Bonheur de ville

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Imaginez une commune de 21000 habitants, en faillite, comptant près de 75 % de logements sociaux à l'abandon. Imaginez-vous élu à sa tête à 33 ans...



Ce fut le cas de Philippe Pemezec, élu maire du Plessis-Robinson en 1989. Dix-huit ans plus tard, il a su faire de ce bastion de la "ceinture rouge de Paris", de cette banlieue à la triste mine, une ville recherchée du sud de la capitale. Une ville qu'il a reconstruite pièce par pièce, en appliquant des principes qui s'imposent aujourd'hui : rénovation urbaine, mixité, centralité, urbanisme de rue, architecture classique, accession sociale à la propriété... Au-delà du témoignage se dessine le véritable combat d'un élu pour réhabiliter la banlieue et offrir à ses habitants une ville à visage humain. Un bonheur de ville.




  • Introduction


  • Les racines de l'action politique


  • La ville malade de la banlieue


  • Chirurgie esthétique


  • Respirer l'air à pleins poumons


  • Greffe de coeur réussie


  • L'opération ratée des phases 1 et 2 de la Opération pilote au Bois des Vallées


  • De la ville pilote au modèle de ville


  • À l'Assemblée pour prescrire la thérapie


  • La renaissance de la Cité-jardins


  • Reconstruire la ville sur la banlieue


  • Conclusion Introduction


  • Les racines de l'action politique


  • La ville malade de la banlieue


  • Chirurgie esthétique


  • Respirer l'air à pleins poumons


  • Greffe de coeur réussie


  • L'opération ratée des phases 1 et 2 de la Opération pilote au Bois des Vallées


  • De la ville pilote au modèle de ville


  • À l'Assemblée pour prescrire la thérapie


  • La renaissance de la Cité-jardins


  • Reconstruire la ville sur la banlieue


  • Conclusion

EAN13 : 9782212861938
Nombre de pages : 144
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La ville malade de la banlieue
Du village à la cité-dortoir
Le Plessis-Robinson est une commune à la fois très ancienne, érigée en paroisse en 1156, et très jeune, puisque baptisée en 1909 du regroupement, par décret du prési-dent Fallières, du village du Plessis-Piquet et du quartier de Robinson. e Le Plessis en ce début deXXsiècle, c’est un village, quel-ques rues, des fermes et des champs autour du clocher roman et du château, ancienne propriété du maréchal d’Artagnan et du grand libraire Louis Hachette. Un peu à l’écart, sous les futaies, Robinson, le quartier des fameuses guinguettes, créé en 1848 par un cabaretier, dans lequel pendant un siècle le Tout-Paris est venu s’encanailler. Mais si on a marié ces deux entités, on a oublié de les lier dans la pierre, du fait de la vente en 1912 de centaines d’hectares de terrains par les héritiers Hachette à l’Office des HBM (Habitations à Bon Marché) de la Seine qui vient de se créer. Cet acte de vente signe l’acte de décès du village.
La première cité-jardins
En 1925, l’Office dirigé par le socialiste Henri Sellier, lance une idée novatrice, celle d’une cité-jardins inspirée du modèle allemand. L’architecte pressenti, Maurice © Groupe Eyrolles
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Bonheur de ville
Payret-Dortail, dessine un premier projet, très vernacu-laire, entièrement inséré dans l’ancien parc Hachette. Mais ce projet est abandonné au profit d’un autre qui se construit en lisière du parc, dans le style fonctionnaliste à la mode dans l’immédiat après-guerre. On peut ne pas aimer cette architecture, on peut s’étonner de la légèreté des constructions, pour l’essentiel en béton et mâchefer, il faut néanmoins reconnaître l’avancée sociale pour des populations sortant des taudis encore très répandus dans la région parisienne, dont un sur deux n’a pas de salle de bains et un sur trois n’a pas de WC. Ces familles modes-tes retrouvent dans ce quartier de la cité basse un cadre verdoyant, des normes de confort supérieures à la moyenne – avec les fameux éviers Garchey qui servent à la fois d’évier et de vide-ordures – et peuvent se refaire une santé physique et morale en cultivant leur petit lopin de terre au pied de l’immeuble. Quelques commerces, mais pas de bistrot : les autorités de l’époque, inspirées par le discours hygiéniste, voulaient prévenir la tubercu-lose et l’alcoolisme chez l’ouvrier en l’initiant aux joies du jardinage.
Elle n’a plus de jardin que le nom
Mais la deuxième tranche de travaux n’a plus de cité-jardins que le nom. Construite au milieu des années trente sur le plateau, sous l’impulsion de la loi Loucheur de 1928, la cité haute a gardé le style fonctionnaliste, mais les immeubles ont grandi en hauteur et en longueur. Si les jardins ouvriers ont survécu, les barres s’enchaînent comme des vagues le long des rues, animées par une poi-gnée de commerces, mais toujours sans terrasse de café. Construite pour d’obscures raisons spéculatives, cette cité n’aura pas le succès escompté, notamment par le fait que les transports en commun prévus n’ont pas été réalisés.
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© Groupe Eyrolles
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