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Biographie de Brice Augustin Sinsin

De
302 pages
L'auteur dévoile ici les vraies facettes et secrets du parcours magistral du Professeur Brice Agustin Sinsin, un Béninois, père de famille, infatigable leader, rigoureux développeur, généreux éducateur, inconstestable réformateur et un passionné de la recherche scientifique, qui a tout bravé dans sa vie, depuis son enfance jusqu'au sommet de la science moderne. Il est notamment le précurseur d'une nouvelle approche sur la politique scientifique pour l'émergence et le développement des nations.
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Biographie de Brice Augustin Sinsin
Vie, succès et secrets d’un intellectuel Dr Ir. Roland Ahouélété Yaovi HOLOU
et développeur Africain
Dans cette biographie, Dr Roland Holou dévoile les vraies facettes
et secrets du parcours magistral du Professeur Brice Augustin Sinsin,
un Béninois, père de famille, infatigable leader, rigoureux développeur,
généreux éducateur, incontestable réformateur, et un passionné de la
recherche scientifique, qui a tout bravé dans sa vie, depuis son enfance
jusqu’au sommet de la science moderne où la sueur de son front l’a
hissé avec une renommée internationalement applaudie. Précurseur Biographie de
d’une nouvelle approche sur la politique scientifique pour l’émergence
et le développement des nations, le recteur Brice Sinsin est un modèle Brice Augustin Sinsinque la génération montante et de relève est invitée à imiter et chercher
à surpasser. Ce livre explique comment cet Africain fonctionne sur la
base de passions et principes qui cachent le code de sa réussite que Vie, succès et secrets d’un intellectuelbeaucoup cherchent à imiter sans vouloir payer le prix. Il propose
aussi des stratégies pour réformer la démocratie et les constitutions et développeur Africainafricaines en vue de les adapter aux besoins du peuple africain, tirer
leçons des systèmes de chefferies traditionnelles en Afrique, faire des
pays africains des États-Nations, réformer la politique en Afrique et la
formation des diplomates Africains. L’auteur termine cet ouvrage par
une conclusion critique et une prière fervente. Voir www.BriceSinsin.
com pour plus d’informations.
Citoyen Américain et Béninois, Dr Roland H est
un scientifi que, écrivain, businessman, développeur,
et consultant international. Il a obtenu un doctorat
en sciences végétales, entomologie et microbiologie
aux États-Unis. Il est récipiendaire de plusieurs
prix et titres honorifi ques dont : « Top Ranked U.S.
Executive Award », « Who’s Who in the World »,
«Who’s Who in America». Il est le Fondateur et PDG
de DiasporaEngager, www.DiasporaEngager.com, la première plateforme
mondiale des diasporas et parties prenantes.
Pour en savoir plus sur Roland, visiter www.RolandHolou.com
ISBN : 978-2-343-06478-9
31 €
Biographie de Brice Augustin Sinsin
Dr Ir. Roland Ahouélété Yaovi HOLOU
Vie, succès et secrets d’un intellectuel et développeur Africain








Biographie de
Brice Augustin Sinsin

Vie, succès et secrets d’un intellectuel
et développeur Africain



Dr Ir. RRoland AAhouéléété Yaovii Holou





Biographie de
Brice Augustin Sinsin

Vie, suuccès et ssecrets dd’un intellectuel
et dével loppeur Africain













Ouvrages du même auteur
Holou R.A.Y., 2010a. A continent in tears: The origin of Africa’s
collapse and how to reverse it. Scholars' Press. Germany. 132p.
ISBN-13: 978-3-639-76428-4; ISBN-10: 3639764285.
Holou R.A.Y., 2008. La faillite des Cadres et intellectuels africains.
Éditions l’Harmattan. Collection Points de vue. Paris, France. 332p.
ISBN 978-2-296-06145-3.
Holou R. A. Y., 2007b. Pourquoi l’Afrique pleure et s’enfonce? Les
vraies causes et solutions de la misère africaine. Editions
Universitaires Européennes. 156p. Allemagne. ISBN-13:
978-38416-6412-9 ; ISBN-10: 3841664121.
Holou R. A. Y., 2007a. Le bûching et le développement en Afrique.
Imprimerie COMAFRIC (Première édition). Cotonou, Bénin. 192p.
Dépôt légal: N° 3298 du 22 mars 2007 Bibliothèque Nationale 1er
Trimestre Porto Novo, Bénin. ISBN: 978-99919-62-05-4.




Photo de couverture: Le recteur Sinsin Brice à Paris en 2013 pour la
réception du prix de la « Meilleure Université Régionale », et du prix
de « Meilleure Gestionnaire de l’Année » en Science et Éducation.











© L'HARMATTAN, 2015
5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-06478-9
EAN : 9782343064789






1. Préface


1.1. Préface de Prof. Dr Ir.
Guy Apollinaire MENSAH
Pourquoi Dr Ir. Roland Holou a-t-il décidé faire la biographie de son
maître Prof. Sinsin et l’intituler « Biographie de Brice Augustin
Sinsin : Vie, succès et secrets d’un intellectuel et développeur
Africain » ? La réponse est que Dr Holou veut faire découvrir au
lecteur toutes les facettes du parcours magistral et majestueux de ce
Professeur hors pair qui devient un modèle que la génération montante
et de relève est invitée à imiter et chercher à surpasser.
Le lecteur de cette biographie saura que Prof. Sinsin est reconnu
comme celui qui 1) aime lire et respecter les hommes et les normes
sociales, 2) aime rendre compte des ressources à lui allouer, 3) aime
écouter son prochain pour pouvoir bien l’aider, 4) veille sur ces
principes dans une simplicité et une ouverture d’esprit avérées, 5)
aime la culture du travail, de la confiance et de la libéralité, 6)
dédaigne les amateurs des problèmes, 7) déteste le gain facile, 8) aime
bien payer ses ouvriers et collaborateurs, 9) a trop œuvré pour la
promotion des bras valides, 10) adore la collaboration avec les autres
et le travail en équipe, 11) a formé une kyrielle de cadres pour le
développement de nombreux pays, 12) est l’un des rares cerveaux
ayant consacré leur vie à protéger et à valoriser les ressources
naturelles (végétaux et animaux sauvages) et les humains ... et 13)
l’absence au foyer affecte quelque peu la joie de sa tendre, aimée et
exceptionnelle épouse Blandine Sinsin-Aïssi mais qui l’épaule tout le
temps…
Dans cette biographie, l’auteur ne conduit pas le lecteur dans un
labyrinthe de la vie de Prof. Sinsin, mais il lui souligne et lui montre
plutôt comment un homme, un scientifique et un vrai passionné peut
se tracer une ligne de conduite et se doter de principe afin de
surmonter tous les obstacles jonchant son chemin en se remettant tout
temps en cause pour atteindre son but et obtenir la satisfaction et le
réconfort moral du travail bien accompli. Ayant tout bravé dans sa vie,
Prof. Sinsin ne fonctionne pas sur les caractères négatifs des gens,
mais s’il accepte d’aller avec quelqu’un, c’est avant tout la valeur
positive que cette personne possède, si infime fût-elle, qu’il aime
valoriser. L’auteur partage avec le lecteur la réponse suivante reçue à
sa question ‘qu’est ce qui a été le secret de son succès ? posée au Prof.
9 Sinsin : Le secret de sa réussite n’est pas un secret, mais plutôt
l’addition de chaque effort, de chaque passion, de chaque résultat
obtenu. La base de son succès, c’est sa passion pour les choses qu’il
choisit de faire. En effet, celui qui se met au travail et suit sa passion,
finit toujours par récolter le fruit de ses efforts.
Je vous invite à lire ce livre “ Biographie de Brice Augustin
Sinsin : Vie, succès et secrets d’un intellectuel et développeur
Africain ” en commençant par la Table des matières où vous trouverez
une kyrielle de titres et sous-titres parmi lesquels ceux-ci déjà
sélectionnés pour vous : Parents et naissance de Brice Augustin
Sinsin ; Education primaire et secondaire ; Formation universitaire et
vie estudiantine ; Rencontre, mariage et enfants du couple Sinsin ; De
l'ingéniorat au doctorat ; Clin d’œil aux enseignants et collègues de
Sinsin Augustin Brice ; Début de fonction à la FSA ; Opportunités de
travail après le doctorat et retour au pays ; Rencontre de Roland Holou
et Sinsin Augustin Brice, et origine de ce livre ; Renommée
scientifique avant le rectorat ou Renommée scientifique à la veille de
l’ascension au rectorat ; Réformes du Vice-Recteur Sinsin ; Résumé
des réformes de l’équipe du Recteur Sinsin à l’UAC ; Les prix et
honneurs internationaux ; Les passions et principes de Sinsin Augustin
Brice cachent le code de ses secrets ; L’humour et la prière du vin ;
Toujours chercher à faire du bien aux autres ; Gestion du prix payé par
la famille Sinsin ; Pourquoi et comment réformer la démocratie et les
constitutions africaines ; Reformer la formation des diplomates
africains et associer la diaspora aux questions de développement ;
Conclusion critique et Prière pour Sinsin Augustin Brice ; Au sujet de
l’auteur, Dr Ir. Roland Holou.
Je vous invite à lire comme je l’ai fait afin de mieux cerner les dix
points qui suivent :
1. Prof. Sinsin est un homme qui excelle dans les luttes de très
longue haleine et qui ne s’essouffle pas vite. Quand il s’engage
dans une lutte, il aime aller jusqu’au bout.
2. Prof. Sinsin adore la nature et aime admirer les gens dans leur
naturel. Ainsi, Brice souligne que, si on arrive à comprendre
ses réflexes humains, c’est relativement aisé de comp
quelle est la part de mérite d’un homme qu’il faut valoriser ou
accepter en termes de défauts ou aspects positifs dans les
collaborations.
10 3. Prof. Sinsin se dit surtout qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans
ce qu’il fait. Brice aime régler de problèmes plus qu’il n’en
crée aux autres. Ainsi, l’une de ses premières méthodes de
travail, c’est qu’il sait bien poser les problèmes. En effet, il est
convaincu qu’on ne sait pas résoudre un problème mal posé. Il
faut apprendre à comprendre et à bien poser les problèmes.
4. Quand Prof. Sinsin met en place un principe, il dégage une
partie de son énergie pour le surveiller et le respecter. Ainsi,
pour ne pas limiter son épanouissement, il préfère limiter ses
principes à des principes et à des outils de développement.
5. Lorsque Prof. Sinsin donne un devoir et que moins de la moitié
de ses étudiants à la moyenne, il n’accuse jamais les étudiants.
Il se dit toujours qu’il n’a pas eu soit la patience nécessaire, ou
le temps, ou la meilleure pédagogie pour faire passer son
enseignement. Pour lui, l’échec de ses étudiants traduit en
partie ses insuffisances.
6. Prof. Sinsin soutient qu’il est impossible de développer une
institution si on ne peut pas faire confiance à ses
collaborateurs. La confiance permet de non seulement
travailler en équipe mais aussi de confier ou de déléguer des
tâches et espérer des résultats. En se basant sur la loi naturelle
et philosophique ‘tout homme mis en confiance donne le
meilleur de lui’, Brice met tous ses collaborateurs en
confiance.
7. Pour Prof. Sinsin, les hommes peuvent être dirigés sous deux
aspects fondamentaux. Ainsi, le dirigeant peut choisir d’être
(1) celui qui rougit et tout le monde se plie ou (2) celui qui
essaie toujours de montrer par son action ce qui est respectable
en lui. Brice préfère la seconde option et pour ne pas se faire
rattraper par ses propres principes et les normes académiques
recommandables, il aime régulièrement se poser les trois
questions suivantes : -i- Est-ce que je respecte les normes
académiques requises ? –ii- Est-ce que les règles académiques
me protègent ? –iii- Est-ce que je suis dans la légalité ? S’il
répond oui à chacune de ces questions, il n’y a rien qui l’arrête,
il fonce.
8. Prof. Sinsin pense que si les équipes de direction rectorale
l’ayant précédé avaient été aussi ouvertes, les réformes qu’il a
11 initiées auraient eu lieu avant lui et les étapes actuelles de ses
initiatives devraient être dépassées de loin depuis très
longtemps. Ainsi, son rôle serait d’ajouter de nouvelles actions
quantitativement plutôt que de reprendre de nombreuses
choses à gérer qualitativement.
9. Quand les félicitations accourent, le Recteur Sinsin remet
toujours les pendules à l’heure et la balle à terre en vue de
remotiver les siens, car les prix sont des défis que l’université
peut relever dans la synergie et dans la fraternité. Les prix
reçus sont pour lui un motif d’encouragement et de relance
dans le travail.
10. Tout n’a pas été parfait et rose dans la vie de Prof. Sinsin.
Ainsi, les promotions, prix, honneurs, principes, passions et
éloges de Brice ont été obtenus grâce aux sacrifices que le
ménage de Brice a consentis depuis des années. Tout lecteur
voulant l’imiter saura aussi faire son choix pour ne pas
commettre certaines erreurs et vivre les défis que Brice a su
gérer, mais qui ne sont pas connus du public. Certes, la
simplicité de Madame Sinsin-Aïssi a beaucoup contribué à
l’équilibre du foyer de Sinsin. Madame Sinsin-Aïssi défend
comme principe l’amour du prochain, l’honnêteté et l’humilité.
Quelle femme de valeur qui, bien qu’intellectuelle très
éduquée, arrive à reconnaître à son époux sa place d’honneur !
Les jeunes intellectuels doivent y tirer des leçons, car ce n’est
pas parce qu’une épouse a autant de diplômes universitaires
qu’elle doit s’égaler à son mari ou qu’elle doit lui tenir la tête
au foyer, tout comme les sociétés occidentales le défendent.
Malgré cette délicate situation, Madame Sinsin-Aïssi est très
fier de son époux et vice versa.
J’ai lu et parcouru de fond en comble et avec passion cette biographie
pour les trois raisons essentielles suivantes :
1) Satisfaire la demande suivante de l’auteur Dr Ir. Roland
HOLOU : « J’ai écrit un livre sur Prof. Sinsin et j’ai besoin de
votre aide. Avant de l’envoyer à l’éditeur pour publication, j’ai
jugé bon que vous le lisiez pour des commentaires et si
possible faire la préface. Merci d’avance et à bientôt. »
2) Mieux connaître Brice que j’ai rencontré pour la première fois
en 1979 au Lycée Béhanzin à Porto-Novo. En effet, Brice
12 èrefaisait partie de la 1 promotion des bacheliers en mission
d’enseignement et service patriotique à qui j’ai été choisi
comme modèle pour m’entretenir avec eux du bien-fondé de
faire le service civique et patriotique après le baccalauréat
avant d’entrer à l’université, l’une des multiples revendications
contenues dans la motion de grève illimitée de 1979 des élèves
ingénieurs agronomes de la Faculté des Sciences
Agronomiques de l’Université Nationale du Bénin dont j’étais
èmel’un des auteurs à ma qualité de responsable de la 6
promotion des agronomes.
ère3) Mieux découvrir Brice car cinq ans après notre 1 rencontre,
l’occasion m’a été offerte –i- d’échanger et de partager ma
passion avec lui en 1984 quand il est venu visiter en
compagnie du Prof. J. C. Heymans le PBAA (Projet
BéninoAllemand d’Aulacodiculture) que je dirigeais, -ii-
d’harmoniser nos points de vue et de tisser une collaboration
parfaite restée sans interruption à partir de 1993 lorsqu’il m’a
invité à dispenser les cours d’apiculture et d’élevage des
rongeurs, puis à participer aux sorties de terrain sur la faune à
la FSA, -iii- d’être dans la même équipe que lui à partir de
1996 lors de l’exécution des activités et des campagnes de
captures des rongeurs et des reptiles pour le RéRE (Réseau
Rongeurs et Environnement), une organisation non
gouvernementale dont nous en sommes les membres
fondateurs et -iv- en janvier 2001 lorsqu’il m’a démontré la
pertinence de m’inscrire au CAMES et c’est ce qui m’a valu
d’accéder au dernier grade des chercheurs du CAMES.
L’auteur Dr Ir. Roland Holou termine cette passionnante et intrépide
biographie par une conclusion critique et une prière fervente à son et
notre cher Prof. Dr Ir. Brice Augustin Sinsin où il l’invite à mettre
Dieu le créateur et son fils Christ Jésus dont il ne nie guère leur
existence au sein de ses réflexions. Dans cette prière l’auteur rappelle
que la plupart des pères de la science moderne comme Grégoire
Mendel, le père de la génétique, Carl Linnaeus, le père de la botanique
systématique et Louis Pasteur, le père de la médecine préventive,
étaient tous des chrétiens créationnistes. Mieux, le célèbre
mathématicien, physicien et alchimiste Isaac Newton, le physicien et
chimiste Michael Faraday, le père de l'électromagnétisme et
l’électrochimie, le physicien et mathématicien Ecossais James Clerk
13 Maxwell et le célèbre Italien Galilée, étaient des chrétiens fervents.
L’illustre mathématicien Leonhard Euler croyait aussi au Dieu de la
Bible… ! Par conséquent, pourquoi l’illustre ingénieur agronome
écologue du Bénin, Brice Augustin Sinsin en serait-il moins ? Amen !
Dr Ir. Guy Apollinaire MENSAH
Directeur de recherche du CAMES
Chercheur-Enseignant à l’INRAB
14 1.2. Préface de Prof Dr Ir.
Valentin Missiakô KINDOMIHOU
Quelle surprise d’avoir à préfacer un tel ouvrage sur la demande du
Docteur Roland Holou ! En fait, Roland et moi sommes des amis
depuis Aout 1998, tous chercheurs et collaborateurs en sciences
agronomiques et ingénierie biologique, partageant aussi bien la foi
chrétienne que diverses autres expériences affiliées. Roland est très
passionné de l’éthique et fort imprégné des stratégies pour se faire de
l’amitié et entretenir la paix autour de lui, je dirais à l’exemple du
Professeur Brice Sinsin.

D’un point de vue prospective, cet ouvrage de Roland présente le
Professeur Brice Sinsin comme précurseur d’une approche sur la
politique scientifique pour l’émergence et le développement en
Afrique ; thématique si tant chère à Roland et que ce dernier a déjà
relativement développé à travers ses ouvrages antérieurs (Holou
2007a, 2007b, 2008, 2010).
Ce livre qui apparait à mon avis comme l’analyse des témoignages et
œuvres du Professeur Brice Sinsin offre à l’évidence un agenda en
plusieurs points. On peut retenir à l’instar du Président Américain
John Kennedy devant le Sénat Américain en juin 1960, que Décembre
2011 qui consacre l’avènement du Professeur Brice Sinsin au Rectorat
marque à l’Université d’Abomey Calavi du Bénin, la fin d’une ère,
une ère d’illusion - l’illusion que les platitudes et slogans remplacent
la force et la planification - l’illusion que la bonne volonté personnelle
remplace le pragmatisme - l’illusion que les bonnes intentions et les
principes pieux remplacent un leadership ou une gouvernance ferme et
créative. En vérité, le temps passe, mais il y a encore du boulot ! Nous
sommes vraiment en retard !

Les échanges avec Roland sur les questions liées au développement de
l’Afrique en relation avec la foi et la crainte de Dieu sont assez
passionnants. Franchement, j’admire son érudition, sa passion de
communiquer sur les enjeux et perspectives du développement
africain. En vérité, je me sens privilégié de préfacer son nouvel
ouvrage sur son insistance fort amicale.
"Biographie de Brice Augustin Sinsin : Vie, succès et secrets d’un
intellectuel et développeur Africain" ! Tel qu’énoncé, me parait
15 prétentieux ! Moi, je dirais plutôt "Quelques secrets et succès de
l’Intellectuel et Développeur Africain Brice Sinsin", puisqu’il vit
encore et continue de manifester du charisme qui émerveille l’un ou
repousse l’autre. En vérité, toutes les analyses effectuées sur la base
des données d’interviews, de recherches Internet et de quelques vécus
sont pertinentes certes, toutefois, la profondeur des perceptions sur le
charisme intrinsèque du professeur telle que exprimée par Roland va
au-delà du cartésianisme.

A vrai dire, le Professeur Brice Sinsin apparait comme un homme de
cristal, du genre de personnes qui donnent bien de l’occupation à de la
renommée. Son arrivée dans la sphère scientifique africaine aurait-elle
été marquée d’évènements, et qui eurent suffi à attirer l’attention du
public sur le plus ordinaire des intellectuels africains ? Ne dirait-on
pas une légende qui se fait autour de lui, comme s’il semble détenir
des secrets du succès dans la chose scientifique et sociale ? En vérité,
qu’y a-t-il de surfait dans cette réputation qui progresse ? Tout ce qui
voulait faire de cet intellectuel, un distingué, pour ainsi dire une étoile
brillante tant admirée des populations des contrées d’Afrique et même
d’ailleurs?

En vérité, la lecture de la vie de l’intellectuel africain Brice Sinsin a
été et demeure pour moi un grand plaisir. Je pense que les générations
à qui ce personnage est destiné en exemple disposent manifestement
d’un outil de travail de valeur exceptionnelle. Oh ! Qu’elles puissent
en tirer le plus grand profit, Inch Allah !

Du reste, si je m’en tiens pour l’heure, aux trouvailles du Docteur
Roland Holou, il y a à coup sûr un réel intérêt à suivre ses recherches
et analyses, ne serait-ce que pour la démarche prospective qu’elles
impliquent. En effet, Roland introduit son document par un préambule
consacré aux origines de Brice Sinsin (chapitre 2-7). C’est là qu’on
lira par exemple les récits sur les parents et de la naissance de Brice
Sinsin, de son éducation primaire et secondaire, de sa formation
universitaire et vie estudiantine : ses réformes introduites à la Faculté
des sciences agronomiques, son charisme face au Parti Communiste
du Dahomey et sa gestion des résidences universitaire empreinte
d’éthique. Quelle gloriole ! Et voici, dans une parenthèse non moins
déterminante, Roland évoque la rencontre et le mariage de Brice avec
16 Blandine Aïssi, avant de poursuivre avec les récits de faits depuis son
ingéniorat au doctorat.

Dans ce préambule, Roland exprime déjà une part essentielle de son
témoignage: l’origine ordinaire du Professeur Brice Sinsin et ses
profondes racines béninoises, le grand tournant que sa vie représente
pour l’écologie appliquée au service du développement africain, la
recherche universitaire et surtout pour la gouvernance universitaire au
Bénin. Roland y pointe aussi le tact remarquable du Professeur Brice
Sinsin et sa propension effrénée à la justice sociale fort remarquable
de l'ingéniorat au doctorat, entre l’ingéniorat et le début du doctorat,
du début des études doctorales dans le Laboratoire de
Phytogéographie, de Botanique Systématique et de Phytosociologie de
la Faculté des Sciences de l’Université Libre de Bruxelles en
Belgique, de la vie de doctorant à la soutenance de thèse de Doctorat
voire même dans ses rapports avec ses enseignants et collègues, à sa
prise de fonction à la Faculté des Sciences Agronomiques de
l’Université Nationale du Bénin, ses réactions face aux opportunités
de travail après le doctorat et son retour au pays, la création des
programmes de recherche et de formation doctorales spécialisées en
aménagement et gestion de l’Environnement (DESS, DEA et
Doctorat).

Dans la deuxième partie de cet ouvrage (chapitre 8 :1-4), Roland
ouvre une parenthèse sur sa propre vie, sa connexion avec le
Professeur Brice Sinsin, sa rencontre avec Brice Sinsin, ses études
primaire jusqu’au Lycée Agricole Médji de Sékou (LAMS), sa
formation à la Faculté des Sciences Agronomiques (FSA), sa
formation avec Brice Sinsin. Enfin, Roland finit le bref aperçu sur sa
propre vie par une apostrophe entre son diplôme d’ingénieur
agronome de la FSA-UAC et son doctorat à l’Université de Columbia,
dans l’Etat du Missouri aux USA. Dans cette rétrospective sur sa
propre vie et ses relations avec Brice Sinsin, Roland explique l’origine
de ce livre.

En bref, l’auteur lui-même, Roland Holou, bien que né d’un père et
d’une mère tous béninois, parait le moins béninois au sens de la
Béninoiserie. En fait, Roland est le seul à expliquer comment il a
procédé pour disposer d’un si large recueil d’informations. Pendant
ces 20 dernières années qu’il a connu Sinsin Brice, Roland a
17 certainement fait des observations directes, accueilli un nombre
important de témoignages, et les a ensuite organisés lui-même en un
tout cohérent. L’étendue du style de rédaction de Roland est aussi
impressionnante. Dans cette biographie, Roland a certainement fait
ressortir les aspects de la vie du Professeur Brice Sinsin qui l’ont
particulièrement frappé et qu’il pense utiles aux lecteurs !

S’adressant à des lecteurs relativement peu informés des traditions
particulières du Bénin, Roland Holou montre un constant souci d’être
clair et d’expliquer ce qui pourrait leur paraître étrange. En suivant le
récit pas à pas, le lecteur y découvrira sans doute un acteur,
l’intellectuel africain, cet intellectuel somme toute développeur, du
genre attendu par bon nombre de partenaires soucieux d’une Afrique
développée.

La troisième partie (chapitre 9-13) évoque des faits marquants de la
renommée scientifique de Brice Sinsin, et des évènements qui
exhibent de façon transparente son infaillible notoriété. La quatrième
partie (chapitre 14 :1-22), quant à elle, exhibe une vingtaine de
passions et principes de la vie du Professeur Brice Sinsin qui, sans
doute ont charmés Roland et vite fait de le convertir en son
admirateur. Dans la cinquième partie (chapitre 15 :1-2), Roland
apprécie le sacrifice de la famille Sinsin par le truchement de la
gestion du prix payé ainsi que l’impact de l’intensité de travail du
Professeur Sinsin sur la vie de son foyer.

Dans la sixième partie (chapitre 16 :1-9), le Docteur Ingénieur
Agronome forestier Roland Holou analyse les problèmes
constitutionnels de l’Afrique, tels que perçus par le Professeur Brice
Sinsin, Docteur Ingénieur Agronome forestier, Professeur Titulaire
d’Ecologie Tropicale (CAMES), Recteur de l’Université d’Abomey
Calavi (Bénin). Il propose environ une dizaine de méthodes et
stratégies pour réformer la démocratie et les constitutions africaines, à
la façon de Brice Sinsin. Il va ainsi insister sur la nécessité plurielle
d’adaptation aux besoins du peuple africain, de tirer leçons des
systèmes de chefferies traditionnelles en Afrique et former des
citoyens patriotes, de faire des pays africains des États-Nations, de
réduire l’effectif des partis politiques, de reformer les ministères en
Afrique, de cultiver la collaboration, la compétitivité, l’éthique, la
discipline, le patriotisme et l’ordre, de répertorier et promouvoir les
18 petits métiers dans tous les domaines, de reformer la formation des
diplomates africains et d’associer la diaspora aux questions de
développement. En définitive, cette lettre adressée aux chercheurs,
leaders et gouvernants africains, me semble bien être une
interpellation solennelle déjà partagée par beaucoup, et surtout ceux
pour qui l’Afrique est déjà en mouvement révolutionnaire qu’il
convient d’accompagner de toute façon !
La septième partie (chapitre 17) qui consacre la prière de Roland
Holou en faveur de "cet apôtre de la politique scientifique pour
l’émergence et le développement de l’Afrique" me semble aussi bien
partageable, en tout cas par le grand nombre de ceux qui connaissent
Brice Sinsin. Autrement dit, le lecteur pourrait-il autant que possible
appréhender l’enjeu et se positionner dans la mouvance de
l’émergence de l’Afrique !

D’un autre point de vue, on peut aussi être tenté de se demander si les
succès fulgurants ici relatés ne frisent-ils pas un culte de personnalité,
un acte quelque peu idolâtre et qui est sans doute passible de jugement
divin, comme ce fut le cas d’Hérode Agrippa 1, Gouverneur de la
Judée en Israël de l’an 41 à 44 après Jésus Christ ! En effet, selon
Actes des Apôtres chapitre 12 versets 20 à 23, après avoir adressé un
discours époustouflant au public, Hérode Agrippa 1 reçut l’éloge du
peuple en ces termes : "C’est un dieu qui parle, et non pas un
homme". Mais au même moment, un ange du Seigneur le frappa, parce
qu’il s’était réservé l’honneur dû à Dieu : il fut rongé par les vers et
mourut." Pourquoi ? Parce qu’il prétend être l’égal d’un dieu, lui qui
n’est qu’un homme et n’a rien de divin ; et plutôt que de lui éviter une
telle tragédie, ses contemporains, auditeurs et sympathisants l’y
poussèrent gravement sous la malicieuse et fallacieuse coupe de
reconnaissance fort empoisonnée. Or, les saintes écritures déclarent :
["Ce qui est élevé sur terre est une abomination devant Dieu" (Luc
chapitre 16, verset 5) et "Mais l’homme qui est en l’honneur n’a point
de durée" (Psaumes chapitre 49, verset 13), Honneur bien entendu,
indu], puisque Dieu peut aussi élever qui il veut, y compris le plus vil
des hommes (Daniel chapitre 4, verset 17).
Pour ma part, fort conscient de la bonne conscience de Roland Holou
et convaincu de sa bonne volonté manifeste d’exalter les bons traits et
principes de vie de l’acteur, je prie seulement, que Dieu protège et
assure une longue vie au Professeur Brice Sinsin empreint d’humilité
que le lecteur découvrira mieux dans les pages qui suivent. De mon
19 point de vue, les faits relatés dans ce livre ouvrent bien la voie aux
programmes que les gouvernants de cités universitaires et même des
nations africaines contemporaines doivent réaliser, à savoir : "éduquer
et former à l’Age des nations". En somme, une éducation à la
modernité sous la houlette de l’éthique, gage des valeurs morales et
spirituelles sans doute indispensables au développement africain dans
le contexte de la mondialisation.

Chers lecteurs ! Après avoir lu ces témoignages, reconnaîtrez–vous,
comme l’auteur, que la gouvernance ferme et créative inscrite depuis
lors aux calendes grecques pour l’Afrique pourrait bien germer et
triompher des bonnes intentions et principes pieux des programmes
stériles des nations africaines dites indépendantes ? Je suis persuadé
qu’avec un peu plus d’attention et de curiosité, l’on puisera de cet
ouvrage sans regret aucun, des informations utiles, afin que
l’intellectuel africain par excellence soit enseigné, encouragé et propre
à l’œuvre de développement si tant attendue en Afrique par l’Afrique
pour l’Afrique.

Prof. Dr Valentin Missiakô Kindomihou
Ingénieur Agronome Zootechnicien
Maître de Conférences en Production Animale et Agrostologie
(CAMES)


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2. PARENTS ET NAISSANCE
DE BRICE AUGUSTIN SINSIN







C’était la veille de l’indépendance du Dahomey qui, plus tard, devint
«République Populaire du Bénin» sous le règne du Président Mathieu
Kérékou, puis «République du Bénin» avec l’arrivée du Renouveau
Démocratique. À Abomey, la capitale historique du Bénin, vivait un
homme du nom de Sinsin Augustin. Matrimonialement parlant,
Monsieur Sinsin Augustin avait été sérieusement éprouvé. En réalité,
il était un polygame qui n’a pas eu la chance des garçons et le seul sur
qui il pouvait compter mourut assez jeune. Les épouses de Sinsin
Augustin ne faisaient que des filles. Le seul garçon qui était né de ses
mariages mourut très tôt et dès lors, avoir un garçon était une
obsession pour Monsieur Sinsin Augustin.
Pendant la même période, à Djida, non loin d’Abomey, vivait une
veuve, Edibo Yao Kèkè, qui venait de perdre son mari après lui avoir
fait 4 enfants. Comme Sinsin Augustin cherchait coûte que coûte à
avoir un garçon, il prit la veuve Madame Sinsin née Edibo Yao Kèkè
comme sa quatrième épouse alors qu’il tapait déjà ses 70 ans. Deux
enfants naquirent de cette union et Sinsin Augustin Brice était le
premier. Papa Sinsin poussa un houf de soulagement, car le garçon si
tant recherché venait de naître. Mieux, après la naissance de Brice, la
troisième épouse de son père fit 2 autres garçons : Elie et Dieu-Donné
Sinsin.
Pour résumer, quand Sinsin Augustin Brice venait au monde le 03
mars 1959 à Djidja, situé à 23 kilomètres d’Abomey, son papa était un
polygame ayant 4 épouses (deux étant déjà mortes) et deux vivantes,
avec la maman de Brice la dernière épouse de son père. La mère de
Brice a eu 6 enfants de deux maris.
Le papa de Brice était un commerçant de pagnes et de produits
pétroliers dans le nord du Bénin (ex Dahomey). Avant la naissance de
Brice, son papa s’était déjà mis à la retraite. La maman de Brice
adorait très bien le petit commerce de transformation agricole telle que
la transformation du manioc en Gari ou celle de l’arachide en galette
23 Klui-Klui. Les parents de Brice étaient très modestes. Comme leur
métier était manuel, les parents de Brice n’avaient plus quasiment rien
en poche comme économie pendant leur retraite. Le seul recourt que
les parents avaient était la sœur ainée de Brice : Cathérine Sinsin qui
avait su bien jouer et respecter le principe d’antériorité bien reconnu
aux Béninois (aider vos enfants pour que quand vous serez âgé, ils
prennent soin de vous) !
Brice n’a pas mené une vie d’enfant choyé auprès de ses parents.
D’ailleurs, vu leurs âges avancés et leur modeste condition financière,
les parents de Brice avaient eu très peu d’influence sur sa vie. Brice
n’est pas non plus resté longtemps avec ses parents. Malheureusement,
avant que Brice ne commence par se faire un peu d’argent, la mort
faucha son papa quand l‘étudiant Brice était en deuxième année
d’université (1981-1982). Quant à la mère de Sinsin Augustin Brice,
elle décéda en 1997, un peu après le doctorat de Brice. C’est dire que
les parents de Sinsin Augustin Brice n’ont pas tellement bénéficié de
lui.
Nous ne saurions introduire les habitants d’Abomey sans parler des
Rois d’Abomey. En effet, Sinsin Augustin Brice se trouve dans la
lignée du roi Glèlè d’Abomey. Les membres de la famille Sinsin
s’appellent «Djêtos», qui sont les membres de la famille de la
reinemère, épouse du puissant Roi Ghézo (1818-1858) et qui sont ramenés
de Kétou et d’Abeokuta (situé au Nigeria) pour donner naissance au
futur Roi Glèlè. Normalement, les Djêtos sont la grande famille de la
reine mère du Roi Glèlè. Comme à Abomey il est de principe pour la
plupart des rois de prendre certaines de leurs épouses en dehors du
royaume, les Djêtos sont comme des étrangers de mère au sein du e d’Abomey. C’est aussi un principe, si pas une
recommandation que la mère du prince héritier soit étrangère au
royaumey.
Symbolisé par le Lion, le Roi Glélé (1858-1889) avait comme devise :
« le lion sème la terreur parmi ses ennemis dès que ses dents ont
poussé ». En effet, il n’était pas admissible que le nom du Roi
d’Abomey ne traduise la constitution du royaume établie déjà bien
longtemps par le roi Ouégbadja (1645-1685) et qui recommandait à
tout souverain l’extension du royaume. Les noms de tout roi
d’Abomey étaient forcément empreints d’épouvante pour terroriser les
supposés ennemis du royaume. Bien que respectueux de la
constitution du royaume du Danhomê, le Roi Glélé a fini par signer le
24 traité du 18 mai 1868 qui céda Cotonou (la capitale économique du
Bénin) aux colonisateurs Français.
Le successeur du Roi Glèlè était le Roi Béhanzin (symbolisé par l’Œuf
et le Requin). Le Roi Béhanzin régna de 1889 à 1894. Sa devise était :
« Le monde tient l'œuf que désire la terre où je suis un requin. Je
n'abandonnerai pas un pouce de mon royaume ». Béhanzin s’était
farouchement opposé aux colons qui, venus de l’Europe, voulaient à
tout prix épandre leurs colonies sur le royaume du Danhomê dont la
capitale est Abomey. Malheureusement, en dépit de ses intrépides
résistances soutenues par les Amazones du Danhomê (armée
entièrement composée de femmes-soldats mais sous commandement
unifié du chef d’Etat-Major Gahou, un homme par principe), le Roi
Béhanzin s’exila dans un premier temps. Mais au regard de
l’oppression imposée à son peuple par le tout nouveau pouvoir
colonial pour le retrouver, le Roi Béhanzin revint pour se soumettre
aux colons qui l’emportèrent en Martinique, dans les Caraïbes où les
Négriers n’étaient pas encore si libres malgré les traités « d’abolition
de l’esclavage », avant qu’il ne mourut plus tard à Blida en Algérie en
1906, nous raconte l’histoire. Au sein du royaume à Abomey, la
famille Sinsin intégrée à la grande famille Gbémètonou avait pour
mission de garder le palais du Roi Kpengla (1774-1789) au quartier
Adandokpodji. Les Sinsin étaient plutôt animateurs à la cour royale de
Béhanzin en particulier.
Voilà le patrimoine culturel et historique de Sinsin Augustin Brice, le
Béninois que vous allez découvrir dans ce livre !
Va-t-il suivre le courage et la détermination de ses ancêtres qui ont eu
le privilège de diriger le royaume du Dahomey pendant des siècles !
Les lignes à venir nous diront le reste.

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3. EDUCATION PRIMAIRE
ET SECONDAIRE
3.1. Éducation primaire
Sinsin Augustin Brice ne se souvient pas de son âge quand il avait
commencé l’école primaire, mais il se rappelle qu’il a passé le test
d’admission dans la plupart des écoles primaires du Dahomey d’alors.
Ce test consistait pour les enfants jugés trop petits à faire passer la
main au-dessus de la tête pour voir si elle peut toucher l’oreille du côté
opposé. Autrement dit, pour être admis à l’école primaire pour les
enfants jugés trop jeunes, la main gauche doit être en mesure de passer
par-dessus la tête et ensuite toucher l’oreille droite. C’est ce qui
rassurait l’instituteur que l’écolier est mûr pour l’écolage, soit avoir
entre cinq et six ans d’âge au minimum, peu importe son talent. Il va
s’en dire que plusieurs enfants Africains qui étaient en âge de
commencer l’école primaire avaient été empêchés, parce que leur
taille ne le permettait pas, et qu’aucun acte de naissance ne pouvait
contredire les réalités physiques et biométriques sur lesquelles
l’instituteur d’alors basait ces évaluations et que les populations
locales peu instruites à l’école coloniale ne pouvaient contredire !
Mais le jeune écolier Sinsin Augustin Brice, qui aujourd’hui a une
taille de 1 mètre 85 cm, avait passé ce cap non sans peine, mais vu le
faible enthousiasme des parents d’alors à scolariser les enfants dans
les villages du nord du Bénin, l’instituteur ne pouvait que l’admettre.
Dès lors, il commença l’école primaire à Gamia situé à une vingtaine
de kilomètres au nord de Bembèrèkè, dans le Département du Borgou
situé au Nord-Est du Bénin.
Après ses 3 premières années à l’école primaire, Brice quitta ses
parents à l’âge d’environ 7 ans pour rejoindre son tuteur, l’Instituteur
Accalogoun Antoine qui était le mari à sa sœur ainée consanguine
Sinsin Cathérine. La décision de suivre son nouveau tuteur a été dictée
par sa sœur ainée. Par conséquent, le jeune Brice devait quitter père et
mère pour aller poursuivre les études primaires sous la tutelle de son
nouveau tuteur, le Maître d’école Accalogoun Antoine à l’école
primaire d’Agbangnizoun sise à 12 km d’Abomey. Il avait pour
compagnons de maisonnée, les deux fils aînés de son tuteur
(Hippolyte et Clément) et trois autres garçons parentés au tuteur dont
son ami de tout temps Monsieur Houngnandan Pascal lui aussi
aujourd’hui ingénieur agronome et enseignant-chercheur à la Faculté
des Sciences Agronomiques de l’Université d’Abomey Calavi (UAC)
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