Comme des rêves qui s'égarent

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Pudiquement, Jim-Koy nous parle avec beaucoup d'émotion
de son Afrique natale. Il nous fait promener dans Natitingou,
Sassandra et Cotonou. Par amour des mots, dans l'ombre de
ses maîtres à penser de la langue française, l'auteur nous décrit
en toute simplicité des personnages qu'il aime, qu'il admire,
respecte et honore. Il fait la narration de faits divers, essaie
d?appréhender des sentiments et des rapports humains en
faisant passer les protagonistes sous un mouchoir d'anonymat
très fin. Ce sont des hommages joyeux dans la reconnaissance,
des hommages sous des flots de larmes de douleur.


LUC-ANGE CHABLIS



On peut déplacer un enfant de son pays d'origine pour le faire
vivre ailleurs. Mais jamais on ne peut enlever le pays de l'enfant.



C’est un beau recueil qui relie une poésie onirique à une jolie écriture ciselée comme un bijou rare. Des rubans de rêves, loin de s’égarer, se relient et se nouent pour nous faire pénétrer au cœur de l’humanité, de personnages chers à votre cœur. Félicitations François et tous mes encouragements pour la poursuite de votre œuvre.

Madame A. G., directrice générale adjointe



Une fine étude psychologique grâce à une explosion de termes plus recherchés les uns que les autres. Emotions et tendresse profondes lorsqu’il s’agit de ses proches.

Sœur Marcelle.

Publié le : jeudi 1 janvier 2009
Lecture(s) : 475
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999995867
Nombre de pages : non-communiqué
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NATITINGOU
À la tombée d’une nuit d’un bleu clair, la lune descend paisiblement toute sa clarté. Elle se fixe d’abord au milieu du rocher, avant de s’étaler sur tout l’Atacora. Son ombre blouse lentement sur la grise étendue de cette colline avant d’entrer en convergence avec elle, à huit cents mètres d’alti-tude. Tel est le magnifique spectacle qu’offrent au cré-puscule les deux géants aux habitants de la belle ville de Natitingou. D’innombrables ruelles de quartiers rejoignent la grande rue qui mène en direction de la fontaine du grand marché. À proximité, en face du bâtiment culturel, le Tâta Somba expose son joli gazon brodé de belles fleurs tropicales. Au fond de la cour, on y trouve une charmante piscine. Le vent sec et piquant a l’expression froide de l’harmattan. On apprécie en ces lieux la douceur singulière et le bonheur du relief, les mélodies Somba apportées par le vent, à moins que ce ne soit la flûte d’un berger sur la montagne. L’éclat des vêtements multicolores ne peut laisser indifférent. Le chaleureux accueil des Sombas, des Natimbas et des Yoabous dans leurs villages est en soi une émotion. Natitingou mon amour, Natitingou témoin de mes larmes d’enfance, Natitingou souvenir de mes bêtises inconscientes et in-nocentes.
5
Je me rappelle avoir passé sept années de ma vie en deux étapes. Je ne peux oublier les clichés imaginaires qui me reviennent à chaque fois que j’entends les premiers sons des cloches de Noël. Où que je sois, tout semble expression d’un passé dans un langage nostalgique. Où que je sois, chaque bêlement de mouton attire mon attention. Une tige de filao sur laquelle j’étalais des ampoules de lampes de poche alimentées par une batterie plate faisait of-fice de sapin. À la période des feux de brousse, nous assis-tions pendant un à deux mois à des défilés de feux dévorant la montagne comme des vagues de mer qui s’échouent sur la plage.
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