve en train de créer Les Champs magnétiques en « écriture automatique ». Sans lui­! Enfin, c’est le temps où Aragon et Drieu la Rochelle deviennent intimes, avant qu’une rivalité amoureuse suscitée par une jeune Américaine, Eyre de Lanux, ne brise ce lien. Tous ces éléments jettent un jour nouveau sur Louis Aragon et éclairent sa jeunesse, celle d’un écrivain en guerre.
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791021008434
Nombre de pages : 240
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ARAGON RETROUVÉ
ROMANS
DUMÊMEAUTEUR
La Dernière Forteresse, Les Éditeurs français réunis, 1950 ; nouvelle édition augmentée d’une préface d’Aragon et d’une postface de l’auteur, 1954 Classe 42, Les Éditeurs français réunis, 1951-1953 Un tueur, Les Éditeurs français réunis, 1954 Les Embarras de Paris, Les Éditeurs français réunis, 1956 La Rivière profonde, René Julliard, 1959 Maria, René Julliard, 1962 L’Accident, René Julliard, 1965 Les Chemins du printemps, Grasset, 1979 La Porte du temps, Seuil, 1984 L’Ombre de la forteresse, Robert Laffont, 1990 Quatre jours en novembre, Belfond, 1994 Une saison Picasso, Éditions du Rocher, 1997 Une maîtresse pour l’éternité, Éditions du Rocher, 2002 Les Revenantes;, Fayard, Le Grand Livre du mois, 2009 rééd. « Le Livre de poche », 2013
ESSAISETBIOGRAPHIES
Guillevic, Seghers, 1952 Sept Siècles de roman, Les Éditeurs français réunis, 1955 Réflexions sur la méthode de Roger Martin du Gard, suivi deLettre à Maurice Nadeau et autres essais, Les Éditeurs français réunis, 1957 (suite p. 235)
PIERRE DAIX
ARAGON RETROUVÉ 1916-1927
TALLANDIER
© Éditions Tallandier, 2015 2, rue Rotrou – 75006 Paris www.tallandier.com
À Françoise qui a tout partagé, sans qui je ne serais jamais venu à bout de ce livre
Nécessité d’une refonte 1 de la biographie de jeunesse d’Aragon
La publication, fin 2011, par Lionel Follet, des 2 Lettres à André Breton (1918-1931), a bouleversé 3 non seulement ce que je tenais pour acquis sur la rencontre de jeunesse entre Aragon et Breton, mais, encore plus profondément, sur la participation d’Ara-gon, pour ses vingt ans, aux ultimes combats de la Première Guerre mondiale, puis à l’occupation de l’Al-lemagne. Elle met également en doute bien des confi-dences égrenées par Aragon après la mort d’André Breton en 1966, depuis les révélations de son article « Lautréamont et nous », publié dans son journal,Les 4 Lettres françaises. En outre, elle rend pleinement à Anicetrôle de roman pionnier marqué par une son liberté d’écrire qu’Aragon ne cessera plus de pratiquer, en contrevenant aux injonctions de son ami. Jusqu’à présent, on ignorait cet aspect de l’œuvre d’Aragon.
1. Pierre Daix est décédé avant d’avoir pu relire les épreuves de son livre. Marie-Karine Schaub et David-Artur Daix, son fils, se sont donc chargés de ce travail. 2. Paris, Gallimard, 2011. 3. Voir ma biographie de 2004 (Paris, Tallandier) et les corrections que j’ai apportées dansAragon avant Elsaen 2009 (Paris, Tallandier, « Texto »). er 4. N° 1185, 1 juin 1967, p. 5-9 ; et n° 1185, 8-14 juin 1967, p. 3-9.
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ARAGONRETROUVÉ
Cette publication m’entraîne aussi à reprendre, bien autrement que dans ma troisième biographie de 2004, l’étude des relations si intimes d’Aragon avec Drieu la Rochelle après 1916. Relations tues, jusqu’en 1921, dans ses lettres à Breton, et sur lesquelles nous manque malheureusement leur correspondance. Ces lettres me conduisent, de façon plus générale, à mesurer les écarts entre la réalité vécue de sa jeunesse et le passé recom-posé par Aragon. Surtout après la mort de Breton. Comme on sait, j’ai publié ma première biographie 1 d’Aragon en 1975 , sans son accord, bien que je l’en aie tenu informé. Je voulais communiquer aux jeunes générations ce qui avait été à l’origine de l’émergence d’un écrivain qui leur apportait un regard neuf sur e les crises intellectuelles duXXsiècle français, comme sur les deux guerres mondiales qu’il a traversées, et sur sa Résistance après la défaite de 1940. 2 Après la mort d’Aragon, Michel Appel-Muller me transmit les notes qu’Aragon avait rédigées – sans me les communiquer – sur les premières parties de mon travail. Elles corrigeaient des faits, plus que mes jugements. La 3 publication de sonŒuvre poétiquea avec Jean Ristat totalement bouleversé ce que je tenais alors pour acquis. En 1994, je publiai lesLettres à Denisepar écrites Aragon et confiées à Maurice Nadeau par Violette 4 Naville . Cette édition fit dire à ce dernier que j’allais
1. Paris, Seuil. 2. J’ai appris son décès parLe Mondeje travaillais à ce comme livre. Je dois à ses travaux beaucoup plus que ces notes. 3. Paris, Club des Amis du livre progressiste, 1974-1980. 4. Paris, Maurice Nadeau Éditeur, 1994.
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