Chirac d'Arabie

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Le temps du bilan est venu pour Jacques Chirac. Tous les sondages d'opinion indiquent qu'aux yeux des Français, le principal élément positif qui surnage de douze années de mandat chaotique, est sa décision de s'opposer à la guerre en Irak. A les en croire, Chirac pourrait rester dans l'histoire comme celui qui, dans une phase de tension extrême entre les Etats-Unis et le monde musulman, a prôné inlassablement le dialogue. L'ami des Arabes, en somme. ? La réalité est moins simple moins flatteuse aussi. Fruit de deux ans d'enquête et de cent cinquante entretiens exclusifs, Chirac d'Arabie brosse le portrait inédit d'un homme qui a beaucoup misé sur le monde arabe. C'est là qu'il a trouvé ses meilleurs soutiens. A commencer par Saddam Hussein : le livre publie des lettres inédites de Chirac au président irakien et fait revivre des scènes effacées de l'histoire officielle du chiraquisme, comme le week-end aux Baux de Provence avec Saddam en 1975. On voit aussi comment le lien profond qui unissait le président français au Libanais Rafic Hariri a déterminé de façon décisive la politique française vis-à-vis de la Syrie et du Liban. Et il raconte pourquoi, après avoir longtemps mis un tabou sur le dossier palestinien pour ne pas fâcher l'électorat juif de Paris -, Jacques Chirac s'est pris d'une passion tardive pour Yasser Arafat. Il est question également du marocain Mohammed VI, de l'émir d'Abu Dhabi cheikh Zayed, de l'algérien Bouteflika Entre Paris et les capitales arabes, beaucoup de choses ont circulé : l'amitié, les conseils, les contrats, et le reste... ? Mais à travers le récit d'un homme dont les convictions n'ont pas cessé de changer au gré de ses intérêts immédiats, c'est aussi le fameux mythe de la « politique arabe de la France » qui est taillé en pièces. En prenant à partie les soldats israéliens dans la vieille ville de Jérusalem, en défiant George Bush, en se faisant applaudir à Alger, Jacques Chirac court après le fantôme de la grandeur française. Il se fait l'ami des Arabes pour trouver une place parmi les grands de ce monde. Au risque, souvent, d'en faire trop. A-t-il sciemement vendu la technologie nucléaire à l'Irak ? A-t-il conseillé à Yasser Arafat de refuser l'accord avec Israël en octobre 2000 ? A-t-il retardé la libération des otages françaises au Liban avant les élections de mars 1986 ? S'est-il montré trop complaisant avec le syrien Hafez el-Assad, le tunisien Ben Ali ? A-t-il bénéficié des largesses de dirigeants arabes ? Et pourquoi aujourd'hui la nouvelle génération qui a accédé au pouvoir de la Palestine au Maroc se méfie-t-elle tant de lui ? ? ?
Publié le : mercredi 11 octobre 2006
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246691297
Nombre de pages : 432
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Le temps du bilan est venu pour Jacques Chirac. Tous les sondages d'opinion indiquent qu'aux yeux des Français, le principal élément positif qui surnage de douze années de mandat chaotique, est sa décision de s'opposer à la guerre en Irak. A les en croire, Chirac pourrait rester dans l'histoire comme celui qui, dans une phase de tension extrême entre les Etats-Unis et le monde musulman, a prôné inlassablement le dialogue. L'ami des Arabes, en somme. ? La réalité est moins simple moins flatteuse aussi. Fruit de deux ans d'enquête et de cent cinquante entretiens exclusifs, Chirac d'Arabie brosse le portrait inédit d'un homme qui a beaucoup misé sur le monde arabe. C'est là qu'il a trouvé ses meilleurs soutiens. A commencer par Saddam Hussein : le livre publie des lettres inédites de Chirac au président irakien et fait revivre des scènes effacées de l'histoire officielle du chiraquisme, comme le week-end aux Baux de Provence avec Saddam en 1975. On voit aussi comment le lien profond qui unissait le président français au Libanais Rafic Hariri a déterminé de façon décisive la politique française vis-à-vis de la Syrie et du Liban. Et il raconte pourquoi, après avoir longtemps mis un tabou sur le dossier palestinien pour ne pas fâcher l'électorat juif de Paris -, Jacques Chirac s'est pris d'une passion tardive pour Yasser Arafat. Il est question également du marocain Mohammed VI, de l'émir d'Abu Dhabi cheikh Zayed, de l'algérien Bouteflika Entre Paris et les capitales arabes, beaucoup de choses ont circulé : l'amitié, les conseils, les contrats, et le reste... ? Mais à travers le récit d'un homme dont les convictions n'ont pas cessé de changer au gré de ses intérêts immédiats, c'est aussi le fameux mythe de la « politique arabe de la France » qui est taillé en pièces. En prenant à partie les soldats israéliens dans la vieille ville de Jérusalem, en défiant George Bush, en se faisant applaudir à Alger, Jacques Chirac court après le fantôme de la grandeur française. Il se fait l'ami des Arabes pour trouver une place parmi les grands de ce monde. Au risque, souvent, d'en faire trop. A-t-il sciemement vendu la technologie nucléaire à l'Irak ? A-t-il conseillé à Yasser Arafat de refuser l'accord avec Israël en octobre 2000 ? A-t-il retardé la libération des otages françaises au Liban avant les élections de mars 1986 ? S'est-il montré trop complaisant avec le syrien Hafez el-Assad, le tunisien Ben Ali ? A-t-il bénéficié des largesses de dirigeants arabes ? Et pourquoi aujourd'hui la nouvelle génération qui a accédé au pouvoir de la Palestine au Maroc se méfie-t-elle tant de lui ? ? ?
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