Bokassa Ier un empereur français

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Première grande biographie de Jean-Bedel Bokassa, ce livre relate l'histoire d'un "indigène" devenu enfant de troupe, officier de l'armée française, maréchal président à vie puis empereur de Centrafrique et, après sa condamnation à mort et sept années de prison, "treizième apôtre du Christ", comme il s'était lui-même baptisé. Un destin hors du commun qui est aussi un formidable terrain d'enquête sur les imbiguïtés - et la "familiarité" - des relations franco-africaines.
Car si l'on a brodé sur le "soudard" de la coloniale qui s'est offert un couronnement impérial, sur ses délires mégalomaniaques, son anthropophagie prétendue et l'amitié trahie avec son "cousin" Valéry Giscard d'Estaing, on oublie trop souvent que, pendant treize ans, cette "bouffonnerie tropicale" a été un règne ordinaire soutenu par la France. Plutôt que de mettre en scène un "roi nègre" en habits napoléoniens, il restait à démonter les ressorts et les appuis de cette tyrannie, à revenir sur un sacre co-organisé par la France, à rouvrir le dossier de "l'affaire des diamants" et à éclairer un passé riche en révélations scandaleuses.

Publié le : mercredi 29 mars 2000
Lecture(s) : 42
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EAN13 : 9782702148327
Nombre de pages : 385
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Première grande biographie de Jean-Bedel Bokassa, ce livre relate l'histoire d'un "indigène" devenu enfant de troupe, officier de l'armée française, maréchal président à vie puis empereur de Centrafrique et, après sa condamnation à mort et sept années de prison, "treizième apôtre du Christ", comme il s'était lui-même baptisé. Un destin hors du commun qui est aussi un formidable terrain d'enquête sur les imbiguïtés - et la "familiarité" - des relations franco-africaines.
Car si l'on a brodé sur le "soudard" de la coloniale qui s'est offert un couronnement impérial, sur ses délires mégalomaniaques, son anthropophagie prétendue et l'amitié trahie avec son "cousin" Valéry Giscard d'Estaing, on oublie trop souvent que, pendant treize ans, cette "bouffonnerie tropicale" a été un règne ordinaire soutenu par la France. Plutôt que de mettre en scène un "roi nègre" en habits napoléoniens, il restait à démonter les ressorts et les appuis de cette tyrannie, à revenir sur un sacre co-organisé par la France, à rouvrir le dossier de "l'affaire des diamants" et à éclairer un passé riche en révélations scandaleuses.

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