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C'est quoi la vie ?

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62 pages

Dans notre jeunesse, nous faisons des rêves en espérant qu’ils se réalisent... Mais le destin en décide bien souvent autrement, par exemple lorsqu’il vous envoie un enfant dit « hors normes » ! Alors, vous organisez votre vie du mieux possible en espérant ne pas vous tromper ! Surtout quand vous avez un autre enfant dit « normal ».

Il peut arriver de souffrir de l’intérieur, mais il faut relativiser et faire la part des choses : Mais là encore ce peut être le destin qui décide pour vous.....

Jean Louis Viet est né en Lorraine en 1948. Après un parcours professionnel riche et varié (mécanique agricole, chimie, industrie), il est à présent à la retraite. La solitude et le souvenir toujours très présent de sa fille l’ont poussé à écrire cette autobiographie, « comme une thérapie » écrit-il.


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C’EST QUOI LA VIE ?

 

 

Jean Louis VIET

 

 

C’est quoi la vie ?

 

 

Éditions Mélibée

 

 

Éditions Mélibée, 2011

9, rue de Sébastopol – BP 21531 – 31015 Toulouse Cedex 6

 

Confiez-nous votre talent !

info@editions-melibee.comwww.editions-melibee.com

 

Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal ».

 

Fabrication numérique : I-Kiosque, 2012

EAN numérique : 9782362521690

 

 

Nous naissons, nous grandissons, nous vieillissons et nous partons !

 

Entre naître et partir, il se passe d’innombrables faits.

Je vous en conte quelques-uns de ma propre vie.

 

Je suis né en 1948 ; nous habitions dans une petite ville de Lorraine en bord de Meuse.

Aussi loin que je me souvienne, c’est ma grand-mère paternelle qui m’emmena pour la première fois à l’école maternelle. J’avais un peu plus de trois ans.

Arrivé à l’école, il y avait une grande cour avec des arbres au feuillage très dense. Dès que la porte qui donnait sur la rue fut fermée, je me précipitai vers elle en hurlant et je tapai avec les pieds et les mains dans la porte en criant : « Je veux ma mémé ! » Je ne voulais pas rester là !

Ma grand-mère entrouvrit la plaque en fonte qui servait au passage du courrier en me disant : « Ne pleure pas mon homme, mémère viendra te chercher tout à l’heure ! » Et l’institutrice me prit dans ses bras pour me calmer et m’amena vers les autres enfants.

 

Dans la classe, nous nous amusions avec des soldats de plomb, des jeux éducatifs en bois, des puzzles.

 

 

En 1953, ma mère mit au monde ma petite sœur surnommée « Bibi » par mon père. En attendant que ma mère rentre de la maternité, je suis allé la semaine chez un oncle et une tante dans un petit village à quelques kilomètres de la ville. Ils avaient des poules et un coq très vif. Ce jour-là, ma tante alla faire des courses au camion du primeur qui ravitaillait les villages. Avant de partir, elle avait demandé à un ami de nous surveiller, mon cousin et moi (nous avions cinq ans tous les deux). « Surtout, ne courrez pas après le coq, car il risque de vous sauter aux yeux ! » Dès que la tante fut hors de vue, comme de bien entendu, nous avons pourchassé le coq, qui se rebiffait et essayait de nous pincer. Quand la tante revint, l’ami lui expliqua la course avec le coq. La punition fut terrible, nous dûmes descendre le short, nous mettre à plat ventre sur une chaise les fesses à l’air et nous avons eu droit à deux coups de ceinturon en cuir qui appartenait à mon oncle. Depuis ce jour, nous avons laissé le coq tranquille !

 

Revenus à la maison, nous allions mes deux sœurs et moi nous promener avec une grande demi-sœur (issue d’un premier mariage de mon père), dans une allée de vieux marronniers à la sortie de la ville. Nous y rencontrions souvent ma grand-mère maternelle et deux tantes, les sœurs de ma mère, avec mes cousines, nous faisions la cueillette de fleurs sauvages pour les offrir à nos mères respectives.

 

 

Un jour, mon père avait gagné un canard à la foire de la ville, il nous demanda à ma sœur et à moi de l’accompagner dans la cour de la maison et nous dit : « Vous allez voir un canard sans tête courir ! » Avec ma sœur, nous nous sommes regardés en riant car cela était peu probable. Notre père mit la tête du canard sur un billot de bois et la lui coupa, il lui mit un bout de journal autour du cou avec une ficelle et posa le canard sur le sol, à notre grand étonnement, le canard se redressa sur ses pattes, fit trois ou quatre cercles avant de s’écrouler !

« Ce sont les nerfs, nous expliqua notre père, le canard n’a pas souffert. »

Puis arriva l’hiver 1954-1955. Je revois mon père casser la glace sur le trottoir et le caniveau, car les eaux de pluie descendaient directement du toit. Il gelait très fort et la pluie prenait en glace sur le sol. Les voisins faisaient de même. Je voyais aussi un voisin âgé partir au travail avec des pailles de fer sous les chaussures attachées avec de la ficelle.

La température extérieure descendait la nuit jusqu’à moins vingt-trois !

Nous étions mes sœurs et moi sous les édredons, nous dormions dans la même chambre que les parents.

Le matin, mon père se levait pour rallumer le feu avant de partir travailler à pied, ma mère nous habillait près du fourneau. Pendant qu’elle préparait notre déjeuner, nous allions vers les fenêtres pleines de givre à l’intérieur et nous dessinions sur les carreaux avec les ongles, c’était rigolo !

Un jeudi matin, il y avait du verglas dans la cour de la maison, je suis allé chercher deux planches dans la cave voûtée, des clous et je me suis fait une paire de skis en clouant des pointes tout autour de mes chaussures. Je faisais le tour de la cour en glissant, c’était marrant !

 

 

Un été, les parents nous avaient acheté une perruche bleue. Nous l’avons gardée quelques mois et un matin nous l’avons trouvée morte ! Alors avec ma sœur aînée, nous sommes allés au jardin derrière la maison et nous lui avons fait une tombe ; avec des branches de noisetier, je lui avais fait une croix, et tous les jours, nous allions fleurir cette tombe avec des pâquerettes.

 

Mon père aimait beaucoup la pêche, et les étés, sa sœur de Paris, mon oncle et leur fils de seize ans venaient très souvent en vacances chez nous. Un frère de mon père qui habitait Épernay venait souvent lui aussi. Un oncle extrêmement gentil qui adorait mon père, son demi-frère. Nous allions avec le tube Citroën du patron de mon père à la pêche dans les prairies au bord de la vieille Meuse. Avec ma sœur aînée, nous pêchions les grenouilles avec un petit carré de tissu rouge après l’hameçon dans les trous d’obus de la guerre 1914-18 encore présents et remplis d’eau et de roseaux avec des nénuphars. Nous passions de belles journées et le soir, mon père nous préparait des cuisses de grenouilles et de la friture avec les petits poissons pêchés dans la journée. C’était délicieux. Dans la cour de la maison, nous avions deux grands bacs en ciment qui servaient à laver le linge, et là, nous mettions les gros poissons vivants que nous gardions quelques jours avant de les manger.

 

Le soir, c’était la fête jusqu’à très tard dans la nuit. Je m’endormais souvent sur la caisse à bois contre la cuisinière Maillard.

 

 

J’allais tous les matins, en hiver comme en été, chercher le lait dans la rue adjacente à notre maison. J’étais habillé comme dans « La Guerre des boutons », sauf que je n’ai jamais voulu porter le béret ! J’avais une grande pèlerine avec une capuche, toujours en short avec de grandes chaussettes tenues par des élastiques, et des chaussures mi-montantes, la fameuse blouse grise pour l’école, et sur le trottoir, je m’amusais à faire tourner le pot de lait de haut en bas. Ma mère rouspétait quand elle me voyait faire ça !

 

J’allais aussi au patronage, avec un abbé très sympa, nous allions en forêt fabriquer des cabanes en feuillage. Un jour, les grands nous ont attachés avec quelques copains à des arbres. Ils cueillirent des orties et nous frictionnèrent les jambes. L’abbé les a enguirlandés mais une fois que c’était fait !

Je me débattis et réussis à me détacher. Je pris la fuite vers la maison et je racontai tout cela à ma mère qui, en voyant mes jambes pleines de boutons, se rendit à l’évidence. À partir de ce jour, je ne voulus plus aller au patronage.

 

 

 

J’étais content car lorsqu’il pleuvait, l’abbé nous passait des films Super 8 sur Sylvain et Sylvette et j’avais très peur du loup et du sanglier.

 

 

Dans la classe de cours élémentaire, nous avions une maîtresse, une demoiselle très sévère.

Un jour, un copain de classe qui était mon...

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