De briques et de broques

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Le projet de Christian Alpace est de montrer, de l'intérieur, comment se construit un homme, de briques et de broques, une autoarchéologie, autodéconstruction, autogénéalogie plutôt qu'une autobiographie. Au-delà de son histoire personnelle, il s'agit d'un témoignage vivant et drôle, sur le Bordeaux d'après-guerre, la vie d'un petit toubab en Afrique, et les années post 68 à Paris et leur foisonnement d'expériences des plus diverses et des plus intenses (les engagements politiques, la communauté, la route, etc…).
Publié le : vendredi 6 novembre 2015
Lecture(s) : 1
EAN13 : 9782336396323
Nombre de pages : 290
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Christian Alpace
De briques et de broques
/ Récits
Rue des Écoles
Mémoires
DE BRIQUES ET DE BROQUES
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus Apicella (Patricia),Figure-toi un danseur de corde, roman, 2015. De Montmollin (Danièle), Mocumbi (Adelina),Mozambique, destins croisés d’une femme et d’un pays, récit, 2015. Leroux (Martial),Devant, derrière, roman, 2015. Pannequin (Martine),Églantine, roman, 2015. Demirdjian (Véronique),Une voix si douce,récit, 2015. Le Goaziou (Véronique),Les nuages à nos pieds, roman, 2015. Daubercies (Claude),Les histoires d’amour de Monsieur Spongexstrate, roman, 2015. Boullet (Victor),Le trou de la renverse, roman, 2015. Khalil (Yasmina),Le mariage, récit, 2015. Javeau (Claude),Une vie illustre, roman, 2015. Échard-Fournier (Anne-Marie),L’été en ce jardin, roman, 2015. Mirallès (Pierre),Hystérésis, récits, 2015. ^^Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Christian Alpace De briques et de broques Mémoires L’HARMATTAN
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A mes parents Yves et Jacqueline
Merci à Isabelle, Jean-Marc, Joachim, Fauvette, Fernand, Hélène, Anne-Marie, Alain, pour leur bienveillante lecture critique
Certains noms et prénoms ont été changés.
BORDEAUX
Je suis né dans un p’tit village qui’a un nom pas du tout commun, bien sûr entouré de bocages, c’est le village de Saint Martin… Non, il ne s’agit pas de moi, mais de François Béranger : je commence ces Mémoires le jour de sa mort. Besoin de parler de lui quand les médias sont quasi muets sur l’évènement ? Besoin de faire revivre les belles années 70 ? Besoin de laisser une trace, vite, avant d’être fauché par surprise à mon tour, comme tant d’amis, comme Béranger, si proche et indestructible dans mes indestructibles 20 ans ? Il avait déroulé sa vie le temps d’une chanson ; moi, je risque d’être un peu plus long…
La boule de pâte à modeler bourrée d’ADN qui n’était pas encore moi est venue au monde en novembre, le mois le plus triste de l’année ȬEt voilà que tu nous embarques dans une vallée des lamentations ! ȬMais non ! N’aie pas peur, c’est juste que je n’aime pas ce mois, où l’été est définitivement parti, où l’automne a perdu ses couleurs, et où on sent que l’hiver va être long, très long ; mais ne t’inquiète pas, il y aura du novembre, mais pas que du novembre, tu trouveras aussi du soleil, des jolies filles, de l’amour, de l’aventure, des surprises, de l’exotisme, de l’érotisme, de l’héroïsme. J’ai donc été expulsé du confort utérin en novembre 1949, à Bordeaux, et si je ne pensais pas profondément qu’un homme vaut plus par les branches qui lui poussent que par ses racines, je me revendiquerais volontiers comme gascon : j’aime bien Cyrano et son panache, et Montaigne, homme de sagesse et de culture, mais aussi homme d’action (et autobiographe à sa manière…) ; mais les branches peuvent aussi devenir des racines, comme les palétuviers qui poussent dans la mangrove sous les tropiques, entre terre et mer, inextricable fouillis exubérant de vie, dont on ne saurait dire ce que sont les branches et ce que sont les racines…  Ȭ Mon père aimait rappeler les paroles de sa belle mère à ma naissance, « comme il est laid !... Comme il ressemble à son père » ; leurs rapports ne se sont guère arrangés avec le temps.
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