Au-delà de la peau

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Séverine Marclay est artiste peintre et possède en elle depuis l’âge de sept ans, la conviction d’un autre possible pour l’humanité. Des révélations qu’elle sait devoir préserver quarante années durant. Exploratrice de l’Astral, elle en revient à chaque fois avec de saisissantes observations. En résulteront douze peintures percutantes qui racontent l’histoire de notre humanité, une humanité déconsidérée, mais encore nimbée de ses beautés et de ses potentialités. Expérimentant la réalité de cet autre univers parfois bien difficile à porter, Séverine nous entrouvre la porte de ses voyages, nous les décrivant avec élégance, comme elle les a vécus. Au fil des pages, la petite fille nous tend sa main pour nous accompagner dans le parcours de sa vie, avec des mots simples et touchants.


Publié le : lundi 30 novembre 2015
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EAN13 : 9782334000444
Nombre de pages : 80
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ISBN numérique : 978-2-334-00042-0
© Edilivre, 2015
IntrodUctiou
« Nous avons d’autres possibilités de vie. »
Ce sont des mots simples et clairs, mais sans doute sont-ils trop insignifiants, ou bien déraisonnables ? En tout cas ils restent enfouis au fond de mon âme parce qu’il n’y a personne pour entendre la bonne nouvelle. J’ai sept ans et déjà l’univers m’a révélé une autre dimension de l’être humain, il m’a démontré maintes fois que son potentiel est d’une richesse qui va bien au-delà de celle qu’il se connaît.
Parfois, j’aurais préféré n’être qu’une personne « standard », comme la plupart des humains, ignorant l’existence de cette capacité, de ce dynamisme incontestable. J’ai même souhaité trouver un moyen d’éradiquer cette partie de moi si intangible afin de concevoir la vie comme eux : je pensais que cela me permettrait de ne plus souffrir de cet exil généré par ces ressentis que je comprenais êtrehors normespour le commun. Je me demande encore à quoi cela ressemble de vivre sans cet héritage, sans cet entendement.
Finalement et heureusement, rien ni personne n’a pu annihiler ce joyau intérieur, et de toute façon c’était trop tard ! J’étais ainsi faite…
Comment expliquer mes découvertes et qui les croirait ? Toute jeune exploratrice de l’astral, au retour de chacune de mes excursions, une seule et unique question envahissait mes pensées : qu’est-ce que je peux en faire ?
Car au travers de centaines d’allers et retours, je recevais les outils indispensables à la réalisation d’un projet : mettre sur toile mes plus importantes découvertes, comme je les vivais, tel un enseignement avec le souhait de le transmettre.
Si le rêve devenait réalité, La réalité ne serait plus qu’un rêve. La réalité devient alors une illusion.
Quand l’illusion devient notre vie, Notre vie est un enfer. L’enfer devient alors notre réalité.
Puisque notre vie est la réalité, L’enfer devient notre vie. Et comme l’enfer est une certitude, Notre vie reste un enfer.
Par contre si notre vie est un rêve, L’enfer devient alors une illusion. Notre vie n’est plus un enfer Et notre vie redevient un rêve. Le rêve serait donc la réalité.
Cette réalité c’est la Vie. Et quand la Vie devient une certitude, L’enfer reste une illusion.
Notre vie ne reste alors qu’un rêve. Le rêve reste une réalité Et la Vie est cette réalité.
Partie 1
Biographie et récits
Univers, Tu m’as créée, tu m’as façonnée. Je t’ai adopté. Tu m’as transmis la Vie. Sans cesse tu as baladé mon âme. Sans cesse tu m’as enseigné. Envers toi je suis reconnaissante. Dans cette voie, je continue.
Expansion
Je ne savais pas encore vraiment ce qu’il se passait, j’avais des sensations de mesures différentes de mon corps. Mes bras, et surtout mes mains, s’agrandissaient de façon incroyable, et la vitesse de leurs mouvements pouvait s’accélérer de façon démesurée. Je n’avais que sept ans et je gérais mal tout cela, avec des impressions très désagréables. Cependant, à chaque fois je m’en sortais bien grâce à ma petite statuette fluorescente de la Vierge Marie qui, lorsque je la regardais, me ramenait à mon état normal, c’est-à-dire à mes dimensions et à ma vitesse terrestres.
À cette époque, pour mon entourage, je devais assurément laisser paraître quelques effets de nervosité et d’angoisse, mais je me gardais d’en parler et de donner des détails sur ces états particuliers : de toute façon je n’avais pas de mots pour expliquer ce que je vivais.
Adaptation
Mes expériences ne me quittaient pas, et à force de les vivre régulièrement, elles me devenaient familières. Je parvenais à gérer de mieux en mieux ces états, pouvant même les prolonger à mon gré, prenant ainsi conscience d’une nouvelle dimension que je qualifiais d’« état différent » mais qui faisait incontestablement partie de moi. Avec mes pensées d’enfant, j’en déduisais que l’état dans lequel je vivais au quotidien était physique, et que celui dans lequel je me trouvais,au-delà de mon corps, avec des différences de vitesses et de dimensions, était non physique. Ainsi j’ai découvert que j’étais constituée d’undeuxième corps. Il est clair qu’à sept ans je ne disposais d’aucune information à ce sujet : je me contentais d’être dans l’expérience et de la vivre le plus intensément possible. Étais-je la seule à connaître cettechoseNon, je ne pouvais pas l’imaginer… Et je me ? demandais comment et où rencontrer d’autres personnes qui vivaient cela ! Par bonheur, j’avais la certitude de disposer d’un bon équilibre mental puisque je distinguais parfaitement ces deux états. D’ailleurs, à force d’entraînement, je n’avais plus besoin de ma petite statuette luminescente, et je pouvais passer d’un état à l’autre avec aisance.
L
tte
À ce stade, il me restait encore bien des énigmes à résoudre, et l’une d’elles s’avérait relativement complexe. Des douleurs fort désagréables au fond de mon dos – localisées étrangement à quelques centimètres au-dessus de ma peau – me plaquaient au lit à chacun de mes réveils. Je ressentais parfaitement ces douleurs qui n’étaient ni osseuses ni musculaires. J’avais la pénible sensation qu’une force compacte se démenait dans une couche extérieure à mon corps physique, et je supportais tant bien que mal ces minutes de bataille qui me paraissaient interminables.
Je ne pouvais pas en parler puisque ce phénomène indicible était non physique. Me réveiller dans ces conditions exigeait une totale confiance en cette force inobservable. Mais sans réponses à des questions que je ne savais pas poser, il ne me restait que ma conviction et l’affirmation que mon être ne s’arrêtait pas à mon corps de matière : il allait bien au-delà de ce que j’étais physiquement, c’était là une réalité évidente pour moi, déjà le début d’un enseignement.
À ce jour encore, je me questionne… Est-ce que ces réintégrations dans mon corps de matière m’étaient contraignantes ? Mon devenir me paraissait improbable et mon adaptation à cette vie, confuse. J’avais le sentiment d’être sur une voie imposée, sur laquelle le destin s’appliquait toutefois avec insistance à me maintenir.
Ces inconvénients finiront par s’atténuer puis disparaître totalement après mes huit ans…
Rêve
Mes expériencesont pris un nouveau tournant. J’ai neuf ans et à présent je peux diriger mes rêves. Je n’ai toujours pas trouvé d’explication sur ce sujet. Mais je me réjouis chaque soir de m’endormir pour meréveiller dans d’étonnants paysages, vastes et sublimes, que je parcours à la vitesse que je souhaite et dans lesquels j’évolue librement. Ils ressemblent aux nôtres mais en bien plus spacieux et plus agréables à vivre. J’ai totalement confiance en moi et en ceux qui détiennent la clé de ce mystère.
Je voyage en toute conscience dans ces mondes aux couleurs et aux architectures colossales que les bâtisseurs de notre temps ne sauraient imiter. Toutes ces découvertes me sont devenues familières, faisant partie intégrante de ma vie.
Je voudrais, bien sûr, raconter mes explorations, pouvoir informer mon entourage qu’il a d’autres possibilités de vie, mais comment pourrais-je parler de cette autre réalité sans risquer de passer pour une enfant anormale ? Je préfère donc garder ce secret au fond de moi.
Ma première excursion
Jela maîtrise parfaitement : je gère ma respiration, ma concentration, le sujet, la situation et je sais exactement où je me trouve. Normal, puisque je viens de passer deux ans à approcher cet espace, avec des peurs et des incertitudes au début, pour finalement le maîtriser avec aisance.
Je partage ma chambre avec mes deux frères et nos soirées sont relativement animées. Ma grande sœur loge dans la chambre voisine et ma petite sœur, âgée de quelques mois, dort au rez-de-chaussée.
Voici mon aventure :
Il est midi, avec mes deux frères et ma grande sœur, nous mangeons de la soupe bien chaude et fumante. C’est là que je leur annonce qu’ils...
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