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Au secours des alliances interethniques

De
154 pages
Alors que des voix s'élèvent pour préconiser les alliances interethniques comme moyen de prévention et de résolution des crises récurrentes et fratricides auxquelles de nombreux pays africains sont confrontés, des questions se posent sur ces traditions. Que recouvrent-elles ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Ont-elles encore leur raison d'être ? Pourraient-elles contribuer à la cohésion sociale ? Ces problématiques constituent l'ossature des réflexions menées par l'auteur à travers ce récit épistolaire.
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Fodjo KadjoABO
AU SECOURS DES ALLIANCES INTERETHNIQUES Récit épistolaire
Au secours des alliances interethniques
Fodjo Kadjo ABOAU SECOURS DES ALLIANCES INTERETHNIQUESRécit épistolaire L’Harmattan
DU MÊME AUTEURŒUVRE INDIVIDUELLEPour un Véritable Réflexe Patriotique en Afrique : le cas ivoirien :paru aux Éditions L’Harmattan en 2001 et réédité en 2005 ; Lettres confessionnelles :paru aux Éditions L’Harmattan en 2005 ; Quand l’ambition fait perdre la raison: paru aux Éditions L’Harmattan en 2007; Que reste-t-il de l’autorité en Afrique ?: paru aux Éditions L’Harmattan en 2008; La pratique de la terreur au nom de la démocratie: paru aux Éditions L’Harmattan en 2009; Vérités sacrilèges: paru aux ÉditionsL’Harmattan en 2014; Que ne ferait-on pas pour du pognon !: paru aux Éditions L’Harmattan en 2015;Quand le malheur devient une aubaine: paru aux Éditions L’Harmattan en2015 ; Au nom de la politique: paru aux Éditions L’Harmattan en novembre 2016.ŒUVRE COLLECTIVEPenser la réconciliation pourpanser la Côte d’Ivoire: paru aux Éditions L’Harmattan en 2015. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12452-0 EAN : 9782343124520
Aux vénérables esprits de Kouamé Abo et d’Abenan Assuama, mes père et mère qui m’ont donné la vie et tracé la voie du bonheur ; À ma bien chère épouse Rosalie Abo dont je perturbe tant le sommeil à mes moments d’inspiration; Au général Gaston Ouassenan Koné qui ne cesse de me gratifier de son expérience littéraire ; À mes bien aimés frères et amis Kalhil Zein et Étienne Kouakou qui m’ont tant soutenu dans ma carrière littéraire ; À mademoiselle Donatienne Édanou, mon assistante qui se dévoue tant pour moi ; Je dédie ces modestes épitres.
Avant-propos ___________ Le 23 décembre 1999 a eu lieu à Dabakala, dans le centre de la Côte d’Ivoire, le mariage dugénéral Yao Adjoumani dont j’étais le témoin.À l’époque, il avait le grade de commandant.Au dîner, nous avons étéinformés qu’Abidjan était enébul-litionparce qu’un coup d’État était en cours. Je savais par expérience qu’un tel évènement, même en cas d’échec, est presque toujours suivi d’une période d’insécurité et d’incertitude.N’ayant paspris de dispositions pour mettre ma famille en sécurité et à l’abri du besoinmon voyage, il avant me fallait rentrer à Abidjan avant que la situation ne devienne incontrôlable. Le lendemain matin, le 24 décembre 1999, je venais à peine de quitter Dabakala pour Abidjan lorsque mon ami et compagnon de route, l’adjudant-chef major Yao Bossombra, reçut un appeltéléphonique l’informant que le coup d’État s’était accompli et quele général Robert Guéis’était proclamé président de la République. Cette information a été confirmée par le décor que nous avons vu sur le chemin de retour, notamment à Katiola, à Bouaké et à Tiébissou, communes que nous avions traversées. Ces villes offraient toutes des spectacles désolants : des pneus en flammes jonchaient les rues désertes. Des soldats en armes circulaient à bord de véhicules en tirant des coups de feu en l’air et en scandant des slogans de victoire ; des barrages étaient érigés aux portes des grandes agglomérations. Nous sommes arrivés à Yamoussoukro aux environs de 13 heures. Àl’entrée de cette ville était dressé un barrage tenu par une foule de jeunes soldats en armes. Mon véhicule fut aussitôt
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