Aventuriers de la France libre

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Dans les suites de la débâcle de la campagne de France, quatre jeunes officiers de marine se retrouvent à Londres en juillet 1940. Refusant la défaite, ils décident de poursuivre la lutte dans les rangs de la "légion de Gaulle" et forment l'ossature du 1er bataillon de fusiliers marins de la France libre. L'engagement de Robert Détroyat, Hubert Amyot d'Inville, Élie-France Touchaleaume et Jean des Moutis symbolise à lui seul le destin d'une partie de ces jeunes Français qui n'ont pas voulu céder à la résignation et au défaitisme.
Publié le : dimanche 1 juillet 2012
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EAN13 : 9782296499645
Nombre de pages : 260
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Aventuriers de la France libre Quatre garçons pour l'honneur de laMarine
Graveurs de Mémoire Cette collection, consacrée essentiellement aux récits de vie et textes autobiographiques, s’ouvre également aux études historiques *
La liste des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le sitewww.harmattan.fr
Éric BROTHÉ Aventuriers de la France libre Quatre garçons pour l'honneur de laMarine Préface de Fred Moore L’Harmattan
Du même auteur : - Des canonnières sur la Bidassoa, éditions Atlantica, 2011. -Linois, le vengeur d’Aboukir, éditions Atlantica, 2010. -Prélude à la Paix, éditions Atlantica, 2010. -L’île des faisans, éditions Atlantica, 2010. -Duperré, mousse, capitaine, amiral (1775-1846), éditions Le Croît vif, 2006. En collaboration : -Charente-Maritime, Vendée, 1939-1945, éditions Patrimoines et Médias, 1997 (coauteur).
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99150-7 EAN : 9782296991507
«Jamais un homme n’est plus un homme que lorsqu’il se trouve devant ungrand choix. Pas entre le Bien et le Mal. Entre plusieurs biensqui s’offrent à lui et dont seul l’avenir lui dira s’il a eu raison ou non»
Pierre Schoendoerffer (1928-2012)
REMERCIEMENTS
J’adresse mes plus vifs remerciements à : Messieurs Roland Détroyat, frère de Robert, Bruno Détroyat, son neveu et, en particulier, François Bacot, son filleul, pour le temps qu’il a bien voulu me consacrer à évoquer la mémoire de son parrain et pour le prêt de ses archives personnelles. Madame Alyette Touchaleaume, fille d’Élie-France, en qui survit dignement sa mémoire, pour son accueil chaleureux, son témoignage et ses encouragements. Madame Jackie des Moutis, épouse de Jean, monsieur Jean-Louis Compain et madame, née des Moutis, son gendre et sa fille pour leur précieux concours, ainsi que monsieur Philippe des Moutis et madame Maïckie Palluat de Besset, née des Moutis, nièce de Jean des Moutis. Au commandant Marc de Saint-Denis, second d’Élie-France Touchaleaume sur la corvette FNFLLobeliapour son (1943-1944), témoignage. Au commandant Étienne Schlumberger, l’un des premiers «Free French Volunteers», pour l’honneur qu’il a bien voulu me faire de m’apporter son approche de cette période. Au colonel Fred Moore, chancelier de l’Ordre de la Libération, pour l’honneur de sa préface et à Monsieur Wladimir Trouplin, conservateur du Musée de l’Ordre, pour son concours et l’autorisation de reproduction d’éléments de son fonds iconographique. Enfin, je voudrais associer mes proches, ma famille, mon entourage, toujours fidèles dans leurs encouragements, avec une mention particulière pour Jacques Drouineau.
er Illustration de couverture :Drapeau du 1 BFM à Qastina (Musée de l’ordre de la Libération)
PRÉFACE
En juin 1940, le général de Gaulle répondait à la dramatique conjoncture d’une France occupée, meurtrie et démoralisée, dont l’armée avait subi, sur son propre sol, une des plus cuisantes et des plus rapides défaites de toute son histoire… Face à une telle adversité, sans soutien d’importance, il fit le choix « d’assumer la France » et de tout entreprendre pour la ramener dans la guerre, aux côtés de ses alliés. Il s’agissait pour cela de mettre sur pied – et cela fut tout sauf facile – une organisation, la France Libre, de la doter de moyens militaires, et de redonner l’espoir de la victoire aux Français. C’est aussi pour cela qu’il créa, dès novembre 1940 à Brazzaville, capitale de l’Afrique française libre, l’Ordre de la Libération, destiné à récompenser autant qu’à encourager et, en définitive, à représenter tout ceux qui, comme lui-même, n’avaient pas renoncé. Les Compagnons de la Libération ne furent choisis qu’en raison de leurs actions en faveur du but même de l’Ordre : la libération du territoire national. Éric Brothé nous rapporte ici brillamment le parcours de quatre d’entre eux, quatre marins qui se mirent au service de la France Libre pour poursuivre un combat, que la majorité avait renoncé à mener. Le choix de ces « héros très discrets » n’est pas le fait du hasard. En effet, tous les quatre, Robert Détroyat, Hubert Amyot d’Inville, Jean des Moutis et Elie Touchaleaume, servirent er ensemble au sein du prestigieux 1 Bataillon de fusiliers marins, s’y lièrent d’amitié et, même, pour trois d’entre eux, se succédèrent à la tête de cette unité d’élite qu’ils avaient eux-mêmes mise sur pied, à Londres, à l’été 1940. Ces « héros très discrets » comptent quand même, pour leurs faits d’armes de la Seconde Guerre mondiale, pas moins de quatre croix de la Libération, quatre Légion d’honneur, quatre médailles de la Résistance avec rosette et 16 citations… Ces destins croisés – et tragiquement partagés pour deux d’entre eux – méritaient amplement d’être l’objet de cette étude aussi sérieuse qu’agréable à lire, et qui contribuera à ce que les valeurs d’engagement, de don de soi et de refus de la fatalité qui furent celles de ces quatre combattants restent un exemple à méditer et à suivre…
Colonel (H) Fred Moore Chancelier de l’Ordre de la Libération
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